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 Elizabeth George

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MessageSujet: Elizabeth George   Mar 2 Oct 2007 - 14:08

Elizabeth George ou le polar à l’anglaise




Biographie :

Suzan Elizabeth George est née le 26 février 1949 à Warren (Ohio, États-Unis). Ses parents déménagent dans l'Ouest des Etats-Unis lorsqu'elle a 18 mois et se fixent en Californie près de San Francisco dans l'actuelle Silicon Valley. Elle fréquente les universités de Los Altos Hills et de Riverside (Californie) où elle obtient une maîtrise d'anglais et un DEA de psychopédagogie. Dès l'âge de sept ans, elle manifeste un goût prononcé pour l'écriture. En 1966, elle a alors 16 ans, elle fait un voyage scolaire au Royaume-Uni sur les traces de Shakespeare. Ce voyage éveille en elle une passion pour la Grande-Bretagne qui ne s'est jamais démentie depuis.

Elle commence sa carrière professionnelle comme professeur au collège de Santa Ana mais change rapidement d'établissement pour intégrer, en tant que professeur d'Anglais, le College de la ville d'El Toro (aujourd'hui appelée Lake Forest) en Californie. Elle y reste jusqu'à la fin de sa carrière d'enseignante. Au cours de ces années d'enseignement, elle s'est distinguée par son soutien envers des étudiants en difficulté scolaire et par son éclectisme: de Shakespeare à la littérature moderne, en passant par le roman policier. Edgar Allan Poe, Agatha Christie et P.D. James ont été disséqués avec ses étudiants, ce qui explique ses grandes connaissances dans le domaine des romans policiers. Elizabeth George quitte l'enseignement après treize ans et demi. Elle publie son premier roman "Enquête dans le brouillard" chez Bantam Books. Elle rejoint alors le "Community College" où elle enseigne les techniques de l'écriture pendant quelques années. Elle ressent alors la nécessité impérieuse d'avoir du temps libre pour écrire ses romans. Elle enseigne très épisodiquement dans différentes universités (Vancouver, Oxford, Californie…).

Elizabeth George s’est donc spécialisée dans l'écriture de romans policiers "à l'anglaise". Ses histoires sont centrées sur deux policiers, l'inspecteur Thomas Lynley, également huitième comte du titre des Asherton, beau, élégant, riche, bon, plein de compassion, et le sergent Barbara Havers, issue d'une banlieue crasseuse de Londres, et convaincue que tous les maux dont souffre la société sont dus de près ou de loin à la Noblesse.
Outre ces deux personnages, ce qui rend les romans d'E.G. si intéressants est son style particulier, le langage qu'elle emploie, et surtout, une attention particulière portée à la psychologie des personnages que l'on rencontre tout au long de la lecture. Les personnages sont profondément humains, ayant tous leurs faiblesses, et les assassins, bien souvent, ne ressemblent en rien aux méchants typiques, si bien qu'on leur cherche des circonstances atténuantes, leurs crimes apparaissants comme la suite logique d'une succession d'actions et non comme un acte monstrueux.


Bibliographie :

• Enquête dans le brouillard, 1990 (A Great Deliverance), Page 3
• Le Lieu du crime, 1992 (Payment in Blood)
• Cérémonies barbares, 1993 (Well-Schooled in Murder)
• Une douce vengeance, 1993 (A Suitable Vengeance)
• Pour solde de tout compte, 1994 (For the Sake of Elena)
• Mal d'enfant, 1994 (Missing Joseph)
• Un goût de cendres, 1995 (Playing for the Ashes)
• Le Visage de l'ennemi, 1996 (In the Presence of the Enemy)
• Le Meurtre de la falaise, 1997 (Deception of his Mind)
• Une patience d'ange, 1999 (In Pursuit of the Proper Sinner), Page 1
• Mémoire infidèle, 2001 (A Traitor to Memory)
• Un petit reconstituant, 2003 (The Evidence Exposed)
• Un nid de mensonges, 2003 (A Place of Hiding), Page 3
• Troubles de voisinage (Good Fences aren't always enough : Une bonne clôture ne suffit pas toujours), Pocket, édition bilingue, 2004
• Sans l'ombre d'un témoin, 2005 (With No One as Witness)
• Anatomie d'un crime, 2007 (What came before he shot her), Pages 1, 2
• Le Cortège de la mort, 2010 (This Body of Death), trad. Anouk Neuhoff, Page 4
• La Ronde des mensonges, 2012 (Believing the Lie), Page 4




Avis personnel :

Les romans d’Elisabeth George peuvent se lire individuellement, chaque roman étant une histoire complète, avec aboutissement de l’enquête en cours à la fin de chaque tome.
Toutefois, nous suivons l’évolution de la vie privée et de la carrière de nos deux enquêteurs tout au long des tomes. Il n’est donc pas superflu de suivre les tomes dans l’ordre chronologique.
Ce que j’apprécie avant tout dans les romans d’Elisabeth George, c’est que chaque roman explore de fond en comble une problématique individuelle ou un fait de société, ce qui a dû nécessiter un travail de recherche et de documentation minutieux de la part de l'auteur.
L’analyse psychologique des personnages est aussi très finement ciselée, l’auteur n’a pas un DEA en psychopédagogie par hasard…

A voir :

Le site d'Elisabeth George
Les polars au féminin
Polar de femme


Dernière édition par le Mar 2 Oct 2007 - 20:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Une patience d'ange   Mar 2 Oct 2007 - 16:14

Une patience d'ange




Résumé :

En promenant son chien dans la lande, près du cercle de pierres de Nine Sisters Henge, une vieille dame découvre le cadavre d'un jeune homme, poignardé. À quelques pas de là, la police trouve un deuxième corps, celui d'une jeune femme tuée d'un coup violent à la tête.
Les deux victimes se connaissaient-elles ? Y a-t-il un lien entre les deux crimes ?
Pour la première fois, Lynley et Havers enquêtent séparément. Le huitième comte d'Asherton et l'inspectrice la plus moche de Scotland Yard vont devoir démêler les fils d'une histoire terriblement complexe, qui les mène à de surprenantes découvertes. Loin, très loin des contrées sauvages et romantiques du Derbyshire...

Critiques :

Citation :
Une série de macchabées au milieu des pierres levées du Derbyshire. Miss George est la plus british des Américaines.

Prendre un appel téléphonique qui ne nous est pas destiné, c'est parfois signer notre arrêt de mort. Les deux cadavres d'Une patience d'ange sont là pour en témoigner. Lieu du crime: la lande la plus vaste et la plus désolée du Derbyshire, Grande-Bretagne. Pas n'importe où sur le site: dans une enceinte néolithique, avec colonne calcaire et pierres levées. Rituel macabre sur dolmen réservé? Un précédent roman de l'auteur s'intitule Cérémonies barbares...

Première victime: un jeune artiste conceptuel, frimeur, mythomane, Terry Cole. Poignardé. Sous le corps, un amoncellement de lettres anonymes, menaçantes; en est-il l'auteur, ou le destinataire? Cent cinquante mètres plus loin, le second cadavre: celui de Nicola Maiden, héritière d'une riche famille de la bonne société du cru. Crâne fracassé à coups de pierre. Les deux assassinats ne se ressemblent pas. Nicola et Terry se connaissaient-ils? Et quel rapport entre ces morts de septembre et le suicide, en juin, dans le West End londonien, d'un célèbre librettiste de comédies musicales?

Elizabeth George signe ici son dixième, et meilleur, roman. C'est un cas: native de l'Ohio, installée en Californie, elle s'est spécialisée, depuis Enquête dans le brouillard, grand prix de littérature policière 1990, dans le roman criminel de tradition britannique, sans avoir jamais mis les pieds en Angleterre. Ses «à la manière de», riches en faux-semblants, pervers, méticuleux, sont un enchantement. Les suspects n'y manquent pas, fiancés éplorés, mères pudibondes, rivaux amers. Non plus que les découvertes concernant les défunts. Ainsi croyait-on Nicola stagiaire chez un financier d'un quartier branché. Coup de foudre à Notting Hill? Plutôt coups de fouet à 1 500 livres la nuit.

Miss Maiden (1) la mal nommée officiait en effet dans le SM trashy, mais haut de gamme. Occasion de nous démasquer Londres en capitale de la douleur tarifée: piercing, cravaches, piloris, cages de fer. Clou de la visite: l'extenseur de testicules, instrument mal connu qui tient dans le livre un rôle dominant...

Elizabeth George est une reine du crime d'un genre spécial. Par ses folles intrigues, elle défrise Ruth Rendell, met à P. D. James une combinaison en latex et des talons aiguilles à Agatha Christie, entraînant l'univers de ces dames, et leurs lecteurs, du côté d'Almodovar. Il y a pire esclavage.
Michel Grisolia pour l’express livres


Extrait :

Citation :
Julian Britton était conscient que, jusqu'à maintenant, sa vie se résumait à fort peu de choses. Il élevait ses chiens, gérait le domaine familial en piteux état et, jour après jour, sermonnait son père pour l'empêcher de boire. C'était à peu près tout. Il n'avait réussi à rien si ce n'est à vider force bouteilles de gin dans l'évier. Et aujourd'hui, à vingt-sept ans, il avait l'impression que son existence était marquée du sceau de l'échec. Mais ce soir, pas question de se laisser influencer par ce bilan négatif. Ce soir, il lui fallait réussir. Faire triompher son point de vue.

Il commença par s'occuper de son apparence, s'examinant sans complaisance dans la psyché de sa chambre. Il releva le col de sa chemise, chassa d'une pichenette un fil resté collé sur son épaule et fronça les sourcils. Il fixa son reflet dans la glace, s'efforçant de donner à ses traits l'expression qu'il souhaitait leur communiquer. Il fallait qu'il ait l'air sérieux. Absolument sérieux. Inquiet aussi, oui, parce que l'inquiétude était raisonnable. Mais en aucun cas il ne devait sembler bouleversé.

Mon avis :

Ce roman explore le milieu SM. Elizabeth George a dû bien s’amuser en se documentant sur le sujet !
Comme toujours, l’analyse psychologique de tous les intervenants occupe une place prépondérante dans le roman, qui compte plus 650 pages !
Adeptes de thrillers époustouflants, passez votre chemin, ici on decante un à un tous les comportements et attitudes des personnages avec beaucoup d’attention et minutie.
Un bon Elizabeth George, mais qui n’évite pas toujours certaines longueurs …
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 2 Oct 2007 - 16:30

Pour l'instant j'ai lu jusqu'au 7e inclus (Playing for the Ashes), presque toujours avec plaisir. Comme beaucoup de lecteurs, ce qui me plaît chez cet auteur, c'est de suivre l'évolution des personnages de roman en roman et en particulier celle de Barbara Havers. J'avoue que j'ai parfois sauté des passages de la fameuse analyse psychologique parce que je la trouvais redondante, surtout les déchirements amoureux du quatuor Simon/Deborah/Linley/Helen. Mais les descriptions de divers milieux sont vraiment bien réussies, on est dans la lignée d'une PD James, en moins corseté.
Mon préféré jusqu'ici: Playing for the Ashes (Un goût de cendres), et celui que j'ai aimé le moins: Payment in blood (un huis-clos trop classique à mon goût, presque une partie de Cluedo ^^).
Je vais me remettre à la série, d'ailleurs...Le prochain sera donc In the Presence of the Enemy
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 2 Oct 2007 - 17:36

Et tu les lis en anglais en plus ! cheers

Pour ma part, je n'en ai lu que 4, dont les deux avant-derniers.
Je n'ai donc pas suivi l'évolution des personnages principaux depuis le début mais j'arrive tout de même à suivre sans trop de difficultés.

J'ai déjà lu à multiples reprises que ses deux premiers romans n'étaient pas les plus réussis, trop typés et trop ressemblant à Agatha Christie ...
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 2 Oct 2007 - 20:06

Je n'en ai lu que deux, mais j'avoue que j'ai aimé l'ambiance 'so British' de ces policiers ! Etonnant pour une américiane de pouvoir recréer cette atmosphère. J'aime bien P.D. James aussi pour l'ambiance British et Minette Walters pour le psychologie subtile des personnages.

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'Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense.' - Haruki Murakami.
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MessageSujet: Anatomie d'un crime   Mar 2 Oct 2007 - 20:48

Anatomie d'un crime



Sortie du dernier roman d'Elizabeth George ce 4 octobre 2007 : Anatomie d'un crime cheers

Résumé :

L'épouse d'un policier de Scotland Yard est abattue par un adolescent dans la rue devant chez elle. Acte gratuit ? Non. Mais quel est le lien entre la digne lady Helen et Joel Campbell, jeune métis livré à lui-même dans une cité du nord de Londres ? Pour protéger son frère et sa soeur, ce garçon sérieux et responsable a conclu un pacte terrifiant, qui, au bout du compte, l'a amené devant la porte de lady Helen.

Critiques :

Citation :
Condamné à tuer
Avec talent, Elizabeth George dissèque la logique d'un meurtre.


Dès la première page, on sait qu'un meurtre va être commis par le jeune Joël Campbell.

Elizabeth George l'expose en quelques lignes. Elle n'y reviendra que cinq cents pages plus loin. Entre-temps, c'est la vie quotidienne de la famille Campbell et son cheminement progressif et inévitable vers la tragédie finale qu'elle va développer.

Dans n'importe quel manuel du parfait auteur de polar, ce type de construction serait banni : pas de suspense, pas d'action, pas de résolution. Pourtant, la romancière réussit le tour de force de passionner son lecteur, incapable de lâcher le livre et le destin des héros.

Depuis son premier roman, en 1988, Enquête dans le brouillard, Elizabeth George préfère savoir "pourquoi" un crime se produit et non "comment". Ses assassins ne sont pas des êtres désincarnés mais des hommes, des femmes et surtout des enfants emportés par un destin contraire comme des feuilles mortes dans les parcs londoniens qu'elle affectionne particulièrement.

Cette fois, la romancière pousse les choses à l'extrême. Eliminant l'action principale, elle se concentre sur l'environnement des enfants Campbell.

Abandonnés par leur grand-mère qui les élevait seule après la mort de leur père et le placement de leur mère en hôpital psychiatrique, les trois gamins se retrouvent chez leur tante. La jeune femme est célibataire et complètement désarçonnée devant ses neveux. En dépit de sa bonne volonté et celle des services sociaux, elle ne pourra rien pour les guider. Ness, quinze ans, plonge dans la drogue pour oublier sa vie. Toby, quatre ans, va s'enfoncer dans le handicap mental. Joël, douze ans, le plus intelligent, tente de sortir du bourbier mais le monde de la rue va le rattraper, entre la violence des gangs et la bêtise de certains ados prêts à tout pour se vanter devant leurs copains.

Dans le monde où vivent les Campbell, explique Elizabeth George, aucune échappatoire n'est possible. Un constat terrible que l'auteur veut nous enfoncer dans le crâne, avec le talent d'une romancière qui, si elle n'a pas le pouvoir de changer la société, tient à en dénoncer précisément les erreurs.
Critique de C.F. de Lire du mois d'octobre 2007



Extraits :

Citation :
C'est un trajet en bus qui marqua l'entrée dans le crime de Joel Campbell, onze ans à l'époque.

Citation :
Des semaines durant, leurs journées avaient suivi un certain rituel. Le matin, elles se retrouvaient chez Six, dont la mère était partie travailler, le frère à l'école et les deux soeurs au lit quand elles ne traînaient pas chez leurs aînées qui, avec leur progéniture, habitaient dans deux autres cités du coin. Ness, Natasha et Six en profitaient pour se coiffer, pour se faire les ongles, se maquiller et écouter de la musique à la radio. Elles mettaient le nez dehors après onze heures et demie, explorant les possibilités qu'offrait Kilburn Lane, où elles essayaient de piquer des cigarettes chez le marchand de journaux, du gin à la boutique d'alcools, des vidéos d'occasion chez Apollo Video, et tout ce qui leur tombait sous la main chez Al Morooj Market. Ces tentatives de chapardage n'avaient qu'un succès limité car, dès qu'elles se pointaient, elles éveillaient les soupçons des propriétaires. Ces derniers les menaçaient de les dénoncer pour absentéisme scolaire.
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Marie
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 23 Oct 2007 - 19:21

Je suis Elisabeth George depuis son premier livre traduit, le meilleur, Enquête dans le brouillard .
Le meilleur car c'est là qu'elle campe ses personnages et qu'elle fait très bien comprendre les a prioris ( souvent justifiés, mais pas toujours...) à propos des classes sociales. C'est très finement analysé. Et Enquête dans le brouillard posait très intelligemment beaucoup de problèmes, dont celui de l'inceste.
Bien sûr, dans les suivants, j'ai souvent trouvé des longueurs. Mais peu importe, les thèmes abordés étaient toujours intéressants, et j'adore les personnages récurrents, je m'y attache!
C'est pour cela que je lui en voulais beaucoup d'avoir tué Lady Helen dans Sans l'ombre d'un témoin". Attendez, ça ne va plus. Ils ont mis au moins 3 volumes ( de chacun au moins 500 pages, tout de même...) à se marier, ces deux -là, Lindsey et Helen, elle est enceinte, et pouf, elle se fait trucider sur le pas de sa porte.
Là j'ai dit non, ce n'est pas possible d'être aussi cruelle avec ses personnages!
Et je me suis demandé quel était son but... et voici donc Anatomie d'un crime .( traduit de l'anglais, Etats-Unis par Dominique Wattwiller- Presses de la Cité).
Je n'ai jamais considéré les romans d'Elisabeth George comme des romans policiers, mais plutôt comme des romans de société, très descriptifs donc de différents milieux sociaux ( elle est particulièrement convaincante dans le personnage de Barbara Havers).
Ici, il s'agit d'une dissection ( le titre original est What came before He shot her, mais la traduction française, Anatomie d'un crimedit bien ce qu'elle veut dire) d'un destin à peu près-et tragiquement- tracé d'avance. Et c'est très bien vu, tout y est, sans manichéisme d'aucune sorte.
Sauf que c'est reparti.... Si elle ne me sort pas dans le prochain volume ce pauvre jeune et gentil Joël de ce bourbier , je vais encore lui en vouloir... Cool
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 23 Oct 2007 - 19:38

C'est le seul d'elle que j'ai dans ma biblio...Enquête dans le brouillard.
Je ne suis pas du tout polars, mais vous m'avez donné envie à force d'en parler, et là te lire m'a carrément convaincue .
So, décidé, après La femme en vert, je m'y mets !! miammiam
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mar 23 Oct 2007 - 22:03

J'ai hâte de lire le petit dernier également, d'autant plus que je n'ai pas encore lu un Elizabeth George cette année !
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Mer 24 Oct 2007 - 11:49

Et vlan....un auteur de plus à découvrir! Il va falloir que j'arrête de pianoter sur le forum et sur les blogs sourire
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Sam 1 Déc 2007 - 20:48

Je viens de terminer Anatomie d'un crime cerclé par Marie (merci Marie).
Ce dernier roman de l'auteure se distingue de ceux que j'ai lus précédemment : il n'est plus question de crime à élucider ni de criminel à rechercher à partir d'indices que décèlerait l'enquête menée par nos deux compères de Scotland Yard.
Pour rappel, le précédent roman Sans l'ombre d'un témoin se terminait sur l'assassinat par balle de Lady Helen, épouse enceinte de son époux l'inspecteur Lindsey.
Anatomie d'un crime, roman de 500 pages, va décrire avec minutie tout ce qui a précédé cet acte, à savoir pourquoi et comment un enfant d'à peine une dizaine d'années a pu se retrouver face à Lady Helen pour commettre l'irréparable.
Elizabeth George se livre à une étude familiale, psychologique et sociale phénoménales.
Les amateurs de polars classiques ne vont pas y trouver leurs comptes mais les amateurs de Dickens vont se délecter.


Dernière édition par le Sam 26 Jan 2008 - 12:03, édité 1 fois
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Marie
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Sam 1 Déc 2007 - 23:15

Citation :
Elizabeth George se livre à une étude familiale, psychologique et sociale phénoménales.
Oui..elle l'avait déjà fait en décrivant la famille d'un de ses personnages centraux, Barbara Havers. Elle a l'art du détail, Elisabeth George...
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Dim 2 Déc 2007 - 10:45

Je ne l'ai pas lu... te souviens-tu du titre Marie ?
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audrey
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Dim 2 Déc 2007 - 13:37

Intéressant tout ça. Je savais bien qu'en m'inscrivant sur ce forum j'allais enter dans un lieu de perdition Wink Razz
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Marie
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MessageSujet: Re: Elizabeth George   Dim 2 Déc 2007 - 20:14

Citation :
. te souviens-tu du titre Marie ?
Je crois que c'est dans Enquête dans le brouillard . La première fois que Linley et Havers travaillent ensemble, et la rencontre de deux mondes.
Et il y a une partie de ce livre qui décrit le quotidien de Barbara Havers, la misère affective qu'elle connait sur le plan familial ( ce qui expliquera plus tard son attachement à son équipe de travail, même si au départ elle ne les supporte pas..), sa culpabilité incessante, c'est un très beau personnage, Barbara Havers,très ambigu, et je crois qu'il faut , pour le voir, lire ce premier épisode !
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Elizabeth George
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