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 Alasdair Gray

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MessageSujet: Alasdair Gray   Sam 29 Sep 2007 - 15:51

ALASDAIR GRAY

BIOGRAPHIE DE ALASDAIR GRAY

ALASDAIR GRAY est un écrivain écossais né à Glasgow en 1934. Peintre décorateur de théâtre, professeur aux Beaux Arts à Glasgow, Alasdair Gray écrit Lanark en 1981 puis, entre autres, Pauvres créatures et Le faiseur d’Histoire.

Son oeuvre littéraire est toute entière imprégnée par l'image de Glasgow et par le graphisme qui accompagne souvent ses écrits.

Au début des années 1970, Alasdair Gray réunit autour de lui un groupe d'écrivains à la sensibilité littéraire commune et forme L'École de Glasgow avec James Kelman et Tom Leonard. Dans les années 1980, ils ont largement contribué à faire de Glasgow un des centres de création culturelle les plus bouillonnants de la Grande Bretagne.

S'inscrivant dans une tradition écossaise de réalisme social (mais en la prenant à contre-pied) Alasdair Gray joue un rôle important en bousculant les vieilles habitudes littéraires et linguistiques. La dimension humoristique est souvent, elle aussi, essentielle dans ses écrits.
Alasdair Gray illustre chacun de ses ouvrages lui-même, fait suffisamment rare pour être souligné et salué.


BIBLIOGRAPHIE DE ALASDAIR GRAY VF.
    Lanark (Lanark, VO. en 1981 / VF aux Ed. Métailié en 2000)
    Pauvres créatures (Poor things, VO. en 1992 / VF. aux Ed. Métailié en 2004)
    Le faiseur d’Histoire (A history maker, VO. en 1994 / VF. aux Ed. Métailié, 2003)



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MessageSujet: LANARK   Sam 29 Sep 2007 - 16:02

LANARK





RESUME :

Non, ce n’est pas une erreur d’impression ! Lorsque vous lisez la table des matières de ce volumineux roman, il s’ouvre bien sur... le livre trois et se poursuit par le livre un ! Et dès les premières lignes, vous êtes bien propulsé dans une histoire déroutante, sans dessus ni dessous. Normal : Lanark, le héros, est amnésique. Dans le chaos le plus kafkaïen, il erre dans un Glasgow froid et sombre, entre sa chambre et le café Elite où il retrouve la bande à Sludden. Dans ce monde en décrépitude, une seule chose l’intéresse : la lumière.

Désespéré, il finit par se suicider et renaît dans un monde de science-fiction dans lequel il devient thérapeute de personnes se transformant petit à petit en dragons. Kafka fait place cette fois à Salinger et ses profondes introspections et, peu à peu, Lanark retrouve sa véritable identité.

Passant de la science-fiction au récit réaliste avec un humour voisin de celui de Beckett ou de F. O'Brien, Alasdair Gray montre qu'on peut en littérature avoir des buts on ne peut plus sérieux et être drôle, écrire une œuvre déroutante tout en tenant le lecteur en haleine de bout en bout. Il joue un rôle essentiel dans la rénovation de la littérature britannique, il use de l'hybridité culturelle, du mélange des genres et fait de Glasgow une re-création littéraire qui lui donne sa place auprès de Dublin ou de Londres.

CRITIQUES :

Citation :
Ce livre ludique mêle avec une belle intelligence le réel, le fantastique, le roman d'apprentissage et le réalisme social. Car nous sommes à Glasgow, autrement dit loin des pelouses vertes des campus américains ou des traits d'esprit des yuppies londoniens. L'univers est glauque pour de vrai, le tramway presque vide, le froid une expérience physique et les châteaux nimbés de brume sur la lande violette hors sujet.
Extrait de la critique de Lanark par Catherine Argand, Bernard Morlino
Lire, septembre 2000

Citation :
Lanark ne se laisse pas saisir d'un tour de main, étant donné son pouvoir considérable d'engendrement de mondes et la démultiplication de ses perspectives. En quatre livres, c'est déjà au moins deux vies qu'il raconte : la vie réaliste de Duncan Thaw dans les deux premiers, la vie science-fictionnelle de Lanark dans les deux derniers. Mais le roman débute au commencement du livre trois, se poursuit avec les livres un et deux pour s'achever sur la quatrième, entrelaçant ainsi la destinée des deux personnages dont le lecteur comprend vite qu'ils ne forment qu'une seule et même personne, dans deux temps de deux mondes différents. Le mélange de réalisme et de fantaisie pourrait s'apparenter un "réalisme magique", genre auquel on a assigné une bonne part de la littérature sud-américaine ; il est pourtant bien différent, puisque le vertige n'y est pas suggéré mais méthodiquement mis ne place. On passe de la parabole politique d'un univers en décomposition au roman d'apprentissage, de l'épopée mythologique (où on lit aussi bien L'Enfer de Dante que Le Paradis perdu de Milton) au roman de la génération perdue... sans jamais rien perdre de l'attachement qu'on porte au(x) personnage(s). Il semble que le lecteur soit engagé, au terme de ce livre déroutant, dans un immense jeu interactif qui l'oblige à revenir sur ses pas, qui teste sa sagacité et mesure son humour. La subtilité qui lui est demandée est moins mémorielle qu'interprétative, tant l'auteur se divertit avec la tradition et sème le doute sur les sources de sa propre culture. Voilà qui justifierait bien plus de 650 pages et qui fait que ce livre nous accompagnera longtemps. Il est tout simplement génial.
Critique de Lanark par Tiphaine Samoyault
Les Inrockuptibles, septembre 2000


MA LECTURE DE LANARK :

Alasdair Gray est un auteur écossais, né à Glasgow. C'est entre 1958 et 1962 qu'il commence à rédiger ce qui deviendra son premier roman : LANARK (1981).

Il est important de se référer à la table des matières pour suivre l’histoire de Lanark : nous commençons avec le Livre III, pour poursuivre avec le Prologue, le Livre I, l’Interlude, le Livre II et le Livre IV entrecoupé par l’Epilogue.
De magnifiques dessins de l’auteur accompagnent également le récit.



Le roman Lanark d’Alasdair Gray est un roman très condensé aux facettes multiples : on y parle de société, de bureaucratie, de psychologie humaine, de difficultés relationnelles, de mort, de l’art, de Dieu, des femmes…

Nous retrouvons également beaucoup de références à de multiples auteurs tels que Kafka (notamment "Le château" pour les absurdités administratives et le non-sens et "La métamorphose" pour la transformation en dragons de certains personnages dont Lanark au début du roman), de références psychanalytiques chères à Freud et Jung, philosophiques et politiques (la liste est trop longue pour tous les énumérer ici).
L’auteur a d'ailleurs eu la gentillesse de nous livrer toutes ses références lors de l’Epilogue !

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai souvent utilisé les termes « beaucoup », « multiples », « nombreux » et « condensé ». C'est que ce roman, considéré comme un chef-d’œuvre par beaucoup, m’a paru un peu fastidieux à la longue. Je pense que le roman aurait peut-être gagné à alléger le nombre des thèmes abordés.
A lire donc lentement, par petites doses, sous peine d'implosions neuronales.

EXTRAITS :
Citation :
[p.16]Sludden : "J'ai bien peur que tu doives te lancer dans l'art. L'art est le seul travail auvert aux personnes incapables de s'entendre avec les autres mais qui veulent tout de même être spéciales".
Lanark : "Je ne pourrais jamais être un artiste. Je n'ai rien à dire aux gens".
Sludden se mit à rire : "Tu n'as pas compris un mot de ce que je t'ai dit".
[…]
Un artiste ne dit pas des choses aux gens, explique Sludden, il s'exprime. S'il a une personnalité inhabituelle, son travail choquera ou émouvra les gens. Quoi qu'il en soit, il leur impose sa personnalité.

Citation :
[p.89]La chaleur produite par un corps devrait circuler facilement à travers, inonder ses pores, son pénis, son anus, ses yeux, ses lèvres, ses membres et le bout de ses doigts par le biais d'actes de générosité et instinct de conservation.
Mais beaucoup de gens redoutent le froid et tentent de garder plus de chaleur qu'ils n'en donnent, ils empêchent la chaleur de s'évacuer par un organe ou un membre, et la chaleur ainsi arrêtée transforme la surface en une cuirasse dure et isolante.
Quelle partie de vous s'est-elle transformée en dragon ?

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MessageSujet: PAUVRES CREATURES   Sam 29 Sep 2007 - 16:09

PAUVRES CREATURES





RESUME :

A la fin du XIXème siècle, Godwin Baxter, fils naturel du grand chirurgien Sir Colin, va utiliser ses talents médicaux pour ramener une jeune femme enceinte à la vie. Pour cela, il va lui greffer le cerveau de son foetus de neuf mois. Cette greffe fera d'elle Bella Baxter, femme d'une vitalité exceptionnelle. McCandless, un ami et condisciple de Godwin Baxter, tombe éperdument amoureux de cette femme. Les deux hommes vont suivre de loin les péripéties de Bella, qui, dans un monde victorien étriqué, choque par son absence de préjugés et sa spontanéité.

CRITIQUES :

Citation :
Dans un style baroque et flamboyant, Alasdair Gray signe ici un splendide pastiche du roman gothique anglais. Avec un humour incisif, l'auteur de Pauvres Créatures nous entraîne dans un univers où tout devient possible, où la réalité s'efface pour laisser la place aux fantasmes et aux rêves.

Au travers des aventures époustouflantes de Bella Baxter, le lecteur est transporté dans un monde victorien imaginaire où la créature du Docteur Frankenstein n'est pas un monstre mais une splendide jeune femme, à l'intelligence vive et à la curiosité insatiable.

McCandless, le narrateur, et Godwin Baxter, le créateur, ne sont que de simples spectateurs de la vie de Bella. Le lecteur suit avec enthousiasme cette héroïne sans complexe et sans a priori à travers son périple autour du monde. On est déçu avec elle par la médiocrité de Duncan Wedderburn, on s'enflamme lorsque, telle une enfant, elle défend avec vigueur la justice et l'égalité.

Sans donner de leçons, sans porter de jugement, Alasdair Gray décrit un monde rigide et compartimenté qui va voler en éclats sous les coups de boutoirs d'une jeune femme improbable à l'énergie débordante. Tout comme Mc Candless et Godwin Baxter, le lecteur est enthousiasmé par cette héroïne flamboyante et, comme eux il ressort comblé de cette aventure époustouflante.
Critique de "Pauvres créatures" par EULALIE PUCHE pour EVENE


Citation :
Depuis la déflagration provoquée par Lanark, son gigantesque roman parodico-SF, on surveille avec attention la réapparition du nom d’Alasdair Gray, pilier du Glasgow Group Writers Circle (plus simplement appelé "Ecole de Glasgow"), rassemblement informel d’écrivains écossais qui, en quelques décennies, ont plus ou moins révolutionné le roman britannique en renversant consciencieusement les règles du genre (James Kelman et Tom Leonard étant les deux autres piliers du triumvirat fondateur).

C’est ainsi qu’après s’être rué sur le délirant Faiseur d’histoires, récit d’anticipation politico-satirique traduit voici deux ans, on redécouvre Pauvres créatures, un roman traduit au début des années 1990 par Jean Pavans chez Rivages et plus ou moins oublié sur les étagères des bibliothèques depuis. Bien à tort : moins ambitieux que Lanark et moins délirant que Le Faiseur d’histoires, Pauvres créatures n’est ni moins drôle, ni moins surprenant ; son rythme haletant, son humour irrésistible et ses multiples niveaux de lecture en font même une introduction parfaite à l’univers très spécial de l’écrivain écossais. Faites simplement défiler les pages sous le pouce : vous prendrez toute la mesure de sa richesse (typo)graphique, de ses bizarreries formelles et de l’amour de l’auteur pour la gravure (il est aussi peintre décorateur pour le théâtre et professeur aux Beaux-Arts de Glasgow).

L’histoire ? Morbide, drolatique, gothique, comme un Frankenstein de Shelley survitaminé et légèrement bousculé. Godwin Baxter, anatomiste amateur cynique et vaguement dérangé, découvre dans une morgue le corps d’une morte (elle s’est suicidée) enceinte jusqu’au cou. Le démon de l’expérimentation scientifique se réveille en lui : il décide de prélever le cerveau du fœtus pour le transplanter dans le crâne de la morte, créant un hybride humain délicieusement naïf et surprenant, nourrisson dans un corps de femme. Il l’appelle Bella et l’observe grandir à vitesse accélérée : elle est magnifique et complètement innocente, pleine de charme et strictement imprévisible.

Le narrateur, compagnon angoissé de Godwin Baxter et étudiant en médecine, en tombe amoureux sur le champ. Cette petite sotte ne trouve cependant rien de mieux à faire que de s’acoquiner avec une sombre brute nommée Duncan Wedderburn et à partir avec lui dans un long périple à travers l’Europe, expédiant à son inventeur et au narrateur des lettres incompréhensibles (elle n’écrit que les consonnes, comme les hébreux) pour les tenir informés de ses aventures. Las : sa spontanéité enfantine rend son amant complètement fou. On le comprend.

Truffé de dessins médicaux, sautant sans cesse d’un registre à l’autre, doté d’une introduction et de " notes critiques et historiques " qui brouillent à la perfection la frontière entre fiction et réalité en donnant à l’histoire toutes les apparences de la vérité, Pauvres créatures tient tout à la fois du roman d’aventures kitsch, du pastiche des romans gothiques anglais de la grande époque et de la parodie scientifique. Le style impeccable d’Alasdair Gray et la profusion de surprises que réserve chacun de ses chapitres parachèvent le tableau et font de ce formidable texte un joyau d’humour et d’inventivité.
Critique de "Pauvres créatures" par Bernard Quiriny pour CHRONIC'ART


EXTRAITS : :
Citation :
Il y eut peut-être un rapport entre cet entretien et une enveloppe adressée par une main inconnue qui m'arriva par la poste une semaine plus tard. Elle contenait un billet de cinq livres, dont je consacrai la plus grande partie à l'achat d'un microscope d'occasion, et le reste à des chemises et à des cols. Je pus alors me vêtir moins comme un laboureur, et davantage comme un libraire indigent. Les autres étudiants estimèrent sans doute que c'était un progrès, car ils se mirent à me saluer chaleureusement, et à me raconter les ragots du moment, quoique je n'en eusse aucun à leur fournir. Godwin Baxter était le seul à qui je m'adressais comme à un égal, parce que (comme je le crois encore) nous étions les deux éléments les plus intelligents et les moins sociables de la faculté de médecine de Glasgow.
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MessageSujet: LE FAISEUR D'HISTOIRE   Sam 29 Sep 2007 - 16:14

LE FAISEUR D'HISTOIRE





RESUME :
Au XXIIIe siècle les femmes font tourner le monde, élèvent collectivement les enfants, dispensent leurs faveurs à qui leur plaît tandis que les hommes jouent à se massacrer, sous le contrôle des conventions de Genève. L'ensemble de la vie sociale et publique se déroule sous la surveillance de "l'Œil public" une version de notre télé-réalité. Un jour, Wat Dryhope ne respecte pas les règles du jeu guerrier et ce geste de libre arbitre bouleverse d'abord sa vie, le met à la merci du désir d'une mystérieuse partenaire, puis entraîne une remise en question dramatique et fondamentale pour toute l'organisation de la société.

Ceci est le récit loufoque et parfaitement documenté de sept jours dans la vie d'un rebelle qui mit en péril l' «utopie rationnelle» d'une société matriarcale, en cherchant tout bêtement à trouver qui il était.
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