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 Sylvia Townsend Warner

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kenavo
Zen Littéraire
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MessageSujet: Sylvia Townsend Warner   Mar 9 Aoû 2016 - 10:30



Sylvia Townsend Warner (6 décembre 1893, Harrow on the Hill - 1er mai 1978) est une écrivaine anglaise.

Biographie
Fille unique de Nora Huddleston Warren et George Townsend Warner, professeur d'histoire à la Harrow school, la jeune Sylvia est élevée par ses parents après un essai catastrophique au jardin d'enfants. Passionnée de musique et très douée, elle désire étudier en Allemagne auprès d'Arnold Schönberg, mais la guerre de 1914 l'en empêche. Elle est très proche de son père, mais celui-ci meurt brutalement en 1916.

En 1917, elle travaille avec trois autres musicologues sur les partitions de William Byrd, Orlando Gibbons, Thomas Tallis ou John Taverner, pour la préparation des dix volumes de la Tudor Church Music, publiés entre 1922 et 1929 par les presses de l'Université d'Oxford. Dans l'équipe se trouve Percy Buck, un homme marié de douze ans son aîné, avec qui elle a une liaison.

En 1922, un ancien élève de son père, Stephen Tomlin, la persuade d'aller à Chaldon Herring dans le Dorset rencontrer l'écrivain Theodore Powys, frère de John Cowper Powys. Elle y rencontre David Garnett, qui deviendra un ami durable. Avec Tomlin et Garnett, elle travaille à la publication des récits de Theodore Powys. Elle écrit de son côté des poèmes, que David Garnett montre à l'éditeur Charles Prentice. Celui-ci les publie dans la revue L'Espalier en 1925, et demande à Sylvia d'écrire un roman. Lolly Willowes paraît en 1926. Cette histoire d'une célibataire qui part vivre sa vie à la campagne avant de passer un pacte avec le diable démontre déjà son anticonformisme.

Chez Theodore Powys, toujours en 1926, elle fait aussi connaissance avec la poétesse Valentine Ackland, qui devient sa compagne jusqu'à la mort de Valentine, en 1969, d'un cancer du sein, avec une séparation en 1938. Elles publient ensemble un recueil de poèmes, Whether a Dove or Seagull. En 1930, Sylvia achète un cottage à Chaldon Herring et invite Valentine à vivre avec elle. La revue américaineThe New Yorker commence à publier des nouvelles de Warner. En 1935, elles s'engagent au sein du Parti communiste. Elles défendent les droits des travailleurs agricoles et vont à deux reprises en Espagnedurant la guerre civile. Ces préoccupations transparaissent dans son roman Summer Will Show, qui se déroule à Paris en 1848. En 1937, elles s'installent à Frome Vauchurch.

Pendant la guerre, Warner ouvre des centres de réfugiés, tout en poursuivant son œuvre littéraire. Elle publie en 1948 son chef-d'œuvre, The Corner That Held Them, qui suit l'évolution d'un couvent sur plusieurs siècles du Moyen Âge. Elle doit aussi s'occuper de sa mère, qui décline et meurt en 1950. En 1958, elle traduit le Contre Sainte-Beuve de Marcel Proust, et en 1967, elle publie une biographie deTerence Hanbury White.

Après la mort de Valentine Ackland en 1969, elle fait publier une anthologie des poèmes d'Ackland, continuant à vivre à la campagne, entourée de ses chats, et publiant des nouvelles plus que jamais insolites (Kingdoms of Elfin, 1970). Atteinte de surdité et d'arthrite, elle s'éteint en 1978. Les cendres de Warner et d'Ackland reposent sous une même pierre à l'église de Chaldon.

En France, elle est surtout connue grâce à Jacques Roubaud, qui a préfacé les traductions françaises de Laura Willowes, Le Cœur pur et Une lubie de M. Fortune (la dernière réédition de ce roman est préfacée par Geneviève Brisac).


Bibliographie

Romans
1926 Laura Willowes,
1927 Une Lubie de Monsieur Fortune,
1929 Le Cœur pur,
1948 Le Diable déguisé en belette,

Nouvelles
1960 Le Château de Carabas, dans l'anthologie Les Chats fantastiques 2
1972 Les Royaumes des elfes


Source : Wikipédia

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kenavo
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MessageSujet: Re: Sylvia Townsend Warner   Mar 9 Aoû 2016 - 10:30

/
Lolly Willowes / Laura Willowes
Citation :
Présentation de l’éditeur
A la mort de son père, Laura Willowes quitte sa campagne du Somerset pour vivre chez son frère à Londres. " Laura, qui avait un peu l'impression d'être un morceau du patrimoine que l'on aurait oublié dans le testament était toute prête à admettre que l'on disposât d'elle au mieux des besoins de la famille. " Ce qui bien entendu fut fait. Elle n'a que vingt-huit ans, mais devient rapidement pour tout le monde la docile, l'insoupçonnable, l'immuable tante Lolly. Des années plus tard, elle commet quelques excentricités, jusqu'au jour où, lassée par la vie londonienne qu'elle trouve décidément trop étriquée pour elle, il lui prend la fantaisie de s'installer, seule, à Great Mop, dans la région des Chilterns. Dans cette nature fantastique, Laura Willowes se sent chez elle. Elle peut enfin assouvir sa soif de liberté. " Elle avait l'impression de se réveiller d'un sommeil de plus de vingt ans ", écrit Sylvia Townsend Werner à propos de son héroïne.

J’avais prévu cet été des lectures pour les LC hôtels et îles (qui ne seront pas oubliés !) et finalement je me retrouve à cent lieues de tout cela. Mais puisque mes envies sont de toutes façon très éloignées de tous les autres goûts qu’on a pour l’instant sur le forum, je me dis qu’il importe peu ce que je lis, à moins que c’est pour moi un plaisir.
Et voilà une autre découverte qui m’a procuré un très bon moment !

J’ai déniché ce livre dans une liste de « livres anglophones qu’il faudrait lire » et je plussois. Lolly Willowes est un petit bonbon tout à fait exquis.

Heureusement la situation des femmes a changé lors des derniers cent ans, j’aurais eu le malheur (ou le bonheur?) de devenir une ‘tante Lolly’ et qui sait si je n’aurais pas aussi vendu mon âme au diable.

Pas trop friande d’un côté mystérieux dans mes lectures, je dois dire que le fait que Laura se ‘transforme’ en sorcière ne m’a pas choqué autant dans ce livre.

Surtout qu’il faut bien sûr le lire comme une parabole du temps (1920).

Silvia Townsend Warner était une précurseur, peu avant Virginia Woolf elle a montré dans ce roman qu’une femme peut faire un choix et réclamer son droit à une vie autonome.
Dommage qu’elle ne soit pas aussi connue que sa compatriote.



Carolyn Beale, Chilterns

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bix229
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MessageSujet: Re: Sylvia Townsend Warner   Mar 9 Aoû 2016 - 16:43

A peu près tout lu d' elle. Je vais sans doute relire un jour Un coeur pur.
Elle a une place à part dans la littérature de l' époque. Et dans mon coeur

"Ce sont les sorcières qui comptent. Les femmes ont une imagination si vives et mènent une vie si terne. Leur plaisir dans la vie est si vite passé, elles dépendent tellement des autres, et la dépendance devient si vite assommante.
Lorsque je pense aux sorcières, je vois dans toute l' Angleterre et dans toute l' Europe, des femmes qui vivent et vieillissent, aussi
nombreuses que des myrtilles et aussi ignorées.
Et à mesure que le temps passe, elles s' enfoncent dans la grisaille, alors que justement s' il est une chose que les femmes détestent,
c' est qu' on les trouve ternes.
Il peut paraitre mesquin de s' en plaindre mais ce genre de choses, c' est comme une fine poussière qui peu à peu s' installe.

Nous choisissons d' etre sorcières, déclare Laura Willowes, parce que nous savons au fond de nous memes comme nous sommes
dangereuses, imprévisibles et extraordinaires."

Ainsi s' exprime Geneviève Brisac  et fait s' exprimer Sylvia Townnsend Warner dans la préface de Les Royaumes des elfes.
C' est ainsi que je la vois aussi.
 

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