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 Jonathan Franzen

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Aeriale
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MessageSujet: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMer 10 Oct 2007 - 16:15

Jonathan Franzen A95

BIO
Après avoir passé son enfance à Saint Louis puis étudié au Swarthmore College de Pennsylvanie et à la Freie Universität de Berlin, Jonathan Franzen travaille quelques années à l'université d'Harvard en tant qu'assistant chercheur en géologie. Renonçant à sa carrière scientifique pour la littérature, il écrit pour le New York Times, puis publie les romans 'La 27e Ville' en 1988 et 'Strong Motion' quatre ans plus tard. S'il se risque à l'essai via 'Perchance to Dream. In the Age of Images, a Reason to Write Novels' en 1996, puis reçoit en 1998 et 2000 le Whiting Writer's Award et l'American Academy's Berlin Prize, c'est en 2001 qu'il se voit propulsé au tout premier rang de la littérature américaine avec 'Les Corrections'. Grâce à cette oeuvre située à mi-chemin entre la grande fresque familiale et la réflexion sociale, il est aussitôt remarqué par le magazine Granta, vu comme l'un des 'vingt écrivains pour le XXIe siècle' par The New Yorker et récompensé d'un National Book Award, prix américain équivalant au prix Goncourt. Après avoir publié un recueil d'essais intitulé 'Pourquoi s'en faire ?' en 2002, il revient en France en 2007 pour présenter ses mémoires à travers 'La Zone d'inconfort'. Travaillant d'arrache-pied et dans la réclusion la plus totale, Jonathan Franzen devra attendre 2009 pour voir 'Les Corrections' adaptées au cinéma par Robert Zemeckis.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

   1992 : La 27e Ville (The Twenty-Seventh City, 1988)
   2002 : Les Corrections (The Corrections, 2001)   Pages 5
   2003 : Pourquoi s'en faire ?
   2004 : La vingt-septième ville (The Twenty-Seventh City, 1988) Éditions de l'Olivier
   2007 : La Zone d'inconfort (The Discomfort Zone, 2006) Pages 1, 3
   2011 : Freedom (Freedom, 2010) Pages 1, 2, 4, 5, 6

Citation :
mise à jour le 30/04/2012, page 6

On a fait une Lecture en commun pour cet auteur



La Zone d'inconfort -Editions de l'Olivier -2007-

4ème de couverture
Citation :

On peut lire La Zone d'inconfort comme le négatif du roman autobiographique que Jonathan Franzen s'est toujours refusé à écrire. En effet, nous ne sommes pas ici dans l'élément romanesque, mais dans le récit d'apprentissage. Un récit tout en zigzag, dans lequel l'auteur des Corrections passe aux aveux. Qu'il parle de la vente de la maison familiale, de sa passion pour les oiseaux, de Charlie Brown, de la perte laborieuse de sa virginité ou d'un voyage en Allemagne, Franzen n'oublie jamais ce qui forme le thème central de toute son œuvre : la recherche éperdue de l'intimité. Quête inévitablement vouée à l'échec. La société, mais aussi la gaucherie fondamentale qui caractérise l'écrivain, font de lui une sorte de paria. A travers cet autoportrait d'un enfant de la classe moyenne, Jonathan Franzen trace la carte du Tendre d'une nation en grande partie disparue : l'Amérique turbulente des années 70, encore imprégnée de l'idéalisme qui s'effacera, sans doute définitivement, au cours de la décennie suivante. Avec humour, tendresse et férocité, Franzen déroule cette " histoire personnelle " dont la portée est universelle.


Dans ce roman plutôt recueil de nouvelles, l'auteur nous raconte son enfance et sa vie d'adulte en y mêlant souvenirs de scouts, émois amoureux et déboires familiaux Il jongle du passé au présent , de préoccupations récentes ( comme pour les canards sauvages et l'écologie en général ) en descriptions plus lointaines (la guerre du Vietnam ou l'oeuvre de Kafka étudiée à l'université) au cours d'anecdotes parfois désopilantes. Franzen se présente comme un anti-héros, empruntant la gaucherie sympathique et décalée de Charlie Brown, auquel il s'identifie dès son plus jeune age. Ce qui donne à son livre beaucoup de bonne humeur et une sorte de nostalgie tonifiante, entrainant le lecteur dans son sillage...
Il nous dresse ainsi un inventaire de ses experiences et de ses impressions, alliant l'intime et l'historique, le futile et le grave. On se balade au gré de ses réflexions sur l' Amérique des seventies et on sourit très souvent. Mais j 'y ai trouvé au final un manque d'homogénéité, de clarté. Beaucoup de thèmes réunis sous forme de chapitres s'entre-mêlent ainsi, mais cette avalanche de souvenirs et de pensées tous imbriqués m'ont en fin de compte déroutée, et finalement lassée.

Malicieuse, alerte et drôlissime parfois, emplie d'une dérision qui m'a souvent réjouie pourtant, j'ai rapproché son oeuvre de celles de ces auteurs américains très en vogue actuellement (Safran Foer, Krauss etc ) qui adoptent une construction hachée pour parler de leur passé, ce qui personnellement m'enlève une partie du charme.
D'autres y trouveront surement leur bonheur, c'est juste une question de style qui me dérange moi :| Mais ceux-là sauront surement mieux vous en parler que moi...
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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeLun 11 Aoû 2008 - 21:07

Je n'ai pas fini Les Corrections,entrepris il y a quelques années. Pourquoi,je ne m'en souviens guère.Simplement j'ai dû comprendre au bout de 300 pages que je ne comprenais pas.Cela arrive parfois.Ce qui me stupéfie c'est d'apprendre que Robert Zemeckis en tourne l'adaptation. Ces deux univers semblent à des années-lumière.
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 14:43

Bellonzo a écrit:
Je n'ai pas fini Les Corrections,entrepris il y a quelques années. Pourquoi,je ne m'en souviens guère.Simplement j'ai dû comprendre au bout de 300 pages que je ne comprenais pas.Cela arrive parfois
C'est une de ces énigmes qui me tracassent Bellonzo Wink
Pas pour Zemeckis, dont je ne connais pas assez l'univers, mais pour l'engouement d'une certaine critique pour Franzen.

Comme toi il y a des passages qui me sont passés à côté, dans La zone d'inconfort, et je sais que je ne suis pas la seule (ça me rassure un peu)
Il faisait partie de notre cercle de lecture ici, et on l'a retiré tant mon avis était partagé ...Rolling Eyes
Rébarbatif par endroits, drôle à d'autres, mais trop inégal , c'est certain!
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 14:54

Comme j'ai souhaité que ce fil reste dans la cave la plus profonde de Parfum... mais bon.. puisqu'il est là.. et puisqu'il y a des gens qui disent qu'on devrait aussi mettre son avis plutôt négatif - je ne vais plus me retenir.
Même si je dois en avant dire que je n'ai pas lu le livre de Jonathan Franzen - c'est surtout lui qui m'a fait un effet désagréable et je ne peux plus penser à lire quelque chose de lui.
Mais, j'en ai lu des critiques, des avis, des commentaires, des amis qui me faisaient des éloges, des amis qui me disaient combien ils détestaient - c'étaient comme si je l'avais lu.

Je voulais surtout revenir sur votre impression de n'avoir pas tout compris - j'ai une amie qui a vécu 25 ans à Washington, elle a travaillé pour des maisons d'éditions point de vue traduction et fait des exposés sur des auteurs européens (notamment Arno Schmidt) - ceci dit pour que vous sachiez qu'elle est vraiment DANS la langue Wink
Elle m'a dit qu'elle a essayé de lire ce livre - en anglais il avait apparemment utilisé des mots (pas un, pas deux - des tonnes) qui ne sont plus courant dans la langue parlé - et c'était pas pour 'sauver les mots' - mais surtout pour être reconnu comme L'Intelligence-même..
Merci Monsieur Franzen.. pas pour moi - surtout que je suis un tout petit méchante - mais à part son grand livre - il a apparemment un 'writers block' qui me réjouie quand même innocent

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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 15:04

kenavo a écrit:

Elle m'a dit qu'elle a essayé de lire ce livre - en anglais il avait apparemment utilisé des mots (pas un, pas deux - des tonnes) qui ne sont plus courant dans la langue parlé - et c'était pas pour 'sauver les mots' - mais surtout pour être reconnu comme L'Intelligence-même..
Merci Monsieur Franzen.. pas pour moi - surtout que je suis un tout petit méchante - mais à part son grand livre - il a apparemment un 'writers block' qui me réjouie quand même innocent
Oui, ce type parait assez prétentieux. Et pourtant, parfois, il se met lui-même dans des situations ridicules qui ne le glorifient pas, mais le rendent humain, lui ...the brain

C'est ça qui m'a accrochée finalement. Ces moments là m'ont beaucoup plu. Mais ils sont hélas noyés au milieu de digressions vraiment très...ennuyeuses disons sourire

Pour le reste, on voit surtout que son souci premier est de se détacher à tout prix de la masse, de faire original...
bonjour l'émotion innocent
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 15:15

aériale a écrit:
Pour le reste, on voit surtout que son souci premier est de se détacher à tout prix de la masse, de faire original...
bonjour l'émotion innocent
C'est cela.. vous connaissez probablement Oprah Winfrey - LA talk lady - et bien - elle a aussi une émission "The Book Club" - tous les mois elle parle de livres - et elle choisi normalement un livre qui va sortir en librairies avec cet 'atout' - choisi du book club de Oprah et l'auteur est invité..
Et bien - il a refusé que son livre a eu cette distinction et il ne voulait pas aller dans sa show..
Bon - dépendant de l'humeur on peut dire qu'il a bien fait parce qu'il ne voulait pas que son livre devient une 'surface de pub' pour l'émission de Oprah - mais d'un autre côté - s'il reproche à cette émission qu'elle fait surtout de la pub pour des livres 'people' - pourquoi pas être flatté d'avoir été choisi.. ce livre si intelligent?? Et donner la possibilité 'aux masses' de découvrir de la bonne littérature Basketball

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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 15:33

Je dois faire un petit ajout à mes commentaires: je parle du roman "Les corrections" - LE grand livre de ce monsieur innocent

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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 18:56

Nos PAL et autres LAL vous disent merci… Razz
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MessageSujet: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 19:19

Rien à dire sur Franzen, sinon qu'il a fait partie de ceux qui ont contribué
à refaire lire Paula Fox.
colibri
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeMar 12 Aoû 2008 - 19:21

bix229 a écrit:
Rien à dire sur Franzen, sinon qu'il a fait partie de ceux qui ont contribué
à refaire lire Paula Fox.
C'est le mérite que je lui laisse valoir diablotin

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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeVen 16 Sep 2011 - 20:16

Jonathan Franzen Jonath12

Comment faire pour bien faire ?
Pas facile de faire une commentaire sur ce pavé qui aura marqué ma rentrée littéraire.

Comme le dit la 4ème de couverture, Franzen s'est attaqué à l'anatomie d'un mariage et d'une famille.
Les tranches de vie s'étalent de la fin des années 70 (années de lycée et d'université de Patty, un des 3 personnages principaux) jusqu'à 2004, chronique d'un naufrage annoncé et nouveau point de départ.

Un trio, Patty basketteuse confirmée, Walter son mari écolo-progressiste (fervent défenseur de la paruline azurée) et Richard un ami de Walter, musicien underground, bénéficiant de l'aura qui va de pair avec ce statut en général, va évoluer et tisser la trame de ce roman hyper dense mais savamment construit où l'on ne se perd jamais, la cohérence étant une des qualités indéniables de cet auteur.

De quoi est-il question ?
De choix avant tout sur lesquels vont buter ces trois là, des erreurs commises (par les parents, un chapitre entier est consacré à ces erreurs) et des conséquences irrémédiables que ces erreurs vont entraîner sur tout un entourage, notamment sur Joey le fils de Patty (portrait saisissant de ce jeune républicain aux dents longues empêtré dans un amour de jeunesse et totalement en désaccord avec son démocrate de père).

Tout engagement sera sujet à discussions et heurts, que ce soit socialement, professionnellement ou dans sa vie intime.

Trois formules reviennent systématiquement dans ce récit:

Esprit de compétition
Estime de soi
Apitoiement sur soi

Tous les personnages principaux ou secondaires (car il y en a beaucoup) vont traverser ces trois phases, pas un n'y échappe.

Une grande force de ce livre réside dans l'absence totale de cliché et de facilité même quand Walter se livre à son combat écologique démesuré (surtout par rapport au naufrage de sa vie intime).

Un passage qui illustre ou sert de métaphore je l'espère, à un des propos majeurs du livre (Patty durant un match de basket, heurte une fille dans le camp des adversaires)




Patty était bien consciente qu'elle n'était pas un exemple de fair-play sur ce coup. Quelque chose s'était emparé d'elle parce que sa famille la regardait. Dans le break familial, d'une voix encore plus tremblante que d'habitude, sa mère lui demanda si elle était obligée de se montrer aussi.....agressive. S'il était absolument nécessaire de, eh bien de se montrer aussi....agressive. Est-ce que cela aurait gêné Patty de partager la balle avec ses coéquipières ? Patty répondit qu'elle n'avait eu absolument AUCUNE balle, dans le champ gauche. Et sa mère lui dit alors, "ça ne me dérange pas du tout que tu fasses du sport mais uniquement si ça peut t'apprendre la coopération et l'esprit de groupe", et Patty répliqua, "Alors il faut m'envoyer dans un VRAI centre où je ne serai pas la seule à savoir jouer ! Je ne peux pas coopérer avec des filles qui ne savent pas attraper une balle!" Et sa mère dit, "Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée d'encourager comme ça l'agressivité et la compétition. J'imagine que c'est parce que je ne suis pas fana de sport, mais je ne vois pas où est le plaisir dans le fait de vaincre quelqu'un juste pour le vaincre. Est-ce que ça ne serait pas plus amusant de travailler tous ensemble pour construire collectivement quelque chose ? ".


Je trouve que par ce court extrait (p.48 , il y en a 715), on peut déjà avoir une idée de ce qui attend Patty.
Bref ce n'est pas simple de résumer ce livre, mais il vaut le coup, essayez!
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeDim 25 Sep 2011 - 20:10

Il a aussi marqué ma rentrée littéraire. Ce livre m'a captivée même si l'envie me démangeait de taper l'héroïne (Patty) que j'ai trouvé agaçante. Ce livre me fait un peu penser à la série Desperate Housewiwes dans la façon de dépeindre la "bonne" mère de famille américaine, le décalage entre l'image qu'elle se donne auprès de son entourage et de ses voisins et ce qui est réellement une fois la porte du foyer close.
A noter le passage sur la vision childfree sur l'avenir de la planète si nous continuons à croître à cette vitesse. Je ne pensais pas trouver ça dans un livre de la rentrée littéraire.
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeDim 25 Sep 2011 - 20:26

Il y a de tout dans ce livre, c'est d'une richesse inouïe.
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeJeu 6 Oct 2011 - 16:10

Bon, eh bien encore une fois, j'ai un avis différent sur ce bouquin et mon personnage préféré était Patty (au moins Kenavo n'aime pas le monsieur, elle ne va pas ressortir son fouet) dentsblanches

Résumé de l'éditeur :

"Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce «bad boy» dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter -, Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l'histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.
Anatomie d'un mariage et d'une famille - les Berglund -, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c'est aussi un acte d'accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? se demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d'imposer cette même liberté par la force."

J'ai surtout trouvé ce roman extrêmement long. Et très américain, certaines références politiques et culturelles m'ont échappé alors qu'elles doivent être familières à bien des Américains, ce qui explique peut-être le succès de ce roman Outre-Atlantique ?
Les personnages sont assez attachants, surtout Patty, mais tous ont du mal à savoir ce qu'ils veulent, c'est énervant, et une grande partie d'entre eux a tendance à la dépression (qui se ressemble s'assemble ?).
Le début m'a presque fait décrocher, des querelles de voisinage banales et mesquines dans une banlieue américaine. Dès que Patty commence son propre récit (parce que le récit est à plusieurs voix), là j'ai accroché.
Mais le tout est terriblement long ! Comment le disent les Américains, TMI (Too Much Information). J'ai été suffisamment intéressée par cette famille bobo bien pensante pour poursuivre la lecture jusqu'à la fin, mais je ne vois pas vraiment pourquoi on a fait tant de foin autour de ce livre.
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MessageSujet: Re: Jonathan Franzen   Jonathan Franzen Icon_minitimeJeu 6 Oct 2011 - 17:00

Jusque là il n'y a eu que trois avis avec le tien c'est quand même pas énorme:

Là où je suis d'accord avec toi, c'est un peu le too much information
Qu'il soit très américain au sujet des références socio-culturelles ou politiques il ne peut guère en être autrement....

Par contre oui les personnages ont du mal à faire des choix, c'est là le thème central du roman et c'est ce qui m'a plutôt fait aimer ce livre, cette constante recherche d'estime de soi, voire de dépassement, cet esprit de compétition qui mine à un moment Patty qui effectivement sombre dans la dépression.

Et je trouve que les querelles banales de voisinage en disent long sur la suite des événements, elles sont au contraire le signe annonciateur d'un profond malaise dans ces banlieues américaines si policées où finalement tout dérape très vite et où le vernis laisse place au chaos le plus total.

Spoiler:
 

Et il n'y a pas qu'une famille qui est décrite, celle des parents et des frères et soeurs de Patty vaut des points.
Je n'ai pas vu de bobo au sens parisien du terme même si certains comportements (pensée écolo?) peuvent vaguement y faire allusion.
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