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 Santiago H. Amigorena

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coline
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MessageSujet: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeLun 5 Fév 2007 - 17:37

Santiago H. Amigorena Santiagohamigorenaqe0« Le Premier Amour »

Santiago H. Amigorena est connu comme scénariste : « Le fils du requin » (Agnès Merlet), « Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel » (Laurence Ferreira Barbosa), « Le péril jeune » (Cédric Klapisch) « Tokyo Eyes »(Limosin), « Post Coïtum, animal triste » (Brigitte Rouan), etc…

Il livre ici le quatrième volet d’une autobiographie impudique et hautement littéraire. Après « Une enfance laconique », « Une jeunesse aphone », « Une adolescence taciturne, voici « Le Premier Amour » où il évoque le temps des études et de l’amour dans leurs balbutiements.

Lycée Fénelon, Paris, fin des années 70. Dans une terminale qui compte trente-trois filles débarque à la rentrée un beau et silencieux garçon d’origine argentine dont le père, Horacio, est un psychanaliste célèbre. Il a 17 ans Il s’appelle Santiago H. Amigorena. Les filles n’ont d’yeux que pour lui mais lui choisit l’unique qui feint de ne pas s’intéresser à lui, Philippine.

Vingt-cinq ans plus tard, l’auteur se souvient à travers ce livre de Philippine qui fut son Premier Amour. Pas de mystère sur l’identité réelle de la belle, son nom est révélé dans le livre, Philippine Leroy-Beaulieu. (elle deviendra actrice de cinéma)

Ce thème du premier amour est usé jusqu’à la corde et pourtant, pourtant, pourtant, ce roman sort de l’ordinaire.

C’est le récit d’une passion brève (elle a duré un an )mais totalement folle, aussi charnelle que littéraire. Une liaison extraordinaire, de grande ampleur ,de toute beauté. Un premier amour qui n’a pas seulement été vécu dans la fièvre, mais qui a aussi été écrit sur le vif. Dès le début, l’adolescent exalté noircit des pages sous les yeux de Philippine. Il écrit aussi sur son ventre, ses seins, ses jambes les mots de son amour et de son désir : poèmes, jeux de mots, calligrammes…. Il associe la pratique de l’écriture et celle de l’amour.

Dans le livre, Santiago H. Amigorena fait alterner le récit de cet amour fou et les pages d’alors, lyriques, sensuelles, poétiques, émouvantes, empreintes d’un romantisme sauvage.

Mais si le bonheur est dans ces pages, le malheur y est aussi…Attente, trahison, jalousie… La rupture renverra le garçon à ses pratiques solitaires de « crapaud graphomane éternellement avide de trouver une nouvelle raison de souffrir. »

Autre intérêt du livre : l’intime et le politique se mêlent.
A la fin de l’amour correspond celui d’un credo politique. « L’effroyable idéologie des années quatre-vingts, cette idéologie triomphante bâtie sur le mythe de la « fin des idéologies » qui vise à décourager de toute action publique et qui a permis à la classe politique, en dépolitisant l’espace social, d’ouvrir la voie au populisme de la haine pure de l’autre, cette idéologie qui s’avère être, de toutes les idéologies, la plus dogmatique, la plus dominante et la plus répugnante ».

. Amigorena maîtrise l’écriture avec excellence Vous apprécierez…:il ne recule devant aucun imparfait du subjonctif !..

Santiago H.Amigorena se différencie beaucoup des autres écrivains de soi, autofictionnels ou autobiographes qui pullulent aujourd’hui. Les autres prétendent dire la vérité de leur vie.
Lui dévoile plutôt l’impossibilité qu’il y a à la dire.
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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 8 Aoû 2009 - 20:59

Santiago H. Amigorena Auteur12
1978
Citation :
Résumé du livre
1978, début d'une nouvelle année scolaire dans un lycée parisien, du côté du treizième arrondissement. Un très bel étranger, un Argentin, débarque, en retard dès le premier jour comme il le sera tous les suivants, dans une classe de première qu'il va considérablement marquer de sa personnalité. Mélancolique, talentueux, ombrageux, provocateur et séduisant, il ne laisse personne indifférent et perturbe passablement les cours, au grand dam de certains professeurs, pour le plaisir ou l'agacement de ses condisciples, garçons et filles.

Il y des sites qui ressortent pendant l’été, en manque de nouveautés, des livres qui n'ont peut être pas eu la chance d’être découverts lors de leur sortie.. ou qui ont eu lors de la parution pas la lumière qui leur était dû.
Un heureux hasard (Anagramme Wink ) m’a guidé ainsi vers ce livre de Santiago Amigorena. Et quelle joie de le lire.. de découvrir.. et de voir qu’on a un fil pour lui que je n’ai donc pas besoin d’ouvrir

Le titre situe le lecteur du début dans une époque

Je serais incapable de dire pourquoi on manifestait. La fin des années 70 était une période où on manifestait encore pour d’autres raisons que le pouvoir d’achat, l’emploi ou la retraite – bref, pour d’autres raisons que ce qu’on avait déjà et que le pouvoir menacerait « seulement » de nous retirer. C’était une période où la politique consistait encore à imaginer des mondes possibles, plus justes, plus libres, et pas seulement à gérer l’impossibilité d’améliorer la désespérante tristesse du nôtre. C’était une période, aujourd’hui si lointaine, où tous ces termes d’économie, comme gérer justement, n’avaient pas encore pollué de manière irréversible notre vocabulaire – et n’avaient pas encore anéanti, en obstruant nos cerveaux, notre capacité de penser en dehors de l’économie.

Mais ce livre parle surtout de l’arrivée de ce nouveau élève et de son influence sur un groupe d’amis

… quelque chose de fondamental n’allait changer pour eux comme pour moi que pendant cette année de première : alors qu’en début d’année on était tous des adultes qui n’avaient pas encore réellement quitté l’enfance, à la fin de l’année on serait tous devenus des adultes que l’enfance n’avait pas encore réellement quittés.
Attention. Je veux pas dire que ce changement a été provoqué seulement par son arrivée dans le lycée. Mais il a eu lieu incontestablement, pour nous tous, pendant cette année au cours de laquelle sa présence étrangère a coïncidé avec nos vies. Sans en être la seule explication, son passage, sa traversée éphémère de nos existences, a accompagné ce bouleversement.


Dans 83 chapitres, parfois long de quelques phrases seulement, parfois une ou deux pages, parfois plus, Santiago Amigorena va raconter les moments que lui et ses amis ont vécu avec cet « étranger » et c’est parfois qu’une histoire d’adolescents, mais plus souvent c’est le roman d’une amitié, avec toute la patina qui peut y être après 30 ans, un peu de nostalgie, et pour moi, trop bon de retrouver ces fins d’années 70 dont je me rappelle aussi, mélangé avec de la poésie et même une bonne dose d’humour, parce que cela fait quand même plaisir de lire comment il s’est fait viré du cours de gym:

Chez moi, comme vous dites, on arrête le sport à l’adolescence. On considère qu’après, comme on peut le voir clairement dans votre cas, le surdéveloppement des muscles compresse l’organe le plus utile du corps humain à l’âge adulte : le cerveau.

Donner une telle réponse à son prof de sport est la garantie de se retrouver libéré de ce cours diablotin


J’ai à côté de moi Le premier amour que je vais commencer à lire tout de suite

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 8 Aoû 2009 - 21:07

je pense que c'est aussi utile de mettre ceci sur son fil, informations qu'on peut trouver chez son éditeur Very Happy

Citation :
Santiago H. Amigorena est né à Buenos Aires en 1962. Après nombre d’exils, il a écrit une trentaine de films, une dizaine d'articles et quelques milliers de pages qui racontent tout ça.
Santiago H. Amigorena, muet de naissance et plus, écrit un livre pour s'oublier, des articles pour s'ennuyer, et des scénarios pour oublier de s'ennuyer.
Santiago H. Amigorena, muet du nez jusqu'aux orteils, écrit en plusieurs langues depuis pas mal d'années.
Santiago H. Amigorena est heureux de vous annoncer qu’il a un passé.
Santiago H. Amigorena écrit.
Santiago H. Amigorena ?
Santiago H. Amigorena, juif et protestant, s’exalte un peu souvent, contre lui-même et le néant.
Santiago H. Amigorena est né à l’extrême sud. Allergique au froid, il s’échauffe en salissant des pages, diverses et improbables.
Santiago H. Amigorena écrit depuis sa plus taciturne enfance. Après avoir passé le plus clair de son temps entre son dentiste et son psychanalyste, il a aujourd’hui 35 ans et presque toutes ses dents.
Santiago H. Amigorena écrit contre nature et destinée.
Santiago H. Amigorena est, et n’est pas, scénariste, journaliste, écrivain.

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 8 Aoû 2009 - 21:08

(c'est rare que je me dise ça en lisant vos commentaires, mais là j'ai la certitude de passer mon tour... surpris )

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 8 Aoû 2009 - 21:27

l'auteur.. et moi aussi vont pouvoir vivre avec content

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 8 Aoû 2009 - 21:45

huhu, heureusement rire

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeLun 10 Aoû 2009 - 0:06

kenavo a écrit:
Le titre situe le lecteur du début dans une époque

Chez moi, comme vous dites, on arrête le sport à l’adolescence. On considère qu’après, comme on peut le voir clairement dans votre cas, le surdéveloppement des muscles compresse l’organe le plus utile du corps humain à l’âge adulte : le cerveau.

Ah ben voilà...Je savais bien qu'il y avait une bonne raison pour ne pas faire de sport... sourire
Kenavo a écrit:
J’ai à côté de moi Le premier amour que je vais commencer à lire tout de suite

Kenavo j'avais ouvert ce fil après la lecture de Premier amour...et je dois dire que c'est un roman troublant qui laisse sa trace dans le souvenir...contrairement à beaucoup d'autres...Bonne lecture! content
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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 18:45

je reviens un peu sur mon message qui n'était pas complètement gratuit malgré certaines apparences. ce n'est pas tant que j'ai un souvenir "moyen" de Tokyo Eyes et que l'impression que me donne la classique réflexion sur le "sport" me semble atrcoement réductrice bien que je n'ai jamais aimé le sport à l'école et que je ne sois pas franchement sportif... c'est un mélange entre une apparence (que je (pré)suppose : tokyo eyes + love story machin truc) et une autre supposition sur le politique.

Je n'ai pas connu les mouvements des 70's et je suis incapable de dire ce qu'ils m'ont apporté ou m'apportent, des choses certainement... mais j'ai aussi une impression de monde actuelle et de grandes idéologies à se gratter le ventre qui n'ont pas révolutionné grand chose (d'où l'impression de monde actuel) et que j'ai parfois l'impression qu'on me ressert en image préconstruites de liberté.

de toute façon je suis un convaincu de l'action/responsabilité/culpabilité individuelle, sinon ça n'a pas de sens. Enfin, je revenais aussi pour l'impression que je me tourne plus facilement vers des auteurs antérieurs à cette période et que je cherche une compréhension dans des livres comme ceux d'André ou Clara Malraux (d'où le retour sur ce fil) et d'autres... comme si... comme si ils ne tranchaient pas avec une histoire, des racines culturelles qui doivent être malgré tout encore très actuelles ?

m'excuserez les ellipses et raccourcis dans le charabia sourire

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 19:37

Bon.. c’est un peu plus difficile pour moi que pour les autres parce que non seulement le français n’est pas ma langue maternelle mais en plus j’ai souvent du mal de compléter tes raccourcis, donc je risque de ne pas bien te comprendre.. mais je vais essayer

Animal a écrit:
l'impression que me donne la classique réflexion sur le "sport" me semble atrcoement réductrice [...] et une autre supposition sur le politique.
cette réflexion sur le ‘sport’ est en effet en dehors du contexte un peu réductrice, mais ne donne pas une image tu ton du livre – je l’aimais bien cette phrase, donc je l’ai cité..

et concernant ta ‘supposition sur le politique’ – oui, il y en a, de la politique dans ce livre : on ne peut pas oublier – le pays du jeune homme est l’Argentine, au moment qu’il a dû quitter son pays, il y avait une dictature militaire.. donc, à mon avis, il devrait en quelque sorte y avoir de la politique..
(c’est comme écrire un roman situé en 1941 à Paris et ‘oublier’ de mentionner l’occupation.. ça vaut rien dans mes yeux)

Animal a écrit:
Je n'ai pas connu les mouvements des 70's et je suis incapable de dire ce qu'ils m'ont apporté ou m'apportent, des choses certainement...
Il est difficile d’évaluer toujours qu’est-ce que des mouvements politiques en dehors de ton milieu t’apportent, mais si on considère qu’un battement d’aile d’un papillon peut provoquer une tornade – comment ne pas croire que des événements comme guerres, dictatures, mouvements… changent aussi le ‘plan’ de la vie – de toute la terre
Personne n’est une île et donc je crois à ces influences de partout..

Animal a écrit:
mais j'ai aussi une impression de monde actuelle et de grandes idéologies à se gratter le ventre qui n'ont pas révolutionné grand chose (d'où l'impression de monde actuel) et que j'ai parfois l'impression qu'on me ressert en image préconstruites de liberté.
concernant les années 70 et surtout 80 (que j’ai moi même vécu plus consciente) je t’accorde que tu vois aujourd’hui aussi bien des guerres, des manifestations, des gens qui veulent ‘changer’ et qui n’arrivent à rien..
la différence pour moi est que dans ces années la conscience des gens étaient plus ouverte pour des ‘grandes’ causes – aujourd’hui c’est plutôt le retrait dans un monde très reclus et personnel qui tourne autour du nouveau portable i phone, télé gigantesque, resto à la mode et l’endroit le plus cool pour passer les vacances.
Dans les années 70 il y avait encore des dictatures en Espagne et Portugal, n’en parlant pas des pays de l’Est, avec Reagan en 1980 la guerre froide avec la Russie était sur le point d'accroître.. et nous voilà seulement en Europe – Pinochet en Chili, les militaires en Argentine et pratiquement toute l’Amérique centrale en guerre..
À ce moment une conscience politique était inévitable – on vivait aussi ‘bien et tranquille’ qu’aujourd’hui – mais on se faisait plus d’idées sur la solidarité et une volonté de changement..

Si un auteur argentin veut parler des années de la dictature dans son pays – je l’écoute.. parce que je trouve que c’est important qu’une nation fasse une assimilation de son passée

Animal a écrit:
Enfin, je revenais aussi pour l'impression que je me tourne plus facilement vers des auteurs antérieurs à cette période et que je cherche une compréhension dans des livres comme ceux d'André ou Clara Malraux (d'où le retour sur ce fil) et d'autres... comme si... comme si ils ne tranchaient pas avec une histoire, des racines culturelles qui doivent être malgré tout encore très actuelles ?
Je pense que je l’ai déjà dit assez souvent – pour moi les ‘classiques’ sont certainement d’une plus grande valeur que certaines nouveautés sur lesquelles je me précipite.. mais j’en ai donné, j’ai lu pas mal des classiques – ceux qu’il faut lire et ceux que je voulais lire.. pour l’instant je veux me ‘divertir’ avec mes lectures, sans pour autant choisir du B.C., mais non plus devoir me culpabiliser si ces livres ne vont pas être des classiques dans 50/100 ans.. honnêtement, je ne serais plus là pour le constater – alors osef (*) aussi un peu de ma part



(*) on s'en fout

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 20:28

sur ce fil, je ne perçois rien d'un contexte argentin, je le situe très (trop apparemment "France"). je ne crois pas à ce qui est dit dans les deux citations "politiques" des deux premiers messages du fil (ça serait trop simple, ce n'est pas exact mais... ).

je ne crois pas plus à des trucs d'aujourd'hui comme le fauchage d'ogm (pour reprendre assimilable cause assez importante), pourtant je suis contre (pour la bouffe).

Citation :
mais on se faisait plus d’idées sur la solidarité et une volonté de changement..
ça doit être sur ce point que je suis le plus sceptique, un très vague "jusqu'où ?".

je comprends mal le sens de ta remarque sur les "classiques"... pour la culture je pense culture hors auteurs et pour les auteurs André Malraux est un classique partiel d'une certaine manière et Clara... t'en trouves deux facilement ?

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 22:41

animal a écrit:
sur ce fil, je ne perçois rien d'un contexte argentin,
dans le message avec mon commentaire sur son livre - 4e de couverture:
kenavo a écrit:
Citation :
Résumé du livre
1978, début d'une nouvelle année scolaire dans un lycée parisien, du côté du treizième arrondissement. Un très bel étranger, un Argentin, débarque, en retard


animal a écrit:
je comprends mal le sens de ta remarque sur les "classiques"... pour la culture je pense culture hors auteurs et pour les auteurs André Malraux est un classique partiel d'une certaine manière et Clara... t'en trouves deux facilement ?
j'aime bien André Malraux, je n'ai pas encore lu Clara - je ne dit rien contre ces auteurs, j'accepte ta préférence de lecture, je ne dis rien contre ton choix de lecture/auteurs - mais si tu viens sur un fil d'un auteur contemporain et cite des 'classiques' je te réponds en général concernant mon approche de ces deux lectures: un auteur contemporain ne peut que perdre quand il est opposé à des classiques - et surtout à des 'géants'.. donc je veux bien trancher ces deux lectures et dire qu'il y a un public pour les deux, un moment pour les deux, une autre approche pour les deux..

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 22:48

mmmh... classique pour un des deux et se sont des exemples "comme ça", je te suis pour les deux approches mais il faut aussi reconnaitre que des "auteurs morts" ont écrit avant de l'être et parfois jeunes. Je ne fais pas de lien entre la nationalité et les citations sourire

si j'ai tenté d'expliquer une partie au moins du pourquoi de ma réaction initiale c'est aussi que j'aime bien qu'on me dise que je me trompe complètement rire

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeSam 12 Sep 2009 - 22:57

animal a écrit:
mmmh... classique pour un des deux et se sont des exemples "comme ça", je te suis pour les deux approches mais il faut aussi reconnaitre que des "auteurs morts" ont écrit avant de l'être et parfois jeunes. Je ne fais pas de lien entre la nationalité et les citations sourire
sur des forums allemands, 'classique' est considéré: auteur qui est mort depuis 50 ans et plus, ce qui veut dire - ni André, ni Clara sont des 'classiques' Wink

animal a écrit:
si j'ai tenté d'expliquer une partie au moins du pourquoi de ma réaction initiale c'est aussi que j'aime bien qu'on me dise que je me trompe complètement rire
et si tu t'occupais de ton lave-linge Razz

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MessageSujet: Re: Santiago H. Amigorena   Santiago H. Amigorena Icon_minitimeJeu 6 Sep 2012 - 22:35

coline a écrit:
Santiago H. Amigorena Santiagohamigorenaqe0« Le Premier Amour »

Lycée Fénelon, Paris, fin des années 70. Dans une terminale qui compte trente-trois filles débarque à la rentrée un beau et silencieux garçon d’origine argentine dont le père, Horacio, est un psychanaliste célèbre. Il a 17 ans Il s’appelle Santiago H. Amigorena. Les filles n’ont d’yeux que pour lui mais lui choisit l’unique qui feint de ne pas s’intéresser à lui, Philippine.

Vingt-cinq ans plus tard, l’auteur se souvient à travers ce livre de Philippine qui fut son Premier Amour. Pas de mystère sur l’identité réelle de la belle, son nom est révélé dans le livre, Philippine Leroy-Beaulieu. (elle deviendra actrice de cinéma)

C’est le récit d’une passion brève (elle a duré un an )mais totalement folle, aussi charnelle que littéraire. Une liaison extraordinaire, de grande ampleur ,de toute beauté. Un premier amour qui n’a pas seulement été vécu dans la fièvre, mais qui a aussi été écrit sur le vif. Dès le début, l’adolescent exalté noircit des pages sous les yeux de Philippine. Il écrit aussi sur son ventre, ses seins, ses jambes les mots de son amour et de son désir : poèmes, jeux de mots, calligrammes…. Il associe la pratique de l’écriture et celle de l’amour.

Dans le livre, Santiago H. Amigorena fait alterner le récit de cet amour fou et les pages d’alors, lyriques, sensuelles, poétiques, émouvantes, empreintes d’un romantisme sauvage.

Mais si le bonheur est dans ces pages, le malheur y est aussi…Attente, trahison, jalousie… La rupture renverra le garçon à ses pratiques solitaires de « crapaud graphomane éternellement avide de trouver une nouvelle raison de souffrir. »

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A la fin de l’amour correspond celui d’un credo politique. « L’effroyable idéologie des années quatre-vingts, cette idéologie triomphante bâtie sur le mythe de la « fin des idéologies » qui vise à décourager de toute action publique et qui a permis à la classe politique, en dépolitisant l’espace social, d’ouvrir la voie au populisme de la haine pure de l’autre, cette idéologie qui s’avère être, de toutes les idéologies, la plus dogmatique, la plus dominante et la plus répugnante ».

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La première défaite, roman de Santiago Amigorena sur les tables de cette rentrée littéraire, semble être comme une suite de Premier amour.
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