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 Flann O'Brien

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Sahkti
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MessageSujet: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 8:42



Flann O'Brien le pseudonyme le plus courant de Brian O'Nolan, écrivain et chroniqueur irlandais (Strabane, Comté de Tyrone, 1911 - Dublin, 1er avril 1966). Il est connu pour ses chroniques décapantes publiées dans les pages de l'Irish Times sous le pseudo de Myles na Gopaleen. Ses romans recueillent l'admiration de James Joyce, dont il n'hésite pourtant pas à se moquer (gentiment).

Une bibliographie:
- A Swim-Two-Birds, 1939
- An Béal Bocht (Myles na gCopaleen), 1941
- Le pleure-misère (traduction française), Ombres, 1998
- Une vie de chien (The hard life), 1961
- L'archiviste de Dublin (The Dalkey archive), 1964
- Le troisième policier (The Third Policeman), 1967

http://www.librairie-compagnie.fr/irlande/auteurs/o/o_brien_flann.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Flann_O'Brien
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 8:43

L'Archiviste de Dublin

Je m'étais régalée avec "Swim-two-birds" du même auteur, mon plaisir fut aussi fort avec cet "Archiviste de Dublin" qui n'est autre que James Joyce. Difficile de résumer l'histoire tant elle regorge de personnages et de situations abracadabrantes.
Hackett et Mick sont de vieux potes, piliers de comptoir, passant leur temps à disserter sur le monde et surtout sur leur bonne vieille terre d'Irlande. Un jour, ils croisent la route de De Selby, physicien théologien, qui leur garantit qu'il possède les secrets de l'Univers et peut détruire le monde. Pour leur prouver qu'il n'est pas un charlatan, il emmène les deux hommes en balade sous-marine et leur faire rencontrer Saint Augustin en personne dans une grotte. La conversation qui a lieu entre les gaillards est phénoménale !

Un brin secoués (ça se comprend), nos deux poivrots méditent, l'un à coup de whisky bien tassé, l'autre ayant décidé de passer à l'eau de Vichy.
Au fil des pages apparaissent divers protagonistes, comme l'incroyable sergent Fottrell, chef de la police du coin, fervent adepte de la théorie des mollycules qui veut que tout être finit par ne plus former qu'un avec l'objet qu'il utilise quotidiennement. Cible de prédilection: les bicyclettes, que le sergent passe son temps à voler pour empêcher ses honnêtes compatriotes de se transformer en être à l'apparence humaine mais à l'âme d'un vélo. Folklorique ! Cette dissertation sur la théorie mollyculaire s'étale sur plusieurs pages, un véritable moment d'anthologie dans lequel Flann O'Brien déploie avec brio sa verve humoristique!
Une autre part du récit, tout aussi rocambolesque que la théorie de De Selby ou celle de Fottrell, est la non-mort de James Joyce et sa reconversion en barman dans une petite station balnéaire proche de Dublin. Mick le rencontre, quelques conversations ont lieu entre les deux hommes, au cours desquelles on découvre que Joyce est devenu complètement cinglé, qu'il jure n'avoir jamais écrit "Ulysse" qu'il considère comme pornographie de bas étage et qu'il a simplement servi de prête-nom, qu'il fait barman en attendant de devenir jésuite, bref...de la folie à l'état pur et beaucoup d'hilarité au rendez-vous, notamment grâce à l'ironie et la causticité de O'Brien pour dépeindre Joyce et le mythe qu'il est devenu.

Cet ouvrage est délicieux et plein d'humour ravageur. Flann O'Brien décrit comme toujours dans son oeuvre une Irlande pittoresque peuplée de paysages bons mais un peu particuliers. Les légendes irlandaises en prennent un coup au fil des pages, que ce soit la beauté du pays, l'intelligence de ses hommes de lettres ou la puissance de son église. Une lecture tonique et loufoque à ne pas manquer !

Un extrait:
"Dieu aide la nation qui faiblit en ces matières. Les vélos demanderaient le droit de vote et guigneraient des sièges au Conseil général pour rendre les routes bien pires qu'elles ne le sont pour leurs motivations ultérieures." (p.110)
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 8:43

Swim-two-birds

Quel récit décalé et déjanté que celui-ci ! Une succession de tromperies, de trompe-l'oeil, de jeux de miroirs et de mystifications en tous genres. Le lecteur en prend plein la vue et il s'agit de s'accrocher pour ne pas perdre le fil. O'Brien s'amuse et joue avec le lecteur, c'est un plaisir quelque peu démoniaque dont nous sommes les victimes consentantes.

Une histoire et mille histoires dans ce livre. La visite d'un appartement pourrait-on dire, l'esprit de Flann O'Brien qui colle un mythe irlandais sur chacun de ses personnages. Et il y en a ! Fantasques, folkloriques, populaires... des êtres qui se rebellent et s'agitent, transformant l'ouvrage en un joyeux chaos et dénonçant les turpitudes des pères des personnages de romans, à savoir les auteurs eux-mêmes. Beaucoup d'ironie et d'acidité sous la plume de Flann O'Brien qui revisite le mythe de l'auteur libre et dominateur avec une verve étonnante.
Ce roman, c'est une supercherie littéraire au sens noble du terme, un récit qui renverse tout sur son passage et brise les repères de la création. Un écrivain pense écrire ce qu'il veut. est-ce bien exact ? En lisant ce récit irlandais, on est en droit de se poser la question sans y trouver la réponse. Ou plutôt si, mais une réponse un peu effrayante pour tout auteur respectable. Gare à vos personnages, Mesdames Messieurs, ils prendront vie tôt ou tard de manière déconcertante !

A noter que ce roman a été publié il y a une quarantaine d'années par Gallimard sous le titre "La kermesse irlandaise".
Si la traduction française de cet ouvrage n'est pas à proprement parler à remettre en cause, il semblerait cependant une fois de plus (tout comme c'est le cas avec Joyce) que certains termes irlandais se prêtent maladroitement à une version française.

Un extrait:
"Un roman satisfaisant doit être une supercherie latente, si bien que le lecteur peut régler à sa convenance le degré de sa crédulité. Il n'est pas démocratique de contraindre les personnages à être bons ou mauvais, pauvres ou riches. Chacun doit pouvoir prétendre à une vie privée, à la liberté, à un mode de vie décent : ainsi pourvus, les personnages pourront manifester leur dignité et leur contentement, et fournir un meilleur service."
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 8:44

Le troisième policier

Tous les récits de Flann O'Brien se croisent et s'entrecroisent. On retrouve dans "Le troisième policier" quelques-uns des personnages de "L'archiviste de Dublin" et vice-versa. Toujours dans des situations loufoques, rocambolesques, complètement surréalistes. Ce livre ne fait pas exception à la règle, on pourrait le résumer un en seul mot : déjanté !
L'histoire débute avec le meurtre d'un vieil homme réputé très riche par le narrateur et un complice. Un meurtre violent à coups de pelle pour s'emparer d'une cassette noire remplie d'or. De péripétie en péripétie, notre meurtrier commence par oublier son nom, avant de pénétrer dans un étrange commissariat où le sergent Pluck passe son temps à traquer les bicyclettes à cause de la théorie atomique. Cette fameuse théorie atomique que l'on retrouve également dans "L'archiviste de Dublin" et qui énonce qu'à force de rester sur sa bicyclette, celle-ci prend possession de nous et usurpe notre identité. Théorie scientifique balançant entre l'absurdité total et le non-sens complet, très amusante et plutôt pertinente quand on se prend au jeu.
Le narrateur, qui n'a plus de nom, se voit condamné à l'échafaud pour son crime mais avant de connaître la sanction finale, il découvrira l'ascenseur vers l'éternité, la poussière d'omnium qui permet de concrétiser toutes les pensées en objets et actes, les boîtes invisibles et les maisons factices.
Un personnage hante tout le texte, De Selby, savant fou et fantasque, initiateur de théories controversées sur la matière et sur le temps. Dans ce livre, il est l'idole du narrateur, alors que dans "L'archiviste de Dublin", on le retrouvait en chair et en os, initiant les protagonistes aux joies des dialogues avec les morts.

C'est complètement dingue, ça part dans tous les sens, le lecteur est pris pour un joyeux fou et Flann O'Brien a dû bien s'amuser en composant ce texte. Un récit dans lequel il dépeint un peu moins que dans le reste de son oeuvre les travers et coutumes de la société rurale irlandaise pour se concentrer sur le pouvoir de l'imagination, qui arrive même à nous faire croire vivant alors qu'on est mort depuis longtemps.
J'avoue tout de même une petite préférence pour "L'archiviste de Dublin" et "Swim-to-birds", regorgeant davantage d'humour caustique et d'ironie sur les petites manies de nos contemporains.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 8:44

The best of Myles Na Gopaleen

Pendant des années, Flann O'Brien, fleuron de la littérature irlandaise, a rédigé des chroniques dans "The Irish Times", sous le pseudo de Myles Na Gopaleen et sous le titre générique de Cruiskeen Lawn. Voici l'essentiel de ces chroniques, dont une partie a été éditée en français en 1983 sous le titre "Dublinoiseries", recueil aujourd'hui épuisé. Il faut donc vous diriger vers ce volume anglophone pour savourer toute la verve de Flann O'Brien qui excelle autant dans les tranches courtes d'humour que dans les récits plus longs. Ou alors chercher chez les bons bouquinistes.

Il s'agit de plusieurs chroniques dont certaines sont les suites les unes des autres. Certaines valent largement le détour comme cette histoire complètement démente de trains irlandais qui doivent être nourris à la tourbe, tourbe qui sera déterrée au fur et à mesure du voyage. Vous imaginez le boulot et les délires que ça engendre, notamment si, par le plus grand des hasards, le cheminot venait à déterrer un baril clandestin de whiskey et le lançait dans la chaudière. Boum !... et voilà tous les voyageurs descendus à terre creuser avec leurs mains nues dans le but de trouver d'autres barils pour se désaltérer. Ou encore cette invention d'une encre qui boit, à savoir une encre composée de volutes d'alcool et qui servirait à imprimer les journaux. Le meilleur moyen pour relancer l'imprimerie !

Bref, c'est une fois de plus très drôle, absolument déjanté et à travers cet humour féroce, il y a un beau portrait de la société irlandaise. Toutes ces chroniques ressemblent à des propos de pubs en fin de soirée, on y trouve de tout et surtout du très fou. Un régal !
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 27 Nov 2007 - 18:04

Merci pour tes commentaires, je regarderai à la bibliothèque si je trouve cet auteur.

j'ai envie de le connaître.

à bientôt
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bix229
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MessageSujet: Flann O'Brien   Mar 3 Fév 2009 - 21:16

J' ignore s' il existe un humour irlandais, mais j'aurai tendance à le croire...
Un humour qui serait imprégné d'une certaine atmosphère et d'une certaine culture et de l'histoire de l' Irlande ...
Et certainement arrosé de Guiness et de whisky irlandais.

En tout cas, il existe une forme d' humour qu'il me semble avoir retrouvé
aussi bien chez Swift, irlandais garanti, mais aussi chez Lewis Carroll.
Et aussi Edward Lear, auteur de limericks, des sortes de contes pour enfants-
Chez le conteur américain Benchley et dans les les premiers films des Monty Pythons, réalisés pour la BBC. Et les Marx Brothers.
Et bien entendu chez Flann O' Brien...

Cette forme d'humour a été qualifiée parfois d' absurde ou du terme
anglais nonsense, qui ne signifie pas dépourvu de sens, mais plutot
dépourvu finalement d'un certain sens.
Et ce qui fait la force de cet humour-là, c'est l' énormité, le sang froid
avec lesquels les choses sont dites, et aussi la plus grande logique, et qui
les rendent irrésistibles...
En tout cas, le mieux pour se familiariser avec cet humour-là, c'est de
lire ces oeuvres...

Et Le Troisième policier de Flann O' Brien se prete parfaitement à ce genre
de lecture, fantastique autant que délirante...

Allez, un début pour illustrer un peu :

Tout le monde ne sait pas comment j' ai tué le vieux Philip Mathers, lui
défonçant la machoire à coups de pelle.
Mais je vais d'abord parler de mon amitié avec John Divney car c'est lui qui a frappé le premier le vieux Mathers, lui assénant un grand coup sur la nuque avec une pompe à vélo qu'il avait lui meme fabriquée dans une
barre de fer creuse.
Divney était un gaillard à l'allure avenante, mais c'était un paresseux à l'esprit oisif. C'est lui qui est responsable de toute l'affaire...

Flann O ' BRIEN - Le Troisième policier.

N' allez surtout pas penser à une histoire sordidement réaliste.
La réalité ? Elle se dérobe sans cesse pour faire place aux hallucinations...
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 3 Fév 2009 - 21:30

bix229 a écrit:

Allez, un début pour illustrer un peu :

Tout le monde ne sait pas comment j' ai tué le vieux Philip Mathers, lui
défonçant la machoire à coups de pelle.
Mais je vais d'abord parler de mon amitié avec John Divney car c'est lui qui a frappé le premier le vieux Mathers, lui assénant un grand coup sur la nuque avec une pompe à vélo qu'il avait lui meme fabriquée dans une
barre de fer creuse.
Divney était un gaillard à l'allure avenante, mais c'était un paresseux à l'esprit oisif. C'est lui qui est responsable de toute l'affaire...

Flann O ' BRIEN - Le Troisième policier.

Excellent ! rire
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bix229
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 2 Nov 2010 - 19:35

LE PLEURE MISERE. - Le Tout sur le tout

L' histoire du Pleure misère se passe en Irlande, c' est à dire dans un pays imaginaire.
Et plus précisément dans un coin pourri, où de mémoire d' homme, il pleut tout le temps.
Les gens y sont si pauvres qu' ils dorment avec les cochons pour avoir chaud et partager

avec eux les patates du repas.
De temps en temps, des etres étranges viennent les visiter avec leurs engins motorisés.
Au grand effroi de la population non prévenue.
Ils tiennent des discours en gaélique, boivent de l' eau véritabable et aussitot entrent en

transe en danse.
Après la fète, on relève les morts et tout redevient normal...


ça pourrait etre du Caldwell, mais c' est du Flann O' Brien et ça explique tout...
C' est raconté avec la verve endiablée, la fausse naiveté, la perversité polymorphe de Flann
O'Brien...
C' est plein de calembours et de nonsense.
O' Brien a le don de décrire l' horreur du quotidien sous la forme d' une logique candide et

délirante.
Ses personnages boivent, forniquent et content des histoires horribles et gaéliques et

qui mettent aux prises des monstres horrribles tels que le chat de mer.
Le Pleure misère a d'abord été écrit en irlandais, puis traduit en anglais et retraduit en Irlandais.
Ne me demandez pas pourquoi !


J' avais sept ans quand on m' envoya à l' école.... Il y avait à part moi ce matin-là beaucoup d' autres enfants, la plupart ayant encore leur culotte salie par les cendres.
Certains, incapables de marcher, rampaient sur la route... D' autres encore, portés par les flots

de l' Ile d' Aran.
En ce premier jour de classe nous étions tous forts et vaillants. Ah comme nous étions forts et vaillants !
Le maitre s' appelait Amergin O'Loonassan. Il était de grande taille, sombre, souffreteux, les os de son visage sévère saillaient sous la peau jaunie.
Ses cheveux étaient plantés bas sur un front plissé en permanence par une expression de colère féroce.

... Au bout d' un moment, il pointa sur moi un doigt jaune et dit :
"Phwat is yer nam ?"

Je ne compirs pas ces mots plus que je ne comprenais ceux de tous les étrangers, car le gaélique
était mon seul mode d' expression... Muet de terreur, je ne pus que le dévisager bouche bée.
Il fut alors saisi d' une fureur qui allait en augmentant, comme un nuage gonflé de pluie...
J' entendis chuchoter dans mon dos :" c' est ton nom qu' il veut !"
Je tressaillis de joie de me voir secouru. Je regardai le maitre avec calme et lui répondis :
" Bonaparte, fils de Michechelangelo, fils de Peter, fils d' Owen, fils de Sarah, fille de Tomas, fils de Mary, fille de John...
Avant que j' eusse prononcé, ou à peine commencé la moitié de mon nom, le maitre poussa un aboiement rageur et me fit signe d' approcher...
Il ermpoigna un aviron à deux mains, il le brandit par dessus son épaule et ... l' abattit sur moi

de toutes ses forces... Je tombai sous la violence du choc, mais avant de perdre connaissance, je l' entendis glapier :
"Yer nam is Jams O'Donnell. "

... Il continua ainsi d' assommer tous les enfants de l' école et à les appeler Jams O'Donnell."

Inutile de préciser que le narrateur, Bonaparte O'Coonassa, ne retourna plus à l' école !
Mais le récit est tout aussi délirant de bout en bout et j' ai bien choisi en lisant Giono et Flann O' Brien après la Route de McCarthy !
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Mar 2 Nov 2010 - 22:48

Si vous appréciez l' humour féroce de cet autre irréductible irlandais qu' était Swift, celui qui a écrit
le pamphlet vengeur sur la façon d' acccomoder les enfants des classes pauvres pour les manger,
vous devriez apprécier l' humour de de Flann O' Brien.
Pareil si vous avez aimé Groucho Marx et les Monty Pythons !
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Jeu 3 Sep 2015 - 19:23

Le pleure-misère

Je n'ai pas accroché. Non pas que ce soit mauvais, ce livre regorge de qualités.
La lecture est fluide, l'humour est présent, le style est bien prononcé et agréable à la lecture, mais l'histoire ne m'a pas du tout intéressé.

Je suis resté en dehors du récit pendant toute la lecture. Je crois que cet ouvrage est simplement trop loin de mon univers littéraire de prédilection et je n'ai donc pas pu prendre plaisir à le lire.
Cela demeure une expérience enrichissante même si je suis déçu de n'avoir pu apprécier cet auteur à sa juste valeur.
Je conseille donc cette lecture, car même si le sentiment général est négatif, il est dommage de passer à côté de cette découverte.
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Jeu 3 Sep 2015 - 19:43

Hanta a écrit:
[b] mais l'histoire ne m'a pas du tout intéressé.


ça peut arriver.

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Celui qui veut imiter la démarche de l'autre ne fait que perdre la sienne. Proverbe Persan
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bix229
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Jeu 3 Sep 2015 - 19:50

Lisez les commentaires de Sahkti au début du fil. Ils sont excellents et incitatifs !

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Hanta
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Jeu 3 Sep 2015 - 19:51

bix229 a écrit:
Lisez les commentaires de Sahkti au début du fil. Ils sont excellents et incitatifs !

T'inquiète pas, j'ai moi-même déclaré que la qualité du livre n'était pas à remettre en cause, mon propos ne portera pas ombrage ^^ .
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MessageSujet: Re: Flann O'Brien   Jeu 3 Sep 2015 - 19:54

Hanta a écrit:
bix229 a écrit:
Lisez les commentaires de Sahkti au début du fil. Ils sont excellents et incitatifs !

T'inquiète pas, j'ai moi-même déclaré que la qualité du livre n'était pas à remettre en cause, mon propos ne portera pas ombrage ^^ .
Mais je ne suis pas inquiet ! L' humour, quel qu' il soit, a du mal à passer parfois, et celui d' O' Brien est plutôt nonsensique.

_________________
L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
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