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 Valentine Goby

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mimi54
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMar 15 Juin 2010 - 16:15

Mon avis sur Qui touche à mon corps je le tue

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune. Ma première réaction fut de ne pas vouloir le lire dans la mesure où le sujet ne m’inspirait pas du tout. Le hasard a voulu que mes yeux rencontrent ce livre…le sort en était jeté.
Hélas, ma première impression se confirmait assez rapidement ; avec bien du mal je parviens à venir à bout de cette lecture.

Le récit se déroule sur 24 heures, et a pour cadre 3 personnages dont les destins se croisent et s’entrecroisent. Lucie L. vient de se faire avorter et attend… ; Marie G faiseuse d’anges, est dans sa cellule, condamnée à mort, et attend, elle aussi…….. Henri D .actionne la guillotine à la prison, il attend l’aube…….

La lecture a été pour moi pénible, à la limite du supportable. Les propos sont d’une rare violence, et dureté. Certes, les 3 personnages ont des passés douloureux, semés d’embuches. Mais tout de même ; ce n’est pas une raison pour traiter l’avortement de cette manière là. Si la société a longtemps condamné celles et ceux qui transgressaient l’ordre établi, la maternité comme seul voie possible pour les femmes, si le sort réservé à celles qui à cette époque (la seconde guerre mondiale) avortaient
ou se faisaient avorter était cruel, un peu de douceur dans ce monde de brutes n’aurait pas fait de mal.
La construction de ce roman, ne m’a pas plus conquise. J’ai trouvé les phrases longues,
trop longues, au point parfois de manquer de souffle pour les lire jusqu’au
bout.
Au fond, je n’ai rien compris à ce récit : ni le sens que l’auteur a voulu y donner, ni les raisons de cette violence. La seule chose que je parvienne à formuler, c’est de dire que cette lecture ne m’a pas plu. En revanche je suis incapable de déterminer la ou les émotions qu’elle m’a inspiré. Rarement une lecture aura été pour moi, à ce point un grand moment de solitude.
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMer 16 Juin 2010 - 20:24

mimi54 a écrit:
Mon avis sur Qui touche à mon corps je le tue

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune. Ma première réaction fut de ne pas vouloir le lire dans la mesure où le sujet ne m’inspirait pas du tout. Le hasard a voulu que mes yeux rencontrent ce livre…le sort en était jeté.
Hélas, ma première impression se confirmait assez rapidement ; avec bien du mal je parviens à venir à bout de cette lecture.

...
Au fond, je n’ai rien compris à ce récit : ni le sens que l’auteur a voulu y donner, ni les raisons de cette violence. La seule chose que je parvienne à formuler, c’est de dire que cette lecture ne m’a pas plu. En revanche je suis incapable de déterminer la ou les émotions qu’elle m’a inspiré. Rarement une lecture aura été pour moi, à ce point un grand moment de solitude.

Je suis une admiratrice inconditionnelle de cette auteur. Ce roman est violent car le thème en est violent. C'est toute une époque qui est passée en revue. La violence des portraits, des propos renforcent la crédibilité du récit. Si les termes avaient été plus soft, cela aurait certainement enlevé de la portée à la narration. La force du récit m'a fait penser aux débats houleux pour imposer le droit à l'IVG.

Peut-être le fait que ce soit une lecture commune, donc pas forcément choisie et faite au bon moment.
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mimi54
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMer 16 Juin 2010 - 20:31

Eve Lyne a écrit:
mimi54 a écrit:
Mon avis sur Qui touche à mon corps je le tue

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune. Ma première réaction fut de ne pas vouloir le lire dans la mesure où le sujet ne m’inspirait pas du tout. Le hasard a voulu que mes yeux rencontrent ce livre…le sort en était jeté.
Hélas, ma première impression se confirmait assez rapidement ; avec bien du mal je parviens à venir à bout de cette lecture.

...
Au fond, je n’ai rien compris à ce récit : ni le sens que l’auteur a voulu y donner, ni les raisons de cette violence. La seule chose que je parvienne à formuler, c’est de dire que cette lecture ne m’a pas plu. En revanche je suis incapable de déterminer la ou les émotions qu’elle m’a inspiré. Rarement une lecture aura été pour moi, à ce point un grand moment de solitude.

Je suis une admiratrice inconditionnelle de cette auteur. Ce roman est violent car le thème en est violent. C'est toute une époque qui est passée en revue. La violence des portraits, des propos renforcent la crédibilité du récit. Si les termes avaient été plus soft, cela aurait certainement enlevé de la portée à la narration. La force du récit m'a fait penser aux débats houleux pour imposer le droit à l'IVG.

Peut-être le fait que ce soit une lecture commune, donc pas forcément choisie et faite au bon moment.

oui, tout à fait, une lecture pas choisie, mais plutôt acceptée.; une lecture qui génère de nombreux débats et discussions; et c'est très bien
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Cassiopée
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeJeu 8 Déc 2011 - 21:18

Qui touche à mon corps je le tue

Une couverture floue, dans les tons de rouge (est-ce volontaire pour rappeler le sang qui se trouve en filigrane des différents personnages ?), peu de pages : 136, tout se déroule en peu de temps : on commence à « l’aube » du premier jour et on finit à « l’aube » du second jour.
Pendant ces vingt quatre heures, on va suivre les trois personnages, chacun désigné par un prénom et l’initiale de son nom. Des passages écrits en italiques avec leurs pensées respectives. Roman à quatre voix : la narratrice et les trois personnages.

Les personnages sont reliés par la mort. C’est dérangeant dans le principe, ça bouscule, ça révolte, ça fait réfléchir mais je ne pense pas que ça puisse laisser indifférent.
On sait, avant de commencer le roman, ce qu’ils sont et quel va être leur rôle.
Marie, Lucie et Henri ne sont « rien » mais ils nous interpellent.
La première dit que son prénom est
Citation :
« l’autre nom de l’oubli, l’autre nom de l’indifférence »
…Elle se met à exister lorsqu’elle est jugée :
Citation :
« Depuis son jugement devant le tribunal d’Etat, son prénom existe, son nom existe »
. Elle n’a pas une relation facile avec sa mère qui est blanchisseuse. Elle voudrait être un drap sale pour
Citation :
« passer entre les mains de sa mère ».
Lucie L n’est qu’une femme qui, comme d’autres, choisit l’avortement. On la voit souffrir dans son corps, dans sa tête. Refuse-t-elle cet enfant parce que les relations avec sa propre mère ne sont pas « abouties » ? Elle dit «
Citation :
« Mon vêtement, c’est la peau de ma mère, ma mère me tisse et j’adore ça »
. Sa mère est tisseuse, beaucoup de couleurs….Elle dit aussi quand elle quitte la maison où elle vit avec ses parents :
Citation :
« Je n’emporte rien. Seulement mon corps. Qui touche à mon corps je le tue »
. Elle n’a que ça « qui lui appartienne », son corps, et elle le fait souffrir, se regarde se tordre de douleur. La relation de Lucie lorsqu’elle est loin de sa mère est empreinte de désespoir, elle lutte, part, revient. Peut-être sont-elles « handicapées » de l’amour, incapables de dire leurs sentiments ? D’ailleurs lorsque Lucie est avec un homme, elle n’aime pas parce qu’elle ne s’aime pas….et ne s’aimant pas, elle ne peut pas envisager de donner la vie….
Henri est le bourreau. Du fait de son rôle, il a peu de contacts avec le reste de la population. Son métier le ronge et en même temps il ne sait rien faire d’autre. Lorsqu’il tue « il n’est pas un homme ». Il obéit sans juger, sans plaider, sans sentiments….

En dehors du fait que les trois personnages ont eu une relation peu simple avec leur mère (qui a conditionné ce qu’ils sont devenus ?), il y a le sang rouge qui les relie et par opposition, les couleurs (tissage de la mère de Lucie, linge lavé par celle de Marie, bobines de l’usine de bonneterie où le père d’Henri est responsable) et le bleu : bleu du pyjama d’Henri (qui est alors un « homme ordinaire »), bleu comme le paquet où se trouve la chemise de Lucie, bleu des draps froissés, bleu sur les pages du journal qui parle de Marie.

L’écriture est saccadée, violente, parfois crue comme si Valentine Goby cherchait à fouiller les âmes de ses protagonistes, comme si les mots, les pensées se bousculaient et qu’il fallait écrire dans l’urgence. Les phrases sont parfois longues, avec peu de ponctuation ce qui pourrait donner une idée de « lourdeur » au récit mais le sujet est grave et c’est peut être un moyen, pour l’auteur de ne pas sombrer dans le pathos, de rester en dehors, comme avec un regard « clinique ». On a l’impression d’un « condensé » où l’on retrouve de véritables questions par rapport au droit sur son propre corps, au droit de donner ou ôter la vie…mais on ne ressent pas ce que pense Valentine Goby, elle s’efface derrière son écrit.

Il m’est difficile de dire mon ressenti par rapport à ce livre. Je ne peux pas dire que j’ai passé « un bon moment » dans le sens où ce n’est pas une lecture « détente ». Malgré tout, je peux écrire que c’est un bon livre car la façon de présenter les trois personnages, de « fouiller » leur âme ne m’a pas laissée indifférente. Je pense que Valentine Goby a réalisé « un exercice » difficile : écrire d’une façon troublante, sans jamais lasser, en nous donnant envie d’aller avec elle, plus loin, plus profond, pour comprendre chacun des trois sus nommés et se retirer ensuite sur la pointe des pieds….


Des corps en silence

Ce livre, pas très gros, retrace une période de la vie de deux femmes.

1913, l’hiver, il neige, il fait froid
Henriette Caillaux a épousé un homme pour lequel elle a divorcé. Cet homme lui a fait découvrir l’amour physique d’une autre façon que ce qu’elle avait connu.
Elle pense que c’est cela qui les lie et elle est prête à tout, dans ce domaine, pour ne pas le perdre.
Citation :
« Elle l’aime à se tuer »
.
Citation :
« Tout plutôt qu’il couche ailleurs. »
Elle sent qu’il s’éloigne et ne sait comment le retenir, l’attirer encore… Elle « s’éteint » devant cette lutte inutile puis se reprend et essaie encore. Elle veut faire l’amour, seul signe, pour elle, qu’il lui est encore attaché. Son histoire ne se résume pas à cela mais je ne veux pas trop en dire...
Il est à signaler que cette femme a existé et que Valentine Goby est restée proche de ce qu’on sait d’elle.

Notre époque, l’été, il fait chaud.
Claire n’aime plus Alex, son mari et elle veut le quitter. Pourtant « Alex c’était trouver une maison ». Est-ce que la fin de l’amour est arrivée lorsqu’Alex est devenu le père de son enfant ? Elle ne sait pas, ne sait plus. Elle fuit avec sa fille, sans but, pour échapper à cet amour physique avec lui dont elle ne veut plus.
Quel que soit le lieu où elle envisage de se rendre, des souvenirs « d’avant », avec Alex, lui arrivent en pleine figure.

Ces deux femmes sont reliées par leur corps, dont elles sont prisonnières en quelque sorte. Elles sont aussi reliées par la musique et la mort (mais je n’en dirai pas plus pour ne pas raconter le livre). Tout cela est subtilement amené.

On les suit dans leur questionnement, leurs tourments, leur avancée, leur reculade. Elles souffrent … en silence …
Leurs corps sont silencieux, éteints, parce qu’ils ne vibrent plus sous les caresses d’un homme mais pas pour les mêmes raisons ….

L’amour entre un homme et une femme peut-il se résumer aux seuls échanges des corps, comme si seul le désir physique unissait ces couples ?

Les chapitres alternent de l’une à l’autre. La dernière phrase de chaque chapitre est inachevée, coupée net et se termine au début du chapitre suivant avec l’autre femme (de ce fait pas de majuscule au début du chapitre).
Il y a des phrases courtes (parfois deux mots) et d’autres très longues.
L’écriture est hachée, comme si les mots étaient jetés sur le papier. Les pensées, paroles retenues ou silencieuses sont écrites en italiques. C’est parfois dur, cru…
De temps à autre, une longue description de bruits, d’ambiance et d’un coup un objet dont l’auteur nous précise la couleur. Comme une tache au milieu d’un décor en noir et blanc.

C’est moins violent, moins puissant, moins dérangeant que « Qui touche à mon corps je le tue » mais un peu douloureux malgré tout….
Cela se ressent avec une écriture dépouillée, où l’auteur se place en observateur extérieur sans que jamais on n’imagine ce qu’elle ressent face à la souffrance de ces deux femmes.

Valentine Goby a trouvé un juste équilibre pour nous permettre de pénétrer ... silencieusement ...dans la vie de ces deux femmes et essayer de les comprendre ...

Difficile, une fois encore, en lisant cet écrivain de dire si j'ai aimé ou pas.
Je dois reconnaître la qualité de l'oeuvre mais je ne peux pas dire mon sentiment parce que, finalement, ces deux femmes, n'auraient-elles pas préféré que je les laisse seules?

Banquises


Valentine Goby - Page 2 Banqui11

Une couverture blanche, blanche comme la banquise, cette banquise où il fait si froid….
Ce froid qui vous prend l’âme et le cœur, lorsque l’être aimé disparaît … Car c’est comme ça, lorsqu’un être cher n’est plus près de nous, on a froid, toujours, même au soleil, plus rien n’a le pouvoir de nous réchauffer et il faut du temps, beaucoup de temps, pour qu’un jour la chaleur pénètre à nouveau notre cœur, notre corps et que notre âme se réveille….
C’est encore pire si on ne sait pas ce qu’est devenu celui ou celle qui a disparu. Le froid reste, s’incruste, c’est l’impossible deuil….

L’absente c’est Sarah, disparue il y a vingt-sept ans…Disparition volontaire, accident, meurtre ? La famille ne sait pas et attend… Ne pas déménager, ne pas s’absenter, ne pas bouger, des fois que … arrêter le temps et se dire que demain, tout sera à nouveau comme avant…
La mère ne vit pas, elle survit, seule l’espérance d’un retour la tient debout.
Le père essaie d’être fort, d’apprivoiser sa douleur, il ne dit rien, souffre-t-il moins pour autant ?
Citation :
« Et s'il avait moins mal qu'elle, en effet ? S'il pouvait vivre avec cette douleur au lieu de vivre en elle ? »,
Lisa ; la sœur, part sur les traces de Sarah, plus de vingt après. Elle refait le même voyage, essaie de rencontrer les mêmes personnes … Elle va à la rencontre de …. sa sœur, elle-même, les autres ?
Une fois encore, la question est posée : faut-il aller à la rencontre des autres pour mieux se connaître ? Ne peut-on exister par soi-même ?

Cette œuvre évoque des thèmes chers à Valentine Goby :
- l’absence (
Citation :
« ça prend de la place l’absence »
),
- le deuil, ici impossible (Vous avez un corps, vous pouvez faire le deuil…. Vous n’en avez pas, vous pouvez espérer…. Espérer jusqu’à quand ? Quand faut-il se résigner ? Un père, une mère peuvent-ils se résigner ? Et que deviennent les autres enfants ? ….)
- les corps, celui de la mère, de la fille encore vivante qui souffre un temps d’anorexie, celui des gens vivants, si chauds, si doux lorsqu’on les touche ….

La construction de ce livre peut désarçonner, des flash back, des informations (la vie des pêcheurs au Groenland), les parents face à eux-mêmes, la vie maintenant (l’euro alors que la disparue avait des francs) et en filigrane la quête de Lisa…. On peut avoir l’impression de ne pas suivre, de partir dans plusieurs directions sans aboutir …

Heureusement, il y a l’écriture de Valentine Goby, son phrasé haché, où les mots semblent se bousculer tant elle veut en dire …. A tel point que parfois, les verbes ne sont pas présents ….
Finalement il est peut-être là, le bémol de ce roman, elle a voulu trop en dire, trop exprimer de choses, d’émotions différentes, d’où un récit morcelé qui de ce fait perd un peu en « substance ».

Banquises, avec un « s », pourquoi ?
Pour cette banquise qui, à cause du réchauffement climatique, se découpe en morceaux et devient des banquises (comme le livre, elle est morcelée).
Pour cette banquise extérieure, celle qu’on voit, où on a froid au corps, et celle, intérieure
Citation :
(« Le Nord n’est pas un lieu géographique. C’est un lieu intérieur »)
où on froid à l’âme ?
Ou pour toutes autres raisons que seule, Madame Goby, pourra nous dire …..
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MessageSujet: Banquises   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeLun 14 Jan 2013 - 3:36

J'ai beaucoup aimé bravo
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMar 29 Oct 2013 - 22:10

Valentine Goby - Page 2 97823310
Kinderzimmer, Valentine Goby
Aces Sud, Août 2013
220 pages

4ème de couverture :

Citation :
Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.


En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.
Parler de coup de cœur, me semble ici déplacé, compte tenu du sujet. L’histoire que je viens de lire tient davantage du coup de poing reçu en pleine face.

Parler des camps, quand on n’y est pas passé peut relever de la provocation, de l’imposture, ou du voyeurisme.

Dans ces lieux de mort,  se cachaient d’infimes parcelles de vie , où ces petits corps arrivés là par miracle étaient de petites bulles d’espoir pour ces femmes, et ces mères qui n’en avaient plus guère.

Accompagnons Mila, arrivée là avec sa cousine Louisette, sous l’étiquette de prisonnière politique.

Vivons, au présent cette deshumanisation progressive et cet acharnement viscéral à donner la vie ici, et surtout à préserver ces petits êtres de l’innommable.

Ce qui frappe, c’est le vocabulaire. D’abord, il est axé sur le corps, comme souvent dans l’œuvre de Valentine Goby. Ces corps que l’ont « voit «  dépérir de jour en jour, ces corps souillés, violentés, et délaissés. Ces corps qui ne sont plus que douleur et crasse.
Valentine Goby n’épargne pas son lecteur. Elle mobilise tous ses sens pour qu’il ne s’éloigne à aucun moment de ce cloaque à ciel ouvert.

L’écriture se veut précise, saccadée, hachée. La tournure des phrases est sans cesse en changement ; le présent utilisé donne une sorte de mouvement qui maintient là le lecteur ; surtout ne pas le détourner, ne lui laisser aucun répit…

Un livre coup poing, qui ne se laissera pas oublier de sitôt.
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeLun 11 Nov 2013 - 22:53

Valentine Goby - Page 2 Images12


Le voyage immobile

Actes Sud Junior (septembre 2012)
(70 pages)

Présentation de l'éditeur


Devant son écran, Anna rêve d'ailleurs et étouffe dans sa vie d'ado qu'elle juge trop étriquée. Après un accident, Anna a eu les tendons de sa main droite sectionnés. Cela signifie ne plus pouvoir s'habiller seule, ne plus porter son plateau au self, être dépendante des autres. Elle découvre l'abattement, le découragement, l'entourage aux petits soins, et la tentation, parfois, de se laisser glisser dans le rôle de victime.
-------------------------

Citation :
« ….je comprends que je porte le monde à l’intérieur, avec tous ses possibles. »
Valentine Goby parle souvent du corps, des corps...Là c'est la main....
En quelques secondes, la vie d'Anna a basculé, de l’insouciance de l’adolescente à la lutte de la malade ou de la victime, qui doit agir pour s'en sortir, ne pas se laisser aller...

Parfois, c'est presque plus facile de se faire plaindre, de baisser les bras, de dire "à quoi bon?"...

De son écriture hachée, saccadée, forte, parlant autant à notre corps qu'à notre tête, Valentine Goby envahit en quelques pages notre univers par l'intermédiaire d'Anna....
Les mots s'enchainent, se succèdent, on "sent l'essoufflement" car ils arrivent en flots et se bousculent dans les pensées d'Anna....

Anna, qui, face à l'épreuve, doit choisir de prendre ou pas la suite de sa vie en mains (sans mauvais jeu de mots...)
Anna qui découvre Cziffra (et moi son histoire par la même occasion...),sa façon de faire vivre la musique.....

Un court roman poignant à lire....
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traversay
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeJeu 14 Nov 2013 - 14:41

mimi54 a écrit:
Valentine Goby - Page 2 97823310
Kinderzimmer, Valentine Goby
Aces Sud, Août 2013
220 pages

4ème de couverture :

Citation :
Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.


En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.
Parler de coup de cœur, me semble ici déplacé, compte tenu du sujet. L’histoire que je viens de lire tient davantage du coup de poing reçu en pleine face.

Parler des camps, quand on n’y est pas passé peut relever de la provocation, de l’imposture, ou du voyeurisme.

Dans ces lieux de mort,  se cachaient d’infimes parcelles de vie , où ces petits corps arrivés là par miracle étaient de petites bulles d’espoir pour ces femmes, et ces mères qui n’en avaient plus guère.

Accompagnons Mila, arrivée là avec sa cousine Louisette, sous l’étiquette de prisonnière politique.

Vivons, au présent cette deshumanisation progressive et cet acharnement viscéral à donner la vie ici, et surtout à préserver ces petits êtres de l’innommable.

Ce qui frappe, c’est le vocabulaire. D’abord, il est axé sur le corps, comme souvent dans l’œuvre de Valentine Goby. Ces corps que l’ont « voit «  dépérir de jour en jour, ces corps souillés, violentés, et délaissés. Ces corps qui ne sont plus que douleur et crasse.
Valentine Goby n’épargne pas son lecteur. Elle mobilise tous ses sens pour qu’il ne s’éloigne à aucun moment de ce cloaque à ciel ouvert.

L’écriture se veut précise, saccadée, hachée. La tournure des phrases est sans cesse en changement ; le présent utilisé donne une sorte de mouvement qui maintient là le lecteur ; surtout ne pas le détourner, ne lui laisser aucun répit…

Un livre coup poing, qui ne se laissera pas oublier de sitôt.
Forcément, on sait. Décider de lire Kinderzimmer de Valentine Goby ce n'est pas comme s'emparer d'un quelconque roman. Ce dernier terme convient-il d'ailleurs ? Un document, plutôt, tant il est évident que l'auteure sait de quoi elle parle et que la part de fiction ne pourra jamais prendre le dessus sur la réalité des faits, qu'ils aient eu lieu il y a près de 70 ans ne changeant rien à leur atrocité. Kinderzimmer raconte le quotidien de femmes enfermées dans le camp de concentration de Ravensbrück. Combien y ont été internées ? 135 000 environ. Combien y ont trouvé la mort ? Plus ou moins 90 000. Les chiffres ne disent rien de plus. Les mots, oui. Ceux contenus dans Kinderzimmer sont saillants et décharnés. Ils disent l'horreur, la puanteur, le désespoir et l'agonie. Et aussi les moments de fraternité, la solidarité, les très rares instants de minuscule bonheur partagé. Et cette pouponnière, ces bébés dont l'espérance de vie est de trois mois. Il faut pouvoir décrire leur condition, leur environnement, la tragédie des mères. Valentine Goby s'attarde sur les corps de ces femmes, leur déliquescence, décadence, décomposition, décrépitude, dégénérescence, dégradation. Elle ne nous épargne rien. Pourquoi le ferait-elle ? C'est un témoignage, sur le caractère d'abjection des hommes qui ont décidé ou permis cette abomination. Il est si facile de rejeter, d'oublier, de passer à autre chose. Kinderzimmer nous met le nez dedans. Pas d'échappatoire autre que de quitter le livre s'il nous est insupportable. Et si on parvient à le lire jusqu'au bout, il y a comme une délivrance et un soulagement. Dire de lui qu'on l'a aimé est physiquement impossible. Mais qu'il nous a secoué, nous a fait frissonner de dégoût, nous a mis le coeur au bord des lèvres, ça oui. Il serait indécent de parler de pathos, la romancière évoque une souffrance suprême autant qu'une volonté de survivre. Pas par simple courage mais par devoir, en hommage à celles et à ceux qui y ont laissé leur peau.
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeDim 28 Sep 2014 - 20:00

Kinderzimmer.

 
Citation :
Elle dit mi-avril 1944, nous partons pour l'Allemagne.

Mila a 20 ans, elle arrive à Ravensbrück parce qu'à Paris, elle transmettait des messages.

Citation :
 - En fait, Ravensbrück , vous n'en saviez rien, ce jour-là ? Vous n'en saviez pas plus sur Ravensbrück alors, que nous maintenant ?
Et après un silence la femme répond : oui, peut-être. Suzanne Langlois n'en revient pas, d'une telle proximité entre une fille de terminale et la jeune femme qu'elle était au seuil du camp, à peine plus âgée. L'ignorance, ce serait l'endroit où se tenir ensemble, la fille et elle ; le lieu commun, à 60 ans de distance. 

Et 60 ans après, Suzanne explique que l'arrivée à  Ravensbrück, c'était assimilable à une naissance, un changement involontaire de monde, elle est catapultée contre son gré dans un univers dont elle ne sait rien si ce n'est qu'il est hostile, et doit tout en apprendre, très vite : les faits, les mots, les humains, les codes.

Elle n'arrive pas seule, elle a un enfant dans son ventre, et là aussi c'est un avenir dont elle ne sait rien, si c'est «atroce» ou« inespéré».

Et puis, quand elle commence à  comprendre, à  appréhender l'incompréhensible, il faut décider de tenir. Et tenir.
Il faut continuer la résistance autant que faire se peut.
Et il faut retenir pour transmettre.

Voilà. C'est un roman qui parle de Ravensbrück, d'une femme qui y vit, qui y met au monde un enfant, et qui en revient. Et moi, je ne sais pas comment parler d'un tel roman. Plus je lis sur les camps, plus je suis estomaquée, moins je sais parler de ce que je lis. Je n'ose pas dire que c'est magnifique. Je n'ose pas dire que c'est superbement écrit.

On y apprend sur l'enfer des camps, car oui, il y a encore à en apprendre. On y touche au plus intime de l'humanité d'une jeune femme. C'est un livre d'une beauté indispensable, étrange et effroyable, tout en humanité contenue,  où Valentine Goby parle d'un monde atroce et dévasté sur lequel on croit n'avoir plus rien à lire…

Eh bien c'est faux, on peut encore lire Kinderzimmer.



PS : La couverture, c'est du grand n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeDim 28 Sep 2014 - 20:23

On m'a plusieurs fois conseillé ce livre. J'ai beaucoup lu sur les camps et comme toi, plus je lis plus j'ai de doutes, de questions, de révolte. Mais je continue.
J'avoue avoir toutefois un peu de mal avec l'aspect "roman", même si l'auteur est très bien documenté. Raison pour laquelle j'ai plusieurs fois reposé ce livre après l'avoir eu en main à la bibliothèque… Peut-être ai-je tort, peut-être l'écrivain parvient-elle, grâce à son talent, à s'extraire des faits bruts et à toucher la part la plus intime de l'être ?
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeLun 29 Sep 2014 - 8:55

Oui, je suis bien comme toi sur l'aspect roman.
Mais si on refuse l'aspect roman, plus rien ne s'écrira là-dessus...
Et là, elle évite l'écueil fiction en montrant une survivante qui raconte (sans doute quelqu'un dont elle a croisé la route. on se demande même si elle n'était pas élève de cette classe de terminale dont elle parle dans le prologue), même si le récit est à la troisième personne (ce qui était indispensable, je crois); Et finalement ce côté fiction ne m'a gênée à absolument aucun moment.
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeDim 5 Oct 2014 - 20:45

ça n'arrive pas souvent qu'il y ait autant de livres sur le fil d'un auteur qui me plaisent ^^
Bon, je crois que cela sera ma prochaine lecture :)
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMer 17 Déc 2014 - 18:17

La fille surexposée

Valentine Goby - Page 2 Images65

l'éditeur, Alma, a écrit:
Dans la collection pabloïd se rencontrent des auteurs libres d'improviser dans le genre et le style qui leur convient, à condition de s'inspirer d'une remarque de Picasso. Dans la Tête d'Obsidiennes d'André Malraux l'auteur des Demoiselles d'Avignon et de Guernica affirme que les thèmes fondamentaux de l'art ont et seront toujours: la naissance, la grossesse; la souffrance, le meurtre, le couple, la révolte et peut être le baiser. Il les apelle emblèmes.

Valentine Goby a choisi  la révolte. C'est écrit au début du livre, je ne suis pas sûre que j'aurais identifié ce thème sans cela.

Le régime colonial marocain avait regroupé à Casa dans un quartier appelé le Bousbir, 600 prostituées, encadrées policièrement et médicalement pour offrir un bordel hygiénique et plus propre, plus « moral »... Des photos de ces prostituées ont servi de cartes postales et le peintre-photographe marocain Miloudi Nouiga, les a utilisées dans une lutte déterminée contre l'oubli de ces femmes.

Valentine Goby - Page 2 Nouiga10

Valentine Goby rapporte ces faits  dans un court récit à plusieurs voix (Maurice, le jeune homme qui fréquente le bordel et achète une carte postale, l'envoie à un ami ; Isabelle,  la petite-fille de ce dernier qui découvre  la carte postale et rencontre le peintre ; Biski, l'une des prostituées ; et  Miloudi Nouiga lui-même). Cet artifice donne une certaine distance assez documentaire . On sent un peu l’œuvre de commande, l'écriture comme procédé pour rappeler  ces prostituées à la mémoire de tous. J'ai trouvé que la « cause » venait au détriment de la puissance romanesque. Il n'en demeure pas moins qu'on croise de beaux personnages, des interrogations édifiantes, racontées d'une prose riche et habile et qu'on s’intéresse à l'aspect historique.

Un livre instructif donc, où m' a manqué l'émotion qu’aurait dû déclencher le sort de ces femmes humiliées.
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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMer 17 Déc 2014 - 18:24

C'est très étonnant mais ce que tu dis, topocl, de La fille surexposée, en particulier sur l'absence d'émotions transmises par le texte me rappelle la frustration que j'ai éprouvée à la lecture de Qui touche à mon corps, je le tue (ma mémoire n'a sauvegardé que certaines pages liées au bourreau...), le reste m'avait semblé bizarrement froid, dénué d'empathie et laissant (en tout cas pour moi) un grand sentiment d'inachevé...

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MessageSujet: Re: Valentine Goby   Valentine Goby - Page 2 Icon_minitimeMer 17 Déc 2014 - 19:48

Comme l'impression que le texte est au service du thème et non l'inverse? Trop de choses à démontrer plutôt qu'à raconter?
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