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 Michael Collins

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sousmarin
Zen littéraire


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MessageSujet: Michael Collins   Mer 2 Jan 2008 - 19:51


Michael Collins


Citation :
Cet irlandais de naissance, après des études en Irlande et aux Etats-Unis, décroche son doctorat à l'Université de l'Illinois à Chicago. Son oeuvre est chaleureusement accueillie par la critique internationale et a été traduite en plusieurs langues. Le Toronto Globe and Mail a qualifié son dernier recueil de nouvelles de 'meilleur livre de l'année'.
Son premier livre a été salué par le New-York Times et considéré comme l'un des ouvrages les plus remarquables de l'année 1993.

Source Evene

Les âmes perdues :
Vision très pessimiste de l’humanité, en l’occurrence américaine, où la seule chose sur laquelle on peut compter c’est que le pire n’est pas encore arrivé…
Néanmoins, on doit reconnaître à l’auteur un certain talent, ces personnages attirent par leurs faiblesses, par leur abandon au courant, leurs incapacités à s’évader ; ils suscitent la compassion.
L’écriture est distante, presque clinique, mais pas désagréable à lire et incite à poursuivre la lecture.

Une enfant est tuée, écrasée par une voiture dont on ne retrouve aucune trace mais des témoignages laissent apparaître que la star locale de foot, sur le point de jouer la ½ finale qui pourrait sortir la ville de son anonymat, a été vue sur les lieux.
Le maire, le commissaire et le flic qui a découvert le corps, notre héros, alcoolique, divorcé et psychologiquement pas au meilleur de sa forme, se réunissent pour « organiser » l’enquête…et tout va déraper…

Pas de surprise dans cette petite ville tranquille du Middle West américain, ça sent mauvais…mais il y a toujours, ici ou là, une attitude, un geste, une parole qui empêche de sombrer dans le marasme total.
Noir mais pas obscur…à ne pas conseiller tout de même en phase de dépression…
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audrey
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Mer 9 Jan 2008 - 18:50

La vie secrète de E. Robert Pendleton

Robert Pendleton est un écrivain raté enseignant dans une université américaine de seconde zone, Bannockburn. A l’occasion de la venue de d’Horowitz, un écrivain à succès qui a débuté dans l’écriture en même temps que lui et que Pendleton déteste, il tente de se suicider.
S’il était mort, il aurait légué toute sa production littéraire à une étudiante qui peine à finir ses études, Adi. Alors que ce dernier est dans le coma, Adi s’installe chez lui et entame une thèse sur l’œuvre de son professeur.
Et c’est dans sa cave qu’elle va découvrir plusieurs exemplaires d’un roman publié à compte d’auteurs, le Cri, que Pendleton n’a jamais cherché à faire paraître. Pourtant, à sa lecture, Adi est sûre qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre et va s’allier à Horowitz pour le faire publier.
Une fois la machine lancée, Adi commence à se sentir troublée par les similitudes entre le crime d’une adolescente raconté dans Le Cri et celui réellement survenu quelques années plus tôt dans les alentours de Bannoskburn…

La vie secrète de E. Robert Pendleton commence presque comme une farce, par la venue à Bannockburn de la star de l’écriture, Horowitz, et le suicide raté de Pendleton. Michael Collins dresse un portrait au vitriol du monde universitaire et littéraire aux Etats-Unis. Mais à mesure que le roman avance, la satire prend des allures de thriller et Collins plonge son lecteur dans les eaux troubles (très troubles) de l’âme humaine.
En fait de thriller, La vie secrète de E. Robert Pendleton est un roman noir, superbement écrit, intelligent, complexe de par sa trame et qui met à jour les contradictions et lâchetés de ses personnages.
C’est parce qu’on sait que tôt ou tard on va tomber sur une de ses pépites que l’on supporte les lectures de romans moyens, moyens. Vous l’aurez compris, j’ai adoré.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Ven 11 Jan 2008 - 8:23

Les gardiens de la vérité

Un crime est commis dans une petite ville du Middle West, ruinée et en voie de désertification sociale. Le journal local est sur les dents, pour une fois qu'il se passe quelque chose. Bill enquête, tente le scoop et se retrouve progressivement impliqué bien plus qu'il ne le faut dans toute cette histoire dramatique.

J'ai trouvé ce récit plus lourd et plus pensant que "Les profanateurs". L'Amérique décrite y est aussi sombre, ses habitants toujours aussi paumés et le système se révèle défaillant à tous points de vue. Mais il y a ici l'impression que l'espoir n'est guère permis ou qu'il s'agit alors d'un leurre. Illusion pour ces gamins qui s'illustrent dans l'équipe locale de foot, poudre aux yeux de Teri Lawton que ce catalogue de vente par correspondance devant lequel elle salive comme une petite fille devant un marchand de glaces, utopie de la résidence pour vieux en Floride que Sam admire chaque soir au point d'en mourir de dépit.
Une Amérique grave et désillusionnée, dont Michael Collins accentue le caractère dramatique en s'étendant longuement sur la chaleur, la sécheresse, les usines qui ferment, les fast-food qui deviennent les uniques repères et la télé qui rend fou. C'est triste et désabusé, ça ferait presque peur. D'ailleurs, ça fait peur car on sait que tout cela existe, est bien réel et que des Ronny Lawton, il y en a bien plus qu'on ne croit. Des types qui ont perdu leur âme tout en donnant l'essentiel de leur vie au service d'un pays. Un pays amorphe qui vit dans la gloire de l'éphémère et de l'illusion.

Michael Collins ne fait pas de compromis, il raconte les détresses et les malheurs sans nuances. Son héros n'est pas attachant, Bill serait même franchement agaçant par moments et le fait de savoir qu'il a connu l'asile à cause du suide de son père ne suffit pas à l'excuser. Cet homme est enfermé dans un système qui n'épargne rien ni personne. Beaux morceaux que ceux dans lesquels l'auteur revient sur le diplome universitaire et tout ce qu'il devrait apporter...illusions et amertume une fois de plus !
C'est un roman noir et dur, qui laisse peu de répit et d'espoir, même si la fin est ouverte. Légèrement ouverte. J'y vois une fuite vers d'autres illusions, d'autres chagrins et un héritage pourri qu'on remettra un jour dans les mains d'un bébé fast-food qui n'a rien demandé et regarde le monde avec de grands yeux curieux.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Ven 11 Jan 2008 - 8:24

Les âmes perdues

Michael Collins est irlandais. De Limerick. J’ai trouvé son livre sur sa terre natale, un peu par hasard. Une découverte à faire, un genre littéraire inhabituel chez moi. L’auteur a émigré à Seattle et s’est plongé dans la description de l’Amérique moribonde et misérable. Misère humaine s’entend.

"Les âmes perdues", c’est un thriller (je n’aime guère ce mot), l’histoire d’une petite fille âgée de trois ans, Sarah Kendall, qui se déguise en ange le soir d’Halloween sans savoir que ses ailes seront celles qui vont définitivement la conduire au ciel. Ses pas ont croisé celui d’un meurtrier, on retrouve son corps sous un tas de feuilles, l’enquête commence. C’est Lawrence, le flic débonnaire du coin sur lequel tombe cette affaire qui nous la raconte. Un type mal dans sa peau et dans sa tête, carrément tourmenté par moments, qui fera de la résolution du dossier une affaire personnelle. A première vue, la fillette aurait été écrasée par un chauffard qui l’a cachée avant de prendre la fuite. Mais ce n’est peut-être pas ainsi que les choses se sont passées. Lawrence enquête, suspecte, aimerait arrêter des gens mais subit des pressions. De simple crime, l’affaire prend une tournure diablement plus complexe, il y a du scandale là-dessous, des protégés et des protecteurs, cela ne sent pas très bon.

Le roman de Michael Collins est bien ficelé, l’intrigue tient en haleine, mais surtout, c’est le portrait dressé d’une certaine Amérique qui est intéressant. Cette Amérique prête à étouffer un meurtre de fillette pour sauver une star locale de base-ball, qui boit de la bière en regardant les matchs à la télé, qui se drogue de télé réalité, qui vit dans les illusions perdues d’un pays qui se croit directement sorti de la cuisse de Jupiter et doit faire la loi à sa façon, qui est prêt à vendre son âme pour accéder à l’american dream. Dur et noir, désabusé, c’est un roman qui secoue.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Ven 11 Jan 2008 - 8:24

Les profanateurs

Voici un ouvrage qui tire sans sommation sur l'american dream. Pas de jolies pépées, de casinos remplis de fric ou de studios de cinéma rutilants, mais la misère tant sociale qu'humaine, le désoeuvrement, la désillusion et une famille, recomposée comme elle peut, traînant derrière elle son lot de fantômes et de boulets.
En emboîtant le pas de Frank Cassidy, on sait tout de suite qu'on va vers quelque chose de pas forcément glorieux. Légère surprise lorsqu'on le voit se poser avec les siens dans sa ville natale, y trouver du boulot et s'y conduire en garçon somme toute assez respectable. On se dit que sa femme va fiche le camp, que son presque môme va faire une connerie ou peut-être qu'il arrivera quelque chose au plus jeune... Mais non, pourquoi tout cela devrait-il arriver, c'est déjà bien assez sordide comme ça. Cassidy est à la recherche de son passé pendant que sa femme essaie d'oublier le sien, cette vie passée avec un meurtrier qui attend la chaise d'un moment à l'autre. Pas facile à vivre, encore moins à gérer, les deux destins s'entrecroisent et voilà notre couple qui pense pouvoir enfin toucher le bonheur du bout des doigts qui se retrouve empêtré dans des combats entre souvenirs et fantômes.
Avec derrière tout cela le portrait d'une Amérique qui na va pas bien, qui se gave de hamburgers et de feuilletons débiles, qui ne vit qu'au rythme de la télé et de la bouteille d'alcool. Pas glorieux non, mais pourtant très attachant. Ces gens sont là, près de nous, humainement fragiles, victimes d'un système, courant après ce que nous souhaitons plus: un semblant de paix et de bonheur.

Michael Collins y va franco, il ne s'encombre pas de jolies formules, il nous raconte ces destins tels qu'il se présentent et à nous de composer avec tout cela. L'écriture est forte et puissante, elle emporte de suite le lecteur jusqu'à la fin. Cette fin qui me dérange et dont je ne peux rien vous dire sous peine de dévoiler l'intrigue. Mais je me suis sentie frustrée, comme spectatrice d'un stratagème trop facile, avec un fantôme qui n'en est pas un et une pirouette qui n'explique pas tout. Sentiment de fin bâclée, de 15 dernières pages moins réussies que le tout le reste. Mais cela n'enlève rien au plaisir de la lecture et à la qualité de ce livre.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Jeu 24 Jan 2008 - 12:19

La vie secrète de E. Robert Pendleton / traduit par Jean Guiloineau

La vie de Robert Pendleton va de mal en pis, écrivain prometteur, il n'a plus été édité et à dû se caser comme professeur dans une université de seconde ordre, Bannockburn. Voguant de dépression en bourde monumentale, il est sur le point de perdre son poste. Et il doit accueillir comme invité d'honneur, payé avec une rémunération astronomique, Allen Horowitz, un ancien compagnon devenu sa bête noire, et dont tous les livres galopent en tête de la liste des best-sellers. L'accueil de Horowitz à l'aéroport se passe mal à cause de l'incurie de Pendleton, qui essaie de mettre fin à ses jours. Il est sauvé in extremis par Adi, une étudiante à qui il a légué tous ses écrits, mais il est très atteint sur le plan physique et intellectuel. Adi s'installe chez lui pour en prendre soin et pour préparer sa thèse qu'elle a décidé de consacrer à Pendleton. Elle découvre à la cave un livre publié à compte d'auteur, Le cri, qu'elle considère comme un chef d'oeuvre méconnu et qu'elle arrive à faire publier grâce à Horowitz. Mais suite à publication du livre, certains éléments troublants apparaissent et rapprochent le Cri d'un crime atroce et non résolu. Pendleton est-il le coupable comme de nombreux indices semblent l'indiquer ? Ryder , un flic plus que perturbé, aux méthodes controversées est sensé faire la lumière sur cette affaire. Il approche un certains nombre de personnes liées à l'affaire, et toutes ont des secrets inavouables, et des comportements qui font penser qu'elles ont des choses à se reprocher.


C'est un livre très brillant qui joue sur divers registres, avec une grande efficacité. Il y a là une critique au vitriol des milieux universitaires et littéraires, un thriller haletant et en même temps légèrement parodique, une réflexion sur la nature de la création. Les nombreux portraits des personnages sont extrêmement percutants, il se passe toujours quelque chose de nouveau qui fixe l'attention.

Mais malgré tout cela, je suis restée légèrement sur ma faim, difficile de dire pourquoi. Peut être que cette façon de passer sans cesse d'un personnage à un autre, d'une hypothèse à une autre, d'une possibilité ou d'une idée à quelque chose de complètement différent, aussi intriguant que soit la chose, a finit par me lasser, voir même un peu m'agacer, car cela tournait un peu au procédé. Et toutes ces personnes, si différentes au prime abord, finissent par avoir des points communs, ils sont tous terriblement perturbés, désaxés, capables en fin de compte du pire.

Je dirais donc qu'il s'agit sans doute d'un bon livre, mais un peu fabriqué et artificiel, plus brillant que profond, qui aborde plein de questions passionnantes, mais en restant à mon sens un peu à la surfaces des choses.

Cela dit j'ai envie de lire d'autres livres de l'auteur pour confirmer ou infirmer mon impression, car Michael Collins encore une fois aborde incontestablement avec brio de thèmes passionnants et j'ai envie d'être encore plus convaincue de son talent par une autre lecture, à laquelle j'espère j'adhérerai complètement.

_________________
La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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odrey
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Mer 3 Juin 2009 - 18:09

LA FILIÈRE ÉMERAUDE

De l'autre côté de l'Atlantique, en Irlande du Nord, l'Amérique a des airs d'eldorado. Des airs de tout-est-possible. Et ce rêve, le jeune Liam, est sur le point de le toucher du doigt grâce à ses talents de coureur de fond qui lui permettraient d'obtenir une bourse d'une université américaine.

Alors quand il gâche tout en faisant une "grosse bêtise" et se retrouve en maison de correction, il devient la honte de son père. Ce dernier décide de l'envoyer malgré tout aux USA mais de façon clandestine pour travailler dans une usine d'emballage de viande. Et c'est comme ça que Liam atterrit dans un motel pourri du New-Jersey.

"
Citation :
Je n'avais pas choisi ce trou de merde pour ma nouvelle existence. L'histoire de mon départ est une longue saga dévastée. Vous voyez, un ami d'un ami s'est arrangé pour la chambre et pour l'immigration en général. Tout remontait à la vieille maison à Limerick, une histoire de thé et de biscuits avec une nappe blanche. Eddy McDonald, cet agent de l'immigration de la municipalité de Limerick, avait des relations aux États--Unis avec ce qu'il appelait la Filière Émeraude. Il est venue me voir avec cet itinéraire pour moi - putain d'itinéraire - mais il convenait aux parents." (p.12)

Dans ce trou-à-rats, alors qu'il est quasi défiguré par un méchant coup de soleil, il fait la connaissance de Sandy, un magouilleur drogué et de Angel, une adolescente enceinte qui se prostitue. Ensemble, ils décident d'aller tenter leur chance dans les Appalaches.

Les rêves de réussite de Liam viennent se heurter à une réalité souvent sordide. Un monde où chacun lutte pour sa survie. Du moins, c'est comme ça que Liam voit les choses. A travers ce voyage à travers les États-Unis, Liam cherche son salut. Sortir de lui-même et gagner son droit à une seconde chance.

Citation :
" La voiture tournait au ralenti, la lumière froide m'enveloppait. Je me suis retourné lentement : "Je ne peux pas le faire", c'est tout ce que j'ai dit. "Je ne peux pas." Je suis resté là quelques instants en regardants les arbres, à un endroit où je m'étais cru chez moi, le froid de plus en plus vif s'enroulait autour de moi. Pas moyen de s'enfuir, vraiment. J'étais dans la même situation qu'autrefois, obligé de regarder en moi. J'avais couru littéralement pendant des années, et pourquoi faire?" (p. 324)

La Filière Émeraude est le troisième roman de Michael Collins (le premier traduit en français). C'est une fiction sombre, crue, portée par une écriture remarquable. Alors même si il y quelques soucis de vraisemblances (surtout la fin qui est un peu tiré par les cheveux), je lui pardonne facilement ses faiblesses. Parce que ça reste tout de même un très bon roman.
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Lun 20 Sep 2010 - 5:09

Les âmes perdues
traduit de l'anglais ( Etats-Unis) par Jean Guiloineau
Christian Bourgois

Une petite fille écrasée, un flic un peu paumé, une petite ville américaine et son maire pas très clair, un jeune joueur de base-ball, gloire locale, et c'est parti pour un bon roman bien sombre dans lequel, comme l'écrivait Sakhti, c'est, plus que l'intrigue , le portrait de cette petite ville,de ses habitants, et de leurs secrets qui est intéressant.
En particulier, c'est un détail que j'ai noté maintenant que l'on sait un peu plus à quoi on a abouti, la description d'une population cernée et bâillonnée par les crédits de toutes sortes, l'angoisse quotidienne de ne pas pouvoir rembourser et les conséquences dans les comportements humains.

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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MessageSujet: Collins    Dim 31 Juil 2011 - 17:06

Bonjour, c'est la traductrice isachap qui vient de temps en temps, hélas pas assez souvent;
J'ai vu que personne n'avait lu le dernier Michael Collins, Minuit dans une nuit parfaite, un roman très noir et très drôle que j'ai traduit il y a déjà pas mal de temps et qui est sorti en mars dernier aux éditions Bourgois. C'est une excellent bouquin.
sourire
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MessageSujet: Re: Michael Collins   Dim 31 Juil 2011 - 17:56

fusion avec le fil de l'auteur ça réveillera peut-être qui auraient envie d'y revenir. cat

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
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isachap
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MessageSujet: minuit   Dim 31 Juil 2011 - 19:23

"Minuit dans une vie parfaite" de Michael Collins.

Tout a commence au bord du précipice de la quarantaine,
au sein d’un mariage sans enfant, lorsque je
me suis trouve confronte aux statistiques : j’avais désormais
moins d’années devant moi que derrière. Lori, ma
femme, faisait face a la même échéance – la mort était
notre avenir –, et de trois ans mon ainée, a l’âge navrant
de quarante-trois ans, sa crise semblait plus sérieuse que
la mienne. Son compte à rebours biologique était lance,
et comme elle n’avait pas réussi a tomber enceinte ≪ a
l’ancienne ≫, elle s’était sentie obligée de nous livrer
tous les deux corps et âme aux bons soins de la science,
attifes de blouses ouvertes dans le dos, condamnes être
examines, palpes, auscultes, dans une ultime tentative
de donner la vie.
Inutile de dire que cette année a été la plus périlleuse
de notre histoire. Il était fort probable que la fécondation
aurait lieu non pas dans l’abandon d’une brulante
étreinte, mais au fond d’une boite de Pétri, ou, comme
un ado timide que l’on propulse sur une piste de danse,
un spermatozoïde irait s’aventurer a l’intérieur d’un
ovule.
Des le départ, j’étais contre.
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Michael Collins
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