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 Augusten Burroughs

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Tom
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MessageSujet: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 19:50



Augusten Burroughs est un auteur américain né en 1965 à Pittsburgh. Fils de la poète Margaret Robison, il est "abandonné" par ses parents qui le confient à leur psychiatre alors qu'il n'est encore qu'un enfant. Il publie son premier livre Sellevision en 2000. Son premier véritable succès est Running with Scissors, paru en 2002 ; ce livre a été adapté au cinéma.

Je voulais vous parler aujourd'hui de Dry (Déboires pour la traduction française), la suite directe de Running with Scissors. Je n'ai pas lu ce dernier mais les deux récits sont dissociables. Hormis le héros qui a grandi, et quelques-uns de ses proches amis, aucune référence n'est faite à Courir avec des ciseaux.

Déboires raconte donc l'histoire d'Augusten, un jeune homme travaillant pour une agence de publicité. Mais contrairement à sa vie professionnelle, sa vie privée n'est pas une vraie réussite. Augusten vit seul, n'a pas beaucoup d'amis et a été abandonné par sa famille. Il trouve vite refuge dans l'alcool et les relations homosexuelles d'un soir. Des dizaines de bouteilles de whisky s'entassent dans son appartement sans qu'il ait le courage de les jeter. De toute façon, pour le temps qu'il passe dans son appartement... Voilà Augusten tel qu'on le découvre dans les premières pages du roman. Pourtant, cet anti-héros n'a pas l'air de souffrir de la situation. Il est heureux dans son boulot, s'éclate tous les soirs et mange à sa faim. Mais un jour, sa boss en a assez de l'état déplorable qu'il présente tous les matins : elle le convoque dans son bureau et lui explique la situation. Il a le choix : ou il suit une cure de désintoxication ou il est viré. N'ayant pas le choix, Augusten accepte la cure en choisissant un centre pour gay. Il y rencontrera différentes personnalités qui l'aideront à s'en sortir ou le plongeront d'avantage dans son vice.


Déboires raconte donc l'histoire de ce jeune homme perdu, sans repère qui prendra peu à peu conscience de sa maladie et des efforts à accomplir pour en sortir. On comprendra rapidement que cette oeuvre est proche d'une autobiographie. L'auteur y décrit de fort belle manière les ravages de l'alcoolisme, l'importance ou la bêtise des réunions AA et la nécessité de l'aide extérieure. L'homosexualité y occupe également une place très importante et l'auteur s'amuse à jouer avec les sentiments de son héros, le baladant entre amour interdit, amitié débordante ou complicité exacerbée.

Ce titre était le premier que je lisais d'Augusten Burroughs, l'ayant choisi par hasard sur l'étal de ma librairie. J'ai été très séduit par le style d'écriture simple, sarcastique et émouvant de l'auteur. Je lirai avec grand plaisir Courir avec des ciseaux, qui parait-il est plus dur, plus dérangeant puisqu'il s'attarde, je crois, sur les relations pédophiles qu'a subi le jeune Augusten durant son enfance.

PS : C'est le premier fil que j'ouvre, excusez-moi d'avance s'il y a des oublis...
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Marie-Laure
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 20:09

Je te remercie de nous présenter cet auteur au parcours loin d'être banal. Je crois que si tu proposes ce livre au cerclage?, il sera vite demandé bounce
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Sophie
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 20:14

Il me semble très bien ce fil Tom, d'autant plus que c'est un auteur que j'ai lu et dont je n'avais jamais parlé.

Alors moi, j'ai lu Courir avec des ciseaux.


Roman autobiographique choc, Courir avec des ciseaux est le récit tragi-comique d’une enfance et d’une adolescence hors des sentiers battus, aux Etats-Unis, dans les années 70 mais aussi une réflexion plus large sur la sexualité, le mariage et la société américaine.
Depuis sa plus tendre enfance, Augusten déteste l’école et le désordre sous toutes ses formes, et voue une passion quasi-obsessionnelle à tout ce qui brille : des stars qu’il voit à la télévision aux piécettes qu’il astique en regardant ses feuilletons favoris, en passant par les chevelures soyeuses et les stéthoscopes rutilants pendus au cou des médecins. Augusten sait également depuis toujours une chose à son propos : il est gay.

En attendant le divorce qui mettra fin aux disputes violentes entre son père – prof de math alcoolique – et Deirdre, sa mère – poétesse narcissique et psychologiquement instable –, Augusten se prépare activement à un avenir plus radieux, dans lequel il se rêve animateur vedette d’un talk-show, ou médecin – l’idéal demeurant à ses yeux d’incarner un médecin dans une série télévisée.

Or, après la séparation de ses parents, alors qu’il a douze ans, la vie d’Augusten prend un tournant inattendu : loin de retrouver un équilibre, sa mère enchaîne les épisodes psychotiques, entame une liaison avec l’épouse d’un pasteur et décide de confier la garde de son fils à son propre psy, le Dr Finch. Au sein de cette famille d’adoption une nouvelle vie commence pour Augusten…

Sous ses airs débonnaires de père Noël, le Dr Finch est un psy aux méthodes peu orthodoxes, qui distribue les Valium comme des pastilles mentholées et emmène ses patientes dans des motels sous couvert de leur administrer un traitement intensif. Dans la vieille maison croulante et remplie de crasse qui abrite la famille Finch, c’est un Augusten sous le choc qui découvre sa nouvelle famille d’adoption : Agnès, l’épouse du docteur, qui grignote des croquettes pour chiens en regardant la télé ; Hope, une des filles aînées, aveuglément dévouée à son père ; Natalie, qui à treize ans, après un essai de vie conjugale avec un des patients de son père, revient sous le toit familial et devient la meilleure amie d’Augusten ; et Neil Bookmann, un pédophile et ancien patient du docteur, qui vit dans la cabane à outils et avec lequel Augusten a une liaison.

Dans cette maison où nulle règle ne régit le quotidien, sinon celle du bon vouloir de chacun, où l’avenir se lit tantôt dans la bible, tantôt dans la cuvette des cabinets, où les sapins de Noël restent en place jusqu’au mois de mai… Augusten et Natalie font les quatre cents coups et, conscients d’avoir pris un drôle de départ dans la vie, s’interrogent sur leur avenir.

(merci Amazon)

Je sais que pas mal de lecteurs ont été très choqéus par ce livre et ne l'ont pas terminé. Moi j'ai aimé car malgré quelques scènes à la limite du soutenable, j'ai trouvé que l'ensemble était plein d'humanisme et de sensibilité. On a du mal à faire la part des choses entre la réalité et la fiction mais si tout est réel, il ne faut tout de même pas s'attendre à ce qu'Augusten Burroughs soit "normal".
Je n'ai jamais trouvé que les scènes de sexe étaient gratuites car elles faisaient partie de l'histoire et étaient parfaitement intégrées au reste.

Cela dit, je ne le conseillerais pas à tout le monde.


Dernière édition par le Mer 7 Nov 2007 - 20:22, édité 1 fois
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Steven
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 20:16

Je te remercie Tom, car je ne connaissais pas du tout cet auteur. Ta présentation associée à la couverture qui m'attire beaucoup va sans doute m'amener à m'y plonger dedans.

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Sophie
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 20:19

Un film tiré de ce roman-autobiographie est sorti l'année dernière; tiens, il faut que je le trouve.
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Marie-Laure
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 7 Nov 2007 - 20:20

Merci Sophie, nous voilà avertis !
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Queenie
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MessageSujet: courir avec des ciseaux   Jeu 8 Nov 2007 - 13:08

j'ai lu courir avec des ciseaux il y a à peine quelques mois et je n'en ai déjà presque plus aucun souvenir

au début ce livre m'a fait penser à du "sous" John Irving. Et puis au fur et à mesure de la lecture, j'ai fini par vraiment me lasser de l'histoire de cet Augusten... d'abord parce que je trouve qu'il en fait trop, il est dans la surenchère. Son petit monde pseudo hippie dont le grand maître est un psy allumé et très libre avec sa sexualité m'ont laissé de marbre. Je n'arrive même pas à me souvenir si j'ai trouvé certains passages crus ou choquants.
Il y a des effets comiques assez drôles mais vu que ce Burroughs en fait trop, j'ai fini par ne plus rire du tout.

allez quelques passages pour vous.
Citation :

En plus de s'agonir d'injures standard telles que "salope" ou "pute", les Finch avaient incorporé à leur arsenal d'invectives tous les stades freudiens du développement psychosexuel.
- Tu es tellement coincée dans l'oral ! Jamais tu ne passeras au génital ! Le mieux que tu puisses espérer atteindre un jour, c'est le stade anal, pauvre vieille fille immature et frigide, a braillé Natalie.
- Arrête de m'aliéner ! Arrête de transférer toute cette rage sur moi !
- Tes tactiques d'évitement ne marcheront pas avec moi, ma petite, l'a prévenue Natalie. Je ne vais pas te laisser te défiler comme ça. Tu me hais et tu dois me le dire en face.

Citation :
Le plafond de la cuisine était trop bas. Il nous écrasait. Il était responsable de toute la misère de notre vie.
- ça me file la haine, a décrété Natalie.
- Quoi donc ? ai-je fait, en me demandant si elle incriminait le plafond, si elle le trouvait, elle aussi, oppressant.
- Ma vie, a-t-elle précisé d'une voix éteinte.
Mais ce n'était pas le ton éteint des adolescents qui disent haïr leur vie, la trouver chiante, en vouloir une autre. Elle avait dit ça avec un détachement bien plus grand que celui que l'on est en droit d'attendre d'une fille de quinze ans. Elle l'avait dit avec cette sorte d'indifférence qui advient quand, bien plus tard dans la vie, on tire le volet. La main ouverte, des pilules dans la paume... Cette indifférence-là.
Et après tout ça, ils vont défoncer le plafond...

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Tom
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Jeu 8 Nov 2007 - 13:23

Je n'ai pas lu Courir avec des ciseaux mais j'aime bien les deux extraits que tu cites. On retrouve un détachement de l'auteur vis-à-vis de ses héros, une façon de leur faire dire tout et n'importe quoi qui me séduit. Après, je comprends qu'on ne soit pas touché par ce style.

Effectivement, Burroughs en fait beaucoup, peut-être trop, mais je trouve qu'il ne franchit jamais la limite qui rendrait ses écrits insupportables à la lecture (du moins dans Déboires). Il s'amuse avec ses personnages en leur faisant vivre des situations crues, difficiles, parfois insoutenables mais parvient toujours à recadrer l'ensemble pour ne pas partir dans tous les sens.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Jeu 8 Nov 2007 - 13:31

Tom a écrit:
Je n'ai pas lu Courir avec des ciseaux mais j'aime bien les deux extraits que tu cites. On retrouve un détachement de l'auteur vis-à-vis de ses héros, une façon de leur faire dire tout et n'importe quoi qui me séduit. Après, je comprends qu'on ne soit pas touché par ce style.
les extraits choisis sont des bouts que j'ai apprécié.

Citation :
Effectivement, Burroughs en fait beaucoup, peut-être trop, mais je trouve qu'il ne franchit jamais la limite qui rendrait ses écrits insupportables à la lecture (du moins dans Déboires). Il s'amuse avec ses personnages en leur faisant vivre des situations crues, difficiles, parfois insoutenables mais parvient toujours à recadrer l'ensemble pour ne pas partir dans tous les sens.

oh non la lecture n'en a pas été insupportable, ça glisse même tout seul. Un style clair et simple. Mais c'est peut être cette distance que tu soulignes Tom, qui m'a gênée. Notamment par rapport au thème du roman : un ado en prise à plein de questionnements... eh bien, cette distance, faisait que je n'y croyais pas à cet ado. Je voyais trop l'adulte observant son adolescence, et ça m'a un peu dérangée.
Et je trouve qu'il veut trop faire dans le "incroyable mais vrai". Peut être qu'en effet il ne va pas trop loin et parvient à "recadrer" mais je trouve que par cette histoire il a trop voulu appater le client.

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Tom
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Jeu 8 Nov 2007 - 14:15

Je reconnais qu'il est difficile de qualifier de réaliste ces romans (enfin, on ne parle même pas du même roman, c'est pas évident Wink ). Il est donc difficile de s'identifier au héros, de vivre avec lui, de soufrir avec lui ou d'espérer avec lui. Même si d'habitude j'apprécie de pouvoir me glisser dans la peau du personnage, ici, ça ne m'a pas dérangé et j'ai surtout reconnu et apprécié ce regard extérieur, jamais accusateur et plutôt amusé du narrateur.

Tout est ici histoire de point de vue. bonjour
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Jeu 8 Nov 2007 - 15:45

Citation :
Tout est ici histoire de point de vue

bien sûr et même si nous ne parlons pas du même livre, je suis contente d'avoir ton avis sur cet auteur. Et peut-être que cette impression existe moins dans le livre que tu as lu, étant donné qu'il est un adulte à ce moment là, si je comprends bien?

si tu veux, nous proposons des livres que nous nous échangeons par la poste (pratiques culturelle > cerclage) et je viens d'ajouter les ciseaux de burroughs... tu peux t'inscrire si tu veux.

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Tom
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Jeu 8 Nov 2007 - 17:34

Merci pour l'info sur le cerclage. Je vais réfléchir à ça. Et ça pourrait me permettre de répondre à ton avis sur Courir avec des ciseaux. sourire
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mar 13 Nov 2007 - 16:03

Moi je me suis bien marrée avec Courir avec des ciseaux.

COURIR AVEC DES CISEAUX
d'Augusten BURROUGHS
Ed 10/18 318p
Trad : Christine Barbaste



Augusten a toujours su qu'il était différent. Mais différent de qui ? De quoi ? De sa mère, complètement psychotique qui se fait tripoter par la femme du pasteur en déclamant des poèmes ? De son père, alcoolique, qui testerait bien le couteau à pain sur la gorge de sa femme ? De son psy et tuteur légal, encore plus déjanté, qui lit l'avenir dans ses étrons, une Bible à la main ? Augusten verra bien. En attendant, il vit, tout simplement. Il pense à l'avenir. Il sera star, ou docteur, ou coiffeur. Il arrêtera de manger des croquettes pour chats. Ou pas. Récit d'une adolescence pas comme les autres, dans une époque pas comme les autres.

Je sais également gré à mon père et ma mère de m'avoir donné même par inadvertance une enfance à ce point mémorable. De plus, je voudrais remercier chaque membre d'une certaine famille du Massachussetts pour m'avoir accueilli chez elle et considéré comme un des siens. Mais je tiens par-dessus tout à remercier mon frère pour m'avoir démontré, exemple à l'appui, l'importance d'être unique (extrait)

Effectivement, l'auteur peut remercier tout ce beau monde car dans le genre d'une enfance mémorable, je crois n'avoir jamais rien lu de plus dingue. Mais derrière les situations racontées de façon très drôle, on sent le complet désarroi d'un enfant sans repère de stabilité dans sa vie, horrifiant et comique à la fois, personne ne voudrait de la jeunesse d'Augusten et pourtant on ne peut s'empêcher de rire avec lui des actions délirantes de cette bande de fous furieux [Le premier signe prouvant que la situation était en train de changer s'est manifesté sous la forme d'une dinde industrielle surgelée. Hope l'avait gagné à un concours organisé par une station de radio en étant la première à appeler pour identifier une chanson de Pat Boone. Comme la volaille n'entrait pas dans le freezer, Hope pour la décongeler l'a placée dans le bac à douche. Or la maison ne disposait que de deux salles de bain et Hope avait mis la dinde dans celle du rez-de- chaussée-celle où se trouvait la douche. Alors plutôt que d'enlever la volaille pour faire nos ablutions, nous nous sommes tous douchés avec la dinde à nos pieds (extrait)]. Autre point fort de ce livre, c'est qu'il vous fait relativiser les épisodes de votre adolescence qui n'a (sauf rares cas) jamais pu être aussi désastreuse que la sienne. Mieux, à lire, dites-vous que les pires bêtises que vous avez pu faire, n'arrive pas à la hauteur de deux ados qui un jour d'ennui, se sont décidés à littéralement exploser le plafond de la cuisine puis découper une partie du toit afin d'installer une fenêtre préalablement prélevée de la buanderie, fenêtre à ce point mal posée qu'il pleut huit mois sur douze dans la cuisine et qu'il neige les quatre autres mois, une casserole pour recueillir l'eau est en permanence posée sur la table de la cuisine et ils n'ont même pas été au moins sermonnés. Cette vie aura au moins permis à l'auteur d'engranger des idées de livres pour la fin de ses jours. Et moi, je me lirai bien Déboire, la suite de cette épopée loufoque. Parce qu'on ne s'ennuie jamais en suivant la vie d'Augusten. et qu'il a le talent de vous embarquer pour une autre dimension, voire une autre planète, impossible que des timbrés pareils soient originaires du même monde que le nôtre....si ?
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Tom
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Mer 14 Nov 2007 - 9:38

Merci Chièmre, ça me donne vraiment beaucoup envie de lire Courir avec des ciseaux! J'aime beaucoup les extraits que tu as cités, ils retranscrivent très bien le ton humoristique ou sarcastique employé par l'auteur pour cacher un certain désarroi face à ces situations rocambolesques...
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Hindie
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MessageSujet: Re: Augusten Burroughs   Lun 24 Déc 2007 - 10:07

J'ai reçu il n'y a pas longtemps "Courir avec des ciseaux" et je l'ai complètement adoré!
L'écriture est sarcastique, humouristique, ironique, parfois très crue.. et tout cela, J'aime! ❤
J'ai hâte de lire "Déboires" Wink

Un livre parfois choquant, c'est vrai..
Mais sincèrement, il est magnifique!
Je vous le conseille miammiam
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