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 James Joyce

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: James Joyce   Sam 3 Nov 2007 - 13:27

J'ai hâte d'y mettre mon nez sunny
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Veterini
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mer 14 Nov 2007 - 19:30

Cela dit, Ulysse c'est oui-oui à la plage par rapport à son Finnegans Wake. Sur celui-là j'ai bloqué au 3ème chapitre, mais j'abandonne pas espoir.
Pour Ulysse, aussi excellent qu'il soit, j'ai peu apprécié son dernier chapitre avec les pensées de Molly. Personnellement, moi, même quand je pense je met de la ponctuation.
Mais, Ulysse reste tout de même un monument à lire, un exercice de style comme il y en a pas eu d'autres (à part Finnegans Wake peut-être), et pour beaucoup c'est tout de même une prise de conscience qu'une simple journée banale peut se transformer en Odyssée par la simple perspective où l'on se place.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 27 Nov 2007 - 8:53

A propos de Joyce, je voudrais parler de deux ouvrages liés à Ulysse:

Frank BUDGEN, James Joyce et la Création d'Ulysse (Denoël)

Le 16 juin 1904 est sans doute l'un des plus longs (voire le plus long !) de la littérature. Plus de 1200 pages dans l'édition Folio pour raconter les tribulations d'une ville, Dublin, de quelques-uns de ses habitants, dont le célébrissime Leopold Bloom, et dresser le portrait de toute une société.
Un texte qui a été en grande partie rédigé par Joyce à Zürich après son séjour à Trieste.
Comme bien d'autres, Frank Budgen s'est livré à une analyse personnelle de l'oeuvre ulyssienne, en commençant par résumer de manière détaillée chacun des chapitres. A propos messieurs les éditeurs il y a des problèmes de pagination entre le tableau récapitulatif et l'ordre des chapitres résumés !
Ne nous arrêtons pas là et poursuivons notre lecture, c'est là que ça devient encore plus intéressant.
Budgen nous propose un portrait méconnu de Joyce, son ami, un homme avec lequel il échange beaucoup dans un tas de domaines. De quoi faire redescendre un peu James Joyce de ce piédestal sur lequel le panthéon littéraire l'a placé et lui rendre un aspect humain. James Joyce n'est pas un dieu, c'est un homme, avec ses qualités et ses défauts, c'est parfois bon de s'en souvenir. Un homme qui lit, qui pense, qui se promène, qui dort, qui mange, qui aime le vin blanc, qui sèche devant la page vierge, qui bosse dur pendant une journée pour n'aligner que quelques mots, qui cherche la perfection et en souffre...
Ce livre, c'est l'occasion de suivre James Joyce dans sa vie et son travail, de se plonger dans ses habitudes, dans ses pensées, de se familiariser avec l'homme tout en gardant un oeil sur l'écrivain.
Et puis Frank Budgen est peintre, ça se sent à travers ses lignes, il restitue avec beaucoup de talent les ambiances et les décors, il fait vivre Ulysse, il rend vivantes ses descriptions de Joyce. Et il n'hésite pas à ajouter son commentaire personnel sur Ulysse, ce qu'il en pense, ce qu'il aurait écrit ou modifié si la plume avait été entre ses mains.
Une biographie qui se veut également critique littéraire et documentaire. Un ouvrage complémentaire à la lecture d'Ulysse.


Robert NICHOLSON, Promenades dans la Dublin de Joyce (Anatolia)

Robert Nicholson se propose de revisiter la journée du 16 juin 1904, parcourant pas à pas le chemin suivi par Leopold Bloom et décrivant, à l'aide de passages du roman, les lieux traversés, les événements rencontrés et les personnages croisés.
Nicholson a mené une recherche détaillée et quasi exhaustive, il apporte une foule de détails qui offrent non seulement une relecture intéressante de "Ulysse" mais aussi une belle balade dans Dublin. Des illustrations d'époque complètent le propos et resituent visuellement les lieux, permettant ainsi à celui qui connaît Dublin de voir à quel point certains lieux ont changé.
J'ai pris énormément de plaisir à déambuler dans ce livre, à consulter les cartes dessinées avec les rues et les édifices. Robert Nicholson a suivi le découpage de "Ulysse" et propose autant de circuits qu'il existe de chapitres. C'est amusant, ludique et didactique. Outre la promenade, c'est aussi à une véritable analyse littéraire que nous convie l'auteur, car il évoque les multiples hypothèses existant au sujet de tel ou tel détail du livre, à savoir ce que Joyce a vraiment voulu dire dans tel passage ou bien si tel fait était ou non réel; James Joyce se sert d'éléments autobiographiques à plusieurs reprises dans Ulysse et il est enrichissant de savoir où et pourquoi.
Bref, j'ai passé un excellent moment avec Leopold Bloom, une fois de plus, "Ulysse" étant un ouvrage qui compte beaucoup pour moi.
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lekhan
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 27 Nov 2007 - 11:40

Finnegans Wake, le dernier ouvrage de Joyce qui me manquait. Attention j'arrive^^.
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lekhan
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MessageSujet: Re: James Joyce   Lun 17 Déc 2007 - 17:20

Finnegans Wake. Il me reste un mot en tête, un mot de Joyce, Imagifice.

Je dois dire que si un mot peut définir ce livre, cette énigme, c'est bien ce néologisme.

J'ai rarement l'habitude de le faire, même si la traduction du moins une partie a été faite avec l'auteur, je vais tirer un grand coup de chapeau au traducteur qui a dût réinterpréter tous les néologismes pour les traduire en Français dans l'esprit.

Au delà d'une lecture lente, et réflexive, ce livre est un vrai régal de sens, de sons, d'images, et plus loin de rélfexion sur le langage, de réinterprétations. J'espère un jour avoir le courage de m'y replonger pour tenter d'aller plus loin dans ces odyssées quotidiennes (tiens donc) descriptifs.
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Bellonzo
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MessageSujet: Ulysse m'a vaincu   Mar 22 Juil 2008 - 11:35

J'ai essayé mais j'ai quitté le combat à la page 45.Il s'agissait de la dernière traduction,non celle de Larbaud.Par contre j'aime beaucoup Dublinois et plus encire le film de Huston The dead.
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Fantaisie héroïque
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 22 Juil 2008 - 14:17

Ulysse, Ulysse, Ulysse...faut vraiment que j'essaye de le lire!
De Joyce, j'ai étudié Portrait de l'artiste en jeune homme; sinon, j'ai lu Gens de Dublin,mais je sais pas, ça m'a pas accrochée plus que ça, enfin surtout pour le deuxième.

_________________
Ce que j'ai souvent éprouvé plus tard, je le pressentis alors en quelque sorte, savoir : que l'on n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.

[Rilke, Les cahiers de Malte Laurids Brigges]
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Babelle
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 22 Juil 2008 - 18:59

Je suis plongée dans Gens de Dublin et j'aime bien. Mais je ne connais pas assez Joyce pour en rattacher l'atmosphère à l'ensemble de son oeuvre. C'est une écriture agréable, évocatrice et riche.
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Arabella
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 22 Juil 2008 - 21:13

Toutes vos discussions me donne une très grande envie de relire Ulysse, que j'avais adoré il y a pas mal d'année, un livre qui m'a vraiment marqué, si on arrive à y entrer une formidable expérience de lecture, une de celles qui vous marquent pour la vie.

_________________
La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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bix229
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MessageSujet: James Joyce   Mar 22 Juil 2008 - 21:17

J'ai lu Joyce jusqu'à Gens de Dublin et je m'arreterai là.

Sans problème de conscience...
colibri
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kenavo
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MessageSujet: Re: James Joyce   Mar 22 Juil 2008 - 22:27

Arabella a écrit:
si on arrive à y entrer une formidable expérience de lecture, une de celles qui vous marquent pour la vie.
après 4 essais j'ai abandonné pour toujours Very Happy
Gens de Dublin m'ont montré que c'est un auteur que je pourrais lire.. mais je n'ai plus envie de découvrir Ulysse.. en tout cas pas pour le moment Cool

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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Sydney
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MessageSujet: Re: James Joyce   Jeu 21 Mai 2009 - 18:50

UlysseJames Joyce

Uh ! elle i-grec 2esses euh !

En majesté, dodu, Buck Mulligan émergea de l’escalier, porteur d’un bol de mousse à raser sur lequel un miroir et un rasoir reposaient en croix. Tiède, l’air matinal soulevait doucement derrière l’homme une robe de chambre jaune dénouée à la taille. Élevant haut le bol, il entonna :
-- Introibo ad altare Dei.


Ça commence comme ça… et après, qu’y a t-il sur 1200 pages ? Sur Buck Mulligan, pas grand-chose, il n’est pas le héros, il n’est pas le narrateur. Il nya pas de héros detoutefaçon, si ce n’est le temps, ces 18h de la vie de deux hommes, Stephen Dedalus et Léopold Bloom, ce temps qui s’écoule lentement, qui voit des hommes (surtout) et des femmes (parfois) le traverser à pieds ou en fiacre, parlant de tout-de-rien, de la vie, de dieu, de la vie de dieu et du dieu de la vie qui ne vaut que sans dieu… Le narrateur parle beaucoup pour ne rien dire, comme nous tous. Joyce lui, se jouant de ce narrateur, s’aventure dans la littérature, dans ses prairies, ses océans étrangers par le nom mais liés par leur essence, dans ses frontières, ses limites…

Ou nous conduisent les lettres, les mots, les ponctuations, les phrases, les paragraphes, les chapitres, et ou les conduit-on, nous ? Partout, et c’est là l’aventure… Il était une fois l’homme et la littérature…
… Que trouve-t-on dans Ulysse ?

1) J’étais là, peinard, en train de tuer le temps avec le vieux Troy de la Police Métropolitaine de Dublin au coin d’Arbour Hill quand voilà-t’y pas qu’un connard de ramoneur est arrivé et qu’il m’a pratiquement foutu son attirail dans l’œil. J’ai fais un demi tour pour lui montrer de quel bois je me chauffe quand qui c’est que je vois qui traînasse le long de Stony Batter, Joe Hynes himself.
-- Ho, Joe, je dis. La forme ? T’as vu ce connard de ramoneur qui a failli m’éborgner avec sa foutue brosse.

2) Le soir d’été avait commencé de fondre le monde dans son mystérieux embrasement. Au loin à l’ouest le soleil couchait et le dernier éclat d’une journée hélas trop prompt à disparaitre caressait suavement la mer et la grève, le fier promontoire de notre bon vieux Howth qui veille depuis la nuit des temps sur les eaux de la baie, les rochers tapissés de varech au long du rivage de Sandymount, et, en dernier mais non moins, la paisible église d’où émanait de temps à autre dans le silence la voix de la prière à celle qui en son pur rayonnement est un phare éternel pour l’âme tempétueuse de l’homme, Marie, étoile de la mer.

3) Oui parce qu’avant jamais il a fait une chose pareille de demander qu’on lui serve son petit déjeuner au lit avec deux œufs depuis le City Arms hotel quand il faisait toujours semblant d’être alité avec sa voix malade il faisait sa seigneurie pour se faire remarquer de cette vieille peau de Mme Riordan avec laquelle il pensait avoir la côte et qu’elle nous a pas laissé un radis tout passe en messes pour elle et son âme ce qu’elle pouvait être rat effrayée à l’idée d’allonger 3 sous pour son alcool à bruler me racontant toutes ses maladies elle faisait tout un plat sur la politique des tremblements de terre la fin du monde prenons un peu de bon temps

4) Y avait-il des méditations inverses sur une involution de moins en moins étendue ?
Sur les éons de périodes géologiques inscrites dans les stratifications de la terre : sur les myriades d’existences organiques entomologiques minuscules dissimulées dans les cavités de la terre, sous des pierres amovibles, dans des ruches et des buttes : sur les microbes, les germes, les bactéries, les bacilles, les spermatozoïdes : sur les incalculables trillions de milliards de millions de molécules imperceptibles contenues du fait de la cohésion de l’affinité moléculaire dans une seule tête d’épingle : sur l’univers du sérum humain constellé de corps rouges et blancs, eux-mêmes des univers d’espace vide constellés d’autres corps, chacun, en continuité, son propre univers de corps constituants divisibles dont chacun est à son tour divisible en divisions de corps constituants redivisibles, dividendes et diviseurs chaque fois plus petits sans division effective jusqu’à ce que, à condition que le processus fût mené suffisamment loin, rien nulle part ne soit jamais atteint.

5) …


Quel est l’avis de l’impétueux lecteur qui osa braver cette épopée Homérique d’un borgne écrivain dont l’image et les statues tapissent désormais la ville irlandaise qui l’a vu naître ?

J’me suis laissé emporter, rien à dire, j’étais embarqué… Je kif les gars qui torturent les langues, les styles, les rythmes… j’étais une proie facile pour ce genre là de bouquins qui fout la trouille quand même au début avec sa tronche de dico… Y a pas à dire, James, il a poussé loin son délire, il a comme dézingué l’écriture, il a tout fait sauter l’avant pour construire l’après…
… à ce titre, il apparait comme un des fondateurs de la littérature du XXe siècle, comme la liaison entre la littérature qui lui est antérieure, dont il dresse le bilan, et celle qui lui sera postérieure, dont il donne les bases, que tant d’autres suivront. L’aventure qu’il propose se fait le vecteur d’une importante transtextualité, dissertant abondamment sur Homère, Shakespeare, Wilde et d’autre…
… Et d’autre qui lui font suite dont certains lui doivent tout ou beaucoup on pense tout de suite à Beckett qui à commencé à écrire en français pour se détaché du style de Joyce mais dont les romans transpirent déjà dans chaque lignes d’Ulysse et on pense rapidement à Pynchon né à l’époque de la parution d’Ulysse naissance physique autant qu’artistique il me semble tant le nombre d’éléments concordant entre les deux œuvres sont nombreux et plus généralement on pense à tout le mouvement postmoderne directement accouché d’Ulysse de même que le Nouveau Roman dont la pertinence est déjà toute contenue 50ansplustôt dans l’épopée joycienne…

SYDNEY

(Naviguant dans sa tête à la recherche d’une conclusion)
Il faut le lire, je dirais, si on aime la littérature.

BADAUD

(L’œil hésitant, interrogatif)
Ca ressemble quand même à un truc de 1200 pages qui parle de rien… une accumulation de digressions quoi !

SYDNEY

(Pris au piège… c’est effectivement le cas)
Certes oui-mais-non, enfin, sûr qu’il faut pas le prendre comme un romanormal… Comment dire, c’est une sorte d’essai romancé et qui se veut exhaustif sur la littérature, sur l’écriture… Et il est vraiment intéressant de voir l’influence qu’il a eu sur toute la littérature… et puis il y a certain passage stylistiquement épiques… En fait, Ulysse est à la littérature ce que 2001: l'odyssée de l'espace est au cinéma : une expérience artistique qui a tout changé...

BADAUD

(Dubitatif)
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MessageSujet: Re: James Joyce   Jeu 21 Mai 2009 - 19:54

ça me fait un peu peur les références à Pynchon et Beckett, mais en tout cas, t'as pondu un super commentaire, et ça me donne envie de plonger mon nez dans cet Ulysse de Joyce.

Well Done!

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coline
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MessageSujet: Re: James Joyce   Jeu 21 Mai 2009 - 22:46

Sydney...Chapeau pour le commentaire!... content
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eXPie
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MessageSujet: Re: James Joyce   Jeu 21 Mai 2009 - 22:52

Je l'avais commencé... Je n'avais pas accroché, et j'avais immédiatement enchaîné sur la Guerre et la Paix.

Il faudra que j'y revienne (en plus, j'ai les deux traductions - Morel et Aubert - ... et souvent la tentation de comparer...).

Mais il y a tellement de chose à lire et à percevoir, dans Ulysse... Tu cites Pynchon, Sydney, et je pense bien que tu as raison. On pourrait citer l'Oulipo, aussi, non ?
J'avais lu quelque par que Joyce s'était imposé plein de contraintes, dans ce roman. Par exemple, il y a une couleur différente qui domine chaque chapitre ; il y a aussi qu'un organe...

Valery Larbaud a écrit:
Ainsi chaque épisode traitera d'une science ou d'un art particulier, contiendra un symbole particulier, représentera un organe donné du corps humain, aura sa couleur particulière (comme dans la liturgie catholique), aura sa technique propre, et en temps qu'épisode, correspondra à une des heures de la journée.
Ce n'est pas tout, et dans chacun des panneaux ainsi divisés, l'auteur inscrit de nouveaux symboles plus particuliers, des correspondances.
Pour être plus clair, prenons un exemple : l'épisode IV des aventures. Son titre est Eole : le lieu où il se passe est la salle de rédaction d'un journal ; l'heure à laquelle il a lieu est midi ; l'organe auquel il correspond : le poumon ; l'art dont il traite : la rhétorique ; ses couleurs : le rouge ; sa figure symbolique : le rédacteur en chef ; sa technique : l'enthymème ; ses correspondances : un personnage qui correspond à l'Eole d'Homère ; l'inceste comparé au journalisme ; l'île flottante d'EoIe : la presse ; le personnage nommé Dignam, mort subitement trois jours avant et à l'enterrement duquel Léopold Bloom est allé, (ce qui constitue l'épisode de la descente au Hadès) : Elpénor.

Le texte entier de Valéry Larbaud est à lire ici.
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MessageSujet: Re: James Joyce   

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