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 Gwenaëlle Aubry

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clairde
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MessageSujet: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeDim 30 Sep 2007 - 15:25

Gwenaëlle Aubry Gwenae10
"Notre vie s'use en transfiguration".

Je n'ai jamais été très douée pour parler de livres que j'ai aimé, je décrirai simplement ce qui s'en éxhale.
Beaucoup de fraicheur, de fluidité dans l'écriture, elle dépeind plusieurs tableaux contrastant tout au long de l'oeuvre beauté et laideur sous la forme d'articles de journaux, de contes, de satires, de portraits, de récits...
Elle fait en quelque sorte l'éloge de la laideur, mais la laideur dans le sens où les gens beaux de nos jours sont ceux que l'on voit dans les magazines vogue... et les laids représentent le reste de la société.
Elle parle de manière ironique de l'évolution de la beauté, de son influence ainsi que de la souffrance que l'on subit lorsque l'on sort de ce moule et des références qui régissent la société.
Son écriture est très poétique et très fluide, et elle fait souvent référence au poète Rilke.
Son livre se lit en quelques heures, et chaque nouvelle page est un plaisir pour l'esprit et les yeux, de plus il peut se lire et se relire sans suivre un ordre précis.

Elle a cité une phrase de Sartre qui résume l'impulsion de son livre:
«Je raconterai plus tard quand et comment j'ai fait l'apprentissage de la violence: découvert ma laideur »

Je vous le conseille à tous, même si c'est personnel, mais c'est l'un des rares livres dont le fond et la forme s'allient avec tant de richesse.
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Nathria
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeVen 31 Juil 2009 - 7:17

Présentation de l'auteur:ICI

Gwenaëlle Aubry Person10

Personne:
(Parution le 27 août 2009)

Un mot par lettre de l’alphabet. 26 mots pour un portrait :
Celui de son père François-Xavier Aubry.
Gwenaëlle Aubry nous parle de son père, un homme qui erre entre lucidité [Enseignant le droit public à la Sorbonne, conférencier à l'ENA, il a publié en 1998, un essai à la décentralisation (« La décentralisation contre l’état ») et travaillé à l'aménagement du territoire.] et folie [maniaco-dépressif, suicidaire]. Beaucoup de pudeur pour évoquer la relation fille-père, la difficulté d’aimer malgré la maladie, d’accepter l’autre même quand les démons intérieurs le rongent, de pardonner les absences en tant que père mais aussi en tant qu’individu, la difficulté de se positionner, de lâcher prise parce qu’on ne peut rien faire…
Ce n’est pas une leçon d’amour parce qu’on ne peut faire qu’avec ce qu’on a et ce qu’on est, c’est un partage intime.
Je suis particulièrement touchée par ce thème, j’aime l’écriture, j’aime le titre et la composition du texte. Une belle rencontre.

Extrait :

P38 : « Quand je disais «mon père », cette année-là, les mots tenaient bons, je ne sais pas comment le dire autrement, j’avais l’impression de parler la même langue que les autres, d’habiter un monde commun (alors que d’ordinaire, prononçant ces deux mots, je voyais s’ouvrir un écart infranchissable entre ce qu’ils devaient évoquer chez les autres et la représentation qu’ils devaient se forger à partir de l’image que je m’épuisais à projeter, la plus lisse, la plus innocente, la plus transparente possible, dans l’espoir, précisément, de couvrir cet écart, cet écart infranchissable entre les mots des autres et mon langage privé : « mon père », c’est-à-dire mon délire, ma détresse, mon dément, mon différent, mon deuil, mon disparu).»
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeVen 31 Juil 2009 - 12:05

clairdelune a écrit:

"Notre vie s'use en transfiguration".

Je n'ai jamais été très douée pour parler de livres que j'ai aimé, je décrirai simplement ce qui s'en éxhale.

Nathria a écrit:
« mon père », c’est-à-dire mon délire, ma détresse, mon dément, mon différent, mon deuil, mon disparu).»

Vos commentaires, Nathria et Clairdelune me donnent envie de me pencher sur ce livre...
Je n'aime pas les livres trop intimes, trop directement autobiographiques mais ce sujet m'interpelle aussi et l'extrait est très beau.
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Marko
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeLun 9 Nov 2009 - 20:23

Prix Fémina 2009 donc pour "Personne"... L'occasion de découvrir ce fil et de me donner envie de le lire sur un sujet intéressant...

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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Marie
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeLun 15 Fév 2010 - 0:53

Personne
Mercure de France

Citation :
C’était le premier Noël après sa mort. Nous étions réunis dans une grande maison de campagne avec l’autre famille, celle qui avait tout, l’argent le pouvoir la renommée, et le reste aussi, ce qu’il avait perdu et voulait tant retrouver, une vie sans menaces, sans catastrophe ni effondrement, ce n’était finalement, qu’un Noël de plus sans lui, l’année précédente nous étions allées le chercher dans un hôpital de la région parisienne, il avait obtenu une autorisation de sortie, nous l’avions emmené déjeuner, manger un couscous dans le bistrot le plus proche, il avait, je ne sais comment, réussi à trouver un cadeau pour ma fille, un Barbapapa en peluche rose, un an plus tôt il avait pis le train depuis Soissons, il était venu déjeuner chez moi, j’avais ouvert la porte et je l’avais découvert vieilli de vingt ans, les cheveux blanchis, portant canne et chapeau, et les vêtements de son père, nous avions déjeuné, échangé des cadeaux, je lui en avais voulu de n’avoir apporté à ma fille qu’un objet ramassé chez lui, un bois sculpté africain maladroitement emballé, je ne sais plus ce qu’il m’avait offert, ni même s’il m’avait fait un cadeau, le soir, comme chaque année, nous étions parties, nous avions rejoint la grande maison de campagne au bord de la rivière, le feu de bois dans la cheminée,le sapin illuminé, cherchant, dans cette chaleur, dans cette lumière, à l’oublier, à nous consoler de cette peine qui pourtant était sienne, voilà des années que nous n’avions pas passé ce soir de fête avec lui, présenté un numéro de claquettes, une scène de Molière ou de Meet me in St Louis, enfants, déjà, on nous transportait ces soirs-là d’une maison à l’autre mais dans les deux il y avait un sapin,un feu de bois, une famille, il était seul à présent, dans la salle de télévision aux murs verts et au linoléum crasseux, seul au réveillon des fous, riant de leurs bouches édentées, soufflant dans leur mousseux tiède, avec sur la tête, posés de travers, des petits triangles de papier, abandonné au bon cœur des infirmières, aux rires fêlés aux sourires borgnes des anormaux, des marginaux, seul avec eux qui mieux que nous l’entouraient,qui plus que nous peut être lui étaient proches, les fous dans les salles vertes des hôpitaux ,les clochards dans leurs tentes alignées sur les quais de Paris, même les bonnes années,c’était eux, qu’il allait,ces soirs-là, retrouver, même revenu pour un temps de l’autre côté, du côté des familles réunies au feu tiède de la normalité, il sortait, la nuit de Noël, pour aller à leur rencontre, partager avec eux de la dinde froide, lever un verre de mousseux dans une salle paroissiale, un réfectoire venteux de l’Armée du salut ou une cantine des Restaurants du cœur,non non, c’est très bien me disait-il et puis je vous ai vues à midi nous nous téléphonerons demain, alors nous partions rejoindre l’autre famille, la maison au bord de la rivière,la table opulente,les montagnes de cadeaux,cherchant à oublier cette peine qui pourtant était sienne, à nous en consoler au lieu de la soulager,ne nous disait-on pas que nous ne pouvions rien pour lui, que c’était à nous qu’il fallait penser, à nos vies qui prospéraient malgré tout à l’ombre de la sienne,l’avais-je assez entendue,cette injonction à l’indifférence, à la survie peut-être,aussi, appuyée sur une vérité première, c’est lui le père et toi l’enfant, mais précisément ,attablée avec l’autre famille devant la dinde fumante et les flûtes de champagne, je demeurais sa fille, il fallait bien quelqu' un pour recueillir le cadeau empoisonné de l’hérédité, en décharger les Rois mages, émissaires des royaumes perdus et des pères déchus, guidés, le long des quais de Paris, dans les hôpitaux de banlieue, par la sombre étoile de la mélancolie,sur son carnet, la veille de sa mort, il avait écrit en grosses lettres « Moi le père impuissant », il fallait bien quelqu' un pour honorer ce père-là, une part de moi au moins, enfantine, obscure, obstinée, pour le rejoindre à cloche-pieds dans la fête, la nef des fous, franchir le cercle bien clos qui si paisiblement excluait, honorer ,partager sa honte et son déshonneur, passer avec lui du côté de ceux qui, visage écrasé contre la vitre, regardent les fêtes auxquelles ils ne sont pas invités, les banquets abondants, les convives bruyants et chamarrés aux bouches grandes ouvertes pour happer un peu d’air comme des poisson dans un aquarium, d’autant que le silence, ce premier Noël après sa mort, était assourdissant, alors, au jour tombant, à l’heure où, réunis autour de la cheminée, réchauffés au feu tiède de la normalité, on devisait à mi-voix, échangeant des nouvelles, enfants, vacances, métier, des paquets de vie bien ficelés, à l’heure, entre chien et loup, où jadis nous lui téléphonions ( quel joli Noël j’ai passé grâce à vous mes chéries nous disait-il,je vais m’endormir en pensant à vous), au jour tombant j’ai brisé le silence, fait un pas de danse, un pas de côté, du côté des solitaires des clochards et des fous,du côté des morts dont on couvre la voix,du côté des sans-tombes qu’on ensevelit dans l’oubli, du côté des spectres fragiles qui ne demandent rien,rien d’autre qu’un souffle chaud pour prononcer parfois leur nom,rien d’autre qu’une buée légère sur la vitre qui protège les vivants ,un souffle, un signe qui ranime leur absence et pour un temps encore la sauve du néant, c’est pourquoi ce jour là j’ai prononcé son nom à haute voix, François Xavier Aubry, le Napoléon du Grand Nord, ai-je dit très fort, tandis que l’on feuilletait l’un de ces livres idiots que l’on offre ces jours-là, un dictionnaire des noms propres que quelque un avait ouvert à la lettre A, s’étonnant qu’il y ait tant d’Aubry au Québec, mais c’est, ai-je dit très fort, à cause d’un explorateur fameux venu de Saint-Malo, François Xavier Aubry, le Napoléon du Grand Nord, et le cercle de silence s’est refermé comme de l’eau stagnante sur la pierre que l’on vient d’y jeter, ils m’ont crue folle, peut être, ou maligne, inventant cette anecdote saugrenue pour les mettre mal à l’aise, pour les déranger, mais le deuil n’est pas la folie ni la fidélité, les fous sont ceux qui oublient et se refusent à nommer, et font, comme toujours,comme si de rien n’était,alors j’ai quitté la maison ,tiède et somnolente, et les cercles qui se formaient autour de ce nom tombé dans l’eau lourde du silence, à l’heure où jadis je l’appelais, je suis sortie dans le jardin,déjà sombre et pluvieux, descendue au bord de la rivière qui roulait des flots jaunes, je lui ai demandé pardon, du fond du cœur pardon,pardon une dernière fois d’avoir porté sa peine au lieu de l’alléger, d’en avoir souffert plutôt que de l’aimer, pardon d’avoir tant cherché à me consoler de lui.
( Je ne fais rien d’autre, finalement, écrivant ce livre, que prononcer son nom.)


Cette très longue phrase, plus de deux pages, est située au centre du livre de Gwenaelle Aubry, elle dit les regrets ,les remords, tout ce qui est perdu dans cette relation avec un père qu’elle aimait mais avait déjà perdu bien avant qu’il ne meure.







Citation :
On ne perd pas un père, encore moins un père qui était, ou qui s’était, lui-même perdu. C’est de son vivant, peut être, qu’on l’avait perdu, qu’on ne savait plus qui il était, où il était. A présent qu’il est mort, on réunit ce qu’il a laissé ,miettes et cailloux semés dans les forêts de son angoisse, trésors et épaves, on construit le vide, on sculpte l’absence, on cherche une fore pour ce qui, en nous, demeure de lui, et qui a toujours été la tentation de l’informe, la menace du chaos, on cherche des mots pour ce qui,toujours, a été en nous la part secrète ,la part muette, un corps de mots pour celui qui n’a pas de tombe, un château de présence pour protéger son absence.

Jusqu'à ses derniers jours, il rédigea des textes, certains très beaux, sur son mal de vivre, ses angoisses, ses rêves de galops et de désert africain. Il les rassembla dans une chemise sur laquelle il inscrivit : à romancer. C'est à quoi, aujourd'hui, s'est employée Gwenaëlle Aubry, dans une sorte d’abécédaire, chaque mot d’introduction étant une façon de parler de son père, Artaud bien sûr, mais aussi gisant, illuminé, Jean Pierre Léaud, Mouton noir, utopiste ..


Ce père, François Xavier Aubry, avait enseigné le droit public à la Sorbonne, donné des conférences à l'ENA, consacré, en 1998, un essai à la décentralisation et travaillé à l'aménagement du territoire.Longtemps, bien que depuis toujours mélancolique, il avait réussi à faire comme si. Jusqu’au jour de la première hospitalisation en milieu psychiatrique, et du diagnostic .
Comme si tout allait bien, c’est aussi ce qu’ont été obligées de faire ses filles , avec l’impression de l’abandonner de plus en plus ..

Ce livre , recherche pleine de doutes et d’interrogations sur un être humain dont la seule certitude était d’aimer ses filles, est magnifique et bouleversant.


En exergue:

Je n'écris pas pour dire que je ne dirai rien, je n'écris pas pour dire que je n'ai rien à dire. J'écris: j'écris parce que nous avons vécu ensemble,parce que j'ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps près de leur corps; j'écris parce qu'ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l'écriture; l'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie. Georges Perec


On doit porter le deuil pendant sept jours pour un mort, pendant tous les jours de sa vie pour un fou. Saint Augustin


Mais qui donc à la fin, toi, le fou?
Moi?
Antonin Artaud

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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Dernière édition par Marie le Mar 16 Fév 2010 - 0:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeLun 15 Fév 2010 - 23:58

Marie a écrit:
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Citation :
je lui ai demandé pardon, du fond du cœur pardon,pardon une dernière fois d’avoir porté sa peine au lieu de l’alléger, d’en avoir souffert plutôt que de l’aimer, pardon d’avoir tant cherché à me consoler de lui.
( Je ne fais rien d’autre, finalement, écrivant ce livre, que prononcer son nom.)


Cette très longue phrase, plus de deux pages, est située au centre du livre de Gwenaelle Aubry, elle dit les regrets ,les remords, tout ce qui est perdu dans cette relation avec un père qu’elle aimait mais avait déjà perdu bien avant qu’il ne meure.

Le long passage est très beau, et les dernières lignes bouleversantes...Tu me donnes envie de lire ce livre...
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeMar 16 Fév 2010 - 0:04

Citation :

Le long passage est très beau, et les dernières lignes bouleversantes...Tu me donnes envie de lire ce livre...
Oui, je crois qu'il te plairait.Il faut quand même que je corrige les fautes de frappe ..c'était long!!!

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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeMar 16 Fév 2010 - 16:49

Marie a écrit:
Citation :

Le long passage est très beau, et les dernières lignes bouleversantes...Tu me donnes envie de lire ce livre...
Oui, je crois qu'il te plairait.Il faut quand même que je corrige les fautes de frappe ..c'était long!!!

Oui, merci d' avoir recopié pour nous toutes ces lignes...Ca valait vraiment le coup... content
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeSam 8 Mai 2010 - 20:21

J'ai commencé Personne durant les environs 32 heures de bus (allée+retour) nécessaire à notre voyage à Berlin. Indépendamment de la fatigue, je n'en ai lu que quelques pages et pr l'instant je n'accroche pas. Au vue de vos commentaires je vais tt de même tenter de persévérer.
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MessageSujet: Re: Gwenaëlle Aubry   Gwenaëlle Aubry Icon_minitimeVen 23 Nov 2012 - 21:24

Partages

Gwenaëlle Aubry 97827110
Partages, Gwenaëlle Aubry
Mercure de France (30 Août 2012)
184 pages

4ème de couverture :
Citation :
En 2002, c'est la seconde Intifada. Sarah, Juive d'origine polonaise, née et élevée à New York, est revenue vivre en Israël avec sa mère après les attentats du 11 Septembre. Leïla a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Toutes deux ont dix-sept ans. Leurs voix alternent dans un passage incessant des frontières et des mondes, puis se mêlent au rythme d'une marche qui, à travers les rues de Jérusalem, les conduit l'une vers l'autre.
Partages est un roman sur la communauté et sur la séparation, sur ce qui unit et divise à la fois. Sœurs ennemies, Leïla et Sarah sont deux Antigone dont le corps est la terre où border et ensevelir leurs morts.


Partages, un livre qui se partage entre Leïla et Sarah, un livre, qui partage deux visions, deux destins, deux religions, deux familles, deux peuples.
Ce roman tragique, et fort, ne laisse pratiquement pas de répit au lecteur. Les phrases longues, et complexes agrippent et touchent par la sensibilité extrême qui s’en dégage.
Partages, ce sont deux jeunes filles de 17 ans d’une même terre, et d’une même ville que tout oppose et pourtant… Elles ne se connaissent, apprennent la même histoire, mais racontée différemment, Elles souffrent, chacune à leur manière.
Elles se partagent la narration, dans leur quotidien, pour commencer, puis dans ce qu’elles ont de plus viscérale en revenant sur leur histoire, et celle , douloureuse de leurs familles respectives. Jusque dans la tragédie leur voix se répondront jusqu’à se mélanger par le biais d’une construction élaborée, et d’une écriture plus chaotique, et moins conventionnelle.
Il y a comme un effet miroir dans la structure de ce livre ; ce qui lui donne une dimension particulière.
Partages, parce que Gwenaëlle est partagée, sans juger, sans prendre parti. Plutôt que mettre en avant le conflit politique, c’est dans le quotidien de ces familles que nous appréhendons ce qui se passe, que nous apprenons la peur.
Gwenaëlle Aubry apporte une infinie tendresse pour ces deux jeunes filles avec une écriture forte, et imagée, presque viscérale.
Mes coups de cœurs littéraires sont rares, et cette rentrée tout particulièrement. Partages est de ces livres qui ne s’oublient pas. Tout comme le moment de partage avec l'auteur au Livre sur la place en septembre dernier.


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