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 Delphine de Vigan

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MartineR
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Lun 21 Mai 2012 - 18:53

Rien ne s'oppose à la nuit-

Un livre qui ne me marquera pas, je comprends que l'écriture fut pour elle une thérapie, avec cette famille très complexe et si perturbée: la grand'mère qui a besoin d'être enceinte & qui remplace son enfant mort par l'adoption d'un petit << enfant-martyr >> les deux garçons qui se suicident, le père incestueur ?? & qui a aussi des relations avec les amies de sa fille...toutes les addictions, shit à hautes doses, poudre, tabac à en mourir ( le suicide n'est pas dù à la psychose de Lucile mais à son cancer du poumon) , alcool, le grand père est mort de démence alcoolique...et j'en passe .



Toutes les blessures de l'auteure se transforment en livres...bizarre mais cela rapporte plus que d'engager une vraie thérapie.

PS: en plus JC Lattès n'a pas de correcteur de grammaire même pour les accords avec le verbe être...

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domreader
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Jeu 2 Aoû 2012 - 15:20

Rien ne s’oppose à la nuit
Delphine de Vigan


Une plongée terrifiante et sensible au cœur des secrets de famille, de ceux que personne ne veut voir émerger de crainte que tout et tous ne s’effondrent. Mais voilà, la façade de cette belle famille présentait des lézardes béantes, menaçantes depuis longtemps. Delphine de Vigan s’attache avec tact et pudeur à mener une quête de sens, à comprendre la vague de suicides qui a eu lieu dans la fratrie de sa mère, à expliquer la folie de cette dernière pour mieux vivre et pour se libérer en partie de ses propres névroses. Un chemin douloureux et compliqué que suit Delphine de Vigan pour cerner les personnalités peu ordinaires et combien complexes de ses grands-parents. Il en a fallu des morts, de la folie et de la souffrance pour que quelqu’un, enfin, décide avec un grand courage de vouloir comprendre quelle était l’alchimie toxique de cette famille.
J’espère que les siens lui en sont reconnaissants car le travail est considérable. On sent que chaque mot est ressenti, pesé, précis. C’est beau et souvent poignant. Je remercie la collègue et amie qui m’a prêté ce livre.

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Ouliposuccion
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Sam 15 Sep 2012 - 11:48

Rien ne s’oppose à la nuit.

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti.


Voilà un livre qui me laisse en proie à deux sentiments, charmée mais dérangée. Ai-je aimé ce livre ? J’avoue ne pas avoir d’avis tranché.

J’y ai vu de la beauté et de la détresse profonde lors de la première partie, une sorte d’exutoire afin de réhabiliter une mère trop abimée. Peut-être une façon d’écrire ses propres souffrances afin de mieux les oublier pour n’en garder que la beauté du souvenir.

Malheureusement, je n’ai pu m’empêcher lors de la deuxième partie d’y voir une sorte de gémissement tombant dans une lamentation profonde. Une détresse expliquée dans divers chapitres dans lesquels l'auteure nous donne à lire son état d'esprit selon les étapes de son travail d’écriture m’a propulsée dans une lecture voyeuriste, donc dérangeante.
Ce roman s’est transformé en un reportage familial avec pièces écrites à l’appui, j’y aurais préféré une certaine pudeur, des demi-mots, une contenance quant aux écrits de sa mère publiés. Dommage que Delphine de Vigan n’ait pas réussi à parler de certaines facettes de sa famille sans tomber dans le déballage de masse, l’apitoiement. Son livre en aurait été que plus fort émotionnellement .

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petitepom
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Sam 15 Sep 2012 - 17:02

Rien ne s’oppose à la nuit
Je ne suis pas allée au bout de ce livre, pourtant j’ai adoré la 1° partie, mais la seconde traine en longueur, on nous répète toujours la même chose.

La première partie nous raconte la vie de Liane, la grand mère, une femme des années 50, moderne, plusieurs grossesses successives ne semble pas la faire veillir, au contraire elle reste dynamique malgré les douleurs que cette famille va connaitre.

Le seconde partie nous relate la vie de Lucille, la fille ainée, qui va sombrer dans la folie, les deuils et les malheurs vont continuer de pleuvoir, la narratrice ( l’auteur) nous fait part de sa vie avec une mère instable.

Cette seconde partie est moins prenant, trop biographique et répétitif, je suis allée au bout mais je n’ai plus envie d’aller au dela et de lire la 3°, j’ai peut être tord mais j’assume ; j’ai l’impression que j’en apprendrais pas plus. Même quand un secret nous est révélé, on reste dans le doute, d’où ce sentiment de ne pas avancer.

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odrey
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Sam 15 Sep 2012 - 21:40

Moi c'est l'inverse. je n'ai pas tellement aimé la première partie où elle raconte l'enfance de Lucie et j'ai commencé à me laisser embarquer quand De Vigan assume le "je" et qu'elle nous explique toute la complexité de sa relation avec sa mère malade. Bien sûr que le doute persiste, les principaux intéressés ne sont plus là pour lever le voile sur ce qui s'est passé ou pas. C'est d'ailleurs assez honnête de la part de l'auteure de nous dire qu'elle ne détient pas toutes les clés même si elle a sa propre idée sur l'origine de la folie de la mère.
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Marko
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Sam 15 Sep 2012 - 21:52

Pour ceux qui ont également lu le John Burnside (Un mensonge sur mon père), qui traite un peu du même sujet, est-ce que littérairement c' est aussi fort?

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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odrey
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Sam 15 Sep 2012 - 23:57

Marko a écrit:
Pour ceux qui ont également lu le John Burnside (Un mensonge sur mon père), qui traite un peu du même sujet, est-ce que littérairement c' est aussi fort?

Je n'ai pas lu ce Burnside (il est dans ma PAL) mais la Maison muette et sans conteste, je préfère le style de Burnside. Le Récit de Delphine De Vigan est touchant (parce que sincère) mais d'un point de vue strictement littéraire, il ne m'a pas donné envie de me ruer sur ses romans.
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Harelde
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Lun 17 Sep 2012 - 9:19

Quant à moi, je me souviens d'une merveilleuse lecture. Et j'ai tout aimé de la première à la dernière ligne. Une de mes plus belles lectures 2012.
aime

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Lun 17 Sep 2012 - 9:41

Ouliposuccion a écrit:
Voilà un livre qui me laisse en proie à deux sentiments, charmée mais dérangée. Ai-je aimé ce livre ? J’avoue ne pas avoir d’avis tranché
Je comprends tout à fait ton sentiment, Oulipo. Diifficile de ne pas se sentir dérangé à un moment ou un autre dans ce récit où nous sont révélés des secrets familiaux aussi graves. Mais comme Odrey, le fait que l'auteure s'implique réellement dans la seconde partie, cherche à comprendre cette mère qu'elle a manquée, m'a davantage touchée.

Ceci dit, je ne pense toujours pas que De Vigan soit une grande écrivaine. Je n'ai pas lu Un mensonge sur mon père (acheté récemment) mais d'après La maison muette, je ne doute pas que le style de Burnside soit un poil au dessus!!
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Harelde
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Lun 17 Sep 2012 - 9:52

Aeriale a écrit:
Ceci dit, je ne pense toujours pas que De Vigan soit une grande écrivaine. Je n'ai pas lu Un mensonge sur mon père (acheté récemment) mais d'après La maison muette, je ne doute pas que le style de Burnside soit un poil au dessus!!
On parle bien de John Burnside, l'auteur de Scintillation ?
Je n'avais pas aimé. Bouquin bizard et écriture très aléatoire, inconstante, alternant des envolées lyriques un peu surfaites et prose bas de gamme d'une incroyable platitude. J'en étais à me demander si le livre n'avait pas été écrit par deux personnes différentes.
Pour moi Delphine de Vigan est bien au-dessus. Mais je n'ai lu qu'un seul livre pour chacun d'eux. Un peu fragmentaire pour lancer des jugements définitifs.

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odrey
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Lun 17 Sep 2012 - 18:00

Oui, c'est le même. Mais comme toi, n'ayant lu qu'un livre de lui et un seul De Vigan, difficile d'avoir une vue exhaustive.
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tom léo
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MessageSujet: Rien ne s'oppose à la nuit   Ven 12 Oct 2012 - 18:26

Rien ne s'oppose à la nuit

Comment commenter un livre qui a trouvé un écho si positif ? Je dois avouer que je partais dans cette lecture avec une forte opinion favorable, aussi parce que la figure de la mère, étant atteinte par la bipolarité, suscitait en moi des nombreuses questions et préavis positifs.

Le livre est sousdivisé en trois grandes parties qui correspondent dans une certaine manière à des périodes de la vie de Lucile, la mère de Delphine de Vigan : enfance et jeunesse dans la grande famille de neuf enfants, avec ses drames familiaux dont on a parlé déjà ici dans le fil. Deuxième partie (en gros) : mariage avec deux enfants (des filles dont Delphine), éclosion de la bipolarité, en partant avec une phase maniaque, suivie par une longue période de dépression et d'apathie. Troisième partie : les enfants de Lucile vont leur chemin, cheminement de Lucille après ses env. 40 ans jusqu'au suicide en Janvier 2008 (qui par ailleurs avait été annoncé depuis la première page).

Donc, récit fortement (auto-)biographique. Mais l'auteur a la délicatesse de remarquer que chaque choix dans les faits, photos, récits divers, est déjà une sorte d'interprétation. Elle comble ici et là ces/des lacunes par ce qui semble le plus probable... et finalement, ce livre sort avec l'appélation de « roman » !

Delphine de Vigan intercale régulièrement des reflexions sur son propre écriture et l'état de l'avancement de son livre un moment donné. Dans ces passages, souvent, elle cherche indirectement à justifier ses choix : elle parle des résistances et des autres et de soi-même qu'elle doit surmonter pour avancer. Si elle est mue par cette tendance de l'autojustification, c'est en grande partie qu'elle doit des fois « revèler » des secrets familiaux et avancer des thèses, dont on n'est même pas totalement sûr. Ceci est un choix d'auteur.

Pour ma part – et peut-être pas seulement pour d'autres membres de la famille, mais aussi d'autres lecteurs – on peut se demander jusqu'où doit, peut aller un déballage, voir une écriture sur des personnes si proches ? Est-ce que cette démarche n'est pas seulement la recherche de trouver les sources de la souffrance de sa mère et un hommâge, mais éventuellement aussi une recherche de s'autojustifier, de faire - comme disait un prédeccesseur sur ce fil - sa thérapie? L'auteur est visiblement influencée par des remords.

Quelle sont, dans une grande partie, les explications du geste fatale ? Finalement on divine bien la souffrance de la mère, de Lucile. Mais on y mettant un ton, un brin de fatalité – et le titre en est un bon exemple : cela sonne bien, mais est pessimiste et sans appel – on arrive à « comprendre » le geste fatal de la mère comme pratiquemment inévitable, voir même (dans les dernières lignes du livre) comme louable et splendide. Cela m'écoeure. Oui – et je parle en connaissance de cause – bien sûr, il ne peut pas s'agir d'accuser quelqu'un de si souffrant de légèreté. Oui, on doit finalement, et avec tristesse, après coup accepter un geste. Mais au même moment on ne peut pas presque comme excuse, juger le suicide comme cela : cela est extrêmement dangéreux. Et correspond à une tendance de notre societé de se dédouaner et de se dire que, de toute façon, il y avait rien à faire. Et même si la nuit peut être immense et insondable, nous devrions espérer que l'aube et la lumière peuvent être proches. Par ailleurs Lucile avait connu une phase bonne après des années d'apathie! Et contredit ainsi l'idée que rien d'autre était possible. C'est dans cette direction et possibilité qu'il faudrait – à mon avis – aller. Mais cela est trop souvent appeler de l'esperance bon marchée, voir une« réligiosité trop rose », comme si la vraie réalité implique le choix de la fin...

Donc, malgré une excellente description de la maladie bipolaire (très fort!) je ne peux souscrire à certains choix de l'auteur et reste sceptique.

A chacun de découvrir et à juger... !
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Dim 21 Oct 2012 - 17:13

Rien ne s'oppose à la nuit.


J'ai avalé ce livre en deux jours. Ce qui n'est pas spécialement bon signe. Cela prouve que ce livre est extrêmement facile à lire. Tellement que ça en devient ... un peu plat. J'ai tourné les pages vite et bien, à avancer rapidement dans l'histoire, dans l'évolution de la maladie de Lucile, et des tourments de sa fille, sans que ça ne me touche particulièrement.
Des évènements qui se succèdent, dont la narratrice se détache volontairement, ce qui a l'avantage de ne pas nous imposer une histoire pleine de pathos, de larmes, de morale, mais qui, en même temps, tient à l'écart, et surtout, donne l'impression d'un tout ça pour ça.

Ce livre, Tom Léo l'aborde, a manifestement été écrit comme une thérapie par l'auteur, une manière d'aborder posément, frontalement et avec recul, la maladie et la mort de sa mère. Son histoire, sa famille et sa culpabilité. A quoi ça sert pour un lecteur lambda ? Pas à grand-chose, je trouve.

Ce roman peut fonctionner, oui, sur des personnes qui auraient pu vivre une situation similaire, qui s'y retrouvent, ou qui ont particulièrement d'empathie et de sensibilité face à de tels sujets. Pour moi, c'était un livre qui se lit, qui passe le temps, mais qui a quelques moments qui intéressent et qui interrogent, sans aucun bouleversement et peu d'attendrissement.
Parce que le style de l'auteur est simple, plutôt plat et monotone même, que sa façon d'aborder les choses est très personnelle, comme uniquement tournée vers elle, pour elle.

Je ne suis pas choquée par la vision du suicide qui circule tout au long de ce livre (plusieurs personnes de la famille se donnant la mort), mais parce que c'est quelque chose que je comprends et que j'accepte. La vie à tout prix, ça me dépasse complètement. Et j'ai trouvé que le cheminement de réflexion de l'auteur montrait pourquoi elle en arrivait là aussi, et pas pour uniquement se déculpabiliser. Je ne sais si, comme le dit Tom Leo, c'est un reflet de notre société, qui laisse tout tomber. Je le vois plus comme une acceptation de la liberté de l'autre. En même temps je suis probablement aussi un produit de cette société et peut-être que j'en ai accepté les codes sans réfléchir.

Bref.
Pour moi, en tout cas, Vigan n'est pas un auteur à suivre. Je pense que là, son livre marche parce qu'il touche un sujet sensible, tendre, affectif, et voyeur. Que nombre de lecteurs peuvent s'y retrouver. Et qu'on se retrouve à un moment à admirer cette femme qui a tenté d'exorciser sa douleur. Et avec le tact de ne pas en faire trop.
Après, sur un autre sujet... sur une vraie histoire romancée, je ne suis vraiment pas certaine qu'elle tiendrait la route. Ses descriptions de lieux, d'actions, de personnages, la façon dont elle les met en scène... tout est succinct, à la limite du trait grossier. Son rythme d'écriture est plat, répétitif, et ne creuse nulle part dans la langue ou dans l'histoire.
En remontant ce fil de discussion, j'ai l'impression que mon avis n'est pas exagéré.

Donc, je pense que ce sera mon seul essai avec cet auteur.

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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Dim 21 Oct 2012 - 19:25

Cela ne fait que confirmer une sorte de pressentiment sur ce livre de ma part. Merci de tous vos commentaires.

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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Dim 21 Oct 2012 - 19:56

Queenie a écrit:
Pour moi, en tout cas, Vigan n'est pas un auteur à suivre. Je pense que là, son livre marche parce qu'il touche un sujet sensible, tendre, affectif, et voyeur. Que nombre de lecteurs peuvent s'y retrouver. Et qu'on se retrouve à un moment à admirer cette femme qui a tenté d'exorciser sa douleur. Et avec le tact de ne pas en faire trop.
Après, sur un autre sujet... sur une vraie histoire romancée, je ne suis vraiment pas certaine qu'elle tiendrait la route. Ses descriptions de lieux, d'actions, de personnages, la façon dont elle les met en scène... tout est succinct, à la limite du trait grossier. Son rythme d'écriture est plat, répétitif, et ne creuse nulle part dans la langue ou dans l'histoire.
En remontant ce fil de discussion, j'ai l'impression que mon avis n'est pas exagéré

Ton avis n'est absolument pas exagé Queenie. Je pense exactement comme toi. Cette histoire m'a plus touchée que les précédentes (mais qui ne le serait pas, avouons qu'elle nous prend inévitablement au piège avec cette confession de drames familiaux) mais je ne crois pas que cette auteure ait l'étoffe d'une grande écrivaine. J'ai souvent trouvé son style plat et ses sujets assez placardés (un peu insincères, osons le mot) Je ne sais pas exactement quoi mais quelque chose me dérange dans son écriture en tout cas...

C'est ma troisième lecture (toutes communes, je n'avais pas choisi d'ailleurs) et je pense m'arrêter là aussi.
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MessageSujet: Re: Delphine de Vigan   Aujourd'hui à 10:34

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Delphine de Vigan
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