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 Gustave Flaubert

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eXPie
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyDim 29 Aoû 2010 - 21:21

Ah, cela faisait un an que personne n'avait posté sur le fil de Flaubert surpris
Madame Bovary, trèèèèès bien !
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odrey
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyDim 29 Aoû 2010 - 21:48

eXPie a écrit:
Ah, cela faisait un an que personne n'avait posté sur le fil de Flaubert surpris
Madame Bovary, trèèèèès bien !

Je confirme.
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyLun 30 Aoû 2010 - 10:43

Aaaaaah! Arrêtez! Ca me donne encore plus envie de le lire!!! swing
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FrançoisG
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMar 16 Nov 2010 - 19:18



Hier, j'ai reçu ceci :

Gustave Flaubert - Page 4 Flaube10

I - Ecrits de jeunesse - Premiers romans - La tentation de saint-Antoine - Madame Bovary - Salammbô.

II - L'éducation sentimentale - Trois contes - Bouvard et Pécuchet - Le dictionnaire des idées reçues - Théâtre - Voyages.

Préface de J. Bruneau. Présentation et notes de B. Masson.

Paris, Seuil, 2 tomes, 1991, 22 x 17,5 cm., reliure éditeur toilée avec la jaquette, 796 & 791 pp., texte sur deux colonnes.

Et mon histoire avec Flaubert commence mal très mal.

Hier soir, vers 22 heures, j'ai voulu lire quelques lignes de "Bouvard et Pécuchet", pour me faire une idée, sans vouloir aller plus loin puisque je suis en train de lire autre chose...

Eh bien à 4 heures du matin, j'ai dû me résoudre à aller dormir, le coeur gros...
J'avais lu Bouvard et Pécuchet pendant six heures sans discontinuer... affraid
Je me demande si cet auteur va me plaire Very Happy
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMar 16 Nov 2010 - 20:29

FrançoisG a écrit:
Hier soir, vers 22 heures, j'ai voulu lire quelques lignes de "Bouvard et Pécuchet", pour me faire une idée, sans vouloir aller plus loin puisque je suis en train de lire autre chose...
Ah Bouvard et Pécuchet, trop méconnu, bien trop. Critique du savoir, des savoirs ; du discours scientifique ; de la bourgeoisie bien-pensante ; du monde politique... Flaubert, depuis longtemps, voulait écrire une "encyclopédie en farce", ce qu'il réussit parfaitement.

Et puis cette construction, la plus remarquable qu'il m'ait été donné à lire. Sur ce point, je cite toujours l'essai d'un prof que j'ai eu, et qui est d'un très grand intérêt : La Spirale et le Monument d'Yvan Leclerc.

Dommage que la mort ait emporté Flaubert avant d'avoir fini Sad Mais en même temps, une critique sans fin, cela aurait particulièrement plu à Flaubert Very Happy
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMar 16 Nov 2010 - 20:41

Jean-Pierre Bernès, J.L. Borges : La vie commence :
Citation :
"Parfois, il aurait voulu déclamer des passages en prose de Montaigne et de Flaubert, et tout particulièrement de Bouvard et Pécuchet, qu'il admirait et dont il disait : « C'est le livre que j'ai le plus lu de ma vie. »" (page 80).


Flaubert a lu des centaines de livres pour écrire Bouvard et Pécuchet. C'est un roman vraiment très singulier... J'ai encore une critique de retard, j'ai omis de l'écrire (mais je me demande toujours, pour Flaubert et Balzac : qui suis-je pour critiquer ?)
On ne peut pas le résumer à l'histoire de deux crétins, ça semble vrai au début, mais finalement... qui est le crétin ? Flaubert prend un malin plaisir à brouiller une siutation qui paraissait claire, et finalement, on se demande : se fiche-t-il de nous, lecteur ? scratch
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMar 16 Nov 2010 - 20:45

Oui, la correspondance de Flaubert est claire. A un moment, il dit : "le lecteur ne doit pas savoir si je me fout de lui ou non." C'est très réussi!!

Et je te rejoins sur les deux hommes. Certes, ce ne sont pas des génies, mais puisqu'il n'y a pas de savoir exact ni de système absolument efficace et vrai, à partir de quels critères peut-on les juger?? Car au moins, il ont le courage de remettre en cause des absurdités établies (cf. le magnétisme, la physiognomonie, la phrénologie, le spiritisme, les thèses sur l'exploitation agricole...).
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colimasson
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 9:27

Madame Bovary (1857)

Gustave Flaubert - Page 4 Flaube10

Si Flaubert avait vécu à notre époque, se serait-il acharné à démontrer les vices que produit la télévision dans le cerveau des jeunes demoiselles, comme il a voulu montrer, dans Madame Bovary, les dommages que pouvait provoquer la lecture de romans à l’eau de rose lors de la formation des jeunes filles au couvent ? Cette idée ne me semble pas impossible, et aujourd’hui, à l’heure on la majorité se désole de voir les petites têtes du monde entier se tourner plus rapidement vers un écran de télévision qu’au-dessus des pages d’un bouquin, le point de vue de Flaubert sur la perversion engendrée par la lecture apporte un point de vue intéressant sur les bienfaits et les méfaits de la culture.

Heureusement, Madame Bovary ne se limite pas seulement à cette réflexion intéressante. Peut-être même Flaubert n’avait-il jamais voulu étayer une quelconque théorie sur la culture, car la totalité de ses personnages, qu’ils soient issus de la plus haute caste intellectuelle ou de la plus longue lignée de paysans, n’échappe pas à son mépris le plus glacial, à ses remarques les plus acides, à son humour le plus féroce ! Et c’est cette haine de l’humanité, qui se dessine petit à petit entre les phrases travaillées et raffinées de Flaubert, qui donne son aspect le plus jubilatoire à Madame Bovary.

Rien ni personne n’est épargné dans ce roman. Flaubert disait être cette Emma, pauvre fille sans cesse déçue par les espoirs qu’elle portait en la vie, et cette affirmation ne me surprend pas. La psychologie de Madame Bovary est passée au peigne fin, démontée rouage après rouage. Alors qu’elle se dessinait vaguement, dans les premiers chapitres, comme une jeune fille de paysans légèrement tournée vers la vie intellectuelle et artistique, on la découvre de plus en plus complexe, hésitante, incohérente voire tordue. Quiconque ne se reconnaîtrait pas une fois dans les pensées d’Emma serait sans doute beaucoup moins humain qu’elle, ou peut-être moins honnête.
Et c’est là où le réalisme de Flaubert devient magique : il brosse sous ses yeux le portrait d’une femme, d’une famille, d’un village… de petites confréries qui deviennent universelles par la finesse des descriptions qu’il en fait.

Sur un ton en apparence posé et cordial, Flaubert a écrit, avec Madame Bovary, un roman d’une cruauté réjouissante !

Gustave Flaubert - Page 4 Alfred10
Le Mariage, d'Alfred de Richemont

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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 9:28

Des passages de Madame Bovary parmi les plus glaçants. L’humour féroce côtoie toujours la haine que Flaubert semble porter contre chaque membre de l’humanité…

« La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient, dans leur costume ordinaire, sans exciter d’émotion, de rire ou de rêverie. Il n’avait jamais été curieux, disait-il, pendant qu’il habitait Rouen, d’aller voir au théâtre les acteurs de Paris. Il ne savait ni nager, ni faire des armes, ni tirer le pistolet, et il ne put, un jour, lui expliquer un terme d’équitation qu’elle avait rencontré dans un roman.
Un homme, au contraire, ne devait-il pas tout connaître, exceller en des activités multiples, vous initier aux énergies de la passion, aux raffinements de la vie, à tous les mystères ? Mais il n’enseignait rien, celui-là, ne savait rien, ne souhaitait rien. Il la croyait heureuse ; et elle lui en voulait de ce calme si bien assis, de cette pesanteur sereine, du bonheur même qu’elle lui donnait. »

« […] les appétits de la chair, les convoitises d’argent et les mélancolies de la passion, tout se confondit dans une même souffrance ; -et, au lieu d’en détourner sa pensée, elle l’y attachait davantage, s’excitant à la douleur et en cherchant partout les occasions. Elle s’irritait d’un plat mal servi ou d’une porte entrebâillée, gémissait du velours qu’elle n’avait pas, du bonheur qui lui manquait, de ses rêves trop hauts, de sa maison trop étroite. »

« Quel bonheur dans ce temps-là ! quelle liberté ! quel espoir ! quelle abondance d’illusions ! Il n’en restait plus maintenant ! Elle en avait dépensé à toutes les aventures de son âme, par toutes les conditions successives, dans la virginité, dans le mariage et dans l’amour ; -les perdant ainsi continuellement le long de sa vie, comme un voyageur qui laisse quelque chose de sa richesse à toutes les auberges de la route. »

« Tout en lui l’irritait maintenant, sa figure, son costume, ce qu’il ne disait pas, sa personne entière, son existence enfin. Elle se repentait, comme d’un crime, de sa vertu passée, et ce qui en restait encore s’écroulait sous les coups furieux de son orgueil. Elle se délectait dans toutes les ironies mauvaises de l’adultère triomphant. Le souvenir de son amant revenait à elle avec des attractions vertigineuses ; elle y jetait son âme, emportée vers cette image par un enthousiasme nouveau ; et Charles lui semblait aussi détaché de sa vie, aussi absent pour toujours, aussi impossible et anéanti, que s’il allait mourir et qu’il eût agonisé sous ses yeux. »

Gustave Flaubert - Page 4 Eugane11
Portrait de Flaubert par Eugène Giraud

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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 9:30


Des extraits de la correspondance de Flaubert à propos de Madame Bovary :


« J'ai la gorge éraillée d'avoir crié tout ce soir en écrivant, selon ma coutume exagérée. - Qu'on ne dise pas que je ne fais point d'exercice, je me démène tellement dans certains moments que ça me vaut bien, quand je me couche, deux ou trois lieues faites à pied. »

A Louise Colet. 26 avril 1853.

« Mais ce livre, quelque bien réussi qu'il puisse être, ne me plaira jamais. Maintenant que je le comprends bien dans tout son ensemble, il me dégoûte. »

A Louise Colet. 25 octobre 1853.

« N'importe, bien ou mal, c'est une délicieuse chose que d'écrire ! que de ne plus être soi, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd'hui, par exemple, homme et femme tout ensemble, amant et maîtresse à la fois, je me suis promené à cheval dans une forêt, par un après-midi d'automne, sous des feuilles jaunes, et j'étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu'ils se disaient et le soleil rouge qui faisait s'entrefermer leurs paupières noyées d'amour. »
A Louise Colet. 23 décembre 1853.

« Jusqu'à présent j'avais à peindre des états tristes, des pensées amères. J'en suis maintenant à un passage joyeux. J'échoue. Les cordes lamentables me sont faciles. Mais je ne peux pas m'imaginer le bonheur, et je reste là devant, froid comme un marbre et bête comme une bûche. »
A Louise Colet. 3 février 1854.

« On me croit épris du réel, tandis que je l'exècre. C'est en haine du réalisme que j'ai entrepris ce roman. Mais je n'en déteste pas moins la fausse idéalité, dont nous sommes bernés par le temps qui court. »
A Edma Roger des Genettes. 30 octobre 1856.

Gustave Flaubert - Page 4 Flaube11
Flaubert disséquant Emma Bovary.

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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 10:39

colimasson a écrit:


Sur un ton en apparence posé et cordial, Flaubert a écrit, avec Madame Bovary, un roman d’une cruauté réjouissante !


Plus que de la cruauté, j'y verrais de la lucidité, et par moments, une certaine tendresse pour ses personnages affleure chez Flaubert, malgré l'implacable mise à nu. C'est cette complexité qui donne pour moi un si grand prix à cette oeuvre, cette analyse au scalpel de l'âme humaine, mais en même temps le regard de l'auteur qui s'identifie à ces personnages, et qui nous pousse à nous identifier à eux, malgré tout, même si cette image n'est guère glorieuse.

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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 12:51

colimasson a écrit:

Des extraits de la correspondance de Flaubert à propos de Madame Bovary :


la correspondance je la relis régulièrement en prenant des lettres au hasard; je ne sais pas trop ce qui me fascine là-dedans d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 19:26

Arabella a écrit:
colimasson a écrit:


Sur un ton en apparence posé et cordial, Flaubert a écrit, avec Madame Bovary, un roman d’une cruauté réjouissante !


Plus que de la cruauté ou de la haine, j'y verrais de la lucidité, et par moments, une certaine tendresse pour ses personnages affleure chez Flaubert, malgré l'implacable mise à nu. C'est cette complexité qui donne pour moi un si grand prix à cette oeuvre, cette analyse au scalpel de l'âme humaine, mais en même temps le regard de l'auteur qui s'identifie à ces personnages, et qui nous pousse à nous identifier à eux, malgré tout, même si cette image n'est guerre glorieuse.

Oui, par exemple le personnage de Charles, par exemple... Flaubert est-il cruel avec lui ? C'est un brave type, pas très marrant, un peu lourdaud, mais qui cherche à bien faire... Je n'ai pas du tout ressenti de la haine de la part de Flaubert à son endroit. Charles est un type un peu médiocre mais pas méchant, et qui se contentait très bien de sa petite médiocrité. Comme tant de gens.

Ah, la scène des comices agricoles, c'est bien drôle... mais je n'ai pas perçu de cruauté. Il est juste moqueur, il montre les petits travers des gens, qui aimeraient bien avoir l'air...

Sinon, Colimasson, je suis très d'accord avec toi quand tu écris "La psychologie de Madame Bovary est passée au peigne fin, démontée rouage après rouage". Et c'est ce que je m'attendais à lire dans Anna Karenine, plus précisément dans le personnage d'Anna, et que je n'ai pas trouvé (ou pas su trouver ?) dans le Tolstoï. Autant je comprends Madame Bovary, même quand elle fait des bêtises, disons, c'est compréhensible, autant je n'ai pas compris Anna Karénine, qui m'a paru caricaturale (je me permets de comparer, car les deux livres sont souvent rapprochés, alors qu'au bout du compte, ils n'ont quasiment rien à voir l'un avec l'autre).
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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 19:33

Tolstoï est très différent de Flaubert, beaucoup moins analytique, impressionniste, c'est un flot, plus qu'un ensemble de petites choses. On ne peut pas revenir sur telles ou telles petit élément, il faut se laisser porter par le courant, sinon on reste au bord.

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MessageSujet: Re: Gustave Flaubert   Gustave Flaubert - Page 4 EmptyMer 24 Aoû 2011 - 20:00

eXPie a écrit:
Oui, par exemple le personnage de Charles, par exemple... Flaubert est-il cruel avec lui ? C'est un brave type, pas très marrant, un peu lourdaud, mais qui cherche à bien faire... Je n'ai pas du tout ressenti de la haine de la part de Flaubert à son endroit. Charles est un type un peu médiocre mais pas méchant, et qui se contentait très bien de sa petite médiocrité. Comme tant de gens.
Tout à fait, il est juste médiocre. D'ailleurs, l'autopsie finale révèle ce vide : "Il l'ouvrit et ne trouva rien."

En revanche, la cruauté se fait sentir avec Homais. Flaubert fait de lui le petit bourgeois typique, pour lequel Flaubert était empli de haine. Une analyse ici.
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