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 Joan Didion [Autobiographie]

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Marie
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MessageSujet: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 28 Oct 2007 - 1:12


Après une enfance en Californie, à Sacramento, Joan Didion part étudier l'anglais à l'Université de Berkeley où elle gagne le Prix de Paris Award sponsorisé par le magazine Vogue pour un de ses essais. Engagée par le magazine, elle passera les huit prochaines années de sa vie à New York. Son premier roman 'Run River' paraît en 1963 et l'année d'après elle épouse John Gregory Dunne, écrivain, avec qui elle retourne s'installer en Californie. Elle est surtout connue pour ses deux recueils d'essais 'Slouching toward Bethlehem' (1968) et 'The White Album' (1979), dans lesquels elle observe la culture et la politique américaines et les changements de cette période-là, dans un style journalistique mélangeant ses réflexions personnelles et l'observation sociale. 'Political Fictions' (2001) rassemble des essais publiés dans le New York Review of Books et son récit 'Where I Was From' (2003) analyse sa relation à sa Californie natale ainsi que sa relation avec sa mère. 'The Year of Magical Thinking' (2005), qui revient sur la maladie de sa fille et la mort soudaine de son mari en 2003, est récompensé par le National Book Award. Ses autres romans sont 'Play It as It Lays' (1970), 'A Book of Common Prayer' (1977), 'Democracy' (1984) et 'The Last Thing He Wanted '( 1996). Figure de proue des écrivains des années 1970, le livre de Joan Didion 'L' Année de la pensée magique' est traduit en 2007 en français.

Sources:Evene
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Marie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 28 Oct 2007 - 1:33

L'année de la pensée magique
traduit de l'anglais ( Etats-Unis) par PierreDemarty
Editions Grasset

Comment passe-t-on de la vie ordinaire au cauchemar absolu ? C'est très simple : en une fraction de seconde. « Et puis plus rien - disparu », commente Joan Didion. L'instant d'avant, l'écrivain John Gregory Dunne, son mari depuis quarante ans, buvait son whisky du soir au salon, L'instant d'après, il était ce corps que les pompiers ne parviendront pas à réanimer. Commencé « neuf mois et cinq jours » après cette soirée funeste, le livre de Joan Didion est une tentative pour comprendre,mais comprendre quoi...

Il faut dire aussi que tous deux revenaient d'un service de réanimation où leur fille unique, Quintana, était entre la vie et la mort ( Quintana est morte après la sortie du livre...).

« Savoir, c'était contrôler », écrit-elle. Hélas non. Et on lit là le récit d'une femme habituée à tout contrôler, et qui, là, ne comprend pas pourquoi il en est autrement.
Alors elle écrit. Tout. Avec tous les détails, les souvenirs, comme si , comme dans les scénarios qu'elle écrivait avec son mari, elle pouvait changer la fin du film...
Elle entre dans les univers bien connus ( enfin, que seuls peuvent comprendre ceux qui l'ont connu de très près) du deuil. La culpabilité, bien sûr ( et si j'avais fait autrement, est ce que???) . La prise de conscience de ses jugements très sévères sur d'autres:
"Je me souviens du mépris que m'avait inspiré le livre écrit par la veuve de Dylan Thomas, Caitlin, après la mort de son mari, Leftover life to kill. Je me souviens de mon dédain, de ma sévérité envers sa façon de ‘s'apitoyer', de ‘geindre', de ‘s'appesantir'. Leftover life to kill est paru en 1957. J'avais vingt-deux ans. Le temps est l'école où nous apprenons"


Et puis aussi, la conscience de ce qu'elle perd, qui n'est pas seulement l'homme aimé, mais aussi son regard sur elle:
Le mariage, ce n'est pas seulement le temps ; c'est aussi, paradoxalement, le déni du temps. Pendant quarante ans, je me suis vue à travers le regard de John. Je n'ai pas vieilli. Cette année, pour la première fois depuis mes vingt-neuf ans, je me suis vue à travers le regard des autres ; pour la première fois, j'ai compris que j'avais de moi-même l'image d'une personne beaucoup plus jeune. Nous sommes d'imparfaits mortels, ainsi faits que lorsque nous pleurons nos pertes, c'est aussi, pour le meilleur et pour le pire, nous-mêmes que nous pleurons. Tels que nous étions. Tels que nous ne sommes plus. Tels qu'un jour nous ne serons plus du tout"..

Ce texte , qui a quelquefois la froideur clinique des rapports médicaux, m'a fait penser à certains rescapés d'accidents indemnes , mais dont des membres de la famille sont morts. Le contact n'est plus possible, ils sont eux aussi dans un autre monde. C'est très retenu, presque sec, mais on sent que Joan Didion écrit ainsi parce que tout ce qui lui reste est justement le controle de l'écriture, et que sinon, elle sombre.
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Sophie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 28 Oct 2007 - 1:56

As-tu lu d'autres romans de Didion?
Je ne l'ai découverte que grâce au magazine Lire de la rentrée où ils en parlaient comme étant l'inspiratrice de la nouvele génération d'écrivains Américains genre Dona Tartt.
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Marie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 28 Oct 2007 - 6:43

Citation :
As-tu lu d'autres romans de Didion?
Non, je n'avais jamais entendu parler de ses livres..
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Sam 10 Nov 2007 - 14:27

Elle était jusqu'à présent inconnue en France où ses romans n’avaient jamais été traduits, mais elle a été l'égérie de plusieurs générations d'écrivains américains, Bret Easton Ellis et Donna Tartt…

L’année de la pensée magique , best seller au Etats Unis, est un récit autobiographique dans lequel Joan Didion raconte l’épreuve qu’elle a traversé après la mort de son mari, l'écrivain et scénariste John Dunne, alors que dans le même temps sa fille était plongée dans le coma à la suite d’une pneumonie.
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Sam 10 Nov 2007 - 14:29

L'année de la pensée magique.
Pourquoi ce titre ?

«Comme tous ceux qui traversent un deuil : ils s'aperçoivent que leurs pensées n'ont aucun sens. Ils pensent par exemple —j'ai si souvent entendu ce genre de remarques — que leur femme ou leur mari va revenir. Et je ne veux pas dire "revenir" au sens d'une résurrection; simplement revenir, entrer soudain dans la pièce. J'ai reçu une lettre d'une femme me racontant qu'elle n'arrivait pas à vendre la voiture de son mari : elle était obsédée par l'idée qu'il en aurait besoin quand il reviendrait.
Moi, je n'ai pas pu me défaire des chaussures de mon mari. Je ne sais pas pourquoi. On m'a dit que les chaussures avaient une signification particulière... l'attachement à la terre ferme, peut-être, je ne sais pas... Pour moi, cette "pensée magique'' a le sens que lui donnent les anthropologues, décrivant ces peuples qui se disent quelque chose comme : "si nous faisons tel ou tel sacrifice, la récolte sera bonne"... C'est un moyen pour les peuples primitifs (ou pas si "primitifs" que cela...) d'essayer de contrôler le monde dans lequel ils vivent. »
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Sam 10 Nov 2007 - 14:31

Un thème douloureux qui peut faire craindre un texte pesant, ce n’est pas le cas, à aucun moment ce livre n’est oppressant, parce que Joan Didion ne s’apitoie pas :
Extrait :

"La question de l’apitoiement.
Les gens endeuillés pensent énormément à l’apitoiement. Nous nous en inquiétons, nous le redoutons, nous nous torturons l’esprit pour en déceler les signes. Nous avons peur que les actes révèlent notre propension, comme dit justement l’expression, « à nous appesantir ». Nous comprenons l’aversion que la plupart d’entre nous éprouvent à l’idée de « s’appesantir »… […] Les termes mêmes que nous employons quand nous pensons à l’apitoiement trahissent l’horreur absolue que nous en avons : l’apitoiement c’est être désolé pour soi-même, c’est sucer son pouce, c’est ouin-ouin pauvre de moi ; l’apitoiement, c’est l’état dans lequel ceux qui se désolent pour eux-mêmes se complaisent ou, mieux encore se vautrent. L’apitoiement demeure à la fois le plus commun et le plus universellement abhorré de nos défauts de caractère ; nous y voyons une nauséabonde force de destruction."
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Marie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 11 Nov 2007 - 7:12

Citation :
C'est un moyen pour les peuples primitifs (ou pas si "primitifs" que cela...) d'essayer de contrôler le monde dans lequel ils vivent. »
Oui, le maître mot est contrôle.
C'est un témoignage qui m'a frappée pour cela. Parce que c'est un mélange. D'une femme , intellectuelle, ancrée dans son époque. A laquelle il est difficile de raconter des histoires.. Par exemple, au niveau médical et en ce qui concerne ses proches, elle a tout lu, et est à la pointe du progrès.
Mais qui retrouve des pensées archaïques dès lors que l'évènement dépasse ses possibilités cognitives..
Et c'est là que l'on voit ( on le sait, mais c'est là très bien exprimé) à quel point la barrière entre justement peuples que l'on dit primitifs et peuples que l'on dit plus évolués est mince...
J'ai beaucoup appris à ce sujet à Tahiti, où les rites entourant la mort sont très stricts, et tout à fait différents des nôtres, et où il m'a bien fallu les accepter.
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 11 Nov 2007 - 8:32

Ce livre m'intéresse ! Je ne connais pas l'auteur mais j'ai vraiment envie de la découvrir...
Marie, il me semble que tu l'as proposé au cerclage ou je me trompe ?
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 11 Nov 2007 - 9:24

sentinelle a écrit:
Ce livre m'intéresse ! Je ne connais pas l'auteur mais j'ai vraiment envie de la découvrir...
Marie, il me semble que tu l'as proposé au cerclage ou je me trompe ?

Oui c'est moi qui l'ai Sentinelle, je te l'envoies dès Lundi, je l'ai fini hier Wink
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 11 Nov 2007 - 9:32

Marie a écrit:
Oui, le maître mot est contrôle.
C'est un témoignage qui m'a frappée pour cela. Parce que c'est un mélange.
Oui et c'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec les critiques que j'ai lues un peu partout parlant de récit d'une "froideur clinique", la 4 ème de couverture elle-même emploi le mot de "sécheresse clinique". Alors qu'il s'agit simplement d'une femme "folle" de douleur qui veut la contôler, l'analyser, par la lecture, l'écriture ... :
Elle dit :
Citation :
Quiand les temps sont difficiles, m'avait on enseigné depuis toutes petite, lis, apprends, révise va aux textes. Savoir c'était contrôler.
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Dim 18 Nov 2007 - 19:03

Joan Didion nous parle intimement d'un sujet tabou entre tous dans nos sociétés occidentales : la mort et le travail du deuil.

Tout est dit ou presque dès les premières lignes :
Citation :

La vie change vite.
La vie change dans l'instant.
On s'apprête à dîner et la vie telle qu'on la connaît s'arrête.
La question de l'apitoiement.

Tels étaient les premiers mots que j'avais écrits après l'événement.
[…]Pendant longtemps, je n'ai rien écrit d'autre.

Je n'ai pas grand-chose à ajouter à vos commentaires mesdames, dans la mesure où mon ressenti se rapproche fortement du vôtre.

Je vais donc simplement ajouter un autre extrait :

Citation :
Le gens qui ont récemment perdu quelqu'un ont un air particulier, que seuls peut-être ceux qui l'ont décelé sur leur propre visage peuvent reconnaître. Je l'ai remarqué sur mon visage et je le remarque à présent sur d'autres. C'est un air d'extrême vulnérabilité, une nudité, une béance.
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Sophie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Jeu 31 Jan 2008 - 3:24

Stell_A a écrit:
Elle était jusqu'à présent inconnue en France où ses romans n’avaient jamais été traduits, mais elle a été l'égérie de plusieurs générations d'écrivains américains, Bret Easton Ellis et Donna Tartt…

L’année de la pensée magique , best seller au Etats Unis, est un récit autobiographique dans lequel Joan Didion raconte l’épreuve qu’elle a traversé après la mort de son mari, l'écrivain et scénariste John Dunne, alors que dans le même temps sa fille était plongée dans le coma à la suite d’une pneumonie.

Son roman Maria avec et sans rien a été traduit mais c'est le seul.

J'ai lu L'année de la pensée magique et ce livre m'a bouleversée, sans doute parce que je me suis identifiée à Joan Didion. J'en parlerai plus longuement
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Sophie
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MessageSujet: Re: Joan Didion [Autobiographie]   Mar 19 Fév 2008 - 8:09

Joan Didion est une écrivain (très) connue aux Etats-Unis, et serait l'inspiratice de nombreux écrivains américains de la jeune génération. En France, elle est nettement moins connue, un seul de ses romans, Maria avec et sans rien, ayant été traduit.

L'année de la pensée magique est donc le deuxième ouvrage traduit en français. Mais là, il ne s'agit pas d'un roman mais d'un doucment.

Le 30 décembre 2001, son mari, écrivain et scénariste reconnu, meurt d'une crise cardiaque alors qu'ils s'apprêtaient à dîner. Le récit débute à ce moment. Joan Didion raconte tout. Ses actions, ses réactions, le deuil, l'avant, l'après, leur jeunesse ensemble.

Ce décès subit, auquel, forcément, elle ne s'attendait pas malgré les soucis de santé antérieurs, intervient six jours seulement après que leur fille unique ait été hospitalisée en urgence, entre la vie et la mort.
Joan Didion a donc eu à affronter, en même temps, la mort de son mari et le coma de sa fille. Coma dont elle sortira pour connaître à nouveaux de graves problèmes de santé dont elle ne réchappera pas.

Ce livre est terriblement poignant. D'une écriture sèche, parfois très "médicale", sans pathos mais extrêmement touchante malgré tout. TRès vite, il m'a fallu lire en parallèle un roman plus léger, de peur d'être trop bouleversée.
Sans doute me suis-je reconnue dans le couple qu'elle formait avec son mari, un couple presque fusionnel. Je pense que ce livre m'a mise face à mes angoisses et ms peurs et je pense que je réagirais comme Joan Didion s'il m'arrivait ce qui lui est arrivé.

Ce document m'a touchée au coeur, à la fois à cause de la compassion que j'ai éprouvée envers cette femme, dont la vie s'est brisée en un rien de temps, à la fois parce que cette histoire, tout le monde peut la vivre, elle est finalement si banale...
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bix229
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MessageSujet: Joan didion   Mer 20 Fév 2008 - 19:58

Sophie, je n'ai pas lu Joan Didion, mais je comprends ce que tu veux dire...

Il y a des livres -pas seulement des romans- avec lesquels nous sommes en phase immédiatement. Qui éveillent des résonnances ou des implications personnelles Et ce, pour des raisons de circonstances, age,
humeur ; ou permanentes, sensibilité, caractère...
Ils peuvent nous émerveiller, nous émouvoir, nous réconforter, nous rendre complices ou au contraire nous effrayer, nous affliger...

Dans la première catégorie, je mettrais des livres comme Diadorim de Guimaraes Rosa, Aux sources du fleuve de Thomas Wolfe (Thomas pas Tom), la plupart des romans de Wallace Stegner, John Cowper Powys, Salinger, Réjean Ducharme, Svevo (Senilita), Thomas Hardy (Le retour au pays natal), Segalen (René Leys), Carson McCullers, par exemple...
Dans la deuxième, les romans de Brautigan, de Silvio d'Arzo, Jules Valles,
Chalamov, Koestler, Orwell, Tchekhov...
Mais bien entrendu les catégories et les impressions peuvent partfaitement se mélanger...surpris
colibri
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