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 Per Olov Enquist [Suède]

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coline
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MessageSujet: Per Olov Enquist [Suède]   Mer 21 Fév 2007 - 19:02



Citation :

Per Olov Enquist, né le 23 septembre 1934 à Hjoggböle, est un écrivain et journaliste suèdois.
Son originalité est qu'il développe un style de roman à base documentaire, où la fiction part toujours d'une réalité avérée pour ensuite aboutir à des récits très structurés mêlant la biographie et le roman, les faits réels et la pure invention. C'est ce qu'il a fait, par exemple dans Le Médecin personnel du roi, livre dans lequel il raconte le destin hors du commun de Struensee, qui fut au XVIIIe siècle le médecin et le conseiller de Frédéric V, roi du Danemark, ou dans L'Extradition des Baltes (Grand Prix de littérature du Conseil nordique en 1969) qui mélange l'interview et la fiction pour montrer les dessous de la neutralité suédoise. Cette part d'invention permet ainsi de mieux cerner une époque ou une société, d'en relier des phénomènes, de nous en offrir une vision critique.
On peut ainsi le rattacher au mouvement "documentariste" qui a ses racines dans les expériences sociales avancées de la Suède dans les années 1960.
Il s'agit d'une littérature expérimentale qui combine les genres du reportage, du rapport ou de l'instruction juridique avec les formes traditionnelles du roman. Ce mouvement a, en son temps, alimenté la contestation des institutions suédoises.
Per Olov Enquist se distingue, par rapport à d'autres auteurs de ce mouvement, par sa capacité à conter une histoire malgré son refus des normes narratives classiques et par son attrait pour des personnages, réels ou inventés, hors normes, parfois monstrueux, mieux à même de nous restituer la réalité d'une époque.

Blanche et Marie

C'est le dernier roman de Per Olov Enquist.

Extrait :
« Deux ans après que Marie Sklodowska Curie avait reçu son deuxième prix Nobel, celui de chimie, en 1911 - alors que son amant, Paul Langevin, était en train de se réconcilier avec sa femme Jeanne, et d’instaurer, avec son accord, une relation sexuelle plus ou moins permanente avec sa secrétaire -, elle subit une perte, attendue certes, mais néanmoins très éprouvante, quand un matin, dans son propre appartement, à Paris, on retrouva son amie Blanche Wittman morte. Elle avait essayé de descendre du lit, pour rejoindre la caisse en bois montée sur roulettes. Elle n’avait pas réussi. Et elle était morte.
La cause du décès ne fut jamais établie, mais ceux qui vinrent chercher le corps remarquèrent sa taille dérisoire, et aussi que Marie Sklodowska Curie avait insisté pour coucher elle-même cette femme-tronc amputée dans son cercueil. Ensuite, en guise d’adieu, elle était restée assise sur une chaise à côté de la morte, une main posée sur le couvercle du cercueil, obligeant les porteurs à attendre une heure entière dans la pièce attenante. Elle n’avait pas cherché à expliquer son geste, elle n’avait fait que murmurer je resterai toujours à tes côtés.
Pour finir, on emporta le cercueil


Blanche et Marie, est basé en partie sur les trois cahiers (imaginaires ?) de Blanche qui portent le nom de Livre jaune, Livre noir, Livre rouge regroupés en un titre :Le livre des questions.

Avec Blanche et Marie, nous sommes au début du XXe siècle, entre l’hôpital de la Salpêtrière à Paris où règne le professeur Charcot, et le laboratoire de Marie Curie.

Per Olov Enquist construit son roman autour de quatre personnages :
- Blanche Wittman, sans doute la malade mentale la plus célèbre du monde.
- Marie Curie, deux fois Prix Nobel, mais abandonnée par son amant, le Professeur Langevin, qui lui préféra sa secrétaire.
- Jane Avril, ancienne internée de la Salpêtrière, devenue danseuse, immortalisée par Toulouse-Lautrec.
- Charcot, enfin, le précurseur de l'étude des maladies mentales.

C'est un roman sur l'amour.
Per Olov Enquist s'interroge sur la force de l'amour confronté à la monstruosité et à la mort.
“Amor omnia vincit” – l’amour triomphe de tout –, c’est ce que Blanche avait écrit sur la couverture de la chemise marron qui contient les trois carnets de son LIVRE DES QUESTIONS.
Mais les deux femmes que la science et l'amour avaient sanctifiées ont été brûlées par l'amour et la radioactivité .


Dernière édition par Queenie le Mar 30 Juin 2009 - 9:39, édité 1 fois (Raison : Ajout d'une bio.)
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coline
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Mer 21 Fév 2007 - 19:07



Blanche, c'est Blanche Wittman, une des patientes de La Salpétrière à l'époque où le Professeur Charcot, grand spécialiste de l'hystérie des femmes, officiait.Elle fut sa patiente et sa maîtresse.

Sur ce tableau, l'on voit Blanche en crise, effonfrée dans les bras d'un assistant de Charcot tandis que celui-ci l'examinait et commentait sous les yeux du public tous les vendredis, plus tard tous les mardis.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 9:25

jamais lu cet auteur, mais l'extrait que tu nous postes, et les quelques mots que tu nous donnes me donne envie d'avoir ce livre immédiatement dans les mains Very Happy
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 10:47

Moi , ton court post m'a intriguée plutôt ...scratch J'ai besoin d'en savoir plus !
Tu peux ? ... dis Coline ...un peu plus de renseignements stp sur cette histoire un peu embrouillée ...mais qui capte l'attention ,c'est clair.Shocked
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coline
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 13:34

Je crois pouvoir dire que ce livre m'a à la fois vivement intéressée et profondément dérangée...

L'auteur ne nous épargne pas les détails des séances en public au cours desquels le Professeur Charcot , se sert de crises de sa maîtresse, Blanche Wittman, pour appuyer ses thèses sur l'hystérie.

Rien ne nous est épargné non plus de la description de la dégradation corporelle de ces deux femmes, Blanche Wittman et Marie Curie, dégradation due bien sûr à la radioactivité. Blanche était l'assistante de Marie Curie (brûlée, amputée, finissant sa vie dans une caisse en bois).

Ce serait dommage que j'en dise davantage.
Je peux encore ajouter ceci (extrait quatrième de couverture):
"Utilisant Le livre des questions, les carnets de Blanche, Per Olov Enquist nous conte une histoire d'ascension et de chute. Car si la lente dégradation des corps n'empêche en rien la passion qui dévore, arrive toujours un moment où le dialogue d'un être avec lui-même se fait monologue, quelques secondes, puis silence."
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Babelle
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 13:52

Moi aussi ce roman m'intrigue, mais je ne m'y lancerai pas sans en connaître la part de vérité et la documentation sur laquelle il est basé (qu'est-ce qui est vrai, les "carnets de Blanche" existent-ils vraiment, Blanche était-elle vraiment la maîtresse de Charcot...)
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coline
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 13:59

Voici un lien où il est question (de façon assez détaillée) de ce livre


Je ne saurais pas de répondre à propos de liaison réelle ou supposée de Blanche et Charcot...Je n'ai rien "vu de mes yeux vu"...Very Happy

Je recherche ce que je peux trouver sur le Livre des Questions, les carnets de Blanche, mais je crois qu'ils existent vraiment...
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coline
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 14:02

Et encore un clic
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coline
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 14:17

Babelle a écrit:
Moi aussi ce roman m'intrigue, mais je ne m'y lancerai pas sans en connaître la part de vérité et la documentation sur laquelle il est basé (qu'est-ce qui est vrai, les "carnets de Blanche" existent-ils vraiment, Blanche était-elle vraiment la maîtresse de Charcot...)

Sur ce site (sérieux), des éléments de réponse à ton questionnement (pdf)
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Babelle
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 22 Fév 2007 - 14:19

merci Coline. J'aime bien le second lien. Un site intéressant.
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Marie
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 1 Mar 2007 - 4:24

" Ceci est un roman. J'ai utilisé des sources pour écrire un roman, justement, et c'est pourquoi je m'abstiens de rendre compte des différents documents dont je me suis servi. " Voilà ce qu'écrit P.O. Enquist dans les remerciements d'usage à la fin du livre.
Biographie fictive? Oui, certainement, mais il est très difficile de faire la part de la fiction.

Blanche, c'est Blanche Wittman, une jeune femme entrée adolescente dans " le château des fous, le château des femmes, le château dépotoir pour les cas désespérés". En fait, sujette à quelques troubles de l'humeur, catalogués d"hystérie, et une des plus célèbres patientes de Charcot et ses élèves ( dont un certain Sigmund Freud) , qui cherchaient à rationnaliser cette fameuse névrose de conversion par le biais de méthodes assez déroutantes, tel le port d'une "ceinture ovarienne" censée stimuler les points typiquement hystériques.....Quand on sait que l'hystérie n'est pas plus particulièrement l'apanage des femmes ( sauf dans le cadre de ses manifestations les plus aigües ), on imagine à loisir une autre ceinture typiquement masculine. Cool

Marie, c'est Marie Curie. Polonaise, deux Prix Nobel, une scandaleuse liaison avec un autre scientifique, Paul Langevin après la mort de Pierre. Liaison qui a défrayé la presse de l'époque ravivant la haine de l'étranger ( qui ne peut être que juif) .
Etre une scientifique, passe encore , mais une scientifique veuve et amoureuse d'un homme marié et père de famille, alors là, il y a de quoi rallumer les bûchers, qui en fait ne s'éteignent jamais tout à fait.
Donc, tout cela, c'est vrai. Que Blanche, à sa sortie de la Salpêtrière, ait travaillé avec Marie, que la radioactivité les ait tuées toutes deux , c'est vrai aussi.

Le reste.....le reste c'est un roman basé sur les "Carnets de Blanche" , une histoire d'ascension et de chute, de passion, de chimie amoureuse, d'amitié féminine , de révolte féminine également ( c'est l'époque des suffragettes) et de mort.
Un documentaire passionnant , certes, mais aussi un roman plein de sensibilité qui m'avait donné envie de lire autre chose de ce Suédois.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Jeu 15 Mar 2007 - 13:43

c'est la première fois que je lis un roman comme ça. D'ailleurs plutôt qu'un roman c'est en fait un documentaire. Avec un narrateur qui prend parfois à fond parti.

au début j'étais donc un peu "distante" par rapport au livre. Lisant les pages comme je regarderais un documentaire à la télé. Au fur et à mesure ds chapitres, j'ai de plus en plus adhérer à l'histoire, aux sentiments, aux évènements, mais sans jamais me retrouver complètement plongée.
Je ne suis donc pas totalement convaincue par l'auteur, mais je pense queje vais essayer plus tard de lire un autre livre de lui. Un "vrai" roman.

En tout cas, si c'est un docu-fiction, j'ai appris certaines choses, et j'ai beaucoup aimé l'omniprésence des radiations, de la lumière bleutée, ça donnait une note onirique au livre. Une lumière étrange.
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Margot
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Ven 29 Juin 2007 - 18:11

Miam ! tout ce que vous dites me met en appétit : je viens de commencer Le Médecin personnel du roi, roman historique construit autour des personnages du roi Christian VII, souverain névrosé épris jusqu'à la folie d'une courtisane, et son médecin personnel, Struensee, dans le Danemark du 18ème siècle.

Je subodore des intrigues de cour, une réflexion sur l'exercice du pouvoir et celui de sa propre liberté...

Je reviendrai vous donner mon sentiment quand je l'aurai terminé. :king:
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Sam 24 Nov 2007 - 17:43

Le cinquième hiver du magnétiseur

Friedrich Meisner se dit magnétiseur. A la fin du 18e siècle, il erre de ville en ville et sillonne l'Europe dans le but de guérir les gens de toutes sortes de maladies. On lui doit, entre autres, la vue retrouvée pour une aveugle, des animaux malades qui reprennent goût à la vie, des goutteux qui se mettent à courir et nombre de femmes frigides qui deviennent gourmandes. Bref, un peu partout des miracles mais aussi, dans chaque grande ville, des procès, des ennemis, des femmes qui se disent violées et des habitants abusés. On comprend vite que Meisner est avant tout un escroc et un subtil manipulateur qui utilise la crédulité des gens à leurs dépens. Au début, on se dit que c'est bien fait pour certains d'entre eux, trop naïfs, voire carrément bêtes. Mais au fur et à mesure, lorsque la pire des supercheries est démontrée, le bonhomme inspire la pitié et la rancoeur. Il est chassé, emprisonné et laisse bon nombre d'entre nous avec nos interrogations. A savoir qui croire, pourquoi et jusque où?

Per Olov Enquist signe ici un roman brillant et prenant. Le lecteur suit Meisner à la trace (un personnage inspiré par Mesmer et Cagliostro), assiste à ses tours de passe-passe, se glisse dans la peau du public médusé. La dernière partie, celle dans laquelle tout se joue, est la plus intéressante. A Seefond, le docteur Selinger, honorable toubib dont la fille est aveugle, devient le contrôleur médical de Meisner. Il consigne tout dans des carnets, qui nous sont donnés à lire, et pose sur papier un tas d'interrogations qui germent dans sa tête et dans la nôtre. Sur le pouvoir, la force de la conviction, sur les limites du jeu et de la supercherie, sur le rôle de la médecine et le rôle qu'elle doit remplir, sur son attitude face aux médecines dites parallèles, sur l'existence en des forces occultes... bref, sur tout ce qui conduit ce petit monde depuis toujours et n'est pas prêt de s'arrêter.
L'écriture de Per Olov Enquist est dense (sur ce point, zéro pointé à Actes Sud qui dans cette édition Babel a réduit les caractères à la plus petite taille, pour des raisons d'économie sans doute, au détriment du confort de lecture!) et le récit fourmille de détails, fictifs ou non, sur cette époque, sur le magnétisme, sur les progrès médicaux et la situation sociale. A lire attentivement car chaque partie, chaque réflexion a son importance et aide à comprendre les mécanismes d'une immense tromperie.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   Sam 24 Nov 2007 - 17:44

Le médecin personnel du roi

"Cette perversion ne résidait pas dans le fait que ces deux êtres, dont il savait que tous deux avaient joué des rôles d’importance durant la révolution danoise, dans des camps opposés à l’époque, fussent désormais dans une telle dépendance réciproque. La perversion résidait dans la manière qu’avait eue le roi de se comporter comme un chien craintif mais obéissant, et Guldberg comme son propriétaire sévère mais affectueux" (extrait de l'Incipit)

Il était une fois un roi fou danois qui avait peur de sa jeune épouse. Les conseillers du monarque en tirèrent toute l'influence possible jusqu'à l'arrivée d'un médecin tout entier acquis aux idées des Lumières (l'histoire se passe au Danemark au XVIIIe siècle) qui décida de remettre de l'ordre dans tout cela. En 1772, Struensee, ledit médecin, a le cou tranché. Adieu révolution... Guldberg, rigoriste froid, reprend le pays en main. Et le roi avec lui.

Ce roman de Enquist parle du pouvoir, de la folie, de la manipulation, de l'hypocrisie et aussi de l'amour. Avec en toile de fond, une époque qu'il décrit par le menu, via des voyages, des complots politiques, des récits historiques. L'heure n'est pas encore au progressisme et les hommes épris de liberté l'apprennent à leurs dépens.
Roman intéressant mais parfois un peu longuet. On ne s'y ennuie pas vraiment mais il y a des passages que j'estime inutiles, n'apportant qu'une description supplémentaire de tel ou tel personnage ou événement, ajoutant une lenteur qui finit par devenir lassante.
L'idée de base est également classique, la manipulation et les obscures coulisses des cours royales. J'aurais aimé que Enquist apporte à l'ensemble la petite touche d'acidité qui aurait fait la différence.
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MessageSujet: Re: Per Olov Enquist [Suède]   

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