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 John Fante

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colimasson
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMar 17 Avr 2012 - 21:56

J'aime bien ton commentaire Esperluette, qui va loucher sur pas mal d'autres auteurs ! Very Happy
C'est vrai que le début ressemble un peu à du Céline (en un peu moins argotique quand même ?)

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Arabella
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMar 17 Avr 2012 - 22:24

Je pense qu'on peut dire que c'est moins argotique. En fait l'écriture de Fante est beaucoup moins révolutionnaire et dérangeante que celle de Céline. Certains dirons plus accessible.

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Esperluette
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMar 17 Avr 2012 - 23:14

colimasson a écrit:
J'aime bien ton commentaire Esperluette, qui va loucher sur pas mal d'autres auteurs ! Very Happy
C'est vrai que le début ressemble un peu à du Céline (en un peu moins argotique quand même ?)

Oui, bien sûr! L'écriture de Fante est par certains côtés "naïves", ce qui la rend touchante! J'aime assez les passages où le récit devient poétique et l'instant d'après lucide. Les ruptures de ton rendent ce roman dynamique.

Arabella a écrit:
Je pense qu'on peut dire que c'est moins argotique. En fait l'écriture de Fante est beaucoup moins révolutionnaire et dérangeante que celle de Céline. Certains dirons plus accessible.

D'accord avec toi Arabella. Son écriture est un mélange de poésie, d'humour et d'auto-dérision.
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMer 18 Avr 2012 - 10:51

Arabella a écrit:
Je pense qu'on peut dire que c'est moins argotique. En fait l'écriture de Fante est beaucoup moins révolutionnaire et dérangeante que celle de Céline. Certains dirons plus accessible.

Le passage donnée par Esperluette, on dirait du Céline mélangé avec du Vian (version Écume des jours). Ça me donne envie de retenter l'auteur (vous êtes tous diaboliques).

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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMer 18 Avr 2012 - 18:50

Esperluette a écrit:
Oui, ne nous emballons pas!!
Ma piste est plus que farfelue! rire

Par contre, il faut absolument mettre sur ta LAL ces livres, Exini :
- Mémoire d'une jeune fille d'une fille rangée
- Les Mandarins (où elle évoque son aventure américaine)
- Sa correspondance avec Nelson ...

La liste est longue, donc j'arrête là!
Wink

Oulah ! Pas tant de suggestions nécessaires ! J'en ai déjà pas mal dans ma LAL ... Un seul suffira pour commencer.
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMer 18 Avr 2012 - 21:08

Queenie a écrit:
Arabella a écrit:
Je pense qu'on peut dire que c'est moins argotique. En fait l'écriture de Fante est beaucoup moins révolutionnaire et dérangeante que celle de Céline. Certains dirons plus accessible.

Le passage donnée par Esperluette, on dirait du Céline mélangé avec du Vian (version Écume des jours). Ça me donne envie de retenter l'auteur (vous êtes tous diaboliques).

Han, d'autant que Beauvoir fréquentait Saint-Germain-des-Prés avec sa bande! ange Merci d'apporter de l'eau à mon moulin ... laugh
Et pour renouer avec le fil : tu ne seras pas déçue. Fante se lit avec bonheur, tu as l'impression d'être assise à côté de lui et de le regarder vivre. C'est une très belle expérience. aime
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMer 18 Avr 2012 - 21:10

Exini a écrit:
Esperluette a écrit:
Oui, ne nous emballons pas!!
Ma piste est plus que farfelue! rire

Par contre, il faut absolument mettre sur ta LAL ces livres, Exini :
- Mémoire d'une jeune fille d'une fille rangée
- Les Mandarins (où elle évoque son aventure américaine)
- Sa correspondance avec Nelson ...

La liste est longue, donc j'arrête là!
Wink

Oulah ! Pas tant de suggestions nécessaires ! J'en ai déjà pas mal dans ma LAL ... Un seul suffira pour commencer.

Alors commence par la correspondance avec Nelson ou les Mandarins! Je t'aide beaucoup, là!! laugh

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptySam 21 Avr 2012 - 13:16

Je suis en train de lire "Bandini" et je le trouve très supérieur à "Mon chien stupide"...

Beaucoup plus intéressant, travaillé...
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FrançoisG
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyMar 24 Avr 2012 - 19:16

John Fante a écrit « Bandini » en pensant d’abord et avant tout au lecteur.

L’auteur décrit l’histoire d’une famille d’immigrés aux prises avec la pauvreté dans une ville du Colorado. L’hiver et la neige privent le maçon Bandini de travail et toute la famille doit faire le dos rond pour passer le moins mal possible cette période d’inactivité presque totale et de pauvreté accrue. Les parents réagissent du mieux possible, les enfants interprètent les faits et gestes de leurs parents et de leurs camarades à leur façon. Ils nous font retrouver notre âme d’enfant.

C’est l’écriture ciselée de ce livre publié en 1938 qui en fait la qualité aujourd’hui encore. John Fante nous fait vivre les événements et les pensées des personnages en une prose qui frôle l’expression poétique mais sans lyrisme. La famille Bandini, trop pauvre, ne peut se permettre ce luxe. Les faits et gestes des parents et des trois enfants sont traduits dans une écriture toute en finesse, en retenue, suffisamment subtile pour permettre au lecteur de s’identifier à eux, de vivre leurs situations, de se promener dans leurs décors (les rues, la colline, la neige, le froid), d’affronter leurs quiproquos, leurs humiliations d’étrangers pauvres dans l’Amérique du début du vingtième siècle.

La description féroce de la belle-mère, une femme cruelle et insensible, arrache tout d’abord des éclats de rire au lecteur. Puis, lorsqu’il comprend les conséquences de l’attitude de la mégère sur toute la famille, il est trop tard. Le lecteur est attrapé. Il sentira de la compassion pour ces braves gens qui la subissent. C’est avec soulagement qu’il vivra son départ.

L’histoire est linéaire mais le paragraphe huit présente les événements dans le désordre et, alors que le lecteur a déjà lu les deux-tiers du livre, il se met à tourner les pages à toute vitesse, désireux de connaître au plus vite les raisons de la petite tragédie qui vient de se dérouler dans la maison. Et, lorsque l’on connait la vérité, on se demande comment ils vont solutionner leurs problèmes, comment tout cela va finir.

Les dernières pages apportent le dénouement tant attendu mais le lecteur n’est pas libéré pour autant. Au contraire, il quitte ces rues qu’il arpente depuis des jours avec un brin de tristesse : l’histoire s’interrompt, les sensations et les sentiments meurent, les phrases poétiques prennent fin. Après le point final, John Fante a réussi son pari : le lecteur se sent aussi pauvre que la famille Bandini. Il est même désœuvré, presque orphelin.

Ce livre est pour moi un vrai coup de cœur. Je regrette cependant que la traduction Française porte le titre « Bandini » alors que le titre original « Wait until spring, Bandini » (Attends le printemps Bandini) est beaucoup plus approprié. Car l’hiver est aussi un personnage central de ce livre, de la première à la dernière ligne.
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MessageSujet: Demande à la poussière   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 16:23

John Fante - Page 9 John-f10
Demande à la poussière.


Vous pouvez vous référer à tous les résumés qui précèdent sur ce livre. J'ai pas grand chose à y ajouter.

Ma petite graine d'avis : un peu comme Chris j'ai l'impression.
Je suis entrée dans ce livre en me disant, ah tiens c'est pas mal, pas transcendant, un style bien foutu, un peu oral mais assez bien tourné pour qu'on sente le travail, une histoire et un univers qui rappelle des livres et des histoires lus et relus plein de fois.
Bref.
Je me laisse tranquillement à lire.

Et puis parfois, il y a des phrases qui font mouche. Parce qu'il a une écriture métaphorique très onirique, mais pas trop poétique. Juste ce qu'il faut d'images qui font à la fois très visuelles et très significatives.

Citation :
Ah, Evelyn et Vivian, je vous adore toutes les deux, je vous aime pour vos tristes vies, le vide misérable que vous retrouvez en rentrant chez vous à l'aube. Vous aussi vous êtes seules, mais pas comme Arturo Bandini, qui n'est ni veau ni vache et même pas bon à donner le change. Alors buvez-le votre champagne, parce que je vous aime toutes les deux, et toi aussi Vivian, même si ta bouche a l'air d'avoir été creusée à coups d'ongles, même si les yeux de vieille enfant nagent dans le sang comme des commets écrits par un maniaque.

Et peu à peu il m'entraîne dans sa tristesse, ses petites rages, les injustices.

Et je me laisse contaminer par ses réflexions sur l'écriture, la réussite, la célébrité, la mégalomanie, la solitude, l'amour, la violence, la peur.

Bandini est frustré, tout le temps, sans arrêt. Tout autour de lui va dans le mauvais sens. Il survit en ne mangeant que des fruits qu'un épicier lui offre, ou en volant du lait qu'il n'arrive pas à boire parce que c'est du babeurre. Il se retrouve mêler à un assassinat de veau pour y découper un steak et s'enfuit.
Il tombe amoureux d'une mexicaine. Des relents racistes lui brûlent les lèvres, parce qu'il ne peut pas l'atteindre, parce qu'elle est belle et qu'il faut lui faire mal. Mais il aime. Et elle le méprise, en aime un autre.
Ses nouvelles ne se vendent pas.

Mais parfois des sursauts lui font sortir la tête de l'eau, de la mouise, de la poussière.
Une nouvelle se vend et c'est l'euphorie, l'argent, les escapades en voiture capote ouverte, le soleil qui cogne et les vagues qui s'écrasent sur les pieds tout ratatinés de se faire habituellement un refuge au fond des chaussures trouées.

Puis c'est le nouvel écroulement.

Et ainsi de suite.

Bandini tient, se bat. Sa colère le maintient dans l'énergie du désespoir.


Un bon roman. Très bon. Qui surprend. Mais qui, je crois, doit vraiment se lire d'une traite ou presque pour pouvoir être emporté dans le rythme de Fante et croire à Bandini, vivre ses histoires accroché à ses semelles poussiéreuses.
Pas aussi fulgurant et viscéral que Septentrion de Calaferte, mais dans cette veine. Peut-être que ceux qui n'aime pas le côté très excessif de Calaferte trouveront en Fante et Bandini un bon compromis.

Et puis, il faut reconnaître que dans Fante il y a une douceur dans le style d'écriture, dans les mots choisis, qui soulagent. Qui teintent de mélancolie tendre un propos parfois vicié par la douleur et la colère.
D'ailleurs l'épisode du tremblement de terre est terrible !

Citation :
Vous êtes un inconnu, moi j'aurais pu être quelqu'un, et le chemin qui nous rapproche c'est l'amour.


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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 21:13

Beau compte rendu Queenie, je savais que tu allais trouver dans ce livre de quoi te régaler! Je ne te conseillerai pas d'autres livres : j'ai lu Bandini et quelques autres nouvelles du Vin de la jeunesse mais c'est Demande à la poussière qui l'emporte et de loin.
Je suis soulagée car en fait j'étais un peu à court d'idées pour te suggérer un autre livre .... je peux l'avouer maintenant! Wink
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 21:28

Eh ! "Bandini" vaut le détour quand même !
En fait, la première fois que j'ai interrogé un libraire pour qu'il me suggère un livre, il m'a demandé mes goûts. Je lui ai parlé de "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy TOOLE et "Dans la dèche à Paris et à Londres" de George ORWELL. Il m'a alors conseillé "Demande à la poussière". Etonnant, non ? Et en plus, j'ai adoré. J'y retourne d'ailleurs, et ses conseils sont souvent pertinents.

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"Depuis des siècles on exhorte à "la grand fraternité humaine" -le dimanche - et au "patriotisme" les jours de la semaine. Mais le patriotisme implique le contraire même de la fraternité humaine." Mark TWAIN, "La place de l'homme dans le monde animal"


Dernière édition par Exini le Jeu 7 Juin 2012 - 21:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 21:37

Oui bien sûr, Exini, pardon!
Bandini vaut le détour mais j'ai préféré Demande à la poussière, peut-être parce que le lecteur le voit en train de suer sang et encre sur ces nouvelles et j'ai surtout beaucoup apprécié les moments d'autodérision qui restent pour moi savoureuse! Mais après tout pourquoi pas Bandini dans lequel il retrace une part de son vécu d'enfant. J'ai beaucoup aimé mais je garde une préférence pour Demande. La conjuration des imbéciles est excellent aussi, d'accord avec toi.
Pourquoi étonnant?
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 21:39

Parce que je n'aurais pas de moi-même fait le parallèle entre les deux (voire les trois) livres.
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MessageSujet: Re: John Fante   John Fante - Page 9 EmptyJeu 7 Juin 2012 - 21:44

Bon alors, il faut que je lise Orwell si j'ai bien compris. Je note alors. Merci.
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