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 John Fante

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Hank
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Hank

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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyMar 5 Oct 2010 - 12:27

La route de Los Angeles

john fante - John Fante - Page 5 Johnfante-laroutedelosangeles

Les histoires de John Fante ont quelque chose d'indélébile. On a beau les avoir lues depuis des mois et parfois - c'est le cas ici - quelques années, il en reste toujours quelque chose d'assez précis. Cette qualité plutôt rare, signe d'un sens de la narration surdéveloppé, les éditeurs sont passés à côté en 1933, date à laquelle John Fante a écrit et proposé le manuscrit de La route de Los Angeles. Il faudra attendre une cinquantaine d'années, et la mort de son auteur, pour constater la qualité de ce tout premier roman, écrit quelques années avant le classique de son oeuvre : Demande à la poussière.

La route de Los Angeles est un peu différent des autres romans d'enfance et d'adolescence de Fante. Celui-ci est marqué par l'absence du père. La structure familiale dans laquelle évolue Arturo Bandini est resserrée autour de sa mère, une unique soeur, et parfois un oncle qui cherche vaguement et mollement à contenir les élans incongrus de son neveu. Car ce Arturo Bandini n'est pas tellement différent de celui de Demande à la poussière : orgueilleux, mégalomane, prétentieux. Bandini a beau être entouré de sa famille, il est un peu seul au monde. Heurté par les moqueries de sa soeur, par l'incompréhension de sa mère, et par l'indifférence des gens, le seul endroit où Bandini se sente à son aise est ce placard à balais - son bureau - dans lequel il se réfugie pour rêvasser à la gloire qui lui est dûe, et aux aventures avec ses femmes de papier qu'il collecte dans les magazines. Fante usait déjà de son sens de l'autodérision en dépeignant ce jeune écrivain raté mais sûr de son talent, incapable de pondre une ligne qui ne fasse se gausser par son insignifiance et sa prétention. La moquerie à son endroit était d'autant plus cinglante qu'à l'époque où Fante écrivait ce livre, son oeuvre était à faire et son talent à prouver.

Je lisais récemment une comparaison entre ce Bandini et Ignatius Reilly de La conjuration des imbéciles. D'une certaine manière, il y a bien quelques points communs entre ces deux personnages. Tous deux travaillent à une oeuvre littéraire qu'ils estiment colossale et immortelle, et tous deux ne semblent pas avoir la moindre chance de s'imposer dans ce monde contre lequel ils sont terriblement désarmés. Dans La route de Los Angeles, Bandini se frotte lui aussi à l'étroitesse d'esprit et de perspectives du prolétariat. Contraint et forcé, il goûte à l'âpre monde du travail, dans les conserveries de poisson où toute tâche est une insulte à son génie, au milieu d'une main d'oeuvre essentiellement mexicaine. Son sentiment de supériorité et ses rêves démesurés se heurtent à l'incompréhension de ces gens conditionnés pour raser les murs et ne surtout pas penser. En ce sens donc, il y a bien quelques traits communs entre Bandini et Ignatius, mais la comparaison s'arrête là, car les univers de Fante et Toole sont différents, Fante n'use pas autant de la démesure, son alter-ego reste à dimension humaine, il n'est même pas interdit de s'identifier à lui dans certaines de ses réactions, à la lumière de ses faiblesses. La route de Los Angeles est un roman dont il aurait été bien triste de se passer. Un premier roman qui ouvrait la porte à une oeuvre qui, pour le coup, a un parfum d'immortalité.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptySam 16 Oct 2010 - 22:08

Hank a écrit:
FrançoisG a écrit:
C'est malin...

À lire vos messages, j'ai plongé...

Je viens d'acheter par internet Le vin de la jeunesse Very Happy

Je ne sais pas si c'est le plus adapté dans le cas d'une découverte de Fante, c'est un des seuls que je n'ai pas encore lu avec l'autre recueil publié de manière posthume Grosse Faim, alors je ne peux pas juger. Mais peut-être as-tu déjà lu d'autres livres de Fante ?

Non, je n'avais jamais rien lu de cet auteur.

Je suis à la moitié de "Le vin de la jeunesse" et j'adore cette écriture très travaillée et pleine d'humour, ces événements vus au travers des yeux d'un enfant.

Je viens d'acheter "Mon chien stupide".

Si j'aime autant, je continuerai par les 4 livres de la série Bandini.

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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyMar 16 Nov 2010 - 18:55

john fante - John Fante - Page 5 Levin10

Titre : Le vin de la jeunesse
Auteur : John Fante
Editeur : 10-18
Nombre de pages : 329

Quatrième de couverture :

"Personne ne sait mieux que Fante dire les humiliations de l'enfance, les espoirs insensés et déçus, les rages au cœur et au ventre, les tendresses frustrées, les désirs tempétueux.
Personne ne sait dire aussi bien cette enfance-là, avec ses drames et ses rêves.
Sans eau de rose, sans trémolos, avec une émotion vibrante et sèche.
Le vin de la jeunesse deviendra à coup sûr un grand classique de la littérature de l'enfance".
Michèle Gazier, Télérama, 1986.


Mon ressenti :

Ce livre contient 20 nouvelles qui racontent l'enfance de Dago Red.

Dago Red est l'alter ego de l'auteur, un gosse né dans une famille d'italiens sans le sou où le père est maçon. Au fur et à mesure des nouvelles qui se succèdent, on suit les événements marquants de son enfance. Le narrateur est Dago Red, ce gosse malin et observateur qui interprète les événements avec son regard d'enfant. Lorsqu'il ne comprend pas tout, il explique, sans plus, et le lecteur se délecte de pouvoir interpréter à son tour et donner le vrai sens à ces faits qui échappent à l'entendement du garçonnet. On rit aussi beaucoup face aux interprétations du gamin qui, pendant certains passages, se met en devoir de livrer son interprétation lorsque cela lui permet de se dédouaner ou de se grandir par rapport à sa famille ou à ses voisins. Cette volonté est touchante.

Ces nouvelles mettent aussi en scène des adultes mais toujours au travers du regard de l'enfant Drago, avec sa naïveté touchante. Et on se rend compte finalement que le monde adulte n'est pas si éloigné de l'enfance.

Ce qui m'a enchanté dans ces nouvelles c'est l'écriture très précise, très fouillée et pourtant très facile d'accès. Une foule de détails permet de voir et sentir ce que pensent et ce que font les personnages.

J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce livre de nouvelles.
C'est la première fois que je lis cet auteur que je ne connaissais pas jusque-là.
J'ai tellement aimé ce livre que j'en ai entrepris la relecture à peine la dernière page tournée.

Je conseille ce livre à tous ceux qui veulent retrouver la part d'enfance qu'ils gardent en eux en lisant ce livre accessible et enivrant.

Ma note : 10/10.

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Arabella
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyMar 16 Nov 2010 - 19:00

Je suis très heureuse que ce livre t'ait plu François, je l'aime aussi beaucoup, c'est peut être même mon préféré de l'auteur, encore plus que les romans. Une très bonne façon de rentrer dans l'univers de John Fante.

_________________
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colimasson
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptySam 12 Fév 2011 - 10:57

Mon Chien Stupide (1985)

john fante - John Fante - Page 5 John_Fante_-_Mon_Chien_Stupide_10_18

Mes premières impressions lorsque j’entends parler de ce livre…
Pour tout dire, pas grand-chose… Il est « sympa », parce qu’il se lit sans déplaisir mais qu’il ne restera certainement pas gravé longtemps dans mes souvenirs des meilleurs livres qui sont passés entre mes mains.

Comme je suis gentille, je commence par certaines qualités indéniables de ce bouquin. A commencer par les descriptions des lieux que je trouve très inventives Razz :

Citation :
Nous habitions Point Dume, une langue de terre qui avançait dans la mer comme un sein dans un film porno, au nord du croissant de la baie de Santa Monica. Point Dume est une sorte de lotissement dépourvu d’éclairage municipal, une excroissance suburbaine chaotique couverte d’un réseau si dense de rues tortueuses et d’impasses que, j’avais beau y habiter depuis vingt ans, je m’y perdais encore dès qu’il pleuvait ou qu’il y avait du brouillard, et j’errais souvent à l’aveuglette dans les rues situées à moins de deux blocs de chez moi.

On trouve aussi des pointes d’humour noir qui enthousiasment au début, et puis, à force de les voir se répéter sans cesse, sans que le fond de leur propos n’évolue réellement, on finit par sourire, puis par passer outre sans même les remarquer encore. Dommage, le soufflé retombe vite :

Citation :
Elle était pourtant adorable, mon Harriet : vingt-cinq ans qu’elle tenait le coup à mes côtés ; elle m’avait donné trois fils et une fille, dont j’aurais joyeusement échangé n’importe lequel, voire les quatre, contre une Porsche neuve, ou même une MG GT ’70.

(Marrant au début, et puis au bout de la 15e lecture du même genre d’opinion, ça commence à devenir un peu lourd quand même non ?)

L’idée du chien comme représentant animal de l’auteur est sympa (encore une fois j’utilise ce mot pour marquer le peu d’enthousiasme ou de déception que m’a procuré ce livre). L’idée donne lieu à des passages mémorables :

Citation :
Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. Les grands danois hautains, les bergers allemands arrogants, il leur flanquerait une bonne dérouillée, il en profiterait même pour les baiser, et moi je prendrai mon pied.

Et tout le reste du livre suit le schéma évoqué par ce passage… Stupide prend de l’ampleur dans le foyer, triomphe des autres toutous du voisinage, pendant que Henry se traîne la patte dans son foyer en désintégration, de plus en plus seul et perdu (la fin est assez tragique et pas décevante, comme beaucoup le trouvent pourtant).


Spoiler:
 

Isidore Ducasse a écrit:
Au final, j'ai aimé. L'idée de centrer le livre sur un animal, à mon avis, rehausse bien cette sensation sous-latente de vide dans la vie du personnage, son manque, sa douleur d'être passé à côté de quelque chose. Quand on préfère son chien à ses enfants, c'est qu'il y a un problème. Le personnage n'est pas réellement attachant, mais on le comprend facilement, et il est tout de même touchant.

N’empêche, c’est vrai qu’il n’avait pas une vie facile ce pauvre Henry… Mais si c’est pour notre plaisir ! dentsblanches

Et enfin, une phrase culte pour conclure :

Citation :
L’herbe élargit la conscience des cerveaux ratatinés. Tu en as besoin parce que tu es un crétin.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 14:36

BANDINI

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C'est la vie d’Arturo Bandini qui est évoqué. Un hiver dans son enfance. C’est ce même Bandini que l’on retrouve à l’âge adulte dans demande à la poussière. L’histoire est celle d’un passage, un hiver, dans la vie de ce gamin de 12 ans fils d’immigrés italiens. Une vie faite d’âpreté, de douleur retenue, d’illusions qui dresseront son comportement ultérieur.
On ne peut pas dire qu’il soit vraiment en manque d’affection même si l’absence de son père est une douleur terrible pour lui et même si sa mère, semi-absente, est plongée dans l’apnée de ses prières. Mais ce gamin a besoin d’admirer, se bercer de rêves et il va chercher à admirer si ce n’est qu’un mirage ceux qui peuvent aller au-delà de leur misère sociale. C’est le cas de son père qui quitte le domicile conjugal quelques temps pour s’installer chez une riche rombière des environs. Comme il est plein d’admiration pour le chien errant, dominant et fort, qu’il baptise Jumbo.

Arturo veut être puissant et fort et cette force est palpable dans l’écriture de Fante. L’histoire n’est peut être si originale mais la force est là. Comme dans demande à la poussière.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 15:59

L' histoire dans les romans de Fante n' est pas très originale. Forcément. A chaque fois, il s' agit de celle de
l' auteur lui-meme. Peu ou prou.
L' interet des livres de Fante, c' est à peu près ce qu' en disent ceux qui le lisent, la vie qui passe et laisse
des cicatrices. Surtout celles de l' enfance.
Les émotions, les frutrations, la tendresse refoulée.
Et chaque fois avec justesse, sans forcer le ton.
De là nait l' émotion. Comme chez Carver ou dans les nouvelles autobiographiques d' Hemingway.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 17:46

Je suis bien d'accord. Fante fait passer les émotions.

bonjour
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 18:14

Oui Bix tu as raison. Dans Bandini comme dans demande à la poussière (qui sont très semblables non dans l'histoire elle même mais dans le ton comme tu dis) on retrouve ces mêmes émotions
Dans les 2 livres Bandini est un héros qui théâtralise sa vie rêvée. Sa soif de grandeur est à la hauteur des douleurs des humiliations qu'il subit et vient happer la dure réalité dans laquelle il vit. Bandini est toujours en attente de quelque chose je trouve.Il s'en dégage une grande émotion.
Je n'ai lu qu'un seul livre de Carver("tais toi je t'en prie") il y a longtemps mais il me semble que Carver s'attache plus à montrer la réalité des personnages de façon plus chirurgicale.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 18:55

Je crois que as en partie raison au sujet de Carver, Chris.

Mon impression personnelle est que la douleur de Carver se situe presque au delà de la douleur et
qu' il est donc inutile de l' exprimer directement.
C' est sans doute pour cela que dans ses nouvelles et plus encore dans ses poèmes, il écrit apparemmentavec une foideur et une brutalité qu' on pourrait qualifier de cynisme.
Mais, on sait qu' il ne cessait d' épurer son style jusqu' à l' os. Avec des phrases sans verbes et peu d' adjectifs.
Et finalement, en tout cas dans ses poèmes, la tension et l' émotion meme, ne sont jamais absentes.
Tout est dans le syle chez Carver. Et c' est sans doute aussi pour cela qu' on vient de le retraduire
pour éviter les malentendus que son oeuvre provoque.

C' est aussi pour cela que j' ai pensé aussi à Hemingway et bien entendu à Tchékhov qu' il admirait
au point d' avoir décrit sa mort dans Trois roses jaunes.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyJeu 28 Juil 2011 - 19:56

bix229 a écrit:
Je crois que as en partie raison au sujet de Carver, Chris.

Mon impression personnelle est que la douleur de Carver se situe presque au delà de la douleur et
qu' il est donc inutile de l' exprimer directement.

C' est sans doute pour cela que dans ses nouvelles et plus encore dans ses poèmes, il écrit apparemmentavec une foideur et une brutalité qu' on pourrait qualifier de cynisme.
Mais, on sait qu' il ne cessait d' épurer son style jusqu' à l' os. Avec des phrases sans verbes et peu d' adjectifs.
Et finalement, en tout cas dans ses poèmes, la tension et l' émotion meme, ne sont jamais absentes.
Tout est dans le syle chez Carver. Et c' est sans doute aussi pour cela qu' on vient de le retraduire
pour éviter les malentendus que son oeuvre provoque.

C' est aussi pour cela que j' ai pensé aussi à Hemingway et bien entendu à Tchékhov qu' il admirait
au point d' avoir décrit sa mort dans Trois roses jaunes.

J'avais beaucoup aimé le bouquin de Carver mais je croyais que c'était seulement à cause de son style. Il y avait ce que tu décris aussi, c'est vrai.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyLun 5 Mar 2012 - 8:48

Bandini de John Fante: la saga familiale par excellence. J'avoue que j'ai été un peu frileuse quand on m'a proposé ce livre. Un jugement tout fait mais au final, émue lors des dernières lignes et je dirais que j'aimerais lire la suite .
Une belle découverte au final.
"Figure emblématique de ce premier roman, Svevo Bandini est maçon, comme l'était le père de l'auteur. Immigré italien de fraîche date, il s'est installé avec sa famille dans le Colorado. Durant tout l'hiver, Svevo cherche désespérément du travail et finit par trouver une riche maîtresse. Tout rentre dans l'ordre lorsque le printemps revenu, Svevo réintègre le foyer familial. Sa famille, c'est Maria, sa femme, une amoureuse lascive et surtout Arturo, le fils aîné. Rebelle et passionné, Arturo est l'élément moteur du récit. Un garnement qui porte sur ses parents un regard à la fois tendre et sans pitié."

Un auteur que je ne connaissais pas du tout (comment dire frileuse quand il faut se lancer dans un genre que je ne connais pas).Je me suis attachée à cette famille, j'ai bien entendu haï le comportement du père et surtout celui de la mère Maria. Amusée par les liens fraternels des frères (la découverte de l'adultère). Comment expliqué quand j'ai eu le roman entre les mains, j'ai pensé tout de suite à Steinbeck (des souris et des hommes) mais au fil de ma lecture plus rien du tout.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyLun 5 Mar 2012 - 14:36

Le personnage de Bandini, tu le retrouveras dans d' autres livres de Fante. Bandini étant l' alter ego du père de l' auteur et l' oeuvre de Fante autobiographique.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyLun 5 Mar 2012 - 15:27

Bix: j'ai bien l'intention d'en connaître un peu plus sur cet auteur.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 EmptyLun 5 Mar 2012 - 22:28

Il faudrait que je relise Fante un jour. Je me suis arrêtée à Mon chien Stupide et c'est... stupide (hahaha) parce que j'avais bien aimé.
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MessageSujet: Re: John Fante   john fante - John Fante - Page 5 Empty

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