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 Ogawa Yôko

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Allumette
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Lun 6 Oct 2014 - 23:55



Les tendres plaintes

Je découvre Yôkô Ogawa avec Les tendres plaintes. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce livre toute en poésie, musique suggérée, délicatesse... Durant une première partie du roman, Ruriko, partie brusquement de Tokyo s'installe dans un chalet familial. Au fil des pages, une tension amoureuse se fait ressentir, laquelle conduira à une nuit de tendresse entre Ruriko et Nitta, facteur de clavecins, habitant d'un chalet voisin. Quand Ruriko découvre, petit à petit, dans une deuxième partie, qu'elle n'est pas l'élue de Nitta, mais que c'est Kaoru, l'assistante de Nitta pour la réalisation des clavecins, elle se déstabilise et revient à Tokyo.
Finalement, Ruriko se rend compte qu'elle doit réagir que ce soit à Tokyo où son divorce doit aboutir ou alors dans le chalet familiale où elle ne fait que souffrir de ne pas avoir séduit cet homme, de ne pas avoir réussi à partager son monde, si ce n'est par la gravure calligraphiée au nom de Nitta sur la gorge d'un des clavecins.
Ruriko, se sentant seule, s'élance dans une carrière plus étoffée dans son domaine, la calligraphie mais gardera toujours en tête la mélodie des tendres plaintes...

Les clavecins étant à l'honneur dans ce livre, en voici un :


Et, Les tendres plaintes, est effectivement une pièce de Rameau pour clavecin : https://www.youtube.com/watch?v=1v4b2zQizZQ

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Marko
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 7 Oct 2014 - 0:00

C'est amusant ces asiatiques qui font découvrir la musique occidentale aux occidentaux Very Happy Et ils la servent aussi souvent avec beaucoup de talent (les musiciens en tout cas). Ce livre m'a fait de l'œil à la librairie. Ton avis est motivant.

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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Allumette
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 7 Oct 2014 - 0:13

Oui, c'est très amusant !
Je suis contente si mon commentaire t'a motivé !

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Queenie
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 7 Oct 2014 - 19:14

Petits Oiseaux.
(Merci eXPie pour l'explication de l'origine de cette (moche) couverture - j'aurais nettement préféré un vrai grand bout de Brueghel !)


Histoire douce, très mélancolique.
Deux puis un homme coupé du monde, d'un monde et des gens avec lesquels il a du mal à communiquer.
Existence de routine, et moments de livre qui laisse le lecteur dans un état étrange, comme sur un fil. Parce que cet homme aimerait sortir de son monde, tout en s'y accrochant à cause d'une certaine peur de l'inconnu.

Une forme de poésie dans ce livre d'Ogawa, avec tous ces oiseaux partout, pour tenir compagnie à l'homme seul et coupé des autres.

Un livre qui touche, tout en m'ayant laissée légèrement sur le côté, en spectatrice de la vie des personnages. A vouloir qu'il leur arrive cette chose belle et palpitante qu'il rêve (un voyage, une histoire d'amour). C'était étrange, comme à chaque fois où il essaye de faire bouger les choses, les circonstances le cloue au sol. De plus en plus. Le laissant là, à regarder et écouter les oiseaux dans le ciel.

Etrangement (ou pas d'ailleurs), cet homme si peu à l'aise avec la communication, est celui qui sacralise la relation à l'autre (une femme, un oiseau).

Une jolie histoire, que j'aurais pu croire anodine, et qui finalement me suit tranquillement.


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eXPie
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 7 Oct 2014 - 19:21

Queenie a écrit:
Etrangement (ou pas d'ailleurs), cet homme si peu à l'aise avec la communication, est celui qui sacralise la relation à l'autre (une femme, un oiseau).
Je suppose que si on sacralise quelque chose, ce sera ce qu'on ne connaît pas, ou ce qui nous est inaccessible.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 7 Oct 2014 - 19:38

eXPie a écrit:
Queenie a écrit:
Etrangement (ou pas d'ailleurs), cet homme si peu à l'aise avec la communication, est celui qui sacralise la relation à l'autre (une femme, un oiseau).
Je suppose que si on sacralise quelque chose, ce sera ce qu'on ne connaît pas, ou ce qui nous est inaccessible.

Oui, c'est vrai.
J'aurais du insister sur mon (ou pas) !

Il s'imagine tellement de choses, il a tellement d'espoir, et il n'y connaît tellement, qu'il rend les choses certainement bien plus belles et sacrées qu'elles ne le sont.

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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Dim 1 Mar 2015 - 22:43

CRISTALLISATION  SECRETE

Comment survivre dans un univers -une ile- où tout disparait. Non seulement les éléments du paysage, mais le paysage lui-meme. Et les souvenirs de ce qui existait.
C' est précisément l' effacement des souvenirs qui rend possible la continuité de la vie, meme réduite
à rien.
Et puis, il y a la police secrète qui veille à ce que perdurent ce phénomène. Les "chasseurs de souvenirs" traquent impitoyablement les citoyens. Ils fouillent les demeurent et confisquent les objets
personnels et parfois, souvent, leurs propriétaires.

La narratrice elle-meme n' échappe pas à cette amnésie collective.Elle a vécu l' arrestation de sa mère, arretée par la police et qui n' est jamais revenue...
Son père est mort peu après, et elle se retrouve seule dans sa maison..

Elle  prend conscience par hasard qu' une résistance passive s' organise. Une rumeur. Une autre rumeur laisse croire que certains auraient réussi à s' échapper.
 
Mais un jour, la narratrice accueille un homme qui, lui, se souvient de tout. Non seulement elle l' héberge, mais elle le cache avec l' aide d' un vieux conducteur de ferry au chomage.
Elle  le cache parce qu' elle l' aime et aussi parce qu' il essaie de la rééduquer. De lui faire retrouver
sa mémoire vive et affective.

Pendant ce temps, les disparitions continuent. S' en suit une longue litanie des disparitions.
Les vivres commencent à manquer et les combustibles. Et l' ile est plongée dans un hiver éternel.
Les gens se mettent à perdre leurs membres mais ils s' adaptent, résignés et sans mémoire.

Telle est cette histoire absurde. Yoko Ogawa ne hausse jamais le ton. Au diapason de ces disparitions.
Tout disparait dans une ambiance grise et feutrée. Rendue plus triste encore à cause de la disparition des oiseaux et des fleurs. Et des livres aussi, puisque la police incendie la bibliothèque. El la narratrice se souvient alors avoir lu quelque part qu' "on commence par bruler les livres et les hommes suivent"..

Mais c' était avant. Avant  que tout disparaisse, la vie et les souvenirs.
Une vie qui, en fin de compte n' a de prix que lorsque on en est privé peu à peu.

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colimasson
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Lun 9 Mar 2015 - 21:33

De petits extraits représentatifs ? Pour me redonner goût après la sensation mitigée de la Formule...

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mar 10 Mar 2015 - 20:14

colimasson a écrit:
De petits extraits représentatifs ? Pour me redonner goût après la sensation mitigée de la Formule...

Je n' en ai pas et c' est volontaire. Je pense que le charme d' Ogawa est volatil et réside dans la
cohérence de l' ensemble...

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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Jeu 9 Juil 2015 - 17:25

L'annulaire


Encore un joli livre de Yoko Ogawa, poétique.
Par contre, à chaud, je suis restée sur ma faim car je n'ai pas compris, sur le coup, le sens (caché ?) du livre...

Finalement, voici comment j'interprète les événements. La jeune assistante ne cesse de nourrir le désir que M. Deshimaru l'aime. Mais, jour après jour, lui l'utilise... C'est lui qui décide quand ils se retrouvent de façon intime dans la salle de bains, c'est lui qui l'enferme dans l'absolue nécessité de garder les chaussures qu'il lui a offertes, c'est lui qui semble profiter d'autres jeunes filles séduisantes....Nous assistons impuissants à la tristesse d'une relation inéquitable de l'assistante amoureuse qui acceptera tout de son bourreau par amour, sans se rendre - vraiment - compte que le maître n'est que quelqu'un qui la prend quelque part pour une prostituée. La fin du livre nous incite à penser que l'assistante sera à jamais sous la coupe du maître, l'écartant à jamais d'une relation avec un homme qui l'aimerait, à l'image de son annulaire blessé, l'annulaire étant le symbole du partenaire.

Ce livre de Yoko Ogawa m'a plu mais beaucoup moins que La formule préférée du professeur, Les tendres plaintes...

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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Jeu 9 Juil 2015 - 20:51

Allumette a écrit:
Ce livre de Yoko Ogawa m'a plu mais beaucoup moins que La formule préférée du professeur, Les tendres plaintes...
Tu va probablement préférer les livres de sa période "douce" à que ceux de sa période "tordue" (La Grossesse, la Piscine, Les Abeilles, Hôtel Iris, etc.), alors.
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Jeu 9 Juil 2015 - 21:10

eXPie a écrit:
Allumette a écrit:
Ce livre de Yoko Ogawa m'a plu mais beaucoup moins que La formule préférée du professeur, Les tendres plaintes...
Tu va probablement préférer les livres de sa période "douce" à que ceux de sa période "tordue" (La Grossesse, la Piscine, Les Abeilles, Hôtel Iris, etc.), alors.

Je te redirai, je vais tenter d'autres livres de sa période "tordue"

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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mer 12 Aoû 2015 - 14:25



De l'apprivoisement des diagonales et des cases

Il était une fois une famille pas comme les autres, dans un Japon où le grandiose se dispute à la simplicité.
Il était une fois, un petit garçon, élevé par ses grands-parents, de condition modeste et dotée d'un amour des belles choses simples et fonctionnelles, amour offrant une autre dimension au quotidien.

Il était une fois, ce jeune garçon, né avec les lèvres scellées, anomalie devenue fenêtre sur le monde. Il sera opéré pour qu'il puisse parler, il ira à l'école, croisera un nageur solitaire faisant ses longueurs au crépuscule. La disparition de ce dernier provoquera LA rencontre déterminante de sa vie : celle de l'énorme homme, habitant un autobus devenu immobile, vivant avec Pion, le chat, dans un royaume minuscule où le plateau de jeu d'échecs et celui dépositaire des innombrables gâteaux sont les pierres d'angle d'une initiation proche du mysticisme.

Il était une fois, ce petit joueur d'échec subjugué, en sa tendre enfance, par la présence sur la terrasse d'un grand magasin, d'une éléphante, Indira, mascotte d'un lancement promotionnel. Elle sera vouée à rester jusqu'à la mort prisonnière des hauteurs, les publicitaires ayant oublié qu'un éléphanteau grandit...fatalement. Elle sera fascinante, inspiratrice de multiples questionnements et rêveries. Sur cette terrasse, non loin d'Indira, il jouera et gagnera sa première partie d'échecs.

Le Maître apprendra au petit garçon l'art du jeu d'échecs, l'art de la transcription des parties, l'art d'une réflexion portant le regard bien au-delà du miroir. Il lui apprend que les échecs sont un noble art que la vénalité du gain ne doit pas corrompre.
Le petit joueur d'échec a une particularité : il ne peut jouer que caché sous la table de jeu, Pion, le chat, blotti dans ses bras. Il connaît le bruit singulier de chaque pièce sur chaque case du damier.
Ainsi commence le voyage immobile du jeune garçon qui ne voulait pas grandir parce que grandir c'est ne plus pouvoir se glisser sous la table de jeu, c'est être voué à un enfermement, à l'air libre, sur une terrasse de grand magasin, comme Indira, ou dans un car devenu logis comme le Maître.
L'osmose spirituelle entre le Maître et le jeune garçon est celle du lien tissé par une passion partagée, un lien indélébile que le Temps ne peut jamais effacer. L'écho est toujours présent, silencieux : il est le symbole de l'attachement à ceux que l'on aime à jamais. Il construit peu à peu la personnalité du jeune garçon et donne un sens à sa vie.

Le temps passe, le Maître devient de plus en plus gros, au point de ne plus pouvoir se mouvoir dans son autobus : l'immobilité du corps contrastant avec l'agilité de l'esprit.
Ce qui devait arrivé arriva : le Maître meurt et disparaît du monde du jeune garçon, tout comme Pion, le chat, rassurante mascotte.
Il hérite de la table de jeu et du sac où reposent les pièces blanches et noires. Une page se tourne pour s'ouvrir sur un autre monde, celui d'un automate dans lequel il passera ses nuits à jouer, en aveugle, contre des amateurs éclairés.

Le thème de l'enfermement se rejoue, à nouveau : la nuit, l'intérieur de l'automate, les sous-sols d'un club très renommé, une piscine vide.
L'enfermement devient poème, celui des transcriptions élaborées par une jeune assistante, accompagnée d'une colombe sur son épaule, Miira, du nom d'une petite fille de légende, disparue entre les murs de deux maisons mitoyennes.
Le petit joueur d'échec, dans son automate aménagé, rappelant le lien indestructible avec le Maître et son autobus immobile, devient « Little Alekhine ».

De bonheur en félicité, de désespoir en culpabilité, notre jeune héros, anonyme à jamais, forcera l'admiration, et l'amour, de celle qui écrit les parties jouées.
Sous la plume de Yôko Ogawa, le jeu d'échecs devient poème se déclinant sur une variété de gammes, épiques, tragiques ou élégiaques. La dimension poétique et picturale, apportée par l'auteure aux échecs émeut le lecteur, l'emporte dans un voyage immobile au cœur des stratégies les plus fines comme les plus sanglantes.
La ligne est subtile entre poésie et onirisme, elle se franchit l'espace de quelques mots, de quelques images. L'univers d'Ogawa rejoint celui de Murakami : la réalité, le réalisme glissent, sans que l'on s'en aperçoive, vers le merveilleux et le fantastique, tout en pointant, avec subtilité, le chaos des âmes.

Un roman qui se lit avec délectation et lenteur : on n'a pas du tout hâte de quitter l'atmosphère créée par l'auteure, on veut rester le plus longtemps possible en compagnie du petit joueur d'échec, cet être fragile et fort à la fois, dans son enfermement où seule l'ouïe est le sens exacerbé.

« Rien n'échappait au maître. Il découvrait tout de suite si le coup était réfléchi ou non.
- Euh...et bien, justement... bredouillait le garçon ennuyé pour répondre, alors le maître remettait doucement la pièce à sa place en disant :
- Il ne faut jamais déplacer une pièce sans raison. Tu vois ? Il faut bien réfléchir. Sans renoncer, avec persévérance, et c'est à partir du moment où tu penses que rien ne va plus qu'il faut réfléchir encore plus et te décider. C'est cela l'important. Le hasard n'est jamais un allié. Arrêter de réfléchir c'est perdre. Allez, réfléchis encore un peu.
Et pour finir, il n'oubliait jamais d'ajouter :

- Ne te précipite pas mon garçon. »
(p 55)
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Mer 12 Aoû 2015 - 18:39

Contente de te retrouver chaperlipopette, et en grande forme ! Il donne envie ton commentaire ! bisous

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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   Jeu 13 Aoû 2015 - 15:04

Coucou Dom cheers Je suis contente: mission réussie si j'ai donné envie de lire ce roman d'Ogawa.
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MessageSujet: Re: Ogawa Yôko   

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