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 Jean Echenoz

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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Sam 20 Juin 2009 - 15:39

Marie a écrit:
La deuxième partie , le purgatoire en quelque sorte, m'a laissée un peu sur ma faim. Il y a pas mal de romans dont l'action se situe après la mort, je pense notamment à Ainsi vivent les morts de Will Self. Là, à part avec l'histoire de Doris Day et de Dean Martin, qui ont eu des régimes postmortem de faveur, je me suis un peu ennuyée.
oui.. on se retrouve sur cela.. j'ai tout comme toi adoré la première partie.. et puis le choc de cette 2e partie dont j'ai espéré au début qu'il s'agit d'un rêve qui va se terminer après 2 pages.. mais non.. il fonce tout un chapitre sur des idées un peu.. étranges..
Heureusement il y a eu Ravel pour me 're-conduire' dans son univers Wink
et comme toi - à suivre Very Happy

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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traversay
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 1 Sep 2010 - 17:02

23 septembre :




Citation :
Après Ravel en 2006 et Courir il y a deux ans, l’auteur clora en septembre sa « trilogie de trois vies » avec Des éclairs. Ayant déjà écrit sur un artiste et un sportif, Echenoz investira ici un nouveau domaine avec un technicien inventeur.
Des éclairs se base sur la vie du croate Nikola Tesla, considéré comme l’un des plus grands inventeurs de la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. Connu pour être à l’origine de 700 brevets (dont celui du concept de radar), Tesla a surtout eu une influence dans le domaine de l’énergie, en particulier dans le transport du courant alternatif. Néanmoins, Tesla resta longtemps dans l’ombre de Thomas Edison, dont il était l’un des ingénieurs, et avec qui il connut plusieurs points de désaccord.
Tout comme Courir, Echenoz a choisi ici de se dégager du carcan de la biographie pure et dure pour investir la fiction biographique. Le personnage principal de Des éclairs se nomme donc Gregor, un inventeur génial mais peu doué en affaires. Voici le résumé du livre diffusé par les éditions de Minuit :

Gregor a inventé tout ce qui va être utile aux siècles à venir. Il est hélas moins habile à veiller sur ses affaires, la science l’intéresse plus que le profit. Tirant parti de ce trait de caractère, d’autres vont tout lui voler. Pour le distraire et l’occuper, ne lui resteront que la compagnie des éclairs et le théâtre des oiseaux.
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traversay
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 6 Oct 2010 - 14:37

Des éclairs

L'écrivain le plus lapidaire de la littérature française contemporaine : Jean Echenoz. Quoique, quelques-uns de ses petits camarades des Editions de Minuit, Christian Oster et Tanguy Viel, entre autres, peuvent aussi prétendre au titre. Style distancié, a priori dénué d'affect, ironie grinçante sous-jacente, c'est leur marque de fabrique, plutôt euphorisante, pour peu que l'on soit en phase avec cette écriture particulière, évidemment.

Après Ravel et Zatopek (Courir), Echenoz s'attaque avec Des éclairs à la biographie d'un dénommé Nikolas Tesla (1856-1943), inventeur américain d'origine croate. Enfin, il serait plutôt juste de parler de biographie subjective ou fantasmée, tant l'auteur se donne toute latitude pour réinventer la vie de l'inventeur (sic). 87 ans d'existence résumés en 174 pages, cela donne une idée de la vitesse (de l'éclair ?) à laquelle Echenoz survole la vie de ce brave Nikolas, rebaptisé Gregor dans son roman.

Mais c'est bien cela la qualité de l'écrivain, il se concentre sur les moments-clés de l'existence de son héros et crée de toutes pièces des manies (en l'occurrence, l'amour des pigeons ou sa superstition vis à vis des multiples de 3) censées éclairer sur sa personnalité. Une méthode qui a fait ses preuves dans ses deux précédents livres et qui marche ici encore, du tonnerre. Ou comment l'omission et le mensonge peuvent conduire à une certaine forme de vérité.

Pauvre Gregor, moitié génie, moitié savant fou, dont la distraction et la légèreté lui valent de se faire déposséder de ses plus grandes découvertes par d'autres scientifiques un peu plus avisés et les pieds sur terre, à commencer par Edison et Marconi. Echenoz se gausse assez ouvertement de lui, répétant à plusieurs reprises le qualificatif d'antipathique, et fustigeant son horreur des contacts physiques et son obsession de l'hygiène. En matière de formules assassines, qui font mouche, il n'est pas le dernier à dégainer et, ma foi, cela participe au bonheur que l'on prend à lire ses livres. D'autant qu'Echenoz n'est pas méchant, moqueur, ça oui, mais au fond n'a t-il pas une certaine tendresse pour son Gregor, qui, à force d'échecs, devient pathétique à l'automne de sa vie ?

Des éclairs est à la fois un roman désinvolte et survolté (pour rester dans le domaine électrique), virtuose et modeste, qui parvient à capter, avec des moyens détournés, ce qu'est l'essence d'une vie à moitié réussie ou à moitié ratée, tout dépend de la position adoptée. Nikolas Tesla a inventé le courant alternatif, Echenoz l'utilise avec talent, dans un domaine, la littérature, où on ne l'attendait pas.
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traversay
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 6 Oct 2010 - 14:40

Et le livre commence ainsi :

Citation :
Chacun préfère savoir quand il est né, tant que c’est possible. On aime mieux être au courant de l’instant chiffré où ça démarre, où les affaires commencent avec l’air, la lumière, la perspective, les nuits et les déboires, les plaisirs et les jours. Cela permet déjà d’avoir un premier repère, une inscription, un numéro utile pour vos anniversaires. Cela donne aussi le point de départ d’une petite idée personnelle du temps dont chacun sait aussi l’importance : telle que la plupart d’entre nous décident, acceptent de le porter en permanence sur eux, découpé en chiffres plus ou moins lisibles et parfois même fluorescents, fixé par un bracelet à leur poignet, le gauche plus souvent que le droit. Or ce moment exact, Gregor ne le connaîtra jamais, qui est né entre vingt-trois heures et une heure du matin. Minuit pile ou peu avant, peu après, on ne sera pas en mesure de le lui dire. De sorte qu’il ignorera toute sa vie quel jour, veille ou lendemain, il aura le droit de fêter son anniversaire. De cette question du temps pourtant si partagée, il fera donc une première affaire personnelle. Mais, si l’on ne pourra l’informer de l’heure précise à laquelle il est apparu, c’est que cet événement se produit dans des conditions désordonnées.
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toma
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 15 Déc 2010 - 19:48

Je viens de finir "au piano", que j'ai beaucoup aimé, dans sa totalité. Pour moi, c'est un livre sur le destin et sur Paris, plus que sur la musique (ce que j'attendais). Un bon livre, qui ne se laisse pas deviner.
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darkanny
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Sam 18 Déc 2010 - 17:55

Au piano

Une première partie réjouissante, l'histoire pourtant pas vraiment drôle d'un pianiste professionnel, ravagé par le trac qui le guette avant l'entrée en scène, épaulé par un personnage atypique, Bernie, qui a la lourde charge de le distraire pour l'empêcher de céder à l'irrésistible tentation de s'en jeter un avant de se produire (et on se doute bien qu'il y en aura plusieurs), l'alcool ayant un effet désinhibiteur......mais Bernie veille.

Les concerts se passent au mieux, Max le pianiste peut donc s'en jeter plus d'un après sa prestation, et rentrer ronfler paisiblement dans l'appartement qu'il partage avec sa soeur, en rêvant à Rose, son amour de jeunesse impossible disparu depuis 30 ans, qu'il croit d'ailleurs voir dans le métro, ce qui nous vaut une description intéressante de certaines lignes de métro. (Nation-Etoile par ex.)

Touchante évocation de rues de Paris et du Parc Monceau au passage.
Beaucoup d'humour dans ce texte et on partage sans se forcer les tourments de ce quinquagénaire qui ne trouve pas de tranquillité ou si peu.

Puis Max est agressé en pleine nuit, et laissé (mort ? oui) sur le trottoir.

Deuxième partie et là subitement, l'auteur décide de plonger Max dans un univers surréaliste (rêve éveillé post mortem ?), dans un centre de soins qui décide du sort des personnes : Le parc (paradis) ou la section urbaine(l'enfer)

Oui donc à partir de là tous les efforts de l'auteur pour bien faire ressortir l'étrangeté de ce lieu(sorte d'antichambre du jugement dernier) seront vains tant l'histoire m'échappe complètement et m'ennuie lentement mais sûrement (même un vieux clin d'oeil à la série "le prisonnier" quand Max tente mollement de partir du centre, rattrappé par une voiturette de terrain de golf, j'ai trouvé que ça sonnait faux)

Alors que s'est il passé ? Jean Echenoz a subitement paniqué comme son héros devant son piano ? il ne savait plus comment continuer cette histoire ?

Pour moi c'est la seule explication , car j'ai lu toute cette deuxième partie en diagonale, longue et redondante.

ou alors je n'ai pas compris cette métaphysique du rêve, du destin bref.....

Dommage car franchement j'avais bien accroché à cette première partie SNIF

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toma
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Sam 18 Déc 2010 - 18:21

c'est vrai qu'on décroche au début de la seconde partie mais après quelques pages, quand on a pris nos repères, c'est aussi bon. Et je me suis laissé reprendre par l'histoire, même si j'ai survolé certaines descriptions... Pour moi, c'est un texte sur le destin. Même après son passage par le Centre, Max se retrouve au piano et ne retrouvera pas sa Dulcinée... c'est aussi la mort qui donne une leçon d'humilité, qui projette Max dans un univers bien plus réel qu'avant l'apparition de la mort... la mort au Centre de tout... On peut y voir bien des choses...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Jeu 23 Déc 2010 - 22:25

traversay a écrit:
Des éclairs est à la fois un roman désinvolte et survolté (pour rester dans le domaine électrique), virtuose et modeste, qui parvient à capter, avec des moyens détournés, ce qu'est l'essence d'une vie à moitié réussie ou à moitié ratée, tout dépend de la position adoptée. Nikolas Tesla a inventé le courant alternatif, Echenoz l'utilise avec talent, dans un domaine, la littérature, où on ne l'attendait pas.
À mon tour d'avoir lu ce livre Des éclairs et je ne peux souligner chaque mot de Traversay
Lecture sublime, personnage à découvrir, auteur à suivre..
que de bons moments en cette fin d'année Very Happy


darkanny a écrit:
Alors que s'est il passé ? Jean Echenoz a subitement paniqué comme son héros devant son piano ? il ne savait plus comment continuer cette histoire ?

Pour moi c'est la seule explication , car j'ai lu toute cette deuxième partie en diagonale, longue et redondante.
je n'avais pas vu ton commentaire.. mais quand j'avais vu ce titre sur le fil de tes emprunts en biblio, je craignais ce résultat.. j'en ai fait la même lecture.. 1ère partie sublime.. le reste un grand ??? pour moi..

Mais Ravel et maintenant Des éclairs m'ont enthousiasmée autant que je vais continuer avec cet auteur..
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darkanny
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Jeu 23 Déc 2010 - 22:29

Oui je laisse un peu de temps, mais je pense que je le relirai (enfin un autre pas celui-là)
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zazy
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Dim 22 Mai 2011 - 19:52

Je viens de terminer des éclairs et, comme tout ce que j'ai lu de Echenoz, j'ai beaucoup aimé. Je vais continuer sur ma lancée !!!!!
Le premier chapitre démarre dans un tourbillon, que dis-je, un maelström : vent, pluie, éclairs… tout y passe pour faire de l’arrivée de Nikola Tesla alias Gregor un acte hors du commun et donc, de facto : un personnage hors du commun.

Voilà, la base est posée….. rajoutons les Carpates, une ambiance de fin du monde et nous y sommes.

Echenoz, dans ce dernier opus de « Une suite de trois vies » nous gâte.

Gregor, est-ce le fait d’être né cette nuit d’orage, dans le noir…. voue une grande passion pour l’électricité. De cet esprit avide de connaissance, surdoué naîtra le courant alternatif et qui a prévu la naissance de « La radio. Les rayons X. L'air liquide. La télécommande. Les robots. Le microscope électronique. L'accélérateur de particules. L'Internet. J'en passe », Echenoz nous le montre comme un personnage hors du commun avec un caractère « ombrageux, méprisant, susceptible, cassant ».
Arrivé aux Etats-Unis vers 30 ans, il est engagé par Thomas Edison qui n’aura de cesse de discréditer son invention du courant alternatif, lui qui « n’à découvert que » le courant continu.
Passant à la concurrence, chez Georges Westinghouse, il voit son train de vie s’améliorer, découvre la vie mondaine et le plaisir de se montrer en public avec de grands tubes lumineux et d’étincelles spectaculaires, qui font se pâmer les femmes et frémir tout le monde.

Le seul problème de taille que connait Gregor c’est son inadaptation au monde moderne. Toujours une invention en tête, il ne pense pas à faire breveter correctement ses découvertes et se les fait piller. Avec son idée fixe d’électriser gratuitement la terre entière, il se met, petit à petit, tous ses mécènes à dos et passera d’un hôtel de très grand luxe à un hôtel minable et mourra seul et misérable.
En dehors de l’électricité, la seule passion développée par Gregor est son amour des pigeons alors qu’il ne supporte aucune saleté, il va aller jusqu’à les garder dans sa chambre d’hôtel.

Echenoz, dans son écriture, suit le rythme trépident de cette époque de grandes découvertes. Son écriture est aussi électrisée que les inventions de Gregor avec ce qu’il faut d’ironie.

Un vrai régal. A travers cet ours des Carpates, Echenoz a été capable de me faire comprendre certaines de ses découvertes et lorsque j’allume la lumière, j’ai une petite pensée pour Nikola Tesla

Une belle trilogie et un coup de cœur, comme le furent Ravel et Courir.

En y repensant, je perçois dans ces 3 livres une grande solitude. Est-ce là l’apanage des surdoués et passionnés ?

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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 13 Juil 2011 - 20:35

Je viens de terminer "Des éclairs" et j'adore ce que vous écrivez M. Jean Echenoz !
Je ne parlerais pas de l'histoire parce que Zazy et Traversay l'ont racontée tellement mieux que je ne pourrais le faire.

Ce qui m'a vraiment intéressée c'est le style Echenoz : sa façon de jouer avec la syntaxe, ses comparaisons, son humour, son ironie. Echenoz a une façon bien particulière de s'adresser au lecteur, une sorte de sourire dans la narration.
Bref, une intelligence lisible !

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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 13 Juil 2011 - 21:30

chrisdusud a écrit:
Je viens de terminer "Des éclairs" et j'adore ce que vous écrivez M. Jean Echenoz !
Je ne parlerais pas de l'histoire parce que Zazy et Traversay l'ont racontée tellement mieux que je ne pourrais le faire.

Ce qui m'a vraiment intéressée c'est le style Echenoz : sa façon de jouer avec la syntaxe, ses comparaisons, son humour, son ironie. Echenoz a une façon bien particulière de s'adresser au lecteur, une sorte de sourire dans la narration.
Bref, une intelligence lisible !

C'est exactement cela dans ce livre concernant l'humour, que l'on ne ressent pas dans les 2 autres




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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 13 Juil 2011 - 22:27

zazy a écrit:
chrisdusud a écrit:
Je viens de terminer "Des éclairs" et j'adore ce que vous écrivez M. Jean Echenoz !
Je ne parlerais pas de l'histoire parce que Zazy et Traversay l'ont racontée tellement mieux que je ne pourrais le faire.

Ce qui m'a vraiment intéressée c'est le style Echenoz : sa façon de jouer avec la syntaxe, ses comparaisons, son humour, son ironie. Echenoz a une façon bien particulière de s'adresser au lecteur, une sorte de sourire dans la narration.
Bref, une intelligence lisible !

C'est exactement cela dans ce livre concernant l'humour, que l'on ne ressent pas dans les 2 autres





Oui c'est vrai. Je n'ai pas lu Ravel mais dans courir il n'y avait pas cette sorte de gaité qui émane de son écriture. Quand il nous dit qu'on doit tous en avoir marre des pigeons de Grégor, et les pigeons de Gégor, on sent que la fin du personnage n'est pas loin. Echenoz se paie un délire avec le complot des pigeons et tout cela est manié avec finesse.
Humour et finesse seront les deux adjectifs qui conviennent selon moi à ce livre !
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zazy
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Mer 13 Juil 2011 - 22:47

Entièrement d'accord avec toi
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Dim 8 Avr 2012 - 1:04

Et Le méridien de Greenwich ou L'équipée malaise, personne ne les a lus ?

bonjour
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MessageSujet: Re: Jean Echenoz   Aujourd'hui à 10:36

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Jean Echenoz
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