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 Hans Henny Jahnn [Allemagne]

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lekhan
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MessageSujet: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Jeu 29 Nov 2007 - 12:02

Biographie écourté de l'éditeur (Corti)

Citation :
Hans Henny Jahnn, romancier, dramaturge et facteur d’orgues naquit à Hambourg-Stellingen. En 1915, il s’enfuit en Norvège avec son ami G. Harms pour éviter le recrutement. C’est là qu’il écrivit Ugrino et Ingrabanie, fragment inachevé (parution 1994), et Pastor Ephraïm Magnus, pièce qui obtint en 1920 le prix Kleist (parution octobre 1993).
    Revenu en Allemagne cette même année, il quitta l’église luthérienne et fonda la communauté artistique et religieuse " Ougrino ", se réservant le département d’architecture monumentale et funéraire. En 1923, il commença de restaurer les orgues de l’église Saint Jacob à Hambourg créant, en accord avec Albert Schweitzer, un mouvement prônant le retour à l’orgue traditionnel, dont il devint bientôt, en autodidacte, un des meilleurs spécialistes. Après la dissolution de la communauté " Ougrino ", Jahnn écrivit, dans une technique proche de l’Ulysse de Joyce, le roman Perrudja, paru en 1929. Vers cette époque, il se rapprocha des conceptions " harmonicales " (néo-pythagoriciennes) de Thimus et de Kayser.
    Fuyant à nouveau l’Allemagne en 1933, il acheta et dirigea une ferme sur l’île de Bornholm, se livrant entre autres à des expériences dans le domaine de la biologie. C’est là qu’il rédigea les deux premiers volets de sa trilogie romanesque, Fleuve sans Rives (la première partie, Le Navire de bois, paraît en octobre 1993 ; Les Carnets de Gustav Anias Horn, la deuxième partie, et l’Epilogue ). Après la guerre, Jahnn retourna à Hambourg et s’engagea fermement dans la lutte contre la bombe atomique.
    Antimilitariste et adversaire résolu du nazisme, figure exemplaire d’une lutte pour la défense de la vie sous toutes ses formes, Hans Henny Jahnn a laissé pour notre temps une œuvre baroque, noire, singulière, considérée par ses pairs comme l’une des plus originales de la littérature contemporaine. "Son paganisme sauvage", écrivait Walter Muschg en 1954, "sa pensée sacrale me réconcili(ent) avec les folies saintes qui se disent et se font dans ses œuvres et qui ne seront jamais comprises que par des êtres jeunes. On peut apprendre de lui ce qu’on trouve uniquement dans des documents littéraires très anciens."

Auteur méconnu en Allemagne, quasiment inconnu en France, il n'en est pour autant pas moins un des auteurs les plus remarquables du 20éme siècle.
On trouve chez Corti, en édition semi poche, le début de Fleuve sans rives sa trilogie romanesque. On y suit les aventures d'un équipage en haute mer, meurtre, mutinerie, naufrage, bateau mystérieux, voilà les éléments du récit.

Comme une allégorie des régimes totalitaires on voit s'embarquer sur ce bateau toute l'humanité, mais aussi tout le contexte de son écriture. On peut penser à l'épisode de la sélection de l'équipage, ou les hommes sont examinés nus, en détails pour leur capacité, comme un écho aux rafles, et aux sélections des camps.
C'est un récit bouleversant et abordable, qui mêle toute une dualité de sentiment, comme un cercle, comme deux pendants se faisant toujours échos pour continuer. Je m'arrête là, dans ce flou, mais je ne veux pas trop en dévoiler, je ne peux pas, il y a tant de mystère, et c'est une telle délectation de les voir s'éclaircir ou non au fur et à mesure de la lecture que je les laisse en suspend, sans en dévoiler la complexité, ou le sens allégorique.

Je n'ai pas encore reçu la suite, mais on y semble retrouver le passager clandestin, lui l'amant de la fille du capitaine, je l'attends avec impatience, mais ces deux cahiers faisant suite n'étant pas en semi poche, le budget s'en trouve considérablement augmenté. Alors j'attendrais comme suspendu de savoir qu'est-ce que cache réellement ce bateau, et comment Gustav élucidera tous les mystères qui l'entourent.

J'attends également son théâtre que l'on compare à celui d'Artaud et de Batailles, c'est dire le niveau de référence.


Dernière édition par lekhan le Mer 19 Mar 2008 - 16:34, édité 1 fois
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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Jeu 3 Jan 2008 - 11:44

Quelques extraits de Le Navire de bois et du Premier Cahier de Gustav Anias Horn:

Citation :
Comme surgi du brouillard, le beau navire apparut d'un seul coup. Avec sa large proue brun-jaune. structurée par des joints noirs calfatés de poix, et l'ordonnance rigide de ses trois mâts, les vergues imposantes, les cordages des haubans et du gréement. Les voiles rouges étaient fixées aux espars et ferlées. Deux petits remorqueurs à vapeur, amarrés à l'avant et à l'arrière du navire, l'amenaient vers le mur du quai.
Aussitôt, trois messieurs compétents furent sur place, qui savaient expliquer exactement de quoi il s'agissait. Un grand trois mâts. Quelques milliers de mètres carrés de voilure. Le vieux Lionel Escott Macfie Esq. de Hepburn-on-Tine l'avait construit en teck et en chêne. Un original, un homme qui appartenait à un autre siècle. Mais un génie des lignes courbes. À l'aide de quelques tables et de gigantesques pistolets qu'il avait taillés lui-même, il dessinait la forme des couples sur un solide papier blanc. C'était un spectacle merveilleux : suivre comment une construction en engendrait une autre. En travaillant, il tirait la langue, clignait des yeux d'un air critique, marquait immédiatement, avec de beaux timbres, les endroits où fixer des boulons de cuivre, où chanfreiner une planche pour l'assembler à d'autres. Ces messieurs savaient raconter ce genre de choses. On pouvait voir, et ils expliquaient donc, qu'ici on avait mis en place une quille d'un travail de charpente incomparable. Les lourdes poutres, ayant encore l'aspect de troncs, se chevillaient, s'entrelaçaient, boulonnées entre elles presque sans faille ; avec des éléments coudés en saillie, pour recevoir les bois élancés des membrures.

Le Navire de bois

Citation :
Il y a un an, je rencontrai un homme qui m'inspira confiance. Il avait un bon visage, à peine ravagé, bien qu'il eut derrière lui la moitié d'une vie de moyenne durée. Ses mains étaient remarquablement régulières et vigoureuses à la fois. Même dans l'air chaud mêlé de fumée de tabac de la grande salle de l'hôtel Rotna, les veines sous la peau ne gonflaient pas. Je n'arrivais pas à deviner le métier que pouvait exercer cet homme avec de telles mains. En tout cas, elles révélaient une santé peu commune. Une relation normale avec le monde environnant. Je n'avais pas à craindre de me heurter à une opinion maladive, qui éveillerait ma pitié, mais ferait aussi, du même coup, surgir des préjugés. - Les hommes voient le destin avec les yeux de leur maladie ; j'ai fait cette expérience. Et la maladie est très répandue, elle est partout, parfois imposée, mais la plupart du temps choisie. - Les tuberculeux, qui aiment exagérément le soleil, sont constamment enflammés d'espoir ; leur existence baigne en quelque sorte chaque matin dans la lumière ressuscitée. Leur crainte n'est pas plus longue qu'une nuit. Elle n'a pas de durée. (Les musiciens atteints de tuberculose font un usage immodéré de la tonalité gaie, confiante, de mi majeur ; - moi, qui suis un esprit pesant, je l'évite.)
Et les syphilitiques, qui connaissent un brutal essor de leurs forces intellectuelles, comme si une source inépuisable se libérait en eux ! Ils sont violents, débordants. Maîtres du monde. Il y en a qui clament que leur mal est sacré. Aucune raison ne les freine ni ne se place entre eux et le chemin conduisant droit au but. Ils enchaînent les heures de la nuit à celles du jour sans éprouver de grande fatigue. Des pensées fugitives leur semblent assez bonnes pour en tirer une vérité. Ils ne connaissent que le demi-doute et l'entière conviction. Jusqu'à ce qu'ils soient saisis d'un bégaiement, d'un crépuscule, qui efface le grand envol de leur pouvoir.

Cahier 1, de Gustav Anias Horn.
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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 19 Mar 2008 - 16:35

Citation :
Tu ne me comprends pas ? Devrais-je rire ou même prier et chanter des louanges ? - Mon corps se gonfle comme du cidre qui fermente. Couche après couche, les souffrances l'enveloppent, la peau est polie et vitreuse sous la tension. Et le commence à pourrir par le bas
Imagine, on se décompose tout en vivant - on est comme un cadavre en putréfaction et on vit ! Avec ses sentiments, on est logé dans cette chair rongée par la moisissure du cadavre. - Pourquoi ne comprends-tu rien ? Pourquoi m'apportes-tu ce déjeuner ? - Veux-tu engraisser la décomposition en moi ? Dois-je éclater de souffrances et d'excréments ?
Pourquoi ne crois-tu pas que le jour et le soleil me bafouent ? - Il y a un savoir qui porte en lui l'acte et le devenir. En vérité, si je devais subir cela sans en connaître le sens, je ferais s'écrouler le ciel - je forgerais, de mes poings, des anneaux pour y enchaîner l'enfer tout entier et le projeter contre cette éternité pleine de calme et de morgue. Oh, oh, oh - je te le dis, nous sommes abandonnés depuis que ni Dieu ni le diable ne nous approchent plus. Si seulement nous avions une pincée d'enfer Mais nous n'avons point d'âme que se disputent Dieu et le diable, ainsi, on ne nous a rien donné, rien - rien du tout ! Nous leur sommes indifférents, nous sommes des fumiers, pourrissant en eux, par eux-mêmes - des fosses à purin, des poches de pus en nous et sur nous-mêmes !

In Pasteur Ephraïm Magnus

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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mar 1 Avr 2008 - 13:38

Citation :
LE FILS CADET
Tu es le fils du père, malheur à moi!
Voilà pourquoi tu es un homme et qu'il
t'aime, que les étrangers t'aiment.
Moi, seule la mère m'aime ; et, longtemps encore,
je dois l'aimer aussi, elle qui me terrorise,
la vénérer, elle qui est triste, aigrie
et laide, et aimer même sa magie noire.
M'imbiber de ses souffrances, de son savoir
maléfique, implorer dans des rites obscurs
les atrocités qu'elle imagina,
et devenir un nain, car avec l'âge
les garçons se rabougrissent en nains.
Jamais je ne saurai ce que font les hommes,
car je sais qu'ils ne dévoilent pas leur cœur
à des garçons. Tu es leur compagnon et
tu ne me fais pas confiance, parce que
quelque chose en toi a cessé de m'aimer

In Médée.
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MessageSujet: Hans Henny Jahnn   Mer 2 Avr 2008 - 17:36

Bonne idée Lekhan. Jahnn est un auteur quasiment inconnu et injustement... Un peu difficile d'accès, mais valant mieux que le détour.

J'ai lu il y a pas mal de temps La nuit de plomb (Seuil).
C'est un court roman mais dense, étrange, morbide et qui ressemble à un reve ou plutot à un cauchemar. Un beau livre.
Et aussi une bonne introduction au reste de l'oeuvre...
colibri
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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 2 Avr 2008 - 17:54

Il est aujourd'hui épuisé et introuvable. Il ne reste jamais plus de trois jours sur les sites de ventes...

Je tacherai de le trouver.
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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 14:24

Citation :
Perrudja prenait son repas du soir. Bouchée après bouchée. Circonspect, avec un geste presque replet. Avec sa main, il poussait dans la bouche. Ses dents broyaient le gros pain. Le bruit régulier de la pâte cuite cassante ne lui laissait aucune satisfaction. Il mangeait. Peut-être que cela ne serait pas arrivé si une force charnelle, à laquelle il ne comprenait rien, ne lui avait pas dicté que besoin il y avait. Précisément, la pulsion de conservation, cette affirmation tonitruante de vie faite de sang et d'entrailles, qu'il avait érigée en silence vide. Au moins ; lorsque la possibilité s'offrait de pouvoir faire irruption dans ` les régions de ses rêves, de son cœur. On aurait pu constater que Perrudja n'avait jamais ressenti la faim consciemment.
Cela était imminent ; d'autres aventures insoupçonnées étaient imminentes). Ses repas étaient réglés d'après une loi temporelle inconsciente qu'il aurait déclarée absurde si elle s'était imposée. Ne pas chercher d'état de grâce pour gaspiller une pensée à ce sujet ; approfondir cela, c'est trop peu, c'est un rien.
Une petite lampe brillait sur la table. Vespérale. Et elle laissait apparaître un pêle-mêle sans ordre, peu appétissant : des mets, des instruments, quelques livres, des lanières de cuir de brides, une brosse, une bouteille pleine de liquide huileux. Le cône lumineux de la lampe tombait bas et laissait voir nettement la poitrine et les mollets de l'homme. Des bras qui pendaient mollement. La tête était dans l'ombre. Comme si elle avait glissé, avait été transportée dans un autre endroit. Le corps du jeune homme s'affaissa soudain dans le vide, sans appui, retenu seulement par le dossier de la chaise. Sa poitrine recommença à éclore, poussée par une respiration immense. Il soupira fort. Les yeux se couvrirent de voiles. Toute image de l'étant s'effaça.

In Perrudja
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 18:32

Je découvre...Merci Lekhan! content
J'aimerais bien trouver Médée...

A propos de Médée montée par Anita Picchiarini :
Fidèle à la tragédie d’Euripide, Hans Henny Jahnn, en 1925, compose Médée en un seul acte frénétique. Il accentue les thèmes de l’étrangère barbare parmi les Grecs civilisés et de la femme bafouée, faisant de sa Médée une femme noire et vieillissante. Il donne aux fils de l’héroïne tragique une partition plus importante, mettant en relief le drame de l’adolescence face à l’âge adulte. Avec une langue remarquable, bousculant la syntaxe habituelle et utilisant le vers libre, cet auteur allemand, resté injustement méconnu en France, fait de cette transposition d’une tragédie ancienne l’une des plus modernes et impressionnantes au XXème siècle.
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lekhan
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 22:19

C'est chez Corti pour une quinzaine d'euros je crois, il faut commander évidemment^^.
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 22:53

lekhan a écrit:
C'est chez Corti pour une quinzaine d'euros je crois, il faut commander évidemment^^.

Wink Oui oui...J'ai vu...
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Arabella
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 22:56

J'avais vu cette Médée il y a quelques années au théâtre de la Colline, et je n'ai pas été franchement convaincue, c'est trop loin pour faire une critique constructive, mais cela ne me donne pas très envie de poursuivre une explorationd de l'auteur.

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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Mer 16 Avr 2008 - 23:35

Arabella a écrit:
J'avais vu cette Médée il y a quelques années au théâtre de la Colline, et je n'ai pas été franchement convaincue, c'est trop loin pour faire une critique constructive, mais cela ne me donne pas très envie de poursuivre une explorationd de l'auteur.

Tu n'avais pas apprécié le texte ou bien était-ce la mise en scène qui a pu te décevoir?
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Arabella
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Ven 18 Avr 2008 - 17:38

coline a écrit:

Tu n'avais pas apprécié le texte ou bien était-ce la mise en scène qui a pu te décevoir?

Même si cela remont loin, c'était essentiellement le texte qui ne m'avait pas convaincu.
D'une façon générale, c'est le texte que je vis comme essentiel dans une représentation théâtrale, je me suis surprise à prendre du plaisir à des pièces dont la mise en scène était peu intéressante si le texte était intense, et à l'inverse à m'ennuyer à des mises en scènes fabuleuses d'oeuvres disons peu marquantes. Evidement, l'déal est qu'y il ait une conjonction des deux, mais cela c'est vraiment rare.

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coline
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MessageSujet: Re: Hans Henny Jahnn [Allemagne]   Ven 18 Avr 2008 - 18:09

Merci de ta réponse Arabella... Wink
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