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 Sarah Waters

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Queenie
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MessageSujet: Sarah Waters   Jeu 8 Fév 2007 - 23:04

SARAH WATERS



(je vous laisse deviner pourquoi j'ai connu cet auteur :) )
wikipedia a écrit:
Après des études à l'université du Kent et une thèse en Littérature anglaise, elle a été libraire puis enseignante. Son premier roman, Tipping the Velvet (Caresser le velours) est paru en 1998 et a pour sujet le lesbianisme à l'époque victorienne (le velours étant l'un des noms du sexe féminin dans l'argot de l'époque). L'ouvrage a été adapté pour la chaîne de télévision BBC Two par Andrew Davies sous la forme d'un film en trois parties.

Son troisième roman, Fingersmith (Du bout des doigts) lui a apporté la consécration. L'histoire est basée sur des thèmes du roman populaire (complot, enlèvement d'enfants, monde des voleurs comme dans Oliver Twist) associés aux amours lesbiennes. BBC One l'a adapté en 2005, avec les actrices Elaine Cassidy et Imelda Staunton.

Sarah Waters a été élue « auteur de l’année » par le Sunday Times en 2003, elle a reçu le prix des Libraires et le British Book Awards (Auteur de l'année 2002).

Dans The Night Watch, ouvrage paru en anglais en 2006, les personnages (quatre femmes, dont trois sont lesbiennes, et un homme homosexuel) partagent secrets et scandales dans le Londres des années 1940.

Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

Tipping the Velvet, 1998. Caresser le velours, Denoël 2002 pages 1, 4
Affinity, a remporté le Stonewall Book Award, 1999. Affinités. pages 1
Fingersmith, Virago Press, 2002. Du bout des doigts, Denoël 2003. pages 1, 4
The Nightwatch, 2006. Ronde de nuit, Denoël, 2006. pages 1, 2, 4
The Little Stranger, 2009. L'Indésirable, Denoël, 2010 pages 3

Citation :
Mise à jour le 7/11/2011, page 4

Souvent ses histoires sont à la fois très sombres, très romantiques, très malsaines, tout en étant très tendres.
Sarah Waters manie l'ambiguité et la finesse dans la complexité avec beaucoup de talent.
Et puis un élément important dans la littérature de Waters : elle met au centre de ses histoires les relations homosexuelles féminines. Ce qu'elle fait très bien d'ailleurs, sans trop de être caricatural, mélodramatique ou revendicatrice.

Caresser le velours

Le roman de Sarah Waters tourne autour d'une jeune femme se découvrant une passion amoureuse pour une artiste de music hall.
Du jour au lendemain elle va quitter sa petite vie coincée entre l'entreprise familiale dans les huitres (sisi fallait oser), les amours ternes de paysans, pour aller à la rencontre d'un monde urbain, raffiné mais aussi manipulateur et cruel.

Caresser le velours est un roman d'amour lesbien se passant durant l'ère victorienne en angleterre. du coup, à la fois plus de libertinage dans les moeurs et plus de tabous dans les apparences.
Pour Nancy ça va être la découverte de l'autre côté du miroir : les butchs - les accessoires - les soirées... et tout celà écrit avec simplicité, avec un regard avide et pudique à la fois : le regard d'une jeune femme ignorante mais qui ne juge pas les choses, elle les vit.

il ne faut pas croire que ce roman est uniquement basé sur une histoire d'amour, et du coup, pourrait déplaire aux non romantiques. Ce roman va au-delà de l'histoire d'amour. Il est un peu une étude sociologique des minorités, de leur intégration, de leur façon de changer les choses.
Et comment l'humain peut sombrer dans une lâcheté sans nom pour sauver les apparences.

Le plus évident de ce livre, c'est qu'il parle de la sexualité lesbienne sans compromis ni voyeurisme, un exploit littéraire !
Sarah Waters dit les choses telles qu'elles sont, qu'elles pourraient être, et ne cherche pas à choquer ou à zapper les choses.


Du bout des doigts


Londres au XIXème siècle. Dans les bas fonds de la métropole un groupe de voleurs vit tranquillement de trocs et de petits larcins quand arrive Gentleman. Un bourgeois devenu fripon, vivant de magouilles menant à la ruine les plus riches.
Gentleman donc, a un nouveau coup fumant : épouser une riche héritière et la faire enfermer à l'asile pour empocher l'argent tranquillement. Mais pour ça il a besoin de la jeune Susan, qui jouera la chaperone complice.

Encore une fois Sarah Waters donne vie à l'Angleterre victorienne. Et encore une fois elle y arrive avec un talent indéniable.
Ce roman construit sous deux angles nous fait découvrir deux mondes (et même trois voire quatre). Chacun de ces mondes ayant sa propre langue, sa propre vision des choses, une façon particulière d'agir. Sarah Waters parvient avec talent à faire vivre ces différences grâce à son écriture.

Ce roman est à la fois très sombre, nous plongeant non seulement dans les rues glauques de Londres, nous faisant découvrir la demeure de Briar délabrée, macabre et l'oncle acariâtre mais également décorticant les méandres malsains de l'esprit machiavélique de l'homme.

Mais ce livre est également un condensé de romantisme façon XIXème : les effleurements, les soupirs langoureux, les mouvements du coeur comprimé par les lacets trop serrés des guépières... L'histoire amoureuse classique de l'homme élégant qui vient arrachée la bourgeoise naïve de sa campagne, et la passion plus "underground" de deux jeunes femmes enfermées dans des codes sociaux qu'elles ne maîtrisent pas.

Sarah Waters parvient à faire s'imbriquer des évènements, des sensations, des mondes qui s'entrechoquent, se mêlent, se demmêlent dans une violence contenu impressionnante. Les moments dans l'asile d'aliénés sont particulièrement brutaux, les descriptions de l'incarcération sont à vous étouffer.

Un très beau roman, qui pourtant se termine un peu rapidement et ne suit pas jusqu'au bout sa construction binaire, privilégiant finalement un regard plutôt qu'un autre, alors qu'on aurait pû s'attendre à un mélange explosif.

Extrait :
"J'entends le déclic du loquet, le murmure de ses prières. Murmure qui reste court. C'est lui qui se présente à la porte. Au bout du compte, elle ne crie même pas. Serais-je en vérité capable de ne pas aller à son secours si elle m'appelait ? Je ne sais pas. Mais elle n'appelle pas, j'entends seulement sa voix haussée dans une exclamation de surprise, d'indignation, avec ensuite ce qui pourrait être une note de panique ; bientôt cependant elle faiblit, étouffée ou apaisée, fait place à des murmures, puis à un frottement de linge ou d'épidermes... "


Bonne lecture ! :)
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coline
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 0:22

Elle choisit des titres très sensuels... drunken
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 9:51


J'ai découvert Sarah Waters dans Ronde de nuit et en ai trouvé la lecture passionnante et très intrigante :L'histoire de destins croisés entre différents personnages et leurs rapports boulversés par la guerre et le blitz londonien ...

L'auteur nous délivre peu à peu les éléments qui vont nous aider à comprendre le comportement souvent étrange de ses protagonistes ,leur liens secrets . ..On est très vite capté par cette histoire mystérieuse qui débute en 47, mais remonte le temps au travers des existences de ces personnages ,tous marqués par la guerre et les boulversements qu'elle entraîne.Tous attachants , ambigus ,et passionnés , reliés par le destin qui va interferer dans leur vie et par la plume de Sarah Waters qui nous tient ,nous lecteur , en haleine de façon brillante ! ..

.Il y a aussi ,et c'est aussi ce qui m'a plu , une belle étude de caractère , une analyse fine et pudique des sentiments de ces êtres meurtris ,à la recherche d'une identité ,d'un rêve ou d'un fantôme de rêve . Un court extrait pour vous donner l'envie d'en lire plus. :
<< La prochaine fois que vous irez au cinéma ,miss Langrish ,essyez donc quelque chose . Vous tournez la tête ,et vous regardez par-dessus votre épaule . Que voyez-vous? Des visages ,une quantité de visages éclairés par la lumière mouvante ,vacillante , des choses fugaces . Des yeux fixes ,élargis , écarquillés de terreur ou de concupiscence ...Ainsi voyez-vous ,est l'esprit non évolué ,assujetti à la chose matérielle , à l'illusion ,aux rêves ...
(...) Je pense que vous faites partie de ces esprits ,je pense que vous cherchez ,mais que vous êtes prisonnière . C'est pourquoi vous cherchez avec les yeux baissés ,sans rien voir que la poussière au sol .Vous devez lever les yeux ,ma chère . Vous devez apprendre à voir au-delà de la chose périssable .>>


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coline
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 12:13

J'ai noté le nom de cet auteur dans mon petit calepin...J'hésite entre deux titres...Plutôt Ronde de nuit ou plutôt Caresser le velours?...
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Queenie
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 15:21



AFFINITES (j'ai mis la couv' anglaise parce qu'elle correspond plus au livre je trouve)

Un lourd passé, un secret enfoui, une sensation d'étouffement, conduit la jeune bourgeoise Margaret Prior a devenir Dame Patronesse à la prison pour femmes de Millbank (Londres).
Là-bas, elle rencontre diverses femmes, découvre l'univers carcéral et ses règles (aucun droit à la parole, occupée toute la journée dans une cellule sombre à quelques menus travaux, nourriture infecte, mépris des gardiennes).
Elle essaye de leur apporter leur soutien, juste de sa présence, puisqu'elle a pas le droit d'aborder des sujets qui pourraient "faire rêver" les détenues (interdiction de ce qui se passe à l'extérieur, interdiction de transmettre des messages sous quelque forme que ce soit, interdiction de parler de l'ancienne vie de la détenue...).
Finalement, dans cet univers, Margaret Prior se retrouve encore plus désorientée et effrayée que dans son monde à elle. Mais au moins, à Millbank il est normal de ne pas se sentir à sa place.

Puis Margaret rencontre Selina Dawes.
Citation :
"Silence rompu, à l'instant même où je commençais à m'en étonner, par un soupir. Un soupir isolé - un seul, mais un soupir parfait, comme sorti tout droit d'un livre et qui, assorti à mon état d'esprit du moment, produisit sur moi, dans ce cadre, un effet plutôt insolite. [...] J'appliquai d'abord les doigts, puis les yeux, au guichet. Je fixai le regard sur la jeune femme enfermée là - figée dans un calme tel que je crois bien avoir retenu mon souffle pour ne pas l'alarmer.
Elle était assise sur sa petite chaise de bois dans une attitude d'abandon, la nuque renversée, les yeux fermés. Son tricot délaissé reposait sur ses genoux, ses deux mains se touchaient, les doigts légèrement serrés ; la vitre jaune à sa fenêtre resplendissait de soleil, et elle avait tourné la tête pour s'y réchauffer. [...]
Je l'observai une minute peut-être. Pendant tout ce temps elle garda la tête parfaitement immobile, les yeux fermés. Il y avait dans son attitude, dans son recueillement, une ferveur presque religieuse. Je finis par me dire qu'elle priait. Honteuse, j'allais refermer le guichet lorsqu'elle bougea. Ses mains s'ouvrirent, elle les leva à son visage et j'entrevis contre le rose de ses paumes calleuses un éclair de couleur. Elle tenait une fleur entre ses doigts - une violette, à la tige fatiguée. Elle la porta à ses lèvres, souffla dessus. Du coup je vis le violet des pétales transfiguré, vibrant, radieux...
Elle fit cela, et je me rendis compte de la grisaille qui l'entourait - grisaille des corridors, des prisonnières, des surveillantes, du monde entier, moi-même comprise. C'était un monde de lavis et de demi-teintes avec, là, une unique tâche de couleur, posée sur la toile sans doute par mégarde."

Selina Dawes, une jeune femme énigmatique, spirite. Qui s'est retrouvée enfermée pour meurtre, à cause d'un esprit.
Entre les deux jeunes femmes une forte amitié va commencer à naître. Margaret va trouver chez Selina une confidente, une victime qu'elle voudra à tous prix protéger, sauver.


Sarah Waters a une telle façon de décrire la prison et son quotidien, qu'on a l'impression d'en respirer la poussière, d'en sentir le froid et la grisaille.
On se sent tellement étouffé qu'on a envie de croire à chaque bouffée d'air frais. Comme Margaret. Selina Dawes devient rapidement un mystère qu'on a envie de dévoiler. On se sent complètement happé dans la vie de Margaret, lui souhaitant de trouver pendant les quelques minutes à Millbank le peu de bonheur que la vie lui offre. On est tellement avec Margaret, que comme elle, on ne voit pas venir l'inexorable fatalité. L'horrible, le cruel, le plus noir de ce que l'humanité peut produite.
Sarah Waters distille peu à peu son intrigue, et comme dans tous ses livres, parvient à faire se retourner les évènements, à révéler des choses incroyables sur ses personnages.
Si au départ, on se laisse "tranquillement" guidée, à suivre Margaret dans les longs couloirs de la prison, on se retrouve rapidement à tourner les pages de plus en plus vite, pour découvrir comment tout ça va terminer, voulant dépasser Margaret... pour la prévenir peut-être ?

Les descriptions des scènes de spiritisme au cours desquelles Selina faisait apparaître son esprit-guide sont passionnantes, empreintes de cet univers fantastique et fascinant où les bourgeoises en belle robe se créait des sensations fortes qu'elles ne connaissaient pas dans leur quotidien.

Encore un roman plein de sensations, fait de non-dits, de frôlements, de passion, de murmures, de secrets, de machinations... de perversion. Toute la psychologie féminine encore une fois décortiquée avec beaucoup de talent.

encore un extrait a écrit:

[...]Un chemin qui, à ma grande surprise, s'éloignait des quartiers des femmes et nous ramenait plutôt vers le coeur de Millbank en s'enfonçant par une succession de plans inclinés et d'escaliers tournants ; le froid y était de plus en plus vif, et les miasmes putrides se teintèrent enfin d'une note saline qui me fit penser que nous nous trouvions sous terre, peut-être même sous le niveau de la Tamise. Nous débouchâmes enfin dans un corridor un peu plus large sur lequel s'ouvraient plusieurs antiques portes de bois, toutes assez basses. [...]
Sa main levée me montrait les murs. Je les contemplai avec elle, seule dans l'horreur qu'ils m'inspiraient. Les murs n'étaient pas recrépis, comme en haut, mais bruts, sans revêtement d'aucune espèce, luisants d'humidité. Tous les quatres disparaissaient presque sous une panoplie de fers - pitons, chaînes, pouvettes et autres instruments sans nom, plus compliqués, dont la destination me faisait frémir tout en demeurant pour moi une énigme. "
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Queenie
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 15:23

coline a écrit:
J'ai noté le nom de cet auteur dans mon petit calepin...J'hésite entre deux titres...Plutôt Ronde de nuit ou plutôt Caresser le velours?...

Je n'ai pas lu Ronde de nuit, et ne peux donc te dire lequel des deux je préfère... Caresser le velours a une place toute spéciale dans mon coeur : c'est le premier livre de sarah waters que j'ai découvert... et puis entre celui-ci, Affinités et Du bout des doigts, je pense que c'est le moins "sombre", quoique...
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 15:46

Ta très belle présentation donne en tout cas envie de découvrir cet auteur ! bounce

Parler des choses telles qu’elles sont sans faire de prosélytisme, voilà un beau slogan, et pas que pour les minorités !
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coline
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Ven 9 Fév 2007 - 15:54

Je choisirai donc le moins sombre... :)
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amy
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MessageSujet: Sarah Waters   Mar 6 Mar 2007 - 21:31

Vous parlez toutes tellement bien de Sarah Waters... Je ne sais qu'ajouter ! J'ai lu Du bout des doigts et Caresser le velours, et j'ai acheté Affinités et Ronde de nuit.

Du bout des doigts est devenu culte pour moi, c'est mon roman préféré, parce qu'on y parle des femmes superbement probablement. L'intrigue est rondement menée, et l'idée de l'écriture à plusieurs fois est brillante.

A la bibliothèque, je mets les livres de Sarah Waters sur les présentoirs quand ils rentrent, et dans l'heure qui suit, ils sont sortis.

Je suis profondément émue par l'écriture de Sarah Waters, j'ai très envie de lire les deux romans qui me restent d'elle, mais quand je les aurais lu, il me faudra patienter jusqu'à sa prochaine parution. Et encore, on a de la chance, elle écrit beaucoup !
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Lou
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Mer 21 Mar 2007 - 17:44

Quelle bonne idée de parler de Sarah Waters !
J'ai dévoré "Du bout des doigts". Je trouve l'histoire incroyablement bien menée (et pourtant j'ai rarement vu une trame aussi alambiquée). Les personnages me plaisent beaucoup. Il est vrai que les héroïnes de Sarah Waters sont toujours homosexuelles mais ce n'est pas à mes yeux la caractéristique principale de ces livres. A vrai dire je les avais avant tout achetés parce que les premiers sont "victoriens". Ce que j'aime c'est que ces livres s'adressent à tous les lecteurs, qu'ils posent les relations entre les héroïnes avec simplicité, sans voyeurisme. Et puis les aventures que nous fait vivre Sarah Waters sont palpitantes !
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Sam 14 Avr 2007 - 11:30

Ah la la...Je voisque vous êtes toutes enthousiastes pour "Du bout des doigts"...
Qu'est-ce qui faitque je n'accroche pas?
Trois fois que j'essaie!

C'est le langage qui m'arrête je crois...
Le début me fait penser à "L'opéra des gueux" de Brecht...et je n'aime pas du tout!
Il faudrait sans doute que j'aille plus loin dans la lecturepour découvrir l'intérêt de ce roman... mais je n'aime pas me forcer à lire... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Sam 14 Avr 2007 - 14:01

Je m'en vais donc noter cette auteure dans la liste que je fournirai à ma bibliothécaire au retour des vacances. Tous ces post me donnent vraiment envie d'aller y voir de plus près.
Merci à vous drunken
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Jeu 17 Mai 2007 - 20:27

Sarah Waters! J'ai dévoré Du bout des doigts. J'ai adoré cette histoire de complots et d'amour, car oui, il est tout de même question d'amour dans cet ouvrage même si cela semble secondaire aux premiers abords. Deux femmes désirant s'extirper d'un univers afin d'en rejoindre un autre. L'histoire m'a beaucoup plu, l'intrigue, comment cela va se terminer... J'ai refeuilleté le livre plusieurs fois après sa lecture et je ne m'en lasse.
Sarah Waters jongle parfaitement avec les mots.

Coline, certains livres peuvent paraître pénibles mais une fois lancé dans celui-ci je pense qu'il est difficile de s'en décrocher. :)
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Mer 29 Aoû 2007 - 23:32

J'ai lu Du bout des doigts que j'avais vraiment apprécié: l'ambiance, ce côté très victorien, l'histoire malgré quelques défauts dans le déroulement.

Et j'ai Caresser le velours dans ma bibliothèque.
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MessageSujet: Re: Sarah Waters   Dim 2 Sep 2007 - 20:00

J'ai lu Du bout des doigts il y a peu de temps en vérité, c'est un livre que j'ai reçu d'un Swap et je me suis dit qu'un gros livre comme ça, il valait mieux profiter de la fin des vacances pour le lire, de peur que cela prenne du temps ... Je l'ai fini en deux jours finalement !
A peu près au milieu du livre, je n'ai plus su décrocher, et j'ai lu lu lu et lu jusqu'a arriver, haletante, à la fin. Je me serais presque sentie piégée à vrai dire Laughing
J'ai trouvé ça bien écrit (même si je le lis en français, je n'ai donc que la traduction), avec un certain soucis du détail très appréciable. L'ambiance, l'époque, tout le contexte historique donne selon moi une toute autre dimension à l'oeuvre. Le XIXème siècle est une époque qui m'intéresse énormément historiquement parlant, et j'ai été heureuse de le retrouver dans ce livre. Je compare souvent ce roman à rebondissements aux feuilletons dramatiques que l'on pouvait lire dans les journaux fin XIXème début XXème. A cause des ressorts dramatiques, des passions qui ressortent, de tout ce côté un peu grandiloquent. C'est drôle car dit comme ça, cela pourrait donner l'impression d'être "trop", mais je n'ai pas du tout eu cette impression là dans ma lecture, j'ai été vraiment surprise et en bien.

Pour revenir sur ce que vous disiez, je trouve en revanche que la construction ternaire apporte quelque chose par rapport à une construction binaire avec les deux voix sur le même niveau. En effet, cela donne en quelque sorte un peu plus d'importance à l'un des personnages, mais justement, le regard et le discours de la protagonniste encadre un récit central, mis en valeur, et éclairé par cet encadrement. Je m'exprime assez mal, mais je trouve que cela donne une force supplémentaire au récit. D'ailleurs, le fait de revivre deux fois le même morceau d'histoire sous deux points de vue différents me semble très intéressant également, tout au long du livre on est amené à revoir son jugement, et à considérer retrospectivement tout ce qui s'est passé auparavant sous un autre jour, au fil des révélations. Je trouve que Sarah Waters a très habilement mené son récit de ce côté là.

Bref, comme vous pouvez le constater, je suis plus qu'enthousiasme à propos de cet ouvrage. J'attends un peu avant de me plonger dans un autre de ses livres - je ne sais d'ailleurs pas trop lequel choisir - J'aurais presque peur d'être déçue, tant Du bout des doigts m'a surprise et tenue en haleine.
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