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 Hugo Hamilton

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bix229
Parfum livresque
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Ven 22 Avr 2011 - 16:27

Oups, c' est un lapsus ! Et j' en fais souvent et meme en me relisant ! No
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Noémie
Sage de la littérature
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Ven 22 Avr 2011 - 17:47

Si Sang impur est à classer dans la catégorie "polars" ,je me mets à lire les-dits romans policiers tout de suite !!! rire

Tu nous dois un lapinou en chocolat pour le lapsus,Bix !! Laughing
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Arabella
Sphinge incisive
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Ven 22 Avr 2011 - 17:49

Noémie a écrit:


Tu nous dois un lapinou en chocolat pour le lapsus,Bix !! Laughing

Et je précise un lapinou par personne, ce qui fait trois, pour qu'aucun lapsus ne se glisse encore. rire

_________________
La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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bix229
Parfum livresque
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Ven 22 Avr 2011 - 19:27

Noémie a écrit:
Si Sang impur est à classer dans la catégorie "polars" ,je me mets à lire les-dits romans policiers tout de suite !!!

Tu nous dois un lapinou en chocolat pour le lapsus,Bix !! Laughing

D' accord ! Mais pas de lapinous...Trois cheveches d' Athena... en chocolat, comme celles de Nezumi ! ça ne va pas lui plaire à la cheveche, je la connais ...
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Queenie
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Ven 22 Avr 2011 - 19:35

et... donc ? Le polar alimentaire c'était qui ? c'était quoi ?
Est-ce qu'en le lisant, des œufs en chocolat surgissent autour de nous ?

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traversay
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Jeu 11 Aoû 2011 - 0:55



Je ne suis pas d'ici
Citation :
Vid Cosic est un jeune Serbe de Belgrade, charpentier de métier, venu chercher un travail à Dublin. Dès son arrivée en Irlande il noue une amitié, très alcoolisée, avec un avocat, Kevin Concannon, à qui tout semble réussir, mais qui est résolu à taire le chaos familial dans lequel s’est déroulée son enfance. Immigré doué pour l’espoir, un peu naïf, Vid Cosic croit en l’avenir de l’espèce humaine et ne songe qu’à faire le bien autour de lui. Cette amitié représente pour lui une chance d’appartenir à un nouveau peuple, mais elle sera la source de mille catastrophes

"Portrait incisif et cocasse d'un émigré sur le sol irlandais" indique la quatrième de couverture de Je ne suis pas d'ici. Incisif, le mot est faible ; cocasse, le terme est vraiment mal choisi, à côté de la plaque. Hugo Hamilton narre à la première personne les difficultés d'adaptation d'un jeune serbe, de bonne volonté, mais dont l'incompréhension du fonctionnement des conventions sociales dublinoises va amener tout un tas de complications, jusqu'à la tragédie finale. "Adopté" par un avocat, camarade de beuverie, il va se trouver embringué dans une histoire de famille douloureuse et inextricable, qui lui rappelle son propre passé à Belgrade, servant de détonateur involontaire à une série d'actes de violence qui le laisseront meurtri et, paradoxalement, l'aideront à faire l'apprentissage de l'intégration à son nouveau pays. Le roman est d'une richesse folle, sur moins de 280 pages, décrivant aussi bien par le menu le travail de son héros, il est menuisier, que déterrant une vieille légende mortifère, dont plus aucune trace ne subsiste. L'admirable crescendo de la dernière partie laisse pantois : comme une descente aux enfers, contée avec une intensité digne d'un thriller aux accents épiques. Il y a dans Je ne suis pas d'ici des pages admirables sur la condition de l'immigré, sa solitude, sa rage naïve d'être enfin accepté, en dépit de son accent et de la mauvaise réputation de son pays d'origine. On ressort de cette lecture le coeur en bandoulière et l'âme chancelante. Un grand Hugo Hamilton.
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Aeriale
Léoparde domestiquée
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Dim 17 Juin 2012 - 10:30

-Je ne suis pas d'ici-

Un roman très touchant, écrit sans fard, sur l'errance d'un jeune immigré serbe à Dublin, cherchant désespérement à se faire accepter au sein d'un pays dont il ne maîtrise ni les codes ni la langue, ni même l'humour. Les débuts sont d'ailleurs très drôles et on sourit souvent face à l'ingénuité rafaîchissante de Vid, dans laquelle pourrait se reconnaître tout étranger débarquant dans une ville inconnue. Lorsqu'il tombe par hasard sur Kevin, brillant avocat et image de la réussite, Vid croit trouver l'ami qui l'aidera à s'intégrer, d'autant que certains secrets les rassemblent. Mais le ton alerte et plein d'espoir du début va changer assez vite, une rixe qui tourne mal et Vid se retrouve face à un engrenage infernal, coincé dans une dépendance qu'il n'entrevoit même pas...

J'ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture de Hugo Hamilton, on est en pleine empathie envers le héros dont la naïveté est émouvante, un peu surprise par le temps qu'il met à ouvrir les yeux, mais d'un côté il est une proie facile. Aveuglé par l'admiration qu'il voue à Kevin, son aisance, sa famille, tout ce qu'il n'a pas et dont il manque cruellement, il accepte beaucoup au nom de cette confiance indéflectible et cette promesse d'amitié que lui offre Kevin. C'est toujours très cruel de voir quelqu'un désarmé se laisser piéger dans une rapport de force inégal, le second exploitant insidieusement la supposée culpabilité du premier. Tout au long du récit il parvient à lui faire croire qu'il lui est redevable, usant de sa "générosité" pour mieux l'assujettir. J'ai bien aimé cet aspect là, l'histoire en parallèle du père mal aimé et cette volonté qu'a Vid de recréér des liens familiaux dont lui même est privé. J'ai moins compris le besoin de rattacher l' enquête sur la noyée de Furbo au reste, mais cela ajoute une connotation épique au roman. En tout cas une lecture subtile et troublante sur l'amitié et la notion d'appartenance, entre autres, bourrée de tendresse et dont la force se cache sous l'apparente candeur du héros. A lire et vite!

Citation :
Son père charriait avec lui une paralysie- dans son rire, dans le cynisme et le manque de perspectives d'avenir de son époque. Il venait d'un temps où les gens se défiaient de la réussite, où ils se moquaient de l'esprit d'entreprise, où ils ne pouvaient même pas se reposer sur l'amitié, à cause de l'émigration qui, telle une contamination, se propageait à une vitesse folle. Chaque ami qu'il avait était comme une trappe qui s'ouvrait sous ses pieds: un jour ou l'autre, il partirait. Au fil des années, tous ces départs avaient dû modifier la façon dont les gens d'ici envisageaient l'amitié, pour la muer en quelque chose d'encore plus précieux et plus intense, plus urgent,, plus temporaire. Quelque chose qu'on pourrait avoir à laisser derrière soi du jour au lendemain. Quelque chose de portatif qu'on pourrait amener avec soi dans une histioire pour s'en souvenir bien plus tard.

NB: A noter pour les adeptes la couverture de Edward Hopper.
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topocl
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Dim 17 Juin 2012 - 11:19

Aeriale a écrit:

J'ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture de Hugo Hamilton, on est en pleine empathie envers le héros dont la naïveté est émouvante, un peu surprise par le temps qu'il met à ouvrir les yeux, mais d'un côté il est une proie facile. Aveuglé par l'admiration qu'il voue à Kevin, son aisance, sa famille, tout ce qu'il n'a pas et dont il manque cruellement, il accepte beaucoup au nom de cette confiance indéflectible et cette promesse d'amitié que lui offre Kevin.

J'avais pour ma part trouvé ces ficelles un peu ENAURMES..
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Aeriale
Léoparde domestiquée
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Dim 17 Juin 2012 - 17:19

Oui, on attend toujours le sursaut de lucidité de Vid, ses non-réactions finissent par faire lourd, mais il faut se mettre dans la peau de cet immigré serbe, victime de xénophobie de la part des autres ouvriers, et totalement dépassé devant l'avalanche de catastrophes qu'il génère malgré lui.

Pour un type n'ayant plus de repères, fuyant son passé, la guerre (et la culpabilité qu'elle entraîne avec les activités de son père) en plus dévoué aux autres comme il peut l'être ( c'est aussi une forme de protection ) je crois que ca peut se trouver, cette forme de naïveté à l'extrême. Jamais il ne juge Kevin en fait, et s'il a des sursauts de colère (lors du cadeau de son père où il se fait fracasser contre un mur par exemple) il finit par se dire que c'est la rançon de l'amitié.

P 137
Citation :
Ce qui importait à mes yeux c'était la camaraderie, la famille, l'idée d'appartenance. Pour être honnête, je n'avais pas le cran d'envisager les choses autrement. Je ne pouvais me permettre l'amertume. Je ne pouvais me permettre la solitude.
...
Je ne pouvais m'offrir le luxe d'avoir des ennemis. J'étais un immigré et je n'avais pas le droit d'être révolté. Je ne voulais pas rester sur la touche. J'avais besoin du soutien que représentait son amitié et étais prêt à accepter la paix à n'importe quel prix.
Sincèrement, si on se place dans la peau d'un immigré quelqu'il soit et qu'on oublie notre logique de citoyen installé dans une forme de confort, je pense que ce genre de situation peut réellement exister...
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bix229
Parfum livresque
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MessageSujet: Re: Hugo Hamilton   Dim 27 Avr 2014 - 19:50

Le  Marin  de Dublin

Ceux qui ont apprécié Sang impur aimeront aussi Le Marin de Dublin.
On y retrouve les memes ingrédients et notamment la famille -nombreuse- du narrateur.
Le père est toujours aussi volcanique, dictatorial et la mère conciliante, douce et nostalgique.
Et il continue à penser que l' enseignement l' irlandais est le recette pour le redressement
du pays.
Vu de l' extérieur, c' est un couple pitoresque et au fond attendrissant.



Mais le narrateur refuse de plus en plus d' écouterson père et de parler irlandais. Il écoute

John Lenonn en cachette.

Il faut dire qu' il est devenu ado et que son désir de cogner son père en retour se heurte à la

compassion qu' il a pour lui. Quant à la mère, d' origine allemande, elle continue d' attirer
les insultes sur ses enfants.
Enfant et ado, elle a vécu les horreurs de la guerre en Allemagne et, en 1945, elle a fui en Irlande.

Comme dans Sang impur, on retrouve les dons de conteur de Hamilton, son humour, sa sensibilité. Au  passage, on apprend pas mal de choses sur l' Irlande et son histoire. Ce qui se transmet de génération et ce qu' il faut combattre intimement pour essayer d' etre soi.

Et si je comprends bien, il y a une suite...

_________________
L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
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