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 Pedro de Alarcón [Espagne]

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MessageSujet: Pedro de Alarcón [Espagne]   Pedro de Alarcón [Espagne] Icon_minitimeDim 14 Aoû 2016 - 19:56

Pedro de Alarcón [Espagne] Alarco10
Pedro de Alarcón
(Guadix, 10/05/1833 - Madrid, 19/07/1891)

Citation :
"Pedro Antonio de Alarcón y Ariza, né le 10 mai 1833 à Guadix et mort le 19 juillet 1891 à Madrid, est un écrivain et politicien espagnol. C'est l’une des figures les plus célèbres du réalisme au sein de la littérature espagnole. [...]

Il entame des études de droit, qu’il abandonne assez rapidement pour commencer des études ecclésiastiques auxquelles il renonce en 1853 pour aller à Cadix fonder le journal El Eco de Occidente. Alarcón écrit depuis son adolescence ; il a écrit son premier roman el final de Norma à l’âge de 18 ans, donc en 1851, mais le livre ne fut publié jusqu’en 1855. [...]
En 1854, il part à Madrid, où il crée un journal satirique d’orientation antimonarchique, républicaine et révolutionnaire, appelé El látigo.

En 1857 [...] il commence à publier des récits de voyages dans la revue madrilène El Museo Universal. Plus tard, il participe à la guerre d'Afrique comme soldat et journaliste. Il raconte non seulement tout ce qui se passe au sein de la campagne militaire, mais aussi ce qui lui arrive personnellement dans des articles compilés en 1859 dans un livre intitulé Diario de un testigo de la guerra de África. Ce livre est particulièrement apprécié pour sa description détaillée de la vie militaire. En 1865, il se marie à Grenade avec Paulina Contreras Rodriguez ; il aura cinq enfants dont quatre mourront lors de la guerre civile à Madrid.

Pedro A. de Alarcón a été député, sénateur et ambassadeur en Norvège et en Suède. En 1875, sous Alfonse XII, il occupe le poste de conseiller d’état. Il est membre de la Real Academia de la Lengua española depuis 1877. Vers 1887, il se condamne au silence, convaincu de n’avoir plus rien à offrir au courant littéraire auquel il appartient."

Concernant son oeuvre :
Citation :
"Vers 1852, il écrit des récits brefs de caractère romantique, la majorité étant inspirée de la culture andalouse. Dans le roman El Clavo, premier roman policier écrit en espagnol, on peut apprécier l’influence de l’auteur américain Edgar Allan Poe. D’ailleurs, comme Poe, il écrit des contes de terreur. De 1860 à 1874, il publie des livres de voyages tels Diario de un testigo de la Guerra de África (1859), De Madrid a Nápoles (1861) et La Alpujarra (1873). En 1874 il publie son œuvre El sombrero de tres picos, qui représente une nouvelle vision sur le thème de l’abus de pouvoir. En effet, dans ce roman, il parle du triomphe des pauvres face à l’abus de pouvoir des autorités.[...]

En 1875, il publie El escándalo, œuvre dans laquelle le thème religieux s’unit à la critique sociale. [...] En 1881, il propose le roman d’aventures El capitán Veneno.

Pedro Antonio de Alarcón est un auteur respecté par ses contemporains. Dans ses œuvres l’action est continue et l’approche socio-temporelle est d’un style réaliste. Cependant, ses personnages sont des exemples de personnages romantiques, ce qui lui permet d’introduire des leçons de morale."

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pedro_de_Alarcón
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MessageSujet: Re: Pedro de Alarcón [Espagne]   Pedro de Alarcón [Espagne] Icon_minitimeDim 14 Aoû 2016 - 19:56

Pedro de Alarcón [Espagne] Alarco11
- L'Ami de la mort, suivi de La Grande Femme (conte d'épouvante) (El Amigo de la Muerte, suivi de Las Mujer Alta). Traduction de l'espagnol par Isabelle Clémençt. L'introduction de Borges a été traduite par Josianne Bartoli.

Ces deux textes font partie d'un volume de la collection La Bibliothèque de Babel (qui regroupe des textes appréciés par Borges).

1/ L'Ami de la Mort (El Amigo de la Muerte ; 117 pages)
"Ce conte, dans sa première moitié, court le risque de ne sembler qu'une suite d'improvisations irresponsables ; mais, à mesure qu'il avance, nous comprenons que tout, jusqu'au final dantesque, est délibérément préfiguré dans les premières pages.
Dans mon enfance, j'ai fait connaissance avec les contes choisis ici ; le temps n'a pas affecté la belle épouvante d'autrefois. Les relisant aujourd'hui, aussi âgé que le siècle [l'introduction date de 1975], je ne les accueille pas aussi facilement qu'à l'époque, mais avec la même gratitude et une émotion identique.
", écrit Borges dans son introduction (page 13).

Voici le début du conte :
Citation :
"C'était un pauvre garçon, grand, maigre, le teint pâle, avec de bons yeux noirs, un front dégagé, les plus belles mains du monde, mais d'une humeur insupportable. Bien que mal vêtu, il avait un port altier. Il avait dix-neuf ans et s'appelait Gil Gil.
Gil était issu d'une famille qui, de génération en génération, donnait les meilleurs savetiers de la capitale. En venant au monde, il causa la mort de sa mère Crispina López, dont les parents, aïeuls, bisaïeuls et trisaïeuls, honorèrent la même profession." (page 17).
Alors qu'il a quatorze ans, son père décède. Un comte, client de la famille, "apitoyé par l'orphelin, ou conquis par sa grande intelligence - ce que jamais personne ne sut vraiment, - le prit dans son palais et qualité de page. Cette décision suscita un vif mécontentement chez la comtesse qui avait déjà entendu parler de l'enfant mis au monde par Crispina López." (pages 18-19).
Gil Gil fréquente le beau monde, et tombe amoureux de la fille d'un duc, seule héritière de sa fortune... Tout va pour le mieux... Mais bientôt, c'est la chute, et la tentation de la mort...
Citation :
"C'était un de ces soirs infiniment tristes où même les horloges semblent sonner le glas, où le ciel se couvre de nuages et la terre de boue, où l'air, humide et rare, étouffe les soupirs dans le coeur des hommes, où les pauvres souffrent de faim, les orphelins de froid et où les malheureux envient ceux que la mort a déjà emportés." (page 26).
Gil Gil pourra-t-il remonter la pente ? Comme l'annnonce le titre, il va devenir ami de la Mort.... Ecoutons-la parler :
Citation :
"Je ne fais souffrir personne ! C'est ma rivale, la Vie, qui vous tourmente jusqu'à ce que vous rendiez votre dernier soupir, cette vie que vous aimez tant ! »" (page 34).
Beaucoup plus loin :
Citation :
"Je n'arrive pas à comprendre comment ici-bas, vous autres, hommes, n'êtes pas tous unis dans l'amitié ! Votre égale condition dans les malheurs et les faiblesses, le besoin que vous avez les uns des autres, la brièveté de votre vie, le spectacle de l'univers infini par rapport à votre petitesse, tout devrait vous unir fraternellement, tels les passagers d'un navire au bord du naufrage." (pages 111-112).
Une nouvelle intéressante qui, avec de nombreux rebondissements parfois vraiment inattendus, se lit très vite.

On pourra trouver le texte en espagnol sur : http://bib.cervantesvirtual.com/servlet/SirveObras/p253/35737064103793617400080/index.htm


2/ La Grande Femme (conte d'épouvante) (Las Mujer Alta ; 32 pages)
Ce texte, sur le thème il y a des choses bien étranges et inexplicables dans ce bas monde, est très classique. Une femme très grande et forte, aux yeux dépourvus de cils, au regard méchant et insolent, la bouche édentée, apparaît lorsqu'un deuil frappe... Peut-on expliquer pareils événements ?
Il y a une bonne ambiance, mais ça reste une petite nouvelle, un complément de programme.
Pour le texte en espagnol : http://bib.cervantesvirtual.com/servlet/SirveObras/p253/04707263299381695207857/index.htm
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MessageSujet: Re: Pedro de Alarcón [Espagne]   Pedro de Alarcón [Espagne] Icon_minitimeDim 14 Aoû 2016 - 20:11

Pour ce dont je me souviens de mon cours d' espagnol, Alarcon est surtout connu pour le conte Le Tricorne -El Sombrero de tres picos- dont
Manuel de Falla tira une oeuvre musicale, un ballet.

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MessageSujet: Re: Pedro de Alarcón [Espagne]   Pedro de Alarcón [Espagne] Icon_minitimeLun 15 Aoû 2016 - 10:40

je pense Expie que tu devrais apprécier les nouvelles de Marco Lodoli "les prétendants"

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