Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
AccueilRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 John Steinbeck

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
Burlybunch
Agilité postale
avatar

Messages : 870
Inscription le : 29/09/2007
Localisation : Ci et là

MessageSujet: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 22:03




Biographie

Citation :
Né en Californie, John Steinbeck y passe quarante ans de sa vie, y fait des études sans décrocher d'ailleurs aucun diplôme. Après des débuts difficiles, sa carrière de romancier prend un nouveau tour avec le succès des 'Souris et des hommes' puis des 'Raisins de la colère', récompensé par le prix Pulitzer en 1939. Il s'installe à New York en 1950 et se révèle être un chroniqueur et polémiste infatigable. Il prend position contre le maccarthysme aux Etats-Unis mais contre le communisme à l'étranger, et soutient le président Johnson pendant la guerre du Vietnam. Car si Steinbeck est surtout connu pour ses romans toujours beaucoup lus, il fut aussi reporter de guerre. D'abord pour le New York Herald Tribune pendant la Seconde Guerre mondiale, puis en 1966 au Vietnam. Son oeuvre, couronnée par le prix Nobel en 1962, a suivi une évolution significative. En effet, Steinbeck s'intéresse d'abord à la nature qui l'entoure, il adopte ensuite une approche teintée de déterminisme dans son traitement des rapports humains. Mais après 1945, il finit par prôner une morale de la responsabilité individuelle.

Bibliographie sélective

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1929 La Coupe d'or,
1932 Les Pâturages du ciel,
1933 Au dieu inconnu,
1933 Le Poney rouge,
1935 Tortilla Flat, page 2,
1936 En un combat douteux,
1937 Des souris et des hommes, pages 1, 2, 5, 7,
1938 La Grande Vallée,
1939 Les Raisins de la colère, pages 5, 6,
1942 Lune noire, page 3,
1945 Rue de la sardine, pages 3, 6,
1945 La Perle, pages 1, 6
1947 Les Naufragés de l'autocar, page 4,
1952 À l'est d'Éden, page 7,
1954 Tendre Jeudi, page 3,
1947 Le Règne éphémère de Pépin IV, Page 6,
1962 Voyages avec Charlie, page 4,

Citation :
mise à jour le 05/03/2014, page 7


Corrigez moi si je m'emporte, mais je ne suis parvenu à dénicher ici un sujet sur Steinbeck, auteur que je conçois comme un incontournable de la littérature américaine!

D'accord, il y a Les Raisins de la Colère ou Des Souris et des Hommes, romans réalistes et graves qui ont ancré l'auteur dans la culture collective américaine, mais il y a encore et surtout des romans comme Tendre Jeudi ou à l'Est d'Eden qui laissent entrevoir une part méconnue de l'auteur: Steinbeck sait être léger, tendre, burlesque et touchant!

Le prix nobel qu'il reçoit en 1962 et la quinzaine d'adaptations cinématographiques que ses romans ont engendrés ne sont pas qu'anecdotiques!



Steinbeck, c'est avant un talent descriptif exceptionnel, on le sent encore - c'est rare - jubiler à travers les personnalités de chaque personnage qu'il met en scène;
Steinbeck c'est aussi la Californie, cadre incontournable qui l'a bercé et avec lequel il nous berce encore;


Qu'on se le dise, "les Raisins" et "les Souris" de Steinbeck ne sont qu'une part - et pas la plus jubilatoire - de l'oeuvre de l'auteur!
Jetez-vous sur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 22:30

Waouh, c'est toute mon adolescence, Steinbeck ❤ . Merci pour cette piqûre de rappel, Burlybunch.

J'ai été fascinée par A l'Est d'Eden, le personnage de Cathy en particulier, mais je la trouvais un peu trop manichéenne cette fresque.
Je préférais les chroniques chaleureuses et drôles peuplées d'amis et de naufragés de la vie, comme Les naufragés de l'autocar justement, Tendre jeudi, Rue de la Sardine, Tortilla Flat...
Revenir en haut Aller en bas
Burlybunch
Agilité postale
avatar

Messages : 870
Inscription le : 29/09/2007
Localisation : Ci et là

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 22:42

Nezumi a écrit:
Waouh, c'est toute mon adolescence, Steinbeck ❤ . Merci pour cette piqûre de rappel, Burlybunch.

J'ai été fascinée par A l'Est d'Eden, le personnage de Cathy en particulier, mais je la trouvais un peu trop manichéenne cette fresque.
Je préférais les chroniques chaleureuses et drôles peuplées d'amis et de naufragés de la vie, comme Les naufragés de l'autocar justement, Tendre jeudi, Rue de la Sardine, Tortilla Flat...
j'ai été un peu déçu par les naufragés de l'autocar qui manque un peu de rythme à mon sens
La Rue de La Sardine, prélude à tendre Jeudi a été un complément très agréable!! - Mais je conseille nettement de commencer par le second opus, Tendre Jeudi!

par contre, je ne connais pas - encore - Tortilla Flat. Tu as lu La Perle?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 22:52

Tortilla flat, je te le conseille! Comme dans les histoires de Monterrey (Rue de la sardine, Tendre Jeudi), on y suit un groupe d'amis sans le sou. Malgré la précarité de leur vie, le ton est plutôt joyeux.

Par contre, la Perle, qu'est-ce que c'est sombre Sad .
Revenir en haut Aller en bas
Burlybunch
Agilité postale
avatar

Messages : 870
Inscription le : 29/09/2007
Localisation : Ci et là

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 22:56

Nezumi a écrit:
Tortilla flat, je te le conseille! Comme dans les histoires de Monterrey (Rue de la sardine, Tendre Jeudi), on y suit un groupe d'amis sans le sou. Malgré la précarité de leur vie, le ton est plutôt joyeux.

Par contre, la Perle, qu'est-ce que c'est sombre Sad .
je note, merci :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chatperlipopette
Zen littéraire
avatar

Messages : 7679
Inscription le : 24/02/2007
Age : 53
Localisation : Bretagne

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 23:04

Merci d'avoir réparé cet oubli cheers
La honte sur nous Embarassed
Mon premier contact littéraire avec Steinbeck fut au collège, en 3è, avec la lecture de "La perle"...un grand souvenir!
Je me souviens que la plupart de mes camarades de classe avaient détesté et ont été vaccinés de ses écrits!
Il faudrait que je le relise ce brave homme Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chatperlipopette.blogspot.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: John Steinbeck   Sam 29 Sep 2007 - 23:12

Chatperlipopette a écrit:

Mon premier contact littéraire avec Steinbeck fut au collège, en 3è, avec la lecture de "La perle"...un grand souvenir!
Je me souviens que la plupart de mes camarades de classe avaient détesté et ont été vaccinés de ses écrits!

Moi aussi je l'ai lu au collège (4e), et comment dire...je n'avais pas du tout accroché Embarassed . Mais ma cousine préférée, mon mentor littéraire, m'a ensuite conseillé A l'Est d'Eden, et là j'ai adoré au point de dévorer toutes ses oeuvres d'un trait. Ca marche comme ça quand on est d'jeuns Rolling Eyes .
Revenir en haut Aller en bas
Hindie
Posteur en quête
avatar

Messages : 87
Inscription le : 01/12/2007
Age : 44
Localisation : Belgique

MessageSujet: Des souris et des hommes   Sam 1 Déc 2007 - 19:09

J'ai commencé à lire Steinbeck par un classique: "Des souris et des hommes"..
J'étais.. comment dire.. fascinée :)
❤
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
audrey
Posteur en quête


Messages : 66
Inscription le : 28/11/2007

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Dim 2 Déc 2007 - 13:32

De Steinbeck, je n'ai lu que Des souries et de hommes que j'ai adoré et je me suis arrêtée là. C'est idiot car j'ai La perle dans ma bibliothèque... honte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chatperlipopette
Zen littéraire
avatar

Messages : 7679
Inscription le : 24/02/2007
Age : 53
Localisation : Bretagne

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Dim 2 Déc 2007 - 16:02

"La perle" est le premier roman de Steinbeck que j'ai lu....j'étais en quatrième et ce fut une révélation cat
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chatperlipopette.blogspot.com
Sahkti
Envolée postale
avatar

Messages : 260
Inscription le : 21/11/2007
Age : 44
Localisation : Belgo-Suisse

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Mar 4 Déc 2007 - 14:54

Des souris et des hommes

On parle souvent de ce roman comme étant le récit d'une formidable amitié entre deux hommes. Oui, c'est certes le cas. George et Lennie vivront ensemble jusqu'au bout, ne se quittant pas, George protégeant Lennie qui s'abandonne complètement, en totale confiance, aux décision de son ami. Une amitié plus forte que la mort qui comporte cependant son lot de dureté et de difficultés. Tout n'est pas simple, Lennie est régulièrement un fardeau avec lequel George doit composer. Et George n'est pas non plus de plus faciles.
Au delà de cette fresque affective, on trouve aussi (et surtout) un portrait d'une certaine Amérique, l'Amérique profonde des rangers et des préjugés. Celle qui veut que les pauvres restent pauvres, les riches encore plus riches, les noirs et les infirmes remisés au placard. Un regard lucide et sans compromis sur une société récurrente dans toute l'oeuvre de Steinbeck, bien plus efficace qu'on long essai sociologique.
L'écriture est belle, car forte et familière. L'essentiel du texte est composé de dialogues, des phrases que tout le monde peut penser et prononcer, ça rend les personnages encore plus proches du lecteur et le récit très accessible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sahkti
Envolée postale
avatar

Messages : 260
Inscription le : 21/11/2007
Age : 44
Localisation : Belgo-Suisse

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Mar 4 Déc 2007 - 14:55

La perle

La misère est un thème cher et présent dans toute l'œuvre de John Steinbeck qui la place au centre de nombreux récits. Une misère qu'il dénonce, d'autant plus qu'elle n'est pas épisodique ou accidentelle mais endémique à la société. Notre monde est composé de telle sorte qu'il y a d'un côté les riches, de l'autre les pauvres et que personne ne fait rien, au niveau des gouvernements, pour que ce fossé grandissant disparaisse. La plupart des héros des ouvrages de Steinbeck sont des ouvriers ou des paysans miséreux, se tuant à la tâche et espérant un monde meilleur.
A côté de cela, il place l'espoir, c'est ce qui permet à la communauté indienne pauvre décrite dans "la perle" de survivre et tenir le coup. L'espoir dans un monde meilleur, l'espoir qui porte à but de bras et empêche de mettre fin à sa vie. Fil conducteur de la première partie, il occupe tous les esprits de Kino qui rêve d'être un jour riche et heureux.
Mais également la cupidité, à laquelle Steinbeck donne deux visages dans ce récit. Celui des marchands et du médecin qui ne pensent qu'à s'enrichir sur le dos des autres et veulent être de plus en plus riches. Celui des pauvres qui perdent la raison lorsqu'ils apprennent que Kino a trouvé la plus grosse perle de l'océan. Kino qui en est lui-même atteint quand il se met à rêver à tout ce qu'il pourra faire et acheter avec l'argent de la perle. Ses projets sont démesurés et son âme se pervertit au contact d'une fortune encore virtuelle.
Et Steinbeck n'arrête pas de dénoncer en si bon chemin. Dans ce texte figure aussi le thème de l'esclavage moral: il ne s'agit pas ici de soumission au sens physique du terme mais d'un asservissement de la communauté pauvre au profit des gens aisés. Pour tenter d'enrayer la misère qui les ronge, ces paysans et ces pêcheurs doivent se plier à de basses besognes et à des travaux humiliants. Ils tentent de garder la tête haute et fière mais les brimades sont quotidiennes et progressivement, un sentiment d'infériorité naît en eux, tout comme une impression de résignation et d'acceptation de ce monde à deux vitesses. Pauvres ils seront et pauvres ils resteront, ils n'ont pas le droit de devenir riches… ils en arrivent à penser cela et construire leur vie autour de ce principe savamment entretenu par la classe supérieure.
L'histoire de "La Perle" trouve ses sources dans un conte traditionnel Indien, de la région de Baja en Californie. Steinbeck l'a adapté en lui donnant une dimension contemporaine plus sociale et plus politisée. Ce qu'il ne manque d'ailleurs pas de faire pour chacun de ces textes, expliquant ainsi en partie pourquoi son œuvre, mettant en lumière la misère et le laxisme des autorités, a souvent heurté et dérangé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miss Tics
Posteur en quête
avatar

Messages : 92
Inscription le : 03/06/2007
Age : 44
Localisation : Bordeaux

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Dim 9 Déc 2007 - 17:24

La perle, oui, j'avais bien aimé. Mais mon histoire d'amour avec Steinbeck a commencé par Les raisins de la colère en 3ème !

Citation :
Le livre raconte l'odyssée d'une famille de paysans, les Joad, qui, ruinée par les tempêtes de poussière (Dust Bowl), par l'appauvrissement du sol et par la crise des années 1930, est contrainte de quitter l'Oklahoma et de venir chercher du travail en Californie. Peu à peu, affamés, traqués, exploités par les grands propriétaires, les émigrants voient la terre promise californienne se transformer en un vaste pénitencier. Mais on pourra constater tout au long du livre, que l'espoir n'a jamais abandonné cette famille. Ce livre représente la misère de l'homme par l'homme.

Wikipedia

Mais des Souris et des hommes, cela reste un livre bouleversant et vraiment marquant, peut-être son plus grand chef d'œuvre, non ?

En plus Malkovich a joué le rôle, alors... sourire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://misstics.canalblog.com
Milly
Main aguerrie
avatar

Messages : 529
Inscription le : 08/09/2007
Age : 40
Localisation : Paris

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Lun 28 Jan 2008 - 15:57

Je viens de terminer le roman de John Steinbeck : Des souris et des hommes. C'est un grand classique que je n'avais pas encore lu, hier j'ai donc enfin pris la décision de le lire, et pour tout dire je ne suis pas déçu.

Roman de l'amitié, roman de la vie, ce petit livre a sû me toucher au plus profond de mon être... Le personnage de Lennie (force et douceur à la fois) m'a profondément émue.

Moi qui ne suis pas amatrice des romans construient essentiellement en dialogues, j'ai été prise corps et âme par l'histoire et n'en suis sortie, à regret, que lorsque qu'ayant terminé la lecture de la dernière page, j'ai refermé ce chef d'oeuvre.

Autant dire, que je compte lire d'autres romans de Monsieur John Steinbeck.
Une belle découverte en ce qui me concerne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snark
Main aguerrie
avatar

Messages : 495
Inscription le : 11/05/2007
Age : 33
Localisation : ici

MessageSujet: Re: John Steinbeck   Lun 28 Jan 2008 - 18:36

Et la dernière page n'est pas la moins poignante... :)

Je trouvé Des souris et des hommes simple et touchant. Moi aussi j’ai bien aimé l’amitié qui rattachait Lenie et George; ou comment ces deux contraires se complétaient.

C'est le seul roman de l'auteur que j'ai lu... J'ai hâte de lire tes commentaires sur les prochains que tu liras; ils baseront mon prochain choix...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: John Steinbeck   

Revenir en haut Aller en bas
 
John Steinbeck
Revenir en haut 
Page 1 sur 8Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 Sujets similaires
-
» "Revivre à la campagne" de John Seymour (livre)
» John Wayne
» John Lennon
» John Q
» John Tshibangu etait une distraction. Il est en fuite et deja demandeur d'asile?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature nord américaine (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: