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 Charles Baudelaire

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Steven
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MessageSujet: Charles Baudelaire   Sam 10 Nov 2007 - 18:39



Voilà, un débat actuel m'a donné envie de poésie ! J'ouvre un fil sur un poète que j'aime même s'il n'est plus trop d'actualité : Baudelaire, l'auteur de Spleen et idéal. Pour ce soir, un de ses poèmes les plus connus et peut-être aussi l'un des plus beau :
Citation :
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

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lekhan
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 10 Nov 2007 - 18:55

Ah voilà un poète que je n'aime pas énormément.
Ne trouvez vous pas qu'on s'en étouffe. Tous ces mots, il y en a trop, on en a plein la bouche.
Chez Rimbaud aussi j'ai parfois cette sensation. Moins je dois le dire.
Mais chez Baudelaire je trouve que le style est un véritable chemin de croix, je me répète on en étouffe.

Reste qu'il est un des plus grands poètes Français. Qui je trouve n'a pas le charme de Mallarmé^^.
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Steven
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 10 Nov 2007 - 19:04

C'est drôle j'aurais aussi employé l'expression "Chemin de croix" pour définir la poésie de Baudelaire ! Mais sauf que j'aime bien cet auteur et le chemin qu'il nous fait parcourir au travers de sa poésie.

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Sankhu
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 10 Nov 2007 - 20:31

Comme lekhan, je trouve que les accumulations de mots subtils de Beaudelaire sont parfois étouffantes, déstabilisantes, mais c'est sans doute l'image qu'il voulait donner de ses textes, particulièrement dans les Fleurs du Mal.
J'admire plus sa prose, plus légère mais tout aussi cru, comme dans ce poème du Spleen du Paris :

Le joujou du pauvre.


Citation :
Je veux donner l’idée d’un divertissement innocent. Il y a si peu d’amusements qui ne soient pas coupables !

Quand vous sortirez le matin avec l’intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions d’un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l’enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s’agrandir démesurément. D’abord ils n’oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s’enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l’homme.

Sur une route, derrière la grille d’un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d’un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l’insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu’on les croirait faits d’une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.A côté de lui, gisait sur l’herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d’une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l’enfant ne s’occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu’il regardait :

De l’autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, pâle, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l’enfant pauvre montrait à l’enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c’était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l’un à l’autre fraternellement, avec des dents d’une égale blancheur.

Je trouve la "chute" merveilleuse.
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 11 Nov 2007 - 12:39

Très beau texte, Sankhu (vu l’époque, il aurait pu dire d’une égale noirceur Very Happy …mais l’effet aurait été différent… diablotin ).
Merci de nous rappeler que Baudelaire n’est pas que « les fleurs du mal », qu’il savait avoir la plume aérienne et que, si "étouffement" il y a en le lisant, celui-ci est le plus souvent voulu, comme dans ce texte :

Une Charogne.

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !
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audrey
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Ven 30 Nov 2007 - 19:41

Ce post sur Baudelaire m'a donné envie de me replonger dans sa poésie en prose comme en vers !!! Surprised
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Ven 30 Nov 2007 - 21:07

Ah! Sousm' tu me fais plaisir en citant "La charogne" et me replonge dans mes années estudiantines au cours desquelles j'eus à rédiger un mini mémoire sur "pastiches et parodies". Bien entendu "La charogne" trouva dignement sa place en parodie de "Mignonne allons voir si la rose..."

Pour le plaisir (et vous remarquez que je ne citerai pas "les chats" ben oui coline, je pense à toi Very Happy ):



"La Chevelure"


Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 9 Déc 2007 - 17:40

Il y a trop de poèmes enivrants de Baudelaire, voici mon choix du moment :

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
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Steven
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Ven 14 Déc 2007 - 18:10

Un marginal

Fils d’un homme des Lumières très tôt disparut (son père avait 62 ans à sa naissance), il vécut son enfance en plein romantisme. Il eut une enfance malheureuse, entre sa mère qu’il adorait mais à laquelle il ne pardonna pas son remariage, et son beau-père, qui ne comprenait pas grand chose à ce jeune dont il devait assurer l’éducation. Destiné à ‘faire son droit’, il choisit la bohème du Quartier Latin. A vingt ans, alors que ses relations familiales deviennent difficiles, il s’embarque pour l’Orient. Il s’arrête plusieurs semaines à l’île Maurice et à la Réunion où il se remplit les yeux d’images et de couleurs somptueuses et découvre les pouvoirs de la sensualité. Il rentre en France en février 1842, après dix mois d’absence. Il reçoit alors l’héritage de son père mais son beau-père lui impose un conseil de tutelle, qui le prive de la jouissance de ses biens.


Une traversée de l’enfer

Commence alors une existence difficile, marquée par un grand désespoir (tentative de suicide en 1845), de gêne matérielle – il devient critique d’art pour survivre -, de la maladie (la syphilis). Ces années 1845-1848 sont celles où il compose le plus grand nombre de pièces des Fleurs du Mal. C’est aussi à cette époque qu’il découvre Edgar Allan Poe, qu’il admire et qu’il traduira en partie. Il se lie avec Marie Daubrun et s’engage aux côtés des révolutionnaires de 1848. Mais les lendemains de la révolution l’écœurent, tout comme le révoltera le coup d’Etat du 2 décembre 1851.


Le poète maudit

Prodigieusement doué pour la souffrance et la solitude, il achève de se fragiliser en s’intéressant au vin et au haschich. Sa passion pour Jeanne continue bien que traversée d’autres amours. En 1857, il publie Les Fleurs du Mal, qui est aussitôt condamné pour ‘immoralité’ et voit son recueil amputé de poèmes jugés particulièrement scandaleux. En 1860, il publie Les Paradis Artificiels (célébration des drogues) et continue son œuvre de critique d’art lucide et hardi. Tandis qu’il travaille à une sorte d’autobiographie, Mon cœur mis à nu, et qu’il publie, en 1862, des poèmes en proses sous le titre du Spleen de Paris, il souffre de plus en plus de la syphilis. Après un séjour de deux ans en Belgique, il est frappé d’hémiplégie et meurt à Paris le 31 août 1867, à 46 ans.


En ces temps froids, peut-être qu'un peu d'ailleurs nous ferait du bien :
"Là, tout n'est que...." et chaleur !!!


Citation :
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 15 Déc 2007 - 5:12

L'Invitation au voyage a été mise en musique par Henri Duparc
voir ICI
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mer 23 Jan 2008 - 11:47

A citer...
Une biographie de Charles Baudelaire par Jean-Baptiste Baronian intitulée Baudelaire, sortie il y a un peu plus d'une année chez Gallimard/Folio Biographies.

Cette bio a l'avantage d'être moins assomante que d'habitude.
Facile à lire.
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mer 23 Jan 2008 - 12:51

« Moins assommante que d’habitude », ce n’est pas très prometteur innocent …dis nous en un peu plus…et n’oublie pas de lire ta messagerie. Wink

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Mordicus
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mer 23 Jan 2008 - 17:30

Mais si ça veut tout dire!
C'est pas juste un espèce de cours d'amphi à lire en ayant en fond sonore une voix qui roule les "r" :

"Oui... Charrrrles Baudelairrrrre, enfant prrrrédestiné à la vie tourrrmentée..."

Ca a du rythme.
Un chouia de sentimentalisme sans tomber dans le chichi de "fils à môman".
Rythme de rencontres, de femmes, de déménagements, de coups d'espoir, de désespoir, de voyages, de mort.

C'est pas juste chiant.
C'est pas qu'un exposé de plus ou qu'un "Profil" pour le bac.
ah, pis y'a pas 45 notes de bas de pages qui mangent tout le texte.
(J'aime pas les notes de bas de pages)



(Et oui, j'ai lu ma messagerie et tout et tout)
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mar 4 Mar 2008 - 8:50

En octobre 2007, Jean-Louis Murat a enregistré "Charles et Léo", un album reprenant des textes des "Fleurs du mal" de Charles Baudelaire et des musique de Léo Ferré.

Il s'agit de : Sépulture - Avec ses vêtements (....) - La fontaine de sang - L'héautontimorouménos - L'horloge - Le guignon - Madrigal triste - La cloche fêlée - L'examen de minuit - Bien loin d'ici - Je n'ai pas oublié (...) - A une mendiante rousse.

Pour la célébration des 150 ans de la parution des Fleurs du Mal, Gallimard s’est associé à Scarlett et V2 Music pour publier une nouvelle édition des Fleurs du Mal (collection Poésie), avec un cahier de 8 pages comprenant des manuscrits de Baudelaire et Ferré, une nouvelle préface d’André Velter, accompagnée par l’album Charles et Léo.

Personnellement, j'aime beaucoup. L'accompagnement musical, très discret, laisse toute la place à la poésie de Baudelaire et la voix de J.L. Murat, parfois mêlée à celle de Morgane Imbeaud, convient parfaitement.

Alors, je ne sais pas si je devais mettre ce "fil" dans "poèmes revisités en chansons" ou bien ici. Merci de votre indulgence (je ne suis pas encore très habituée à l'agencement du site).
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mar 4 Mar 2008 - 10:50

Julia a écrit:
Alors, je ne sais pas si je devais mettre ce "fil" dans "poèmes revisités en chansons" ou bien ici. Merci de votre indulgence (je ne suis pas encore très habituée à l'agencement du site).
Tu parles sûrement du post (ton dernier message) et non du fil (l’ensemble du sujet : Charles Baudelaire dans ce cas). Wink
Sinon, à partir du moment où ce que tu dis concerne le sujet du fil, tu postes à ton gré… Cool

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