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 Honoré de Balzac

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Le Bibliomane
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MessageSujet: Honoré de Balzac   Mer 24 Oct 2007 - 20:15


 
Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours où il était issu d'une famille bourgeoise car son père était directeur des vivres de la 22ème division militaire de Tours. Il aura deux sœurs et un frère.
 
A huit ans, Balzac fut envoyé au collège de Vendôme où il sera pensionnaire. Il vécut une expérience traumatisante qui donna lieu à l'œuvre Louis Lambert en 1832 . Au début, Balzac était destiné à la carrière de Notaire selon les souhaits de sa mère. Cependant, en 1818, il avoua à ses parents qu'il désirait devenir écrivain et il bénéficia d'une année pour mettre à l'épreuve sa nouvelle vocation.
Cromwell fut le premier essai qu'il écrivit mais cette tragédie ne reçut que peu d'encouragements par la famille et les amis. C'est pourquoi il produisit ses premières œuvres en partenariat avec d'autres auteurs et sous un pseudonyme.
 
En 1826 , Balzac se fit également éditeur puis imprimeur et contracta un grand nombre de dettes (environ 100 000 francs). C'est pour pouvoir rembourser toutes ses dettes qu'il devint journaliste dans La Silhouette, La Caricature mais aussi La Chronique de Paris en 1836. A partir de cette date, la plupart des romans de Balzac furent d'abord publiés en feuilleton avant d'être édités en volume.
Dès lors, il ne vécut que pour la littérature et à un rythme de forcené.
 
Le Dernier Chouan ou La Bretagne en 1800 fut le premier roman que Balzac signa de son vrai nom. Ce fut un échec commercial mais il avait fait le premier pas en le signant. Le génie balzacien arriva en octobre 1829 quand Balzac rédigea La Maison du chat qui pelote. Enfin, apparut le premier tome de Scènes de la vie privée avec un ensemble de textes tels que La Vendetta qui raconte l'histoire de Ginevra, jeune fille corse, amoureuse de Luigi Porta dont la famille fut massacrée par le propre père de Ginevra, le texte Gosbeck, Une double famille et Le Bal des Sceaux.
 
En mai 1832 , apparut le second tome. De l'ensemble se détachèrent surtout deux romans : Le Colonel Chabert et Le Curé de Tours. Ce furent les deux premiers grands drames de la vie privée qu'écrivit Balzac.
 
En 1832 , l'auteur annonça à une mystérieuse correspondante du nom de la comtesse Eve Hanska l'œuvre Eugénie Grandet. Cette histoire parle d'une jeune fille, Eugénie Grandet, qui tombera amoureuse de son cousin de Paris, Charles Grandet. Son père qui est très avare va vite mettre fin à cette courte idylle. M. et Mme Grandet meurent et Eugénie garde la fortune. Après sept ans d'attente pour Charles, elle apprendra qu'il ne veut plus d'elle. La riche héritière, devenue très avare comme son père, épousera un président de la cour en premières noces et un marquis en secondes noces. Après avoir longuement correspondu avec Eve Hanska, Balzac la rencontra en septembre 1833 et devint son amant. Cette liaison se terminera par un mariage. La correspondance qu'ils échangèrent dans le passé fournit de précieux renseignements sur l'élaboration de La Comédie Humaine.
 
En 1842, pour la première fois, une édition de La Comédie Humaine apparut de façon complète. C'est alors que l'œuvre ne cessa de s'enrichir.
 
En 1845, Balzac chercha à donner une structure plus ferme à La Comédie Humaine et décida que l'œuvre complète comprendrait cent trente-sept romans, qu'il groupa en trois parties, ''étude de mœurs '', ''études philosophiques '' et ''études analytiques''.
 
Atteint de crises cardiaques successives, d'étouffements et de bronchites, Balzac mourut le 18 août 1850, peu de temps après avoir épousé Eve Hanska.
(Source :  Mes-Biographies.com)
 
 
 
Tentative de bibliographie
 
Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)
Oeuvres de jeunesse
1822 L'Héritière de Birague (signé Lord R’Hoone),
1822 Jean-Louis (signé Lord R’Hoone),
1822 Le Centenaire (signé Horace de Saint-Aubin),
1822 Le Vicaire des Ardennes (signé Horace de Saint-Aubin),
1823 La Dernière fée (signé Horace de Saint-Aubin),
1823 Clotilde de Lusigan (signé Lord R’Hoone )
1824 Annette et le Criminel (ou Argow le pirate)  (signé Horace de Saint-Aubin),
1825 Wann-Chlore (ou Jeanne la Pâle) (signé Horace de Saint-Aubin),
  
La comédie humaine
1829 Les Chouans, Pages 1, 4
1829 Physiologie du mariage,
1830 - 1849 Petites misères de la vie conjugale,
1830 El verdugo,  Page 12
1830 La paix du ménage, Page 15
1830 La maison du chat-qui-pelote, Pages 9, 14,
1830 Le bal des sceaux, Pages 9, 16
1830 Un épisode sous la terreur, Page 9
1830 La vendetta, Pages 11, 16,
1830 Une double famille, Page 16
1830 Etude de femme, Page 9
1830 Adieu, Page 17,
1830 L'elixir de longue vie, Page 14
1830 Sarrasine, Page 13,
1830 Une passion dans le désert, Page 12
1831 La peau de chagrin, Page 6
1831 Jésus-Christ en Flandre, Page 13,
1831 Le chef-d'oeuvre inconnu, Pages 8, 12,
1831 Le réquisitionnaire, Pages 13
1831 Les proscrits,
1831 L'auberge rouge Page 9
1831 Maître Cornélius,
1832 Le message, Page 18
1832 Madame Firmiani, Page 12
1832 Le colonel Chabert, Pages 8, 9, 12,  
1832 Le curé de Tours, Page 18
1832 La bourse Page 9
1832 - 1842 La femme de trente ans,
1832 La femme abandonnée, Page 18
1832 La grenadière, Page 12
1833 Les Marana,
1833 Le médecin de campagne,
1833 Ferragus,
1833 La duchesse de Langeais, Page 2
1833 Eugénie Grandet, Pages 1, 2
1834 La recherche de l'absolu,
1834 L'illustre Gaudissart, Page 19,
1835 Un drame au bord de la mer, Page 19,
1834 Le père Goriot, Pages 2, 4, 5, 9
1835 Gobseck, Pages 12
1835 La fille aux yeux d'or, Page 19,
1835 Le contrat de mariage, Page 19,
1835 Melmoth réconcilié, Page 19,
1832 - 1836 Louis Lambert,
1832 La Grande Bretèche, Page 18,
1835 Séraphita,
1836 Le lys dans la vallée Pages 1, 5, 6, 9
1836 L'enfant maudit,
1836 La messe de l'athée, Page 12
1836 L'interdiction, Page 19,
1836 Facino Cane, Page 12
1836 La vieille fille,
1837 La confidence des Ruggieri,
1837 Gambara,
1837 César Birotteau,
1838 La maison Nucingen, Page 14
1838 Le cabinet des antiques,
1839 Une fille d'Eve, Page 18
1839 Massimilla Doni,
1839 Les secrets de la princesse de Cadignan,
1840 Un prince de la Bohême, Page 15
1840 Pierrette,
1840 Pierre Grassou, Page 13
1840 Z. Marcas,
1841 Mémoires de deux jeunes mariées,
1841 Une ténébreuse affaire, Page 8
1841 Ursule Mirouët,
1841 Le curé du village,
1843 Sur Catherine de Médicis,
1841 Le martyr Calviniste,
1842 Un début dans la vie,
1842 Albert Savarus, Page 18,
1842 La rabouilleuse,
1842 La fausse maîtresse, Page 16
1842 Autre étude de femme, Page 18
1843 Honorine, Page 18,
1843 Les illusions perdues,
1844 Modeste Mignon,
1844 Gaudissart II, Page 12
1844 La muse du département,
1845 Béatrix,
1845 Les employés,
1845 Les petits bourgeois (inachevé, terminé par C. Rebou),
1846 Les comédiens sans le savoir,
1846 Un homme d'affaires,
1846 La cousine Bette,
1847 Le cousin Pons,
1847 Le député d'Arcis (inachevé, terminé par C. Rebou),
1847 Splendeurs et misères des courtisanes, Page 7
- Les paysans (inachevé), Page 11
- L'envers de l'histoire contemporaine (inachevé)
 
Divers
1831 La comédie du diable,
1832 - 1837 Les Contes drolatiques, Page 11
1832 Contes bruns, (en participation avec Philarète Chasles et Charles Rabou)
1844 - 1845 Peines de cœur d’une chatte anglaise et autres Scènes de la vie privée et publique des animaux. Études de mœurs,
- Voyage d’un moineau de Paris à la recherche du meilleur gouvernement. (signé Georges Sand, mais écrit par Balzac),
- Les amours de deux bêtes,
- Guide-âne à l’usage des animaux qui veulent parvenir aux honneurs,
- Voyage d’un lion d’Afrique à Paris,
1832 Voyage de Paris à Java,
1842 La Chine et les Chinois,
 
Théâtre
1822 Cromwell,
1823 Le Nègre,
1838 L’école des ménages, Page 15
1840 Vautrin, drame en 5 actes et en prose, Page 15
1841 Les Ressources de Quinola, comédie en 5 actes, en prose et précédée d'un prologue, Page  16
1842 Paméla Giraud, pièce en 5 actes,
1848 Mercadet (Le faiseur), comédie en 3 actes et en prose,
1848 La Marâtre, drame intime en 5 actes et 8 tableaux,
 
Citation :
mise à jour le 27/01/2014, page 19

On a fait une Lecture en commun pour cet auteur (2)


Dernière édition par animal le Mer 1 Juin 2016 - 21:07, édité 2 fois (Raison : petit correctif dans la bio.)
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mer 24 Oct 2007 - 20:18

"Eugénie Grandet"




Il existe des romans et des auteurs incontournables. Balzac fait partie de ceux-ci.

Pourtant, je l'avoue, je suis passé à côté de l'oeuvre immense de cet auteur et c'est seulement maintenant ( à plus de quarante ans ) que je découvre l'univers fascinant de la « Comédie Humaine. »

C'est peut-être un peu tard et beaucoup pourront s'étonner que je n'aie pas eu l'occasion de l'étudier lors de mes années de collège et de lycée. Hé bien non, je n'ai pas eu cette opportunité et mes professeurs de français successifs ont orienté leur choix sur d'autres auteurs que celui-ci. Je les en remercie à posteriori car qui ne se souvient de ces lectures scolaires obligatoires qui finalement ne faisaient que nous rendre assommantes certaines oeuvres qui, lues délibérément, nous eussent autrement passionnés. Je pense par exemple à ce cher Stendhal avec sa « Chartreuse de Parme » qui, dans le contexte d'une lecture scolaire, m'est apparue à l'époque interminable et soporifique.

Grâce à vous, Messieurs les Professeurs, j'ai écarté les oeuvres de Stendhal de mes envies de lecture pendant de longues années et c'est seulement depuis quelques années que j'envisage de ressortir l'exemplaire poussiéreux et jauni qui dort paisiblement au fond de ma bibliothèque afin de me replonger, près de trente ans plus tard, dans les états d'âme du jeune Fabrice Del Dongo, personnage que je considérai alors comme mièvre et imbuvable. Avais-je alors la maturité nécessaire pour apprécier pleinement cet ouvrage ? J'en doute et la faute n'incombe pas seulement à mes professeurs de français d'alors, mais aussi et surtout à mon manque d'intérêt et de connaissance de la littérature "Classique."

Je relirai donc un jour « La Chartreuse de Parme » et, maintenant que tant d'années ont passé, je trouverai sûrement un grand intérêt à lire les pages de Mr. Henri Beyle.


Donc, je ne vous remercierai jamais assez, Messieurs les Professeurs, en ayant fait d'autres choix que celui-ci, d'avoir évité de m'infliger une lecture laborieuse des romans de Mr. De Balzac. Je puis ainsi découvrir avec délices et sans préjugé aucun, l'oeuvre foisonnante de ce géant de la littérature française.

L'initiation ( réussie ) s'est faite avec « Le Père Goriot » et c'est donc avec « Eugénie Grandet » que j'ai accompli mon second pas dans l'univers balzacien.


Le néophyte que je suis ne tentera pas ici de disséquer et d'analyser l'oeuvre de Balzac; ce serait bien présomptueux de ma part là où tant d'autres l'ont fait depuis tant d'années, du lycéen au critique littéraire, avec beaucoup plus d'arguments et de talent que je ne saurai en déployer.


Quelles sont alors mes impressions au sortir de la lecture de ce roman ? D'abord la langue : ample, riche et colorée; le style aussi : limpide et harmonieux, classique mais sans afféteries, laissant souvent transparaître un humour sous-jacent, ainsi qu'un talent incomparable dans la description des êtres et des choses pour lesquels le lecteur ressent toute la minutie apportée à l'observation des caractères et des physionomies.

Ainsi est-ce un délice de lire comment, en quelques lignes, Balzac croque le portrait de Mme Grandet-mère :

« Madame Grandet était une femme sèche et maigre, jaune comme un coing, gauche, lente; une de ces femmes qui semblent faites pour être tyrannisées. Elle avait de gros os, un gros nez, un gros front, de gros yeux, et offrait au premier aspect, une vague ressemblance avec ces fruits cotonneux qui n'ont plus ni saveur ni suc. Ses dents étaient noires et rares, sa bouche était ridée, et son menton affectait la forme dite en galoche. C'était une excellente femme, une vraie La Bertellière. L'abbé Cruchot savait trouver quelques occasions de lui dire qu'elle n'avait pas été trop mal, et elle le croyait. Une douceur angélique, une résignation d'insecte tourmenté par des enfants, une piété rare, une inaltérable égalité d'âme, un bon coeur, la faisaient universellement plaindre et respecter. »
Lire Balzac c'est comme observer les caricatures de Daumier, c'est voir évoluer devant soi ces étranges personnages aux visages grotesques, ces notables et ces bourgeois aux trognes grasses ou démesurément allongées, ces figures sur lesquelles transparaissent le caractère matois ou naïf, jouisseur ou spirituel, cupide ou glouton, rapace ou étourdi...
Mais l'aspect physique des personnages n'est pas le plus important chez Balzac. Ces physionomies servent avant tout à souligner ce qui est prépondérant, c'est à dire l'étude quasi entomologique des tempéraments, cette description hyper-réaliste des caractères qui donnent aux protagonistes un relief si appuyé qu'ils nous semblent prendre vie au fil des pages et acquièrent de ce fait une telle épaisseur que, de personnages romanesques ils se muent en archétypes de la nature humaine.


Et quoi de plus universel chez l'homme que l'avidité, l'appétit de lucre ? Que ce soit dans « Le père Goriot » ou dans « Eugénie Grandet », l'argent est omniprésent et constitue la principale préoccupation des acteurs du récit. Grâce à l'argent, des hommes issus du peuple et ayant fait fortune comme Grandet et Goriot côtoient une noblesse désargentée et intéressée, sont hypocritement flattés par celle-ci et arrivent même, comme Delphine de Nucingen, née Goriot, à contracter une alliance matrimoniale.
L'argent est tout, l'argent peut tout. Il est à l'origine de toutes les trahisons, de tous les abandons. Goriot et Eugénie Grandet l'apprendront à leurs dépens : l'argent corrompt même les rapports humains que l'on pourrait croire les plus nobles, la piété filiale pour Goriot, l'amour pour Eugénie Grandet.
Balzac, à propos du père Grandet, fait en aparté l'amer constat d'une société déjà vouée à Mammon :

« Les avares ne croient pas à une vie à venir, le présent est tout pour eux. Cette réflexion jette une horrible clarté sur l'époque actuelle, où, plus qu'en aucun autre temps, l'argent domine les lois, la politique et les moeurs. Institutions, livres, hommes et doctrines, tout conspire à miner la croyance d'une vie future sur laquelle l'édifice social est appuyé depuis dix-huit cents ans. Maintenant le cercueil est une transition peu redoutée. L'avenir, qui nous attendait par delà le requiem, a été transposé dans le présent. Arriver per fas et nefas au paradis terrestre du luxe et des jouissances vaniteuses, pétrifier son coeur et se macérer le corps en vue des possessions passagères, comme on souffrit jadis le martyre de la vie en vue de biens éternels, est la pensée générale! Pensée d'ailleurs écrite partout, jusque dans les lois, qui demandent au législateur : « Que paies-tu ? » au lieu de lui dire : « Que penses-tu ? »
Quand cette doctrine aura passé de la bourgeoisie au peuple, que deviendra le pays ? »

A lire ces lignes, on peut se demander ce que penserait Balzac de notre XXIè siècle ancré dans le matérialisme et la course folle aux profits de toutes sortes.
Il ne serait sûrement pas déconcerté par ce qu'il verrait de nos pratiques contemporaines.

Ainsi, dans « Le père Goriot », il prête ces propos à Vautrin s'adressant au jeune Rastignac :

« Savez-vous comment on fait son chemin ici ? Par l'éclat du génie ou par l'adresse de la corruption... L'honnêteté ne sert à rien... Je vous défie de faire deux pas dans Paris sans rencontrer des manigances infernales... Voilà la vie telle qu'elle est. Ca n'est pas plus beau que la cuisine; ça pue tout autant, et il faut se salir les mains si l'on veut fricoter; sachez seulement vous bien débarbouiller : là est toute la morale de notre époque. Si je vous parle ainsi du monde, il m'en a donné le droit, je le connais. Croyez-vous que je le blâme? Du tout. Il a toujours été ainsi. Les moralistes ne le changeront jamais. L'homme est imparfait... »

Balzac était-il un visionnaire? Peut-être. Mais il fut avant tout un homme lucide, témoin de son époque et de ses moeurs. Si ses observations du comportement humain nous semblent aujourd'hui encore si justes et si actuelles, c'est parce qu'il a su déceler et décrire ( c'est là ce qui fait la marque des grands auteurs ) l'universalité propre à certaines personnalités, ces caractères indissociables de la nature humaine qui sont de tous les horizons et de toutes les époques.
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Hindie
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mer 5 Déc 2007 - 17:19

Je n'ai lu que de lui "Le colonel Chabert" et "Eugénie Grandet"
Mais cet écrivain est vraiment fantastique Wink
Je trouve qu'il a une très bonne écriture.
"Le colonel Chabert" m'as vraiment impressionnée, je pensais que ce livre allait être un peu barbant, mais j'ai sincèrement bien aimé! :heart:
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Arabella
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mer 5 Déc 2007 - 21:38

Balzac est un de mes écrivains préférés, j'ai lu presque toute la Comédie Humaine et j'ai relu plusieurs fois quelques uns de mes livres préférés : La duchesse de Langeais, Une ténébreuse affaire, Les illusions perdues....

Et Eugénie Grandet dont le Bibliomane nous a fait une si belle critique et qui est le premier roman de Balzac que j'ai dévoré. Pour moi aussi ce fut une découverte tardive, ma professeur de français de seconde le detestait et nous a vraiment ôté l'envie de le découvrir, en parlant par exemple avec ironie de ses interminables descriptions...

Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi Balzac à cette réputation d'auteur ennuyeux.
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Miss Tics
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Dim 9 Déc 2007 - 17:10

S'il fallait ne choisir que quelques livres de Balzac, mon coeur me mènerait tout droit à la superbe trilogie, toujours si actuelle :

1) Le père Goriot
2) Les illusions perdues
3) Splendeurs et misères des courtisanes


Il s'est cependant essayé au fantastique (un vieux rêve) et nous a concocté la superbe Peau de chagrin

Citation :
Le jeune aristocrate Raphaël de Valentin, après avoir perdu toute sa fortune pour payer les dettes de son père, s’apprête à se suicider. Mais avant il rentra chez un antiquaire, le vieil homme lui montre alors « une peau de chagrin » ayant le pouvoir d’exaucer tous les vœux de son propriétaire : « Si tu me possèdes, tu possèderas tout, mais ta vie m'appartiendra ». Le vieillard met en garde le jeune homme : chaque désir exaucé fera diminuer la taille de cette peau, symbole de sa vie
(Wikipedia)

Enfin, ne pas rater, si on s'intéresse à l'homme, la magnifique biographie de Stefan Zweig qui retrace avec brio la relation ambivalente entre Balzac et s amère...




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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Dim 9 Déc 2007 - 17:20

Bien d'accord avec toi, Miss Tics : cette bio est passionnante. J'aime bien les biographies qui se lisent en ayant le sentiment qu'on lit un roman...

_________________
Ce que j'ai souvent éprouvé plus tard, je le pressentis alors en quelque sorte, savoir : que l'on n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.

[Rilke, Les cahiers de Malte Laurids Brigges]
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Miss Tics
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Dim 9 Déc 2007 - 17:25

C'est tout à fait ça et je trouve que Zweig fait cela très bien Wink
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whiterose
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Jeu 24 Jan 2008 - 15:31

Balzac est pour moi, comme zola un grand écrivain, un incontournable de la littérature classique, qui écrivent des romans de la société, des moeurs , de la vie quotidienne, d'une certaine époque, de sorte que l'on peut imaaginer la vie à cette époque. comme on peut imaginer la vie sous le second empire avec zola
Le premier roman que j'ai lu de lui était "les Chouans", j'ai beaucoup apprécié
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Sieglinde
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 11 Mar 2008 - 18:35

arabella a écrit:
Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi Balzac à cette réputation d'auteur ennuyeux.

Moi non plus !

Quand j'ai voulu me lancer dans la lecture de Eugénie Grandet (mon premier Balzac) c'était avec énormément de réticence. Je voyais d'ici les descriptions interminables d'intérieurs bourgeois, effectuées avec sadisme par un écrivain payé à la ligne. Il a une sacrément mauvaise réputation cet auteur. J'imagine que celle-ci est en partie véhiculée par ceux qui en ont été dégoûté à l'école Razz C'est vrai que le système scolaire a le chic pour vous faire détester des oeuvres que vous auriez peut-être adorées dans un autre contexte...

Tout ça pour dire que finalement, l'oeuvre que j'ai découverte était tout sauf rébarbative. Au contraire le style était enlevé, et certains passages étaient même drôles ! Enfin modérons nos propos, disons particulièrement mordants :)
Je me rappelle surtout d'un passage à mourir de rire, mettant en valeur de façon outrancière l'avarice de père Grandet lorsque celui-ci consent, dans son infinie bonté et après de nombreuses supplications à payer le billet de train Saumur-Tours (ce qui ne doit pas représenter plus d'une cinquantaine de kilomètres !) de son neveu, lorsque celui-ci totalement désargenté, se décide à partir pour les Indes, au grand soulagement de Grandet ne voyant en lui qu'une bouche de plus à nourrir.

Il faut dire que le portrait du vieil avare, satirique à souhait, est vraiment le principal point fort du roman. Par contre la pauvre Eugénie, à côté de son caractériel de père n'est rapidement plus cantonnée qu'à n'être qu'un personnage secondaire, de plus en plus transparant à mesure que l'histoire avance.

Pour un premier Balzac, ça a donc été une belle réussite me concernant. Prolongée rapidement après ce succès, par deux autres oeuvres majeures : Le père Goriot (un très bon souvenir également) et La peau de chagrin (qui m'a par contre un peu moins plu. L'intrusion du fantatique dans un univers très réaliste rendant, je trouve, l'ensemble assez étrange. Ce que j'ai surtout aimé dans ce livre, c'est toute la rétrospection de la seconde partie, nous permettant de comprendre ce qui a rendu le héros de l'histoire si désespéré, celle-ci étant vraiment très belle et magnifiquement rédigée). Je vais maintenant attaquer Les chouans, une histoire qui m'a l'air d'être des plus exitantes.

En conclusion: n'écoutez jamais les désabusés des cours de français.
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 11 Mar 2008 - 19:04

Oh non, Balzac n'est certainement pas ennuyeux ! J'ai lu toute la comédie humaine il y a très très longtemps et je me suis régalée. J'en aurais voulu encore et encore et je regrette vraiment de ne pas avoir assez de temps pour le relire.

Pour ceux qui hésitent encore, je dis, foncez ! On passe de délicieux moments. Je ne peux malheureusement pas recommander tel ou tel livre car je n'ai pas un souvenir assez précis après toutes ces années mais c'est pour moi une oeuvre incontournable.

Désolée, mon commentaire n'apporte pas grand chose à ceux qui souhaiteraient le découvrir mais je ne pouvais résister à l'envie de dire combien j'avais adoré Very Happy

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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 25 Mar 2008 - 10:44

Je suis en train de lire Les chouans, et comme c'est assez compliqué j'ai trouvé cette page pdf ou il y a pas mal d'aide.
Je la mets ici en attendant d'apporter mon commentaire personnel.

http://funsofts.apinc.org/documentation/leschouans.pdf
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Jeu 27 Mar 2008 - 17:49

Je viens de le finir =)
Je l'ai trouvé effectivement assez complexe au début, foisonnement de personnages ayant souvent des surnoms et des identités cachés oblige. Mais petit à petit l'histoire se fait plus claire et les évènements s'enchaînent avec davantage de logique et de précision. Avec comme à chaque fois, un style très agréable et un fond historique intéressant.

Néanmoins, n'ayant, avant Les chouans, pas lu de roman Réaliste depuis quelques temps, j'ai été assez surprise au début des constantes interventions pour cause d'explications annexes et autres retours en arrière, de la part du narrateur. Et par cette espèce de volonté qu'il a de sans cesse vouloir briser l'illusion romanesque. Quelque chose qu'on aurait jamais vu dans du Giono par exemple (je viens de lire Le hussard sur le toit, d'où l'exemple^^)

Enfin, il y a quelque chose qui m'a beaucoup gênée dans ce livre : l'histoire d'amour entre Mlle de Verneil et le marquis de Montauran qui prend, selon moi, beaucoup trop de place et est vraiment trop niaise, trop superficielle, trop Romantique pour coller à la logique de la Comédie Humaine. J'ai été déçue de voir qu'il arrivait même à Lui, même à Balzac, de se laisser aller à ce genre d'aventures lyriques. Lui qui était si cynique, si mordant, si lucide dans Eugénie Grandet Crying or Very sad
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Sieglinde
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 19 Aoû 2008 - 10:49

Hûhû j'ai emmené en vacances Le lys dans la vallée. Je m'étais dit qu'une petite histoire d'amour ne pourrait pas me faire de mal en plein mois d'août. Muahaha, c'était d'un ennui. Décidément Balzac, quand il mêle un coup de foudre amoureux à ses intrigues, ça ne va pas du tout.

D'ailleurs je les ai un peu trop enchaînés ces derniers temps. Y'en a un notamment La femme de trente ans. J'ai trouvé que l'intrigue était dénuée de logique, à la fin cette histoire de pirates, c'était complètement saugrenu ! Et puis Le lys alors là, ça m'a dégoûtée pour un moment. Je pense qu'il fait parti de ces auteurs qu'il ne faut lire que de temps en temps, sinon on en est vite écoeuré. Le style narratif a quelque chose de pesant, de poussiéreux, ça doit être du aux longues et fréquentes descriptions sociologiques qui finissent par lasser un peu. A la fin on a plus l'impression de lire une étude de moeurs qu'un roman.

Par contre j'ai lu aussi quelques nouvelles, qui elles m'ont bien davantages intéressées. Il y a eu Le chef d'oeuvre inconnu, très bien pour commencer avec cet auteur je pense, mais aussi une version de Don Juan L'elixir de longue vie qui m'a beaucoup plu. Peut-être que la brièveté du récit oblige l'auteur a aller directement à l'essentiel et à ne pas s'encombrer d'inutiles lourdeurs. Il aurait du tenter ce mode d'écriture plus souvent je crois:P
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Arabella
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 19 Aoû 2008 - 17:18

Le chef d'oeuvre inconnu et L'elixir de longue vie sont excellents, mais certains romans le sont aussi, tu cites Eugénie Grander et Le père Goriot, mais tu pourrais essayer aussi La cousine Bette, La duchesse de Langeais ou Une ténébreuse affaire. Et ce que je considère comme le point d'orgue de La comédie humaine, le dyptitique Les illusions perdues suivi de Splendeurs et misères de courtisanes, mais là il vaut mieux avoir lu une bonne partie de La comédie humaine pour complètement apprécier, car on retrouve un grand nombre de personnages apparus plus tôt, même si c'est dans des rôles secondaires.

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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Honoré de Balzac   Mar 19 Aoû 2008 - 17:30

Un de mes auteurs classiques préférés avec Marcel Proust. Sa Comédie Humaine trace des portraits de personnages qu'on peut encore rencontrer de nos jours. J'ai un coup de coeur particulier pour ce pauvre "Père Goriot".

C'est La Pleïade entière qu'il me faut relire. Là ma LAL est complète jusqu'à la fin de l'année, voire plus. Où vais-je trouver le temps ? Idea
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