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 Joseph O'Connor

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Marie
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Lun 21 Jan 2008 - 19:14

Je te conseille Redemption Falls, Kathel!

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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Lun 21 Jan 2008 - 19:16

Kathel, je vais très prochainement commencer Redemption Falls Cool
Je pensais faire un peu le tour de l'auteur en ne lisant que 3 de ses romans mais finalement, je pense que je n'en resterai pas là et je lirai également Desperados et Inishowen miammiam
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MessageSujet: Redemption Falls   Sam 26 Jan 2008 - 19:46

Redemption Falls

Nous sommes en Amérique, en 1865. La fin de la guerre de Sécession est proche.
Il y a comme une atmosphère de fin du monde à cette époque : dévastations, exécutions sommaires par pendaison, grandes tempêtes, villes fantômes, émeutes d'affamés, granges brûlées, villages saccagés, demeures calcinées, escadrons de vétérans quittant les lieux du massacre pour s'en retourner à leur domicile ou ce qu'il en reste.

Sur la route, la jeune Eliza Duane Mooney. Elle a mis plus d'un mois pour franchir à pied la Louisiane, à raison de 20 kilomètres par jour. Elle est à la recherche de son jeune frère Jeremiah, pris dans les filets de la guerre et perdu de vue depuis. Leur dernière entrevue s'était mal passée mais Eliza sait que la seule famille qui lui reste est ce jeune frère disparu.
Plus rien d'autre n'importe que de le retrouver parmi les décombres de la guerre.

Citation :
Ses talons sont constellés d'ampoules ; elles suintent. Elle arrache des bandes au bas de son habit pour panser. A chaque pas, clopin-clopant, son sarrau raccourcit. Elle s'imagine nue, haillons aux pieds et feuille de vigne. Errant dans le jardin des peines.


Redemption Falls, ville en construction située dans une contrée sauvage et montagneuse au Nord de l'Amérique, appelée les Territoires du Nord.
Cette région inhospitalière s'étend sur une zone immense en majeure partie non cartographiée.
Les crevasses et les canyons escarpés regorgent de desperados et leurs hordes, déserteurs de guerre.
Les habitants de la ville ne valent guère mieux : visages de sauvages, traits taillés à la serpe, ils sont anciens tireurs d'élite confédérés, dragons de l'Union, esclaves affranchis, contremaîtres en disgrâces. Beaucoup de nationalités sont présentes : prussiens, français, hollandais, écossais, irlandais. Tous portent un masque. Tous là pour fuir quelque chose.

Le gouverneur des Territoires du Nord ne fait pas exception à la règle.
Le général O'Keeffe, ancien révolutionnaire en Irlande, a vu sa condamnation à mort commuée en bannissement à vie dans la colonie pénale de la Terre de Van Diemen (Tasmanie).
Il s'en évadera pour accoster en Amérique, laissant un bébé mort et une femme, qui dit-on, se suicidera de chagrin après son départ. Général des armés du Nord, il a levé une armée de zouaves irlandais. Sa brigade sera anéantie.
Il s'est remarié depuis à la trop belle Lucia. Le couple va mal, très mal. Depuis des années maintenant. Le général O'Keeffe n'est plus celui qu'elle a connu au début de leur rencontre.
C'est un homme détruit, pétrit de culpabilité d'avoir abandonné sa première femme mais aussi d'avoir mené à la mort des centaines d'hommes qui avaient une totale confiance en lui.
Il refuse de lui faire un enfant, ils font chambre à part depuis des années, il boit, elle tempête, il l'insulte, elle se laissera séduire par un autre. Elle le rejoindra à Redemption Falls.


Citation :
Extrait d'une lettre à son épouse :

Je commence à me demander si cela n'était point une erreur de venir ici.
[…] Les animaux, les arbres : nul ne connaît leurs noms. Les oiseaux ont l'air préhistoriques.
[…] Il est possible de chevaucher trois jours durant sans rencontrer âme qui vive, ni même de preuve que l'être humain ait jamais existé. Cinq fois la surface de l'Irlande ; et pas même vingt mille âmes.
[…]Nous sommes arrivés ici de si fraîche date, nous les Blancs. Nous sentons le poids de notre non-appartenance.
[…]Les rares constructions qui surgissent hors des villes ne sont que cabanes et rondins & autres cambuses : nulle part de fondations ni d'édifices en pierre.
[…]Les pionniers sont de la pire engeance qu'on ait jamais vue, frustres, crasseux, d'une vulgarité irrémédiable ; d'une hideur parfaitement swiftienne. Pas un d'entre eux qui n'ait dans l'œil cette terne lueur de cruauté. Une brosse à dents serait considérée comme un buisson ardent par les Israélites ; toute forme de gentillesse comme une faiblesse. Il faut parcourir mille lieues sur cette terre désolée pour trouver le moindre acte de camaraderie ou de pitié. Un mineur couvert de poussière battant une mule couverte de poussière : ce devrait être l'emblème des Territoires.
[…]Les femmes d'ici vous brisent le cœur tant elles sont pauvres et misérables. Nul besoin de vous dire de quelle manière la plupart d'entre elles gagnent leur pitance. Je suppose qu'il en sera toujours ainsi dans une ville pleine d'hommes privés de l'influence civilisatrice d'une épouse.
[…]Quant aux Indiens, ils nous méprisent tous, même quand nous traitons avec eux.
Ils scalperaient tous les Blancs d'ici jusqu'à Saint Louis, s'ils le pouvaient, & feraient des bols avec leurs crânes.
Il est difficile de les condamner, car nous sommes étrangers sur leurs terres, incarnation de la dépossession.


Jeremiah Mooney, garçon de 11-12 ans, "jeune tambour" ruisselant portant un uniforme confédéré en loques, va trouver refuge au domicile du général. Il fait partie de ces milliers d' enfants qui suivront les armées. Il ne parle plus depuis la guerre et pourtant il chante comme un ange.

Citation :

La nuit, je me tire sous la maison. Quand on se fait tout petit, on arrive à se faire une place comme y faut. Si tu te tortilles assez, tu disparais. Comme une tortue dans sa carapace. Tu flottes tout autour du monde comme une poussière sur l'œil de Dieu. Et plus personne t'emmerde.


Une autre histoire est en train de se mettre en place, au dénouement forcément tragique, à l'image de ces Territoires du Nord au paysage frustre et sauvage.


Voici en quelques lignes les personnages principaux que nous rencontrerons tout au long de cette sublime mais néanmoins cauchemardesque épopée à laquelle nous convie Joseph O'Connor.
Redemption Falls commence là où finissait L'étoile des mers : des milliers d'irlandais fraîchement débarqués en Amérique pour fuir la famine en Irlande vont s'engager dans cette guerre de Sécession, indifféremment du coté de l'Union ou des Confédérés. Beaucoup paieront de leur vie le prix de leur intégration aux Etats-Unis d'Amérique.


Pour nous parler de cette guerre, Joseph O'Connor va utiliser le même procédé que celui dans son roman L'étoiles des mers, multipliant les points de vue, les perspectives, les narrateurs, les sources d'informations. Ce sont peut-être une centaine de voix qui nous conterons cette épopée, avec l'exploit de ne jamais nous perdre en cours de route malgré la diversité des témoignages. C'est un grand roman. Je gage que Jeremiah Mooney, Eliza Duane Mooney, le général O'Keeffe et sa femme Lucia ne quitteront pas vos mémoires avant longtemps après cette lecture…
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kathel
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 27 Jan 2008 - 8:53

Merci pour cette chronique : je suis vraiment de plus en plus tentée de lire ce roman ! Surprised
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 27 Jan 2008 - 10:16

Tu vas beaucoup aimer, Redemption Falls est je pense son roman le plus ambitieux.
Je reviendrai faire un bilan de mes 3 lectures d'ici peu, car si chaque roman de Joseph O'Connor est différent, il y a toujours quelques thématiques et des desseins communs Cool
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MessageSujet: Quel beau roman !   Jeu 31 Jan 2008 - 18:25

J'ai lu ce roman avant Noël ; quel beau roman !
Il exige du lecteur un peu de discipline : le début est un peu ardu - la longue marche d'une pauvresse à travers les États-Unis... Le style est très poétique, joliment tourné - ça ne fait pas encore un roman.
Mais rapidement les changements de point de vue dynamisent la lecture, tout en n'embrouillant pas l'histoire. L'enchaînement proposé est suffisamment chronologique. La façon dont sont arrangés tous ces points de vue, en somme narrative, en kaléïdoscope humain, mène insensiblement vers un dénouement remarquable. La technique de J. O'Connor est parfaite et sa langue est séduisante.
La question du narrateur, vous le découvrirez, est cruciale ; en quoi Redemption Falls rappelle la technique de Faulkner - les lecteurs découvriront de nombreux points communs...
Pour moi qui aime les Stevenson, London et tous les auteurs qui empruntent les sentiers de l'aventure sans les tristes pudeurs d'usage, c'est un vrai régal ! Et même, un festin !

*Pas très subtile la pub en fin de post Evil or Very Mad Portouverte*
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Marie
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Jeu 31 Jan 2008 - 18:32

Bonjour Louis Butin! Moi aussi, j'ai beaucoup aimé! Mais attention, n'en dévoile pas trop...

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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 24 Fév 2008 - 18:37

Redemption Falls


Avec « Redemption Falls », Joseph O' Connor nous livre une page de l'histoire du peuple Irlandais, celle de ces émigrés qui, devenus américains, vont se déchirer et s'entretuer lors de la Guerre de Sécession qui fera se dresser les unes contre les autres les armées de l'Union contre celles des Etats Confédérés.

Quand commence le roman de Joseph O' Connor, nous sommes en 1865 et la guerre vient de s'achever après la reddition du Général Lee à Appomatox (le 9 avril) et l'assassinat du président Abraham Lincoln par un sympathisant sudiste (le 14 avril).

Mais ces personnages emblématiques de cette période troublée de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique n'occupent que la toile de fond du roman de Joseph O' Connor.
« Redemption Falls » s'ouvre en effet avec la longue marche d'une jeune fille, Eliza Duane Mooney, qui décide de quitter la ville de Bâton Rouge en Louisiane pour partir à la recherche de son petit frère Jérémiah, engagé comme tambour dans les armées confédérées et qui n'a plus donné signe de vie depuis lors.
Sachant que son jeune frère avait pour projet de passer la frontière canadienne, elle va se lancer à sa poursuite en traversant pour cela le pays tout entier.
Cette traversée du continent va s'avérer pleine de dangers dans ces immensités désertiques où les hostilités ne sont pas encore tout à fait éteintes et où les représentants des deux camps se livrent encore à d'effroyables réglements de compte.

C'est dans la bourgade de Redemption Falls, un endroit perdu que l'on imagine situé dans l'Etat du Montana, que vont peu à peu se mettre en place les éléments d'un drame aux accents de tragédie antique.
C'est à Redemption Falls que s'est établi James C. O' Keeffe, dit « Le Sabre », général de l'armée de l'Union et ancien héros de la cause indépendantiste irlandaise. S'étant plus ou moins autoproclamé gouverneur des Territoires des Montagnes, O'Keeffe vit en compagnie de sa femme Lucia, fille d'une famille de la bonne société new-yorkaise, poétesse à ses heures, et avec leur domestique, Elizabeth Longstreet, ancienne esclave émancipée.
Au sein de ces territoires sauvages, O'Keeffe – l'ancien révolutionnaire irlandais qui fut déporté en Tasmanie avant de s'échapper afin de gagner les Etats-Unis – n'attire pas que les sympathies. Nombreux sont encore ceux qui n'ont pas accepté la défaite des états confédérés et des bandes de hors-la-loi sudistes tels que Johnny Thunders répandent la terreur sur leur passage.
O'Keeffe est un homme usé, un colosse sur le retour qui s'adonne à la boisson afin d'écarter les visions et les fantômes de son passé. Sa vie conjugale n'est pas non plus des plus heureuses, marié à une femme trop belle, trop différente de ses manières d'ours en cage, une femme à qui il refuse obstinément de faire un enfant pour des raisons connues de lui seul.
Il pense trouver une échappatoire en recueillant un enfant perdu, vêtu des loques d'un uniforme sudiste. Serait-ce Jérémiah, le jeune frère d'Eliza Duane Mooney ? Cet enfant indomptable, quasiment retourné à l'état sauvage pour avoir vu tant d'horreurs se dérouler sous ses yeux lors de la guerre, va très rapidement devenir l'enjeu de forces qui le dépassent.
Le dénouement de cette histoire où chacun cherche pour lui-même le chemin de la rédemption, sera jalonné d'éclairs de violence, de déchirements, de renoncements, de mensonges et de trahisons qui donnent à ce récit la puissance et la noirceur des antiques tragédies grecques.

Roman polyphonique et foisonnant, émaillé de lettres, de chansons, de photographies, de coupures de presse, relatant les différents points de vue adoptés par la multitude de personnages présents dans le récit, "Redemption Falls" est une fresque aux dimensions épiques dans laquelle les hommes se révèlent prisonniers de leurs passions, de leurs tourments et de leurs haines au sein de paysages bien trop grands pour eux.
D'une puissance narrative exceptionnelle, cet ouvrage de Joseph O' Connor fera date – j'en suis persuadé – dans l'histoire de la littérature irlandaise. Magnifique.

Un grand merci à Marie qui m'a permis de découvrir cet auteur.
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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 24 Fév 2008 - 21:53

Je pense bien lire ses livres. Merci à la communauté de nous le faire découvrir... Wink
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 24 Fév 2008 - 22:27

Mon prochain Joseph O'Connor sera Inishoven Basketball
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Lun 7 Avr 2008 - 17:10

Je viens de terminer "A l'Irlandaise".

Dans certains passages j'ai trouvé que trop de détails alourdissaient le rythme.
La dure réalité du quotidien dans cette région et tous ses maux de vivre sont bien exploités.
Un duel physique et psychologique montre l'évolution des sentiments des deux principaux personnages.

Un sujet difficile traité avec habilité et humanité.

Bientôt j'espère pouvoir lire Rédemption Falls et d'autres que la bibliothèque a le bon goût de posséder.
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MessageSujet: Inishowen   Jeu 17 Avr 2008 - 11:56

Inishowen

Citation :
Quatrième de couverture

Tristan et Iseut à la mode irlandaise d'aujourd'hui... Elle habite New York, vient d'apprendre qu'elle a un cancer et décide sans prévenir les siens de s'en retourner en Europe, dans l'Ile Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale, qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se rencontrer par hasard, prendront la fuite ensemble et iront trouver refuge tout au nord de l'Irlande, dans les parages d'Inishowen, un lieu de beauté et de paix... où le sang coule aussi bien qu'ailleurs.

Avouons le tout de suite, je n’aurais jamais été tentée par un tel résumé si je n’appréciais pas l’auteur. Le sempiternel flic désabusé irlandais; le mari bien propre sur lui, chirurgien esthétique en Amérique et coureur de jupons invétéré ; la femme trompée atteinte d’un cancer qui veut retrouver sa mère biologique irlandaise qui l’avait abandonnée à sa naissance ; des adolescents un peu crétins mais bien gentils dans le fond ; le bon vieux copain milliardaire égocentrique et complètement disjoncté, sans oublier les habituels conflits en Irlande où l’alcool coule à flots et les petites frappes comptent les points, bref rien de nouveau sous le soleil me diriez-vous. Oui mais c’est sans compter sur Joseph O’Connor. Il arrive à nous présenter ces personnages de manière si touchante sans jamais se départir de son humour sarcastique que la sauce prend malgré tout. Ce n’est pas son meilleur roman mais j’ai passé un agréable moment de lecture.

Je conseille tout de même d'autres romans de l'auteur pour une première découverte Wink
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Héri
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Jeu 17 Avr 2008 - 20:23

Oh j'ai lu Inishoven il y a un petit moment maintenant ! J'en garde un souvenir un peu vague mais je me rapelle que j'avais beaucoup aimé !

Vous me donnez envie de découvrir d'autres livres de cet auteur ! content
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Jeu 17 Avr 2008 - 20:44

On l'espère bien Héri Very Happy
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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   Dim 3 Aoû 2008 - 10:24

L'îlot non loin de l'ïle ou mon avis sur Inishowen



La vague irlandaise semble illimitée.Ne dit on pas dans la verte Erin que tous les Irlandais sont des écrivains? Eireann de Lorient ne me contredira pas. O'Connor(enfin l'un des 100 000 Irlandais à s'appeler ainsi) est un pilier de la génération intermédiaire dont je vous ai déjà présenté quelques fleurons,Toibin, McLiam Wilson, Doyle.J'avai lu et aimé Le dernier des Iroquois et L'Etoile des mers qui racontent respectivement les tribulations d'un jeune punk en Angleterre et un voyage d'émigrants irlandais après la Grande Famine.

Inishowen est un coin perdu du nord de l'Irlande, mais pas d'Irlande du Nord. Un flic de Dublin a l'intention de revenir sur la tombe de son fils tué par des gangsters.Une Américaine malade revient au pays pour tenter de retrouver sa mère qui l'a abandonnée.

Inishowen est un livre remarquable et"irlandissime" par les thèmes que Joseph O'Connor brasse avec talent. L'éternel rapport de l'Amérique et de l'Irlande à travers le personnage d'Ellen et sa quête de sa propre naissance au seuil de la mort, la violence d'une socièté fratricide qui a longtemps prévalu dans ce pays, la rude beauté de ces régions qui avant d'être à la mode ont été meurtrières de misère, l'amour de ces deux destins cassés tissent une trame romanesque, ce qui est pour moi une grande qualité littéraire et devrait réjouir de nombreux lecteurs pas forcément comme moi aficionados de de cet Extrême-Ouest européen.

Rien ne manque dans ce livre, même pas une petite déception en ce qui me concerne:le côté un peu convenu de la famille américaine qui vire à la farce.Pas grave:O'Connor a tant de souffle que l'Atlantique n'a qu'à bien se tenir.A retenir Yeats cité par O'Connor:

"Mon âme est enchaînée à un animal mourant"
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MessageSujet: Re: Joseph O'Connor   

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