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 Gabriel Garcia Marquez [Colombie]

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bix229
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeSam 16 Mar 2013 - 14:50

GrandGousierGuerin a écrit:
Quel plaisir de se réchauffer à la luxuriante chaleur de Garcia Marquez en ce triste samedi hivernal !
Quelques souvenirs, mais surtout impressions, me sont revenus par bouffées de ma lecture de Cent ans de solitude ...
Je crois que je vais me laisser tenter par L'amour au temps du choléra ...
Un avis ?

Je te conseille L' Automne du patriarche, qui a été publié peu après Cent ans de solitude et que j' aime autant, et aussi les nouvelles de L' incroyable et triste histoire de la candide Erendira...
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 13 Oct 2013 - 20:40

Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Garcia10

Lecture du samedi au soleil.

Déjà lu il y a quelques années, j'en gardais un très bon souvenir, j'aurais peut être mieux fait d'en rester là ?

LaurenceV a écrit:
Ce que j'ai ressenti lors de cette lecture ? Je ne sais pas trop. J'ai été emportée par cet homme attachant, finalement. Mais je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions. Je n'ai pas ressenti son chagrin d'amour, sa 'maladie d'amour'. J'ai juste vécu une situation. J'ai suivi l'aventure de cet homme, vécu un peu de sa vie.
[...]
Je ne regrette pas cette lecture, elle est à conseiller mais ne vaut pas tellement le détour si d'autres livres nous appellent.
Voilà.

Il y a de belles choses, une certaine vision de la vieillesse, de la tendresse mais... mais.

Je le relirai à 90 ans.


" La morale aussi est une affaire de temps, disait-elle avec un sourire malicieux, tu verras. "

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 13 Oct 2013 - 21:50

Heyoka a écrit:
Je le relirai à 90 ans.
rire 
On attend ton commentaire !
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeLun 14 Oct 2013 - 9:14

Heyoka a écrit:
Je le relirai à 90 ans.
mdr2 
Je note dans mon agenda ... entre 10 et 11 donc car après je joue à dentier-bridge dentsblanches 
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 12 Jan 2014 - 19:51

L’amour aux temps du choléra

A la fin du XIX siècle, dans les Caraïbes, le jeune télégraphiste Florentino et l’écolière Fermina tombent éperdument amoureux. Mais la promesse faite ne sera pas tenue par Fermina qui va se marier avec le brillant médecin Juvenal Urbino. Que va devenir cet amour ? Vous le saurez si vous parcourez ce roman de presque 450 pages.
Tous les ingrédients pour un roman à l’eau de rose sont réunis. Mais Garcia Marquez réussit le tour de force de sublimer le tout par une écriture prenante et envoutante. Avec une ribambelle de personnages hauts en couleur et plus fantasques les uns que les autres dans une ville omniprésente et en déliquescence, on se laisse bercer par la nonchalance des heures de sieste qu’un orage tropical vient soudain balayer et redistribuer les cartes du même jeu immuable.
Lecture plaisante qui donne le goût de s’évader vers d’autres lieux en d’autres temps et qui pourrait réconcilier certains avec la lecture des gros pavés intimidants.
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 12 Jan 2014 - 20:03

Harelde a écrit:
L’amour au temps du choléra

Une ville portuaire des Caraïbes à la fin du XIXe siècle. Florentino Ariza, télégraphiste est éperdument amoureux de Fermina Daza à laquelle il est secrètement fiancé. Mais le père rêve d’un meilleur époux pour sa fille unique qu’il éloigne : « loin des yeux, loin du cœur ». Il en sera pour ses frais : les tourtereaux entament une relation épistolaire par télégraphe interposé durant les 18 mois que dure l’exil de mademoiselle.
Ce délai jugé suffisant par papa, Fermina Daza regagne la ville et le lecteur s’aperçoit que les espoirs paternels n’ont pas été aussi vains qu’on pouvait le croire : la première rencontre (fortuite, cela va de soi) des fiancés ne se déroule pas tout à fait comme Florentino (toujours aussi amoureux) l’avait rêvé. Mademoiselle trouve tout à coup le jeune homme qu’elle a eu le temps d’idéaliser bien fade et s’en détourne immédiatement. Elle épousera finalement un jeune médecin issu de la plus illustre famille du coin : Juvenal Urbino.
Commence alors une longue attente pour le petit télégraphiste qui choisit de changer de métier. Pour elle, il veut décrocher la lune : réussir dans la vie ; devenir riche et important. Mais pas par bravade mesquine ou par vengeance : pour elle. Simplement. Et un peu naïvement. Uniquement pour celle qu’il est décidé à attendre le temps qu’il faudra. Afin qu’elle soit fière de son ancien amour.
L’attente durera 50 ans.
Pendant ce temps, Florentino cumulera les maitresses (plusieurs centaines) et sanctionnera chacune de ses relations d’un compte-rendu sur fiche nominative dûment classée dans ses archives personnelles. Mais aucune de ces femmes n’est parvenue à le détourner de ses amours dévorantes comme il l’escomptait. Ce temps, il le met également à profit pour grimper patiemment mais surement les échelons de l’entreprise de son oncle, compagnie florissante de transport fluvial (la CFC) dont il sera directeur et propriétaire à la mort de son parent.
Un livre dans la lignée de Cent ans de solitude : foisonnant, avec des dizaines de personnages secondaires étoffant les trois personnages principaux. Une histoire partant en tout sens et abordant la politique chaotique de la région (les guerres civiles qui s’enchainent, à moins que ce soit toujours la même qui renaisse sans cesse de ses cendre), les conditions sanitaires déplorables du pays (les épidémies de choléra et de dysenterie qui servent aussi au gouvernement à masquer des morts violentes et embarrassantes), le progrès qui traverse peu à peu l’Atlantique en provenance de la lointaine Europe, les fameux transatlantiques dont les arrivées sont toujours remarquées. Et ce fleuve immense, sans rive, sur lequel navigue les bateaux à vapeur de la CFC, les forêts riveraines qui disparaissent inexorablement, brûlées dans les chaudières des navires, mettant en péril la navigation elle-même faute de combustible, la disparition toute aussi inexorable des lamantins et des caïmans du fleuve abattus par les chasseurs dilettantes désireux de tuer le temps durant la lente remontée du courant.
Un texte très dense comme l’est celui de Cent ans de solitude : des phrases très longues au vocabulaire recherché, des paragraphes très longs eux aussi au style résolument narratif. Un texte envoutant, magique et magnifiquement écrit. Un texte à la fois simple et complexe dans lequel fourmillent les détails et qui capte immédiatement l’attention du lecteur. Un lecteur pris par la langueur du climat tropical, du lent écoulement du fleuve, de la sacro-sainte sieste de l’après-midi. Langueur amoureuse de Florentino qui rêve Fermina Daza à chaque instant de son existence.
Superbe !
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 12 Jan 2014 - 20:37

GrandGousierGuerin a écrit:
Lecture plaisante qui donne le goût de s’évader vers d’autres lieux en d’autres temps et qui pourrait réconcilier certains avec la lecture des gros pavés intimidants.

Je ne me sens pas du tout visée.  rire 

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeDim 12 Jan 2014 - 23:09

Heyoka a écrit:
GrandGousierGuerin a écrit:
Lecture plaisante qui donne le goût de s’évader vers d’autres lieux en d’autres temps et qui pourrait réconcilier certains avec la lecture des gros pavés intimidants.

Je ne me sens pas du tout visée.  rire 
Ai-je été au moins convainquant ?
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeJeu 17 Avr 2014 - 22:54

Citation :
Gabriel Garcia Marquez est mort.

Le prix Nobel de littérature souffrait d'une pneumonie et d'un cancer lymphatique. Il avait 87 ans.

L'écrivain Gabriel Garcia Marquez est mort à son domicile, à Mexico, jeudi, à l'âge de 87 ans. Il était entouré de son épouse, Mercedes Barcha, et de leurs deux fils, Gonzalo et Rodrigo. Le romancier souffrait depuis la fin des années 90 d'un cancer lymphatique, compliqué récemment d'une pneumonie.
(Source : http://www.liberation.fr/culture/2014/04/17/gabriel-garcia-marquez-est-mort_999876 )
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeSam 26 Avr 2014 - 1:06

J'ai lu une citation excellente de G.G. Marquez dans "Le Monde des livres" du 25 avril 2014.

"Le jour où cela explose, il faut s'asseoir face à la machine à écrire ou bien tu cours le risque d'assassiner ta femme"
Lettre à son ami Plinio Mendoza,1967

Je veux lire "L'Automne du patriarche" !
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Mai 2014 - 11:38

Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Marque10 Cent ans de solitude

Le premier de la lignée est lié à un arbre et les fourmis sont en train de se repaître du dernier.

C'est autour de cette prophétie que Gabriel Garcia Marquez tisse son œuvre, une œuvre foisonnante, énigmatique, précieuse, une œuvre totale, qui tel un ouroboros géant se dévore la queue en un temps éternel.
Le temps immense et renouvelé d'une solitude de cent ans dans le village à construire, florissant puis ruiné de Macondo, dans cette jungle d'Amérique centrale peuplée de fourmis rouges et de bananeraie, de livres rares, de putains babyloniennes et de matrones françaises. Pendant qu'Aureliano crée de petits poissons en or dont il refond les corps quand ils arrivent au nombre fatidique de 17 (?), pendant qu'Ursula arrimée à sa ceinture de chasteté craint de mettre au monde un enfant à queue de cochon, le village se fait et se défait dans les fumées alchimiques de rêves étêtés. La folie de tous les hommes et les femmes qui forment la famille des Buendia (le bon jour, lui aussi éternel, solitaire et ironique) forme le canevas tarabiscoté et aussi brodé que le double linceul de Rebecca et d'Amaranta.

L'éternel retour du même est le thème constant d'un roman léger et plein de plomb. Aux 32 guerres perdues d'Aureliano s'opposent le pacifisme des José Arcadio jusqu'à ce que la naissance des jumeaux brouille les données fondamentales d'une famille vouée à la solitude, à l'amour et à l'oubli.

Et l'écriture n'est qu'une autre manière toujours recommencée d'écrire la même page, toujours réinventée en un livre sans début et sans fin dans lequel Le premier  de la lignée est lié à un arbre et les fourmis sont en train de se repaître du dernier.

Véritable tour de force aussi fascinant qu'intriguant, ce livre marque par son humour, sa liberté, son amour des êtres et sa moiteur.

J'avoue tout de même une petite préférence dans la démesure pour Terra Nostra de Fuentes dont l'effervescence et l'intrigue m'ont semblé encore plus excessives, fascinantes et inoubliables...

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Mai 2014 - 12:31

Joli commentaire qui me remet en mémoire ce livre fabuleux, et je pense subitement à un certain Melquiades qui rythme cette bourgade et qui un jour apporte la glace...

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Mai 2014 - 12:42

Igor a écrit:
Joli commentaire qui me remet en mémoire ce livre fabuleux, et je pense subitement à un certain Melquiades qui rythme cette bourgade et qui un jour apporte la glace...

et des parchemins illisibles... écrits en sanskrit sa langue natale... à travers l'histoire d'un village et d'une famille Garcia Marquez raconte le monde dans sa folle totalité.

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeJeu 3 Juil 2014 - 13:49

Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 41e0lc10


« De l’Amour et autres Démons »
Ce matin, profitant de quelques heures de liberté, je me suis rendu à la Fnac pour commander « Encore une fois, la mer » de Reinaldo Arenas qui est introuvable dans les bibliothèques de ma ville. Chose faite, je me suis attardé dans les rayons de la littérature sud-américaine, peu fournie, et de Gabriel Garcia Marquez : »De l’Amour et autres Démons ». En couverture : une tête de chien couleur de cendres, aux yeux jaunes avec une demi-lune au sommet du crâne et une éclipse de soleil dans le fond.
Intrigué, au dos de la couverture l’éditeur relate qu’en 1942 dans un couvent d’Amérique Latine (qui devait être rasé) on avait mis à jour les restes d’une adolescente (fille d’une famille noble enrichie dans le commerce des esclaves), morte au XVIII° siècle. Dans son cercueil  on avait retrouvé hormis quelques ossements, une superbe chevelure « vivante » de 22 mètres de long en parfait état de conservation.  Soupçonnée de rage ou possédée par le diable elle fut enfermée à douze ans dans un couvent de l’Inquisition. L’histoire racontée par l’auteur journaliste à l’époque est celle de cette jeune fille et de sa passion pour son exorciste.
Alléché par ces premières bribes j’achetais l’ouvrage et m’installais à l’ombre d’une terrasse de ma ville méditerranéenne  dans un petit air frais où la fumée de mon petit cigarre pas cubain malheureusement ne pouvait géner personne. Là à l’abri de la frime ambiante, seul, loin d’un soleil  synonyme de plage et de bronzette, bien calé dans ma nostalgie caraïbe accentuée par une lointaine musique antillaise je dévorai le tiers du bouquin en quelques minutes, moi qui d’habitude passe un temps fou à parcourir les romans leur préférant et de beaucoup les ouvrages historiques ou la poèsie.
Mais la poésie est présente dans ce livre de Garcia Marquez, et sa description du cadre de l’histoire (la ville portuaire de Carthagena de Las Indias) en Colombie sur la côte Caraïbe (eh oui décidemment…) nous plonge dans un univers baroque où la décrépitude d’un Empire colonial n’a d’égal que celle des parents de Sierva Maria de Todos los Angeles. Avec la richesse et la magie des mots de l’auteur nous plongeons dans la déliquescence de l’esclavage, le jeu de cache-cache des religions africaines (dont la Santeria).
J’ai dû me forcer à quitter ma lecture pour rentrer chez moi et vous ecrire ce message.
Amitiés…
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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitimeJeu 3 Juil 2014 - 17:33

ah mais voilà pourquoi je connais La Santeria ! Ce livre de Marquez est le tout premier de lui que j'ai lu (après vérification en 1996) et que j'avais littéralement adoré (cette histoire de chevelure blonde continue à hanter mes rêves) ! Alors bonne lecture I.T.Nayrant !

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MessageSujet: Re: Gabriel Garcia Marquez [Colombie]   Gabriel Garcia Marquez [Colombie] - Page 6 Icon_minitime

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