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 La loi LRU (réforme des universités)

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lekhan
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MessageSujet: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeSam 1 Déc 2007 - 19:29

lekhan a écrit:

Et il sera intéressant d'observer si la loi LRU( la réforme des universités) passe, combien d'étudiant pourront avoir accès à une connaissance suffisante pour prétendre ne serait-ce que commenter ses travaux. En somme comment évoluera la pensée en France. Mais je crois que BHL ou Finkielkraut nous renseigne déjà bien assez sur ce que les médias attendent de diffuser.

On me demande de rebondir là dessus alors je vais le faire. En effet vous le savez surement, depuis maintenant prés d'un mois de nombreuse fac sont bloquées ou en mouvement en France. Enfin en fait vous ne le savez surement pas, vu la couverture médiatique catastrophique et sélective.

Les étudiants, tout comme les enseignant chercheur ou bien encore les personnels de la vie universitaire se mobilisent contre la loi Pécresse, dite LRU (liberté et responsabilité des universités)

Je mets un line vers la loi:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0023.asp

Voilà, alors il faut savoir qu'un site sauvons l'université a été lancé depuis quelques jours à l'appel des coordinations d'enseignants chercheurs et d'étudiants.

http://www.sauvonslarecherche.fr/

http://www.sauvonsluniversite.fr/

Voilà si vous voulez plus de précision c'est sans problème, même si je suis opposé aux actions de types blocages.

A vos réactions, et surtout la question importante étiez-vous au courant de cette loi? Et de ces actions étudiants-enseignants chercheurs.

Nous reprochons:

Un pouvoir au président trop grand.

Une démocratie réduite au sein de l'université. Notamment par la réduction à néant du rôle du CS(Conseil Scientifique) et du CEVU(Conseil des études et de la vie universitaire), et la réduction au nombre de 30 dont 5 étudiants, 3 membres du personnels et 8 membres extérieur type entrepreneur et collectivité territorial dans le CA(Conseil d’Administration)

Une recherche financée par les entreprises comme mort des recherches à but non lucratif.

Le manque de moyen.

La Non réforme du statut étudiant.

La précarisation institutionnalisée des emplois techniques avec l'autorisation de l'embauche en contrat précaire type CDD.

Bref, une autonomie fondée sur le modèle Américain, dans une société Française économiquement différente et une université sans moyen.

N'hésitez pas à poser des questions. Et surtout, INFORMEZ VOUS !
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeSam 1 Déc 2007 - 19:41

Citation :
une université sans moyen.
ou fonctionnant grâce à des "moyens" privés, si j'ai bien compris..ce qui changera forcément la donne!
Je lirai tout ça de plus près tout à l'heure, mais je crois, c'est vrai, essentiel, que tout le monde soit informé correctement. Parce que ce n'est pas le cas, comme tu le dis ( comme personne ne semble informé-mais ça a moins sa place ici- que la médecine avance à grands pas depuis déjà de nombreuses années, et sans que personne ne réagisse, vers , comme aux Etats unis, une médecine pour les riches et une pour les pauvres, chacun pour soi et sauve qui peut...)
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeSam 1 Déc 2007 - 20:08

ta remarque Marie me fait penser aux premières pages (les seules que j'ai lues pour le moment) d'une deuxième volume de l'Antimanuel d'économie Wink

pour en revenir au sujet : je n'ai pas pris connaissance convenablement du détail de la loi en question...

mais : j'ai extrêmement peur (accessoirement résigné aussi) pour l'indépendance de "l'avis scientifique" celui qui peut dire oui ou non (éventuellement) à certaines pratiques... je vous assure ça me perturbe....

après le rapprochement avec les entreprises... je me souviens quand même bien d'une forme d'absence de but palpable jusqu'au dess : j'ai appris sans bien savoir ce que j'en ferai (ou pas !) : tout le monde ne peut pas devenir prof d'EPS ou d'autre chose en sortie de cursus (souvenir de râleries sur les nombres de postes)... ce n'est pas faux.

après, après... je ne sais pas comment c'est pour d'autres filières... pour moi il y a eu 3-4 mois de stage, le reste oui la dernière année l'enseignement était pratique... les années d'avant aussi mais orientés vers un but... qui était plus un mirage. ça laisse la connaissance pour elle même, et ce n'est pas risible loin de là... et puis des méthodes il faut le reconnaitre... enfin pour de nombreuses filières je ne vois pas comment elles peuvent rester elles-mêmes en professionnalisant pour autre chose... c'est compliqué, ce n'est pas "sécurisant" comme situation ?

il y a un besoin pour mieux gérer la sortie l'université, je ne le connais pas, les bureaux d'aide à la recherche de stage/premier emploi me semblent un moyen un peu factice. Shocked

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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeSam 1 Déc 2007 - 20:36

lekhan a écrit:
On me demande de rebondir là dessus alors je vais le faire. En effet vous le savez surement, depuis maintenant prés d'un mois de nombreuse fac sont bloquées ou en mouvement en France. Enfin en fait vous ne le savez surement pas, vu la couverture médiatique catastrophique et sélective.

Sans en connaître tous les détails je suis quand même (et je ne suis pas le seul) informé sur ce projet de loi LRU. Heureusement il existe encore d'autres moyens de s'informer que le JT de TF1 et consorts.
Bien que n'étant pas étudiant et donc peu en rapport avec ce milieu, cette loi ne cesse de m'inquiéter en particulier pour ce qui est des recherches à but non lucratif que tu évoques. La mainmise des entreprises ne peut que signer l'arrêt de mort de ces recherches.
La contestation de cette loi m'apparaît (et là encore je ne suis pas le seul)donc comme un juste combat.
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeSam 1 Déc 2007 - 23:13

Mouais... moi j'ai de sérieux doutes sur tout cela... C'est de l'interprétation, et si le fait que des sociétés s'immiscent dans les universités me déplaît un peu, il se trouve que je suis plutôt pour une plus grande autonomie des universités et que je ne vois pas en quoi les étudiants, dont je suis, devraient passer leur temps à politiser et faire de la politique au sein des universités, ce qu'ils font...
Je sais que j'ai une vision des choses peu partagée dans le milieu universitaires, mais tant qu'à faire de l'université un lieu de réellement uniquement d'enseignement, de recherche et de connaissances, alors en effet, ôtons-lui tout ce qui pollue cela, c'est à dire les fonds privés, ok. Mais également les associations et syndicats ultra-politisés et dogmatiques... What a Face
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 1:17

J'ai trouvé cette analyse de la loi Pécresse. Elle me parait objective et plutôt juste. J'en conclus que cette loi Pécresse est inadaptée et menée sans concertation. Ministre incompétente ? Copie à revoir entièrement et rapidement, donc !

Votre avis sur cette analyse ?

Première analyse de la loi Pécresse

La loi Pécresse répond à un diagnostique sérieux : l’enseignement supérieur est inégalitaire, inefficient, et a tendance à freiner la mobilité sociale plutôt que de la favoriser.
Cependant ses leviers d’actions auront des conséquences graves, qui risquent de ternir tant ses bénéfices que son bilan qui sera finalement négatif.

1 Sur la sélection 2 Sur la professionnalisation 3 Sur la mobilité sociale 4 Sur l’aspect économique et politique de la loi LRU 5 Sur la coopération

1 Sur la sélection :

Avant tout il faut couper court à la rumeur selon laquelle il n’y a pas de sélection en université avant le bac plus 5. La sélection existe en fac. Pas au moment de l’inscription, mais au moment des examens sanctionnant le travail de l’année.

En Droit, à Aix c’est : 30 % de réussite en première année. 50 % en deuxième. 50 % en troisième.

Dans certaines filières saturées, comme en Anglais, le taux de réussite en première année est de 10 %. Il est quasiment impossible à un élève qui n’est pas déjà bilingue en arrivant de s’extraire de cette sélection aveugle. Des formations par correspondance type celles organisées par la Sorbonne sont des voies de garage, volontairement plus exigeantes, d’où s’extraient uniquement les profils exceptionnels.

On ne peut pas se plaindre à la fois que des jeunes soient sélectionnés à la fac ET que 20 % sortent de l’université sans diplôme.

Ensuite « l’absence de sélection à l’entrée » permet de changer de faculté quasi librement. La Sorbonne et Assas demandent de passer en commission pour pouvoir s’inscrire après un cursus dans une autre faculté. Même venant des facs d’Aix ou de Lyon.

2 Sur la professionnalisation :

Premier point : la difficulté à se réorienter. Après trois ans de Droit, j’ai cherché à intégrer une filière éco, qui m’attirait davantage. Je devais pour cela entrer en deuxième année de DEUG, plutôt que de m’inscrire en Bac+4 en Droit. Bref, une perte sèche de deux ans d’études. Plus de mes bourses. Le coût marginal d’un étudiant est pourtant dérisoire, et je n’aurais eu aucun diplôme que je n’aurais pas réussi en fin d’année.

Deuxième point : la pénurie de postes en filière professionnalisantes (essentiellement BTS, IUT, Ecoles d’Ingénieurs publiques, IAE, DESS).

On ne peut pas laisser un système de BTS et IUT hyper efficace avec si peu de place et se plaindre du manque de professionnalisation des filières. Tripler les places en IUT et BTS serait plus cher, mais toutes les places seraient prises et la formation serait celle attendue par les entreprises (auxquelles un profil de cadre IUT + Ecole ou DESS se vend souvent mieux qu’un profil Prépa + Ecole ou DESS).

Les IUT, ce ne sont pas des facs, mais c’est l’université.

Du point de vue des alternatives aux écoles, les écoles d’Ingé Polytech’ et les quasi écoles de commerce IAE donnent une formation excellente et orientée entreprise (on notera aussi l’excellent Institut de la Communication et des Médias de Grenoble). Leur succès est croissant. 1 milliard par an sur 5 ans est ridicule par rapport au retard pris. Cette réforme est complètement sous dotée. Il ne faut pas essayer de faire du BTS ou de l’IUT en fac avec des amphis de 700 personnes, car ça ne marchera pas. D’ailleurs les « Licences-Pro » sont bien plus proches des IUT que des licences en facultés.

A l’inverse, en faculté, l’étudiant jouit d’un certain anonymat appréciable après 15 ans en école, collège et lycée où notre réputation sert autant pour nous noter que nos travaux, et d’une certaine tranquillité qui lui permet de passer des années à s’ouvrir au monde comme il le veut. De plus, plutôt que de laisser mourir à petit feu les facs de Lettres qui ne trouveront pas d’entreprises pour se financer, et qui diminueront la qualité de leurs enseignements en même temps que le nombre de leurs étudiants, il vaudrait mieux proposer aux étudiants des alternatives plus facilement orientables. La solution, c’est d’abord la taille humaine des BTS-IUT, leur haut niveau d’exigence, leur contrôle continu, et leur orientation. Il faut absolument au moins doubler leurs moyens et communiquer intensivement en lycée sur leurs avantages.

3 Sur la mobilité sociale :

Effectivement il y a un vrai problème de mobilité sociale en France. Il ne faut pas oublier la frilosité pathologique des entreprises à l’égard des jeunes, des vieux, de ceux qui ont fait la fac, de ceux qui ont pas fait l’Ecole de Commerce la plus renommée, de ceux qui ont fait autre chose, des polyvalents, de ceux qui n’ont pas le nez dans le guidon, de ceux qui sont moches ou qui n’ont pas l’air "comme il faut" (première source de discrimination en France)... Tout ça pour un stage ou un contrat précaire. Les offres de stages sont pourvues sous condition d’expériences et de diplômes déjà validés. La dégradation de l’image de l’entreprise est démotivante. C’est par une politique de responsabilité sociale que nous ferons tomber ces œillères.

Nous avons des dizaines de milliers d’offres d’emploi non satisfaites. En face des millions de chômeurs reconnus comme tels ou évacués des statistiques officielles (étudiants qui font durer le plaisir pour ne pas se retrouver désœuvrés et sans bourse ni RMI, en formations, en recherche d’un temps partiel, en recherche d’un CDI, disponibles à la fin de leur préavis...) plus toutes les entourloupes qui alarment les statistiques officielles de l’UE depuis Jospin : premières radiations massives, premières campagnes de désincitation à se présenter aux agences.

La balle est dans le camp des entreprises, qui doivent de nouveau accepter la prise de risque, leur part de formation "sur le tas", et leur rôle de mobilité sociale dans une société qui se veut plus méritocratique.

Les entreprises sont faites d’hommes, qui favorisent le népotisme, la cooptation ou privilégient les filières les plus sélectives (quoique la sélection se fasse surtout au regard de la taille du portefeuille en école de commerce, pour une formation très proche des IAE ou des écoles moins cotées). C’est donc une question sociale qui se traduit économiquement.

4 Sur l’aspect économique et politique de la loi LRU :

Nous avons déjà dit pourquoi 1 milliard par an sur 5 ans sont insuffisants. Cette loi, à l’instar de la décentralisation Raffarin, a pour but de désengager l’Etat de ses obligations de financement direct, donc comptabilisé dans les normes du pacte de stabilité économique de l’UE.

Cependant, les entreprises ne seront pas du jour au lendemain disposées, par patriotisme, à payer la formation des étudiants sans contreparties. Certaines de ces contreparties seront raisonnables et positives, amélioreront l’employabilité, mais d’autres seront moins légitimes. Veut-on une université aussi docile que le sont les médias vis-à-vis de leurs annonceurs ? Aurais-je pu écrire un mémoire critique sur la loi DADVSI ou sur les dérives de l’UE à la veille du traité constitutionnel européen, si mon directeur avait craint de perdre ses financements ou si le doyen l’avait rappelé à l’ordre ?

Par ailleurs, ce financement, les entreprises iront le prendre quelque part. Ce quelque part ne sera pas les dividendes de leurs actionnaires, mais les poches des consommateurs. La décentralisation a conduit à des taux de prélèvements obligatoires records, la loi sur la réforme des universités érodera encore davantage le pouvoir d’achat.

Les entreprises préfèrent aujourd’hui payer leur taxe d’apprentissage à l’Etat plutôt qu’à un organisme de formation dont elles pourraient exiger plusieurs stagiaires. C’est absurde, mais révélateur de leur indifférence au problème de la formation.

Les facultés ont encore le montant de leurs inscriptions fixé par décret, mais un décret se modifie du jour au lendemain par l’exécutif. C’est aussi le cas pour les franchises. En l’absence de la moindre garantie, nous pourrions avoir de drôles de surprises.

5 Sur la coopération

Si certaines querelles de clochers rouillent les mécanismes de collaboration interuniversitaire, l’introduction d’une concurrence entre les universités (qui sera féroce surtout dans la phase de réduction du nombre des universités) risque d’aggraver cette pente. La concurrence peut potentiellement conduire au résultat inverse, dans l’hypothèse où il bénéficiera indirectement des efforts faits pour séduire les financiers, et son excellence sera elle-même un argument (parmi d’autres) en ce sens.

Par ailleurs depuis la « nouvelle approche européenne », ce sont les entreprises qui doivent faire les études scientifiques démontrant que leurs produits ne sont pas néfastes. Jusqu’à présent, les laboratoires universitaires contrôlaient les résultats pour s’assurer de leur sincérité, mais il sera difficile de croire aux conclusions sur les OGM de Monsanto et des labos universitaires financés directement par cette entreprise.

Conclusion :

L’Université ne se relèvera pas seule : les filières des facultés servent aujourd’hui d’expédient pour éviter le chômage, la précarité, l’impossibilité de se voir donner sa chance par une entreprise. Ce ne sont certes pas leurs fonctions, et seul un investissement dans les cursus BTS-IUT, ou proto Ecoles d’Ingénieurs ou de Commerce permettra de fournir au marché du travail des diplômés opérationnels, et de canaliser les étudiants vers des métiers porteurs.

Ceci nécessitera des investissements conséquents et une évolution des mentalités de l’entreprise qui ne sont pas garantis par la loi du 10 août 2007, dite loi Pecresse. Cette loi ne sera qu’un emplâtre sur une jambe de bois, et n’aura pour seul mérite que de réduire les dépenses publiques et d’assécher les fonds des facultés de Lettres et de Sciences sociales sans résoudre les problèmes de leurs étudiants.

Une intervention de l’Etat était nécessaire. Face à l’échec économique et social de l’enseignement supérieur, l’approche choisie a été de laisser les entreprises tenir les universités « par la bourse » pour leur faire davantage prendre en compte les demandes du marché. Les bienfaits de cette réforme de « privatisation partielle » sont réels, mais auraient également pu être résolus autrement et avec des conséquences négatives bien moindres.

Images : Deux facultés d’Aix-en-Provence séparées par une simple barrière depuis 1968 :

La Faculté de Droit, avec ses intérieurs marbre et verre, sa cour intérieure avec fontaine sculptée, ses colonnes, sa roseraie.

La Faculté de Lettres, qui ressemble à une énorme barre HLM entourée de grillages en corolle pour éviter que les chutes des revêtements des murs ne causent de blessures graves.

Depuis peu, la Faculté de Droit est équipée d’Algerco climatisés ( !) pour les TD. Mais n’a toujours pas renoncé à son traiteur préféré.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31660
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 2:08

Rien à voir !
J'aime bien cet article aussi !
http://patriarch.free.fr/?cat=7

Je digresse
Je trangresse ?
Je m'égare
puis je m'évapore !reveil


.
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 8:17

Sous la pression des syndicats étudiants, le projet de loi Pecresse s'est réduit comme peau de chagrin, tout ce qui était polémique a été supprimé, et il ne reste plus que deux mesures (réduction du conseil d'administration et possibilté pour les universités de recourir à des fonds privés), qui ne vont pas révolutionner le système actuel ! Voir cet article du Monde

Sur le recours aux fonds privés : il est préférable à la tendance qui se généralisait ces dernières années dans les universités d'ajouter aux droits d'inscription obligatoires, fixés par décret, des droits dits "facultatifs" très élevés à payer par les étudiants.

Citation :
Une recherche financée par les entreprises comme mort des recherches à but non lucratif.
C'est une extrapolation de ce que prévoit la loi.

Citation :
Avant tout il faut couper court à la rumeur selon laquelle il n’y a pas de sélection en université avant le bac plus 5. La sélection existe en fac. Pas au moment de l’inscription, mais au moment des examens sanctionnant le travail de l’année.
Normal, non ? La loi Pecresse ne change rien au système des examens, aucune selection supplémentaire instaurée.
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 11:18

Pour avoir vu mes amphis pendant les deux premières années de fac encombrés par des glandeurs, sérieusement je suis tout à fait POUR la sélection à l'entrée de la fac. Pas forcèment une sélection ultra sévère ou quoi, mais franchement, y'en a besoin, parce que y'a une quantité de glands et de pollueurs assez phénoménale. Il n'est pas normal que la fac soit une poubelle de ceux que n'ont pas voulu les autres écoles. Moi j'ai choisi la fac et je n'aimais pas beaucoup être assimilé à tous ces parasites qui n'y venaient vraiment que pour faire chier et profiter des bourses.
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 14:14

La sélection à l’entrée de l’université ne fera qu’introduire un obstacle de plus à la « méritocratie » et dieu sait qu’elle n’en a pas besoin…parce que les critères de sélection seront géographiques, sur la notoriété du lycée ou sur le type de bac…quelle chance restera t-il au provincial d’un obscur lycée et je ne parle même pas des possesseurs d’un bac technique…

Veut-on arriver à cela dans les universités :

Citation :
Article du 24-06-05 - Près de trois élèves de grande école sur quatre (72%) ont des parents exerçant des professions intermédiaires, libérales, ou de cadres supérieurs, pour seulement 5% d'enfants d'ouvriers, selon une étude de la Conférence des grandes écoles (CGE) publiée vendredi. Première du genre, cette étude, révélée vendredi par Les Echos, montre que 62% des élèves des grandes écoles d'ingénieur et de commerce (qui en comptent en tout près de 170.000) sont enfants de cadres supérieurs, de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs... et 10% enfants d'instituteurs, infirmiers ou techniciens... La proportion des cadres supérieurs et professions libérales dans les familles françaises déclarant avoir un enfant entre 18 et 25 ans (recensement de 1999) est de 13,6%.
Ce qui veut dire que la soi-disant future élite sera, pour 62%, composée des enfants de l’élite actuelle alors que cette dernière représente 13% des parents. Bonjour la « méritocratie » ! humeur

Quand aux bourses, je me rappelle que quand j’en "profitais", j’étais obligé de travailler, au noir car les boursiers n’ont pas le droit d’avoir un emploi, pour boucler mes fins de mois…bonjour « l’égalité des chances »… colere
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 14:47

Alfred Teckel a écrit:
Pour avoir vu mes amphis pendant les deux premières années de fac encombrés par des glandeurs, sérieusement je suis tout à fait POUR la sélection à l'entrée de la fac. Pas forcèment une sélection ultra sévère ou quoi, mais franchement, y'en a besoin, parce que y'a une quantité de glands et de pollueurs assez phénoménale. Il n'est pas normal que la fac soit une poubelle de ceux que n'ont pas voulu les autres écoles. Moi j'ai choisi la fac et je n'aimais pas beaucoup être assimilé à tous ces parasites qui n'y venaient vraiment que pour faire chier et profiter des bourses.

oui, mais... en dehors d'un petit problème d'attitude parfois il y a ce mauvais mélange d'un "besoin de continuer", de "truc peut être intéressant" et de "mais... y a rien derrière ?"

les glandeurs ou pseudo-glandeurs ne sont pas toujours les plus bêtes et pas toujours ceux qui s'arrêtent en route ou change de direction...

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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 16:53

Pas forcèment les plus bêtes, peut-être, mais les plus pénibles oui. Et leur taux d'échec est très supérieur à la majorité de ceux qui bossent tout de même...
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeLun 3 Déc 2007 - 0:06

sousmarin a écrit:
La sélection à l’entrée de l’université ne fera qu’introduire un obstacle de plus à la « méritocratie » et dieu sait qu’elle n’en a pas besoin…parce que les critères de sélection seront géographiques, sur la notoriété du lycée ou sur le type de bac…quelle chance restera t-il au provincial d’un obscur lycée et je ne parle même pas des possesseurs d’un bac technique…

Veut-on arriver à cela dans les universités :

Citation :
Article du 24-06-05 - Près de trois élèves de grande école sur quatre (72%) ont des parents exerçant des professions intermédiaires, libérales, ou de cadres supérieurs, pour seulement 5% d'enfants d'ouvriers, selon une étude de la Conférence des grandes écoles (CGE) publiée vendredi. Première du genre, cette étude, révélée vendredi par Les Echos, montre que 62% des élèves des grandes écoles d'ingénieur et de commerce (qui en comptent en tout près de 170.000) sont enfants de cadres supérieurs, de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs... et 10% enfants d'instituteurs, infirmiers ou techniciens... La proportion des cadres supérieurs et professions libérales dans les familles françaises déclarant avoir un enfant entre 18 et 25 ans (recensement de 1999) est de 13,6%.
Ce qui veut dire que la soi-disant future élite sera, pour 62%, composée des enfants de l’élite actuelle alors que cette dernière représente 13% des parents. Bonjour la « méritocratie » ! humeur

Quand aux bourses, je me rappelle que quand j’en "profitais", j’étais obligé de travailler, au noir car les boursiers n’ont pas le droit d’avoir un emploi, pour boucler mes fins de mois…bonjour « l’égalité des chances »… colere


Je n'avais pas vu ton message. Ceci dit, je ne visais pas les élèves "méritants" quand je parlais de sélection, je ne pensais pas à une sélection par l'argent ou quoi. Je viens d'un milieu franchement modeste, mes parents ne sont ni enseignants, ni ingénieurs ni médecins. Et pourtant je m'en suis sorti, et j'ai la faiblesse de croire qu'une sélection à l'entrée selon les capacités aurait éliminé pas mal de glandeurs, d'ailleurs parfois sans bourse, fils de médecin et cie, qui se disaient anar, faisaient grève à tout bout de champ, taguaient la fac, etc... Dans le lot, beaucoup de fils de la moyenne bourgeoisie disons, et quelques glandeurs pauvres, parce que la faignasserie arrogante, ça transcende la lutte des classes... Alors oui, ces gens, comme j'en ai vu, qui faisaient leur DEUG en 4 ans au lieu des 3 permis parce qu'ils avaient eu une dérogation, et qui bien souvent encore rataient leur DEUG, mais c'est pas grave, papa-maman payaient, et qui l'année suivante s'inscrivaien dans une autre filière et continuaient à polluer la fac, alors oui, j'estime que les foutre dehors ne seraient pas un grand mal, bien au contraire...
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeLun 3 Déc 2007 - 1:21

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Alors oui, ces gens, comme j'en ai vu, qui faisaient leur DEUG en 4 ans au lieu des 3 permis parce qu'ils avaient eu une dérogation, et qui bien souvent encore rataient leur DEUG, mais c'est pas grave, papa-maman payaient, et qui l'année suivante s'inscrivaien dans une autre filière et continuaient à polluer la fac, alors oui, j'estime que les foutre dehors ne seraient pas un grand mal, bien au contraire...
Ce n'est pas de la sélection, ça, Alfred...c'est du bon sens.
Bien sûr que la sélection ( elle est obligatoire et se fait de fait, mais quand faut -il la faire, à l'entrée, ou en laissant un peu de temps car à 18 ans, comment savoir vraiment ce que l'on veut faire...?) devrait être exercée en fonction des capacités et des motivations, et je rajouterais en ce qui concerne mon domaine , en fonction des motivations réelles et adaptées...
La sélection est dure en médecine, et assez idiote, car se faisant sur des critères qui ne servent absolument pas dans une pratique courante.
J'enverrais plus volontiers les étudiants 6 mois dans des services hospitaliers faire des tâches élémentaires , que de les faire bachoter un programme de maths et physique complètement dément vu ce qu'ils veulent faire.
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: La loi LRU (réforme des universités)   La loi LRU (réforme des universités) Icon_minitimeLun 3 Déc 2007 - 8:36

Je suis en retraite à présent, mais j'ai travaillé 23 ans à l'Université de Provence (Université Aix-Marseille I situation bi-polaire : Marseille et Aix en Provence) à la Fac scientifique à St-Charles, en tant que Personnel IATOSS (non Enseignant).

J'ai été déléguée syndicale (et oui Alfred c'est utile) à peu près 8 ans, siègeant donc dans certaines commissions.

L'Education Nationale est et doit rester un service Public, fonctionnant avec des fonds de l'Etat. Il y a toujours la possibilité de conventions entre les Universités et Entreprises, sans qu'il y ait besoin d'introduire le Privé dans la gestion des Universités.

Quant aux Personnels IATOSS le Président déciderait de leur rémunération, avancement ............ c'est à dire qu'il se comporterait comme un Patron du Privé.

Les Personnels IATOSS et Etudiants se réunissaient pour débattre de leurs points de vue sur les projets de lois et sur l'avenir de l'Université.


Une précision, plus que la façade des Universités de Lettres et de Droit, c'était les valeurs et les idées qui étaient différentes.

Personnellement j'ai été contente d'atterrir après mon concours à l'Université de Provence.

à tantôt
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