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 Charles Baudelaire

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Thierry Cabot
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mar 7 Jan 2014 - 22:45

Merci pour votre réponse GGG et Heyoka.
Ce poème très noir est en effet "plombant". Du Baudelaire pur sucre qui sait des pires choses extraire de la beauté. On en frémit encore après l'avoir lu.
Bien amicalement à vous deux.

Thierry
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colimasson
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 18 Jan 2014 - 14:42

La constellation des Surgissantes : ICI


Un autoportrait de Baudelaire :




Des photos : ICI



Des illustrations de Rodin pour les Fleurs du mal : ICI

Entre autres glanages intéressants...

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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Constance
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 18 Jan 2014 - 18:16

Le peintre symboliste Carlos Schwabe a également illustré Les Fleurs du Mal.




L'âme du vin




L'âme du vin



Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "


Ses illustrations : ICI
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colimasson
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Lun 20 Jan 2014 - 17:34

Merci pour cette bonne découverte. Tu sais que les symbolistes me plaisent.

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marc et cie
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mar 21 Jan 2014 - 1:46

il y a un livre que l'on peut lire lorsqu'on est fan du poète c'est " Baudelaire" de Jean Paul Sartre. Il s'y livre à une analyse de Baudelaire du style : Baudelaire a choisi de se regarder vivre, il se regarde se regardant vivre etc... C'est assez intéressant ; Après, c'est du Jean Paul Sartre et on peut trouver cela indigeste. Mais je pense que cela vaut le coup.
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Dolores Haze
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 10 Mai 2015 - 19:40

Une merveille de Baudelaire que j'aime particulièrement, jeux de peaux, de lumières et de sons...

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !

Les bijoux
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ArturoBandini
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 10 Mai 2015 - 19:57

Merci pour ce magnifique poème Dolores! Baudelaire est un de mes poètes préférés, si ce n'est celui qui me parle le plus.

Le serpent qui danse

Que j'aime voir, chère indolente,
           De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
           Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
           Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
           Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
           Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
           Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
           De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
           L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
           Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
           Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
           Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
           D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
           Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
           Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
           Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
           Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
           Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
           D’étoiles mon cœur !

  Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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Dolores Haze
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 10 Mai 2015 - 20:22



Gainsbourg ce fanfaron voleur :)
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ArturoBandini
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Lun 11 Mai 2015 - 15:54

Je ne savais pas qu'il l'avait chanté content

Tiens, dans Emmène-moi au bout du monde de Blaise Cendrars, il nous rappelle un autre poème du grand Charles:


A celle qui est trop gaie

Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.

Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.

Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.

Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !

Quelquefois dans un beau jardin
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti, comme une ironie,
Le soleil déchirer mon sein ;

Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.

Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,

Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !

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pia
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Mar 12 Mai 2015 - 8:05

Ah un peème destiné à une fille gaie et pas ténébreuse...Beau!

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Sigismond
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 31 Oct 2015 - 23:25

(NB: se trouve dans le très recommandable recueil "petits poëmes en prose".)


Spoiler:
 

Chacun sa chimère

Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.

Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
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marc et cie
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Dim 1 Nov 2015 - 12:12

très Intéressantes ces explications. merci
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Chamaco
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 9 Jan 2016 - 20:25

Nancy a écrit:
Je ne considère pas Baudelaire comme le roi des poètes. C'est un poète, et c'est Baudelaire, c'est sûrement tout ce qui importe.

Beaucoup de ses poèmes ne sont pas noirs, et pourtant on les aime quand même (je pense notamment à "L'invitation au voyage", qui ne reflète "qu'une" vision de l'idéal par Baudelaire, et qui est pourtant très très apprécié). Mais moi personnellement, j'aime ce poète pour l'harmonie et la profondeur de ses textes (je ne sais pas exactement ce que je veux dire moi-même par là, mais c'est l'idée). Par leur modernité, aussi (il faut situer dans l'époque, bien sûr).

Citation :
Et peut on aimer Baudelaire sans être mélancolique ?

Je crois que là est l'erreur de beaucoup : Baudelaire n'est pas seulement la partie "Spleen et Idéal" des Fleurs du mal. Certes, c'était quelqu'un de particulièrement torturé, mais je ne crois pas me tromper en disant qu'il ne se définissait pas uniquement par ses tendances mélancoliques (pas sûre de la tournure de la phrase, mais là encore : c'est l'idée). Donc ses poèmes ne se définissent pas uniquement par leur mélancolie non plus.
Je crois que cela réponds à la question. Ou plus ou moins.

De plus, je crois qu'il est judicieux, pour saisir tous les sens d'un poème, de ne pas hésiter à le lire dans des états d'âmes différents. Cela peut changer complétement le regard que l'on a dessus.


Enfin bref, j'espère qu'on comprends ce que j'ai voulu dire  Razz


J’en ai mis un tout petit bout d’extrait rubrique «derniers livres achetés...», c’est insuffisant, le texte vaut la peine d’être lu en entier d’autant qu’il relève d’une des facettes de Baudelaire, là ce n’est pas du spleen, de l’érotisme...c’est ... d’un optimisme guilleret (est ce ainsi que vous le voyez également..?)
Enivrez vous
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir  l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poèsieou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront: «Il est l’heure de s’énivrer. Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise»

Du vin et du Haschiche - Charles Baudelaire.


Dernière édition par Chamaco le Lun 18 Jan 2016 - 9:17, édité 1 fois
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ArturoBandini
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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Sam 9 Jan 2016 - 21:06

Merci pour l'extrait et l'enthousiasme Chamaco.

Eh oui, Baudelaire transcende, il n'est pas que déprime ! cheers

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MessageSujet: Re: Charles Baudelaire   Jeu 14 Jan 2016 - 14:51


Publié en 1851 dans «le Messager de l’Assemblèe» «Du vin et du hachisch comparés comme moyens de multiplication de l’individualité deviendra la première partie des «Paradis artificiels» ainsi ce petit livre que l’on pourrait croire mineur fut l’ébauche d’une des principales oeuvres de ce poète. Ce le fut en ce qui concerne le hachisch, mais également en ce qui concerne le vin puisque «les fleurs du mal» lui furent en partie réservées.
Ainsi Baudelaire établit il une étude comparée que je vous laisse découvrir sans pouvoir m’empêcher d’apposer quelques extraits :
sur le hachisch :
«les hallucinations commencent. Les objets exterieurs prennent des apparences monstrueuses. Ils se révèlent à vous sous des formes inconnues jusque-là. Puis ils se déforment, se transforment, et enfin ils entrent dans votre être, ou bien vous entrez en eux. Les équivoques les plus singulières, les transpositions d’idées les plus inexplicables ont lieu. Les sons ont une couleur, les couleurs ont une musique.....»
« L’idée m’est venue de parler du vin et du hachisch dans le même article, parce qu’en effet il y a en eux quelque chose de commun : le développement poétique excessif de l’homme.»
«Le vin exalte la volonté, le haschiisch l’annihile. Le vin est support physique, le haschich est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable. Le haschisch est isolant. ......Le vin est utile, il produit des résultats fructifiants. Le haschich est inutile et dangereux.»
«S’il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch»...

--- 1848. Le 24 Février, Baudelaire est sur les barricades.
--- 1851. Il fait publier «Du vin et du hachisch.....»
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