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 Luigi Pirandello [Italie]

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kenavo
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MessageSujet: Luigi Pirandello [Italie]   Sam 21 Juin 2014 - 5:55



Luigi Pirandello est un écrivain italien, poète, nouvelliste, romancier et dramaturge, né le 28 juin 1867 à Agrigente en Sicile au lieu dit «Caos», entre Agrigente et Porto Empedocle, durant une épidémie de choléra, et mort à Rome le 10 décembre 1936.

Son œuvre a été récompensée du Prix Nobel de littérature en 1934.


source et suite

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colimasson
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Sam 2 Aoû 2014 - 20:52

Un, personne et cent mille (1926)




« Ton nez n’est pas droit » : voici le départ d’une grande psychose. Représentons Moscarda tel qu’il se voit d’après son référentiel par le symbole LUI{LUI}. La remarque que sa femme lui adresse lui fait prendre conscience que LUI{LUI} ≠ LUI{AUTRE}. En s’observant, LUI{LUI} découvre une nuance supplémentaire : IL est PLUSIEURS. Ses traits de caractères s’affirment avec des degrés d’intensité différents en fonction des personnes auxquelles il se confronte –il s’agit de l’adaptation et de l’intelligence sociale, du sacrifice de soi pour le bénéfice de la cohérence sociétale. Et si toutes ces caractéristiques, finalement, ne représentaient rien ? Même plus terrorisé par la perspective de cette découverte, IL admet n’être PERSONNE. En passant par les trois représentants de cette trinité de l’Absurdité, Moscarda reconnaît qu’il ne dispose d’aucune indépendance d’esprit, qu’il échappe à la possibilité de connaître objectivement le monde, qu’il ne peut juger ni apprécier quoi que ce soit en l’absence de toute valeur absolue et que, de fait, il se coupe de toute possibilité de communiquer avec autrui car l’échange nécessite un minimum de constance, de partialité et d’identité.


Moscarda n’est pas psychotique, contrairement à ce qu’affirme son entourage. Le paradoxe est le suivant : plus il s’affirme (ou croit s’affirmer), plus il s’éloigne de l’image que les autres ont de lui. Plus il s’affirme, et moins il est sûr de pouvoir un jour se connaître. Moins il se reconnaît, moins il reconnaît les autres, aussi isolés que lui dans le mensonge de leur identité. Pour ne pas s’effondrer dans la terreur, Moscarda se raccroche à la réalité matérielle des objets qui l’entourent ainsi qu’à la spontanéité de la nature encore épargnée par les nécessités du contrat social. Ce dernier semble responsable de l’aliénation de l’être humain : il exige que l’identité et la norme sociale se confondent pour effacer les subtilités de la conscience. Wittgenstein disait que les limites de mon langage signifient les limites de mon monde : aurait-il découvert lui aussi la supercherie de l’identité ?


Luigi Pirandello explore la question sous tous ses angles en faisant se succéder des chapitres courts et frémissants, comme des illuminations intellectuelles portant la charge d’une révolte sociale passionnée. Le soufflé retombe cependant rapidement. Toutes ces questions ont déjà été soulevées, et Luigi Pirandello n’apporte aucune autre réponse que celle, catégorique mais limitée, signifiant qu’il n’y en a pas. Dans un élan de nihilisme absolu, il faudrait devenir absolument PERSONNE, et que TOUS s’alignent sur le même modèle. Moscarda se fond avec le Brahman…on ne saura jamais s’il en pleure ou s’il en rit.




Un personnage en proie au doute, assailli par les questions et les ambivalences de son destin... il me plaît tout de suite :

Citation :
« J’étais donc demeuré immobile sur bien des routes, arrêté dès les premiers pas, l’esprit occupé de mondes, ou de cailloux, ce qui revient au même. Mais il ne me semblait nullement que ceux qui m’avaient dépassé et qui avaient parcouru tout le chemin, en sussent au fond plus long que moi. Certes, ils m’avaient distancé, en piaffant comme de jeunes chevaux mais, au bout de la route, ils avaient rencontré une charrette –leur charrette. Ils s’y étaient laissé docilement atteler, et à présent, ils la traînaient derrière eux.
Moi, je ne traînais aucune charrette ; aussi n’avais-je ni brides, ni œillères ; j’y voyais certainement plus qu’eux ; mais je ne savais où aller… »


Un, personne et cent mille... pour tout et tout le monde...

Citation :
« Le chardonneret chante dans sa petite cage, suspendue à la fenêtre. Peut-être sent-il l’approche du printemps ?
Hélas, peut-être y est-elle sensible aussi, l’ancienne branche de noyer devenue siège, qui craque à présent au chant du chardonneret ? …
Peut-être communiquent-ils, par ce chant et ce craquement, l’oiseau captif et le noyer réduit à l’état de chaise ?... »


*peinture d'Ivan Generalić

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colimasson
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Ven 5 Déc 2014 - 18:28

Nouvelles pour une année




Non pas une nouvelle par jour mais une nouvelle par mois sont contenues dans ce recueil bilingue italien/français suite à une sélection opérée sur un corpus total qui en comprend environ deux cent cinquante.


De forme courte et de langage simple, leur fond se veut incisif et souvent cruel pour les opinions préconçues, les préjugés réducteurs, les vues de l’esprit étroites et les raccourcis de pensée. Pirandello a surgi dans le paysage littéraire italien en opposition avec le succès de l’esthétique décadente et baroque de Gabriele d’Annunzio –en témoigne son langage dépouillé- et dans un dépassement du vérisme –version italienne du naturalisme- incarné par Giovanni Verga. Il en résulte des instantanés de vie sicilienne qui ne se confondent pas avec l’idéalisation irréaliste d’un pays imaginé dans une authenticité et une sagesse fantasmées. Pas tiraillé par l’envie de faire montre de cohérence ni d’unité, il s’amuse au contraire à faire éclater toutes les fictions que l’homme s’invente et lui retire ses couches de civilité, de politesse et d’hypocrisie pour en dévoiler la folie et la cruauté, dans une proximité parfois alarmante avec la sagesse.


Ce recueil contient les nouvelles suivantes :
- Le train a sifflé : L’employé modèle Belluca est devenu fou. Enfermé dans un asile, il passe sa journée à siffler comme un train. Pourquoi ?
- Nos souvenirs : Carlino Bersi est devenu célèbre. Lorsqu’il rentre dans son village natal après des années, il découvre les mémoires que lui a données un certain ami d’enfance Palumba. Mais Carlino Bersi ne connaît pas cet individu…
- La vérité : Tarara a tué sa femme qui a commis l’adultère. Toutefois, les raisons de son crime semblent être autres…
- La mouche : La vie d’un homme peut se jouer à un détail insignifiant.
- Monde de papier : Balicci a passé sa vie à lire. Son oculiste lui interdit désormais cette activité car sa vue défaillante risque de le conduire à la cécité.
- Toutes les trois : Trois femmes se battent autour d’un enfant, fils d’un homme mort qu’elles ont aimé.
- Le frac étroit : Le professeur Gori sauve le mariage de Cesara Reis. Quel rapport avec son frac étriqué ?
- Tu ris : Un pauvre homme passe ses nuits à rire. Sa femme ne supporte plus cette situation. Il est temps d’élucider le mystère de ces nuits géniales.
- Mal de lune : Sidora a épousé Bata mais elle se morfond de Saro. D’autant plus qu’à chaque pleine lune, Bata se prend pour un loup-garou… Comment réconforter Sidora ?
- Le chevreau : Mignon petit chevreau noir deviendra grand… Ethel Holloway n’avait pas pensé à ce détail.
- La vengeance du chien : Un pauvre chien devient la cible des discordes entre riverains dans un village sicilien.
- Le lever du soleil : Gosto déplore sa vie. Et si, avant de mourir, il allait observer un lever de soleil ?


En complément de l’œuvre de Pirandello, ces petites nouvelles valent le coup d’œil.



« En visitant après de très longues années le petit pays où j’étais né, où j’avais passé mon enfance et ma première jeunesse, je m’apercevais bien que, sans avoir pourtant changé en rien, il n’était vraiment pas tel qu’il était resté en moi, dans mes souvenirs. »
Nos souvenirs


« Pendant la journée […] le chien par peur restait muet. Couché par terre, le museau allongé sur ses deux pattes de devant. »
La vengeance du chien




« La vie, il ne l’avait pas vécue ; il pouvait dire qu’il n’avait jamais bien vu quoi que ce soit : à table, au lit, dans la rue, sur les bancs des jardins publics, toujours et partout il n’avait fait que lire, lire, lire. Et maintenant, aveugle, en face de la réalité vivante qu’il n’avait jamais vue […]. »
Monde de papier


« Secoué par sa femme d’une rageuse traction du bras, cette nuit-là encore le pauvre M. Anselmo fut arraché à son sommeil.
- Tu ris !
Hébété, le nez encombré de sommeil et le souffle légèrement sifflant d’avoir été réveillé en sursaut, il déglutit, gratta sa poitrine hirsute et dit, la mine sombre :
- Encore… Bon Dieu… Encore cette nuit ?
- Toutes les nuits ! Toutes les nuits ! mugit sa femme, livide de dépit. »

Tu ris


*installation d'Erika Sanada

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kenavo
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Mar 23 Aoû 2016 - 6:07


Feu Mathias Pascal
Citation :
" Une des rares choses, et peut-être même la seule que je savais de façon certaine, était celle-ci : je m'appelais Mattia Pascal. Et j'en abusais. Chaque fois qu'un de mes amis ou qu'une connaissance perdait la raison au point de venir me voir pour un conseil ou une suggestion, je haussais les épaules, fermais à demi les yeux, et répondais :
- Moi, je m'appelle Mattia Pascal.
- Merci, mon cher. Cela, je le sais.
- Et ça te semble futile ?
A vrai dire, ça ne me semblait pas très important, à moi non plus. Mais j'ignorais alors ce que signifiait ne pas savoir même cela, ne plus pouvoir répondre, comme auparavant, si nécessaire :
- Moi, je m'appelle Mattia Pascal. "

Une autre lecture d'été de mon amie

Après ma lecture j’ai réalisé qu’on n’avait, à part cette ébauche d’un fil, pas une trace de lui dans la section littéraire. Fallait remédier à cela !

En faisant quelques recherches, je suis tombée sur une belle page qui parle en détail de ce livre, entre autre de son origine
Citation :
En 1903 l'éboulement de la soufrière provoque la faillite de l'entreprise paternelle de Pirandello et indirectement la folie de sa femme. Pirandello envisage de se suicider, mais il reprend courage en s'adonnant à son travail de créateur : en imaginant la disparition de Mathias Pascal, il révèle son secret désir de mort et en même temps surmonte sa tentation de suicide. L'histoire de Mathias Pascal, c'est l'itinéraire dramatique d'une âme tourmentée qui s'est demandé s'il fallait prendre congé du monde ou accepter ce compromis qu'est l'existence.
source

Cette information aide à bien situer ce personnage de Mathias Pascal, qui se retrouve aussi dans une situation très peu enviable. Sans le sous, contrait de vivre avec sa belle-mère qui ne lui épargne pas toute sa méchanceté, notre héros a le courage de s’enfuir un beau jour. Il va gagner gros au casino mais au lieu de continuer sa fuite, il est plein de remords et se remet en route pour retrouver son domicile familial… quand il apprend qu’on l’a déclaré mort.

Voilà donc la chance à saisir et refaire son destin. Mais choisir un autre nom et se créer une nouvelle biographie est bien plus facile que de vivre en effet cette nouvelle vie.

C’est un des sujets de ce livre, le rêve qu’on a eu probablement tous à un moment donné, refaire sa vie et repartir à zéro. Mais comment les relations vont se faire puisqu’ils commencent avec un mensonge. Mathias Pascal n’a personne à qui se confier, il ne peut pas dévoiler son plus grand secret…

Une lecture tout à fait réjouissante, une écriture fluide et moderne, un vrai bijou !

Au moment de la rentrée, entouré de toutes ces nouveautés, il ne faut pas oublier non plus les livres qui ont su survivre et qui nous viennent parler du temps passé, mais qui restent toujours valables de nos jours. Extra !



Les deux Pascal, image du film

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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Mer 24 Aoû 2016 - 21:05

kenavo a écrit:


Au moment de la rentrée, entouré de toutes ces nouveautés, il ne faut pas oublier non plus les livres qui ont su survivre et qui nous viennent parler du temps passé, mais qui restent toujours valables de nos jours. Extra !


oui

Cela me fait plaisir que tu l'écrives....

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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Mer 24 Aoû 2016 - 21:22

Arabella a écrit:
kenavo a écrit:


Au moment de la rentrée, entouré de toutes ces nouveautés, il ne faut pas oublier non plus les livres qui ont su survivre et qui nous viennent parler du temps passé, mais qui restent toujours valables de nos jours. Extra !


oui

Cela me fait plaisir que tu l'écrives....
cheers  !

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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Mer 24 Aoû 2016 - 21:31

Eglantine, si tu apprécies les nouvelles, Pirandello a écrit 5 recueils sous le titre générique de Nouvelles pour une année. Gallimard éditeur.

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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Mer 24 Aoû 2016 - 21:34

bix229 a écrit:
Eglantine, si tu apprécies les nouvelles, Pirandello a écrit 5 recueils sous le titre générique de Nouvelles pour une année. Gallimard éditeur.
Noté ! Very Happy

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kenavo
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Jeu 25 Aoû 2016 - 6:23

Arabella a écrit:
Cela me fait plaisir que tu l'écrives....
Very Happy

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shanidar
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Jeu 25 Aoû 2016 - 11:58

Tiens, je pensais que Pirandello n'était 'que' dramaturge... mais je voudrais aussi découvrir Pasolini (dont j'avais tenté Théorème et que j'avais abandonné...)... jemetate

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kenavo
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MessageSujet: Re: Luigi Pirandello [Italie]   Jeu 25 Aoû 2016 - 12:15

shanidar a écrit:
Tiens, je pensais que Pirandello n'était 'que' dramaturge...
non, non... il a écrit bien plus, plusieurs romans, sa collection de nouvelles... plein de choses à découvrir Wink

shanidar a écrit:
mais je voudrais aussi découvrir Pasolini (dont j'avais tenté Théorème et que j'avais abandonné...)... jemetate
tu pourrais tenter Pirandello, je pense que tu devrais aimer

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