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 Kelman Gaston

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Kelman Gaston   Kelman Gaston Icon_minitimeVen 29 Fév 2008 - 22:45

Kelman Gaston Kelman10

je suis noir et je n’aime pas le manioc de Gaston Kelman
ISBN-10: 2264041080

présentation de l'éditeur
Tous les Noirs sont supposés identiques, produits d'une tradition immuable, aimant les même choses, avec plein de trucs dans la peau et le sang, comme le rythme, le vol ou le mensonge.
Pourquoi m'enfermerais-je dans cette image qu'ils voudraient pétrifiée ? Dans le sang, je n'ai que des globules. J'ai le droit d'aimer Beethoven et pas forcément Beko-sade, comme Dupont aime la flûte des Andes. J'apprécie l'opérette et non le tam-tam ou le Griot que je ne connais même pas. J'ai le droit d'être de Dijon et pas du Zambèze. Je suis cadre et non éboueur. J'ai sur le front l'onction chrétienne et non musulmane. Quand je dis MOMO, je pense à Maurice et non à Mohamed. J'ai le droit de croire que l'on peut aimer les sauterelles de Ngomezap sans être plus sauvage que le mangeur de grenouille, l'amateur de corrida, ou le gobeur d'ortolans de braconnage... J'ai le droit de dire que les Blacks sont une fabrication hybride qu'il faut éradiquer du paysage social français. Mais surtout, j'ai au fond du coeur l'espoir qu'un jour, il deviendra évident qu'un Français peut se nommer Mamadou. Et quand on vit dans un pays, comme la France, depuis vingt, on soit considéré comme français quelque soit la couleur de sa peau

L'auteur vu par l'éditeur
Gaston KELMAN Urbaniste, a collaboré pendant douze ans à la Ville nouvelle d'Evry comme Directeur de l'observatoire urbain du SAN (10 ans) puis responsable de la maison des services publics de Courcouronnes (2 ans). Il a alors été au coeur des problématiques des migrants Noirs qui sont très fortement représentés dans cette agglomération, et milite activement pour l'intégration. Il dirige aujourd'hui un cabinet de conseil et déformation sur ces problématiques.

Mon commentaire :

Je suis noir et je n’aime pas le manioc ou l’affirmation des valeurs d’une culture sans racine, qui est, avec Maurice Blanc, un spécialiste des plantes hors sol dont l’apothéose réside dans la luxuriante combinaison des variétés sauvages, s’épanouissant dans une proximité, basée sur le partage des eaux, les échanges des micro molécules, une biosynthèse n’ayant qu’un objectif commun : la lutte pour atteindre au plus vite la lumière du soleil.
Réduire, comme je le fais, un livre si bien écrit, à une comparaison horticole savamment dosée, risque d’indisposer l’auteur très soucieux de maîtriser son enracinement.
J’ai ri lorsque Mamadou, toutes dents déployées, détruit les écrits de quelques pseudo ethnologues enquêtant sur les quartiers chauds de la couronne parisienne.
J’ai ri du crépu aux lèvres lippues sous la peau de cet homme s’active un cœur d’or.
J’ai ri de moi lorsque le bourguignon me bouscule mes idées de blanc-bec qui se donne bonne conscience en pratiquant la sacro-sainte charité chrétienne à travers les actions humanitaires à sa portée, au secours probable des plus démunis.
Lorsque toi, européen tu penses donner le bien, c’est à cause de la torture de ta bonne conscience, manipulée par un inconscient ségrégationniste d’ancien colonisateur refoulé.
Halte aux idiotes réflexions simplistes ; laissons s’exprimer les minorités.
ça me fait penser que je me sens refouler dans ma minorité de petits fils d’ancien émigré espagnol, tête basse, tête lasse, soucieux du seul plaisir de se sentir en pays libre, avec un travail à effectuer, en bout d’une hache ou d’une truelle, silencieusement empoignées.

Ce qui me gène chez Kelman, c’est sa propension à caricaturer le Blanc comme d’autres imbéciles caricaturent le Noir, ce sont ses termes pour moi, un homme est un singe nu debout, c’est lui qui parle de couleur.
Je le pense suffisamment intelligent pour mettre en exergue, ses propos, ces querelles de mauvais garçons qui de toute façon abrutis par l’alcool ou la mauvaise bière, ne liront jamais son livre.
Donnez-nous, monsieur Kelman, une autre faculté de votre prose savoureuse que celle des clichés rébarbatifs.
Je vous vois nettement plus intelligent que la moyenne de ceux qui se croient civilisés
A force de me sentir fautif par cette mise en accusation poussive, je tenterai à l’avenir d’oublier mes pensées soi-disantes cuculisantes (le Ferdydurke de Gombrowicz n’est pas loin),
A défaut d’être mal compris, mal interprété, je ne vois qu’une seule solution : ignorer les gens de couleur pour éviter de causer des injustices inaliénables, ou de provoquer des dégats irréparables et accepter les leçons que ne tardera pas à nous enseigner notre Kelman bourguignon.
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