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 Amos Oz [Israël]

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coline
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MessageSujet: Amos Oz [Israël]   Ven 14 Mar 2008 - 10:31



Amos Oz, (hébreu : עמוס עוז), né Amos Klausner (Jérusalem, 4 mai 1939), est un poète, romancier et essayiste israélien. Il est également professeur de littérature à l'université Ben Gourion de Beer-Sheva. Amos Oz est le cofondateur du mouvement La Paix maintenant et l'un des partisans les plus fervents de la solution d'un double État au conflit israélo-palestinien.


Amos Oz est né à Jérusalem, où il grandit rue Amos, dans le quartier de Kerem Avraham. Il est le fils unique de Yehuda Arieh Klausner et Fania Musman, des immigrants sionistes d'Europe de l'Est. Son père avait étudié l'histoire et la littérature à Vilnius, en Pologne (actuelle Lituanie). Ses parents émigrent en Palestine mandataire au début des années 1930. Son père travaille comme bibliothécaire à Jérusalem et sa mère donne des leçons d'histoire et de littérature. Klausner décrit sa famille comme pauvre. Sa grand-mère maternelle possédait un moulin à Rivne, en Pologne de l'Est (actuelle Ukraine), mais était venue à Haïfa en 1934.

De nombreux membres de la famille d'Amos Oz s'inscrivaient dans le courant du sionisme révisionniste. L'oncle de son père, Joseph Klausner, fut candidat du Hérout à la présidence de l'État d'Israël contre Chaim Weizmann et tenait la chaire de littérature hébraïque à l'université hébraïque de Jérusalem.

Amos et sa famille entretenaient une certaine distance à la religion dont ils méprisaient l'irrationalité.

Sa mère se suicida alors qu'il avait douze ans. Cet événement est à l'origine de la série d'interrogations qui figurent dans son livre Une histoire d'amour et de ténèbres. « Jusqu'à l'âge de 12-13 ans, j'étais fanatique et militariste, je croyais en la force militaire, j'aimais le slogan de Vladimir Jabotinsky, leader de la droite nationaliste : “Dans le sang et le feu, Israël est tombé. Dans le sang et le feu, Israël se relèvera” ».
Amos Oz, sioniste de plus en plus séduit par la gauche, rejoignit le kibboutz Houlda à l'âge de quinze ans. C'est à cette époque qu'il adopta le nom d'« Oz » qui signifie « force » en hébreu. C'est à Houlda qu'il commence à écrire, et qu'il gagne progressivement le droit de consacrer quelques journées par semaine à ses livres. Il demeura au kibboutz jusqu'à ce que sa femme Nily et lui s'installent à Arad en 1986 en raison de l'asthme de leur fils Daniel.

À la fin des années 1950, Amos Oz servit dans Tsahal, unité Nahal, et se trouva confronté aux escarmouches à la frontière syrienne.

Après Nahal, Oz étudia la philosophie et la littérature hébraïque à l'université hébraïque de Jérusalem. En dehors de courts articles dans les bulletins des kibboutzim et le journal Davar, il ne publia rien avant l'âge de 22 ans. Il commença à publier ses premiers récits, en 1965. Son premier roman fut publié en 1966. Dès lors il se mit à écrire sans discontinuer, publiant une moyenne d'un livre par an sur les presses du parti travailliste, Am Oved, qu'il quitta finalement, en dépit de ses affiliations politiques, pour Keter. Pendant la Guerre des Six Jours, en 1967, il servit dans une unité de tanks dans le Sinaï et lors de la Guerre du Kippour de 1973 il fut affecté sur le plateau du Golan.

Amos Oz s'est retiré à Arad, au nord du désert du Néguev. En novembre 2008, l'écrivain annonce qu'il rallie la « Nouvelle gauche » (parti de la gauche sioniste favorable à un partage territorial) pour contrer le Likoud (droite nationaliste), dirigé par Benjamin Netanayahou, en vue des élections de février 2009.

Bibliographie

1965 Les Terres du Chacal,
1966 Ailleurs peut-être,
1968 Mon Michaël,
1971 Jusqu'à la mort,
1973 Toucher l'eau toucher le vent,
1976 La colline du mauvais conseil,
1978 Mon vélo et autres aventures,
1979 Sous cette lumière flamboyante,
1982 Une paix parfaite,
1983 Dans la terre d'Israël,
1987 La Boîte noire,
1989 Connaitre une femme,
1994 Ne dis pas la nuit,
1995 Les Deux Morts de ma grand-mère et autres essais,
1995 Une panthère dans la cave,
1996 Un juste repos,
2002 Seule la mer,
2003 Une histoire d'amour et de ténèbres,
2005 Soudain dans la forêt profonde,
2008 Vie et mort en quatre rimes,
2010 Scènes de vie villageoise,
2013 Entre amis,


--------------------------------------------------------------------

Soudain dans la forêt profonde

C’est un conte…Un conte pour qui ?...
A priori pour les enfants…Pas trop petits tout de même…L’écriture d’ Amos Oz est très belle, pas si simple…
Pour les grands enfants alors ?...Mais les ados n’aiment plus lire des contes…
Pour les adultes ?...Il me semble que c’est eux qu’il va toucher…en tout cas, il m’a touchée et j’ai eu un grand bonheur à le lire…

L’histoire se passe dans un village maudit cerné de forêts épaisses et sombres où personne ne doit s’aventurer. C’est ce que recommandent les adultes aux enfants:« la forêt est dangereuse », « méfiez-vous des montagnes », « n’importe quel arbuste peut tramer quelque chose » …
Les forêts sont le royaume de Nehi, une créature mystérieuse qui parcourt parfois les rues du village le soir, aussi chaque famille ferme très tôt ses fenêtres, ses volets.

« Le village était morose et gris. Les montagnes, les forêts, les nuages et le vent le cernaient de toutes parts. On ne voyait pratiquement pas de visiteurs et nul voyageur ne s’y aventurait jamais : c’étaient quelque trente ou quarante maisonnettes, dispersées dans une vallée encaissée, entourée de montagnes escarpées. L’unique route, qui s’y arrêtait parce qu’elle ne pouvait aller plus loin, passait par une brèche entre les montagnes : c’était le bout du monde. »

«Personne ne s'y attardait plus de deux nuits, écrit Oz, car l'endroit était maudit: un étrange silence y régnait en permanence, on n'entendait jamais une vache meugler, un âne braire ou un oiseau gazouiller. Les oies sauvages ne traversaient pas le ciel et les habitants se parlaient à peine.»

Les animaux, en effet, ont tous déserté le village et personne ne veut s’en souvenir ni parler de la vie « d'avant ». Seule Emmanuela, l'institutrice enseigne encore aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus. N’en ayant jamais vu, ses élèves se moquent d’elle. Sauf Nimi, un petit garçon qui, ayant disparu durant trois semaines, est rentré en hennissant et tous le repoussent. Deux enfants inséparables, Matti et Maya, décident un jour de s'aventurer dans la forêt afin d'élucider le mystère …

Je ne vous dévoilerai pas ce qu’ils vont découvrir, bien sûr…Mais sachez que derrière ce conte se cachent des messages essentiels. De tolérance et d’espoir…
Il parle d’exclusion, d’exil… de la détresse ceux qui sont rejetés et des dangers que ces exclus peuvent représenter quand ils décident de se venger…

Amos Oz est le fondateur du mouvement La paix maintenant (entre Israël et la Palestine).
« [...] toutes les créatures vivant à la surface de la planète, les hommes, les bêtes, les oiseaux, les poissons, les reptiles et les autres bestioles rampantes sont très semblables malgré leurs multiples différences [...] nous connaissons tous la surprise et la peur, éprouvons la fatigue ou la faim, et chacun d’entre nous est attiré, rebuté, paniqué ou dégoûté par quelque chose. [...] Et tous autant que nous sommes, oiseau, ver de terre, chat, enfant, loup, faisons de notre mieux pour nous garder de la douleur ou du danger, mais prenons des risques chaque fois que nous nous mettons en quête de nourriture, de divertissements, d’aventures, d’émotions fortes, ou que nous recherchons le pouvoir ou le plaisir. »

Il donne à rêver au final d’un monde où « nous travaillerons, aimerons, nous nous promènerons, chanterons, jouerons de la musique, nous nous divertirons et bavarderons sans jamais plus être le bourreau ou la victime d’autrui et sans plus nous moquer les uns des autres. »
Un vieux sage donne ce conseil aux enfants :«Prenez garde de ne pas contracter la maladie du mépris et de la raillerie. Au contraire, tâchez d'en protéger vos camarades. Parlez-leur. Parlez aussi aux insulteurs et aux agresseurs. Parlez et parlez encore, sans vous décourager.»


Dernière édition par coline le Mer 2 Avr 2008 - 22:47, édité 1 fois
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Babelle
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Ven 14 Mar 2008 - 21:32

J'avais démarré sur le conseil de Marie la lecture de :
Une histoire d'amour et de ténèbres (chez Folio), qui préfigure l'autobiographie d'Amos Oz. Mais je ne l'ai pas terminé, ayant réduit mon temps de lecture à la toute première partie, celle à travers laquelle le petit garçon baigne encore dans le cocon familial triangulaire qu'il habite (appartement exigu de Jérusalem) avec ses parents.
OZ, en hébreu, ça veut dire "force" >car à 15 ans, après la disparition de sa mère et sa volonté de se réfugier dans un kiboutz, Amos décidera de changer son patronyme.
Il est né en 1939 à Jérusalem : ses parents et grand-parents, sentant venir le danger depuis les pogroms polonais, avaient pris la décision de fuir quand il en était encore temps. S'ensuit un premier récit ds lequel le regard de l'enfant nous plonge dans une autodérision jubilatoire : ses parents ne parlaient pas le yidiche des juifs pauvres de Pologne mais le polonais, leur langue d'origine de juifs assimilés et instruits, ainsi que l'allemand, l'anglais...
La bibliothèque familiale à Jérusalem recouvre les murs de la maison, de temps en temps pour améliorer le quotidien le père vend un livre rare... Ce dernier, à la recherche d'un poste à l'université, ne trouvera qu'un petit travail dans une toute petite bibliothèque.
Trop nombreux sont ces 1ers arrivants d'Europe central érudits et les places sont rares.
Dès 48 la famille affichera son "mépris" pour les rescapés plaintifs, nouveaux venus d'après la catastrophe, qui n'ont même pas été "capables" de fuir "avant"...
Et l'on achète le fromage fabriqué par le crémier arabe, mais en cachette, parce qu'il est bien meilleur que celui fabriqué au kibboutz...
Je reprendrai ma lecture dès que j'en aurai le temps...
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Babelle
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Ven 14 Mar 2008 - 21:38

Dernier livre de Amos Oz : "Vie et mort en quatre rimes"
Une pochade qui tourne en dérision l'idolâtrie que nous portons à nos écrivains. Aujourd'hui Oz doit avoir près de 70 ans et montre quelque lassitude sur son statut d'auteur...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Sam 15 Mar 2008 - 19:28

Je voudrais reprendre ici mon message que j'ai fais sur le fil concernant le Salon du Livre 2008 - mais puisque ces informations son toujours justes, je peux bien les introduire ici Wink


Biographie
Citation :
Amos Oz est né à Jérusalem en 1939, où il grandit rue Amos, dans le quartier de Kerem Avraham. Ses parents Yehuda Arieh Klausner et Fania Musman étaient des immigrants sionistes d'Europe de l'Est. Son père avait étudié l'histoire et la littérature à Vilnius, en Lituanie et était devenu bibliothécaire et écrivain à ses heures perdues à Jérusalem. Sa grand-mère maternelle possédait un moulin à Rivne, en Pologne de l'Est (actuelle Ukraine), mais était venue à Haïfa en 1934.
De nombreux membres de la famille d'Amos Oz s'inscrivaient dans le courant du sionisme révisionniste. L'oncle de son père, Joseph Klausner, fut candidat du Hérout à la présidence de l'État d'Israël contre Chaim Weizmann et tenait la chaire de littérature hébraïque à l'Université hébraïque de Jérusalem.
Amos et sa famille entretenaient une certaine distance à la religion dont ils méprisaient l'irrationalité.
Sa mère se suicida alors qu'il avait douze ans. Cet événement est à l'origine de la série d'interrogations qui figurent dans son livre Une histoire d'amour et de ténèbres. Amos Oz, sioniste de plus en plus séduit par la gauche, rejoignit le kibboutz Houlda à l'âge de quinze ans. C'est à cette époque qu'il adopta le nom d'« Oz » qui signifie « force » en hébreu. Il demeura au kibboutz jusqu'à ce que lui et sa femme Nily s'installent à Arad en 1986 en raison de l'asthme de leur fils Daniel.
Comme beaucoup d'Israéliens juifs, Amos Oz servit dans Tsahal . À la fin des années 1950 il servit dans l'unité Nahal et se trouva confronté aux escarmouches à la frontière syrienne; pendant la Guerre des Six Jours en 1967 il se trouvait dans une unité de tanks dans le Sinaï; pendant la Guerre du Kippour de 1973 il servit sur le plateau du Golan.
Après Nahal, Oz étudia la philosophie et la littérature hébraïque à l'Université hébraïque. En dehors de courts articles dans les bulletins des kibboutzim et le journal Davar, il ne publia rien avant l'âge de 22 ans, lorsqu'il commença à publier ses premiers récits, en 1965. Son premier roman fut publié en 1966. Dès lors il se mit à écrire sans discontinuer, publiant une moyenne d'un livre par an sur les presses du parti travailliste, Am Oved, qu'il quitta finalement, en dépit de ses affiliations politiques, pour Keter.
Amos Oz s'est retiré à Arad, au nord du désert du Néguev.
Sa fille aînée, Fania, enseigne l'histoire à l'Université d'Haïfa.
Oz a obtenu quelques-uns des prix les plus prestigieux de son pays : le Prix Israël de littérature en 1998, lors du cinquantième anniversaire de l'indépendance d'Israël. En 2005, il a reçu le Goethe-Preis de la ville de Francfort.
Oz a écrit 18 ouvrages en hébreu, et près de 450 articles et essais. Ses œuvres sont traduites en près de trente-cinq langues différentes.
Source: Wikipedia


Amos Oz – Seule la mer

Présentation de l'éditeur
Citation :
Albert Danon est seul. Sa femme Nadia vient de mourir d'un cancer, et son fils Rico est parti au Tibet. Bettine, une vieille amie, veuve elle aussi, s'inquiète pour Albert. Surtout lorsque Dita, la petite amie de Rico, emménage chez lui. Un certain Doubi Dombrov veut produire le scénario de Dita, mais il veut surtout Dita. Qui couche avec Guigui, en pensant à Albert, ou à Rico. Qui pense à sa mère; et ne veut pas rentrer du Tibet.
Un chassé-croisé de voix et d'histoires que le narrateur, affranchi de toute contrainte formelle, tisse, tout en nous parlant de lui, en un poème bouleversant qui se lit comme un roman - ou est-ce un roman qui se lit comme un poème ? - pour serrer au plus près la quintessence de nos vies, le désir, la nostalgie d'un bonheur perdu, la mort qui nous cueille.
Un livre inclassable d'une beauté sauvage, en un mot, une Oeuvre inoubliable.
Si vous aimez les mots, la langue – vous allez adorer ce livre. C’est vraiment un ‘poème’ – bien qu’il n’est pas écrit en rimes, il y la tonalité de la poésie. Un de mes coups de cœur – avec un GRAND C :) :heart:



A part celui-là, j’aime bien tous les autres que j’ai lus – malheureusement je n’en trouve seulement un de ceux là en français :

Ailleurs peut-être
Présentation de l'éditeur
Citation :
Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva,
qui lui a préféré le luxe tapageur d'un juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide. Peintre réaliste du kibboutz, Amos Oz n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donne
toute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse les portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.

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Ella
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Dim 16 Mar 2008 - 10:09

Un entretien avec Amos Oz sur Arte, hier.
Et pour voir l'émission en ligne : ici

Extrait : Si on me demandait de résumer mes livres en un mot, ce serait : Famille... Si on me demandait de le faire en deux, ce serait : Famillle malheureuse...
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Babelle
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Dim 16 Mar 2008 - 13:09

Merci pour le lien Ella, j'oublie toujours qu'on peut écouter en différé. Et merci Kenavo, ta présentation du parcours est très concise.
Seule la mer est sur ma PAL. Je l'ai choisi pour son style et sa forme : plus les textes sont courts et plus ils me semblaient évocateurs lorsque je les feuilletais.
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Marie
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 0:58

Seule la mer est un roman écrit en vers, écrit comme un madrigal, dit Amos Oz. Une ode à la nature, un poème épique et bucolique et un chant d'amour aux petites choses de la vie.
Une histoire d'amour et de ténèbresest donc un récit autobiographique , qui met en scène tout le destin d'Israël.
Un entretien qui date de 2006 ici

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Babelle
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 9:26

"Seule la mer est un roman écrit en vers, écrit comme un madrigal, dit Amos Oz. "Justement Marie, sur la forme, ces vers ne riment pas (si cela était, je serais un peu réticente). Je vois ça comme une prose poétique qui donne corps, j'imagine, au contenu évoqué. Et je me demandais comment cette forme est perçue dans la langue originale pour le lecteur lisant l'hébreu.
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coline
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 18:32

Babelle a écrit:
Dernier livre de Amos Oz : "Vie et mort en quatre rimes"
Une pochade qui tourne en dérision l'idolâtrie que nous portons à nos écrivains. Aujourd'hui Oz doit avoir près de 70 ans et montre quelque lassitude sur son statut d'auteur...

"Une pochade"...Où as-tu trouvé cette appréciation?..
J'ai trouvé à son propos des termes plus élogieux pour en parler...Entre réalité et fiction. Entre comédie et tragédie. Des termes qui m'ont donné envie de le lire. Je l'ai inscrit dans ma LAL...
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 18:41

Citation :
Et je me demandais comment cette forme est perçue dans la langue originale pour le lecteur lisant l'hébreu.
Voici ce que dit Amos Oz:
Des critiques en Israël ont parlé d'un roman postmoderne. Ce n'est pas postmoderne, c'est préarchaïque. D'abord parce que, comme dans la Bible, le livre mêle prose et poésie, histoire et fiction. Mais aussi parce que le livre est proche du roman des premiers temps, lorsqu'il était encore un art errant et vagabond.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 18:43

Babelle a écrit:
Je vois ça comme une prose poétique qui donne corps, j'imagine, au contenu évoqué. Et je me demandais comment cette forme est perçue dans la langue originale pour le lecteur lisant l'hébreu.
C'est tout à fait cela.. une prose poétique.. drunken
en ce qui concerne la langue.. je ne sais pas si cela joue un rôle.. ce livre de lui, je l'ai lu en allemand et c'est si bien écrit.. on ne remarque pas la traduction..
En plus j'en ai des auteurs qui font des textes similaires Anne Sexton en Anglais, Christoph Ransmayr en Allemand... j' :heart:

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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 18:59

Je suis tout à fait d'accord Kenavo, l'écriture d'Amos Oz est très belle traduite en allemand et "passe" moins bien en traduction française. A lire donc de préférence en allemand, pour ceux qui le peuvent...Et pour ceux qui ne le pourraient pas, c'est tout de même un excellent auteur qu'on peut apprécier même lorsqu'on le lit en français !
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Lun 17 Mar 2008 - 19:20

ouf, j'ai eu peur d'un coup en lisant les post chut (je ne suis pas polyglotte Embarassed )
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Mar 1 Avr 2008 - 21:45

coline a écrit:


Soudain dans la forêt profonde

C’est un conte…Un conte pour qui ?...
Pour les adultes ?...Il me semble que c’est eux qu’il va toucher…en tout cas, il m’a touchée et j’ai eu un grand bonheur à le lire…

L’histoire se passe dans un village maudit cerné de forêts épaisses et sombres où personne ne doit s’aventurer. C’est ce que recommandent les adultes aux enfants:« la forêt est dangereuse », « méfiez-vous des montagnes », « n’importe quel arbuste peut tramer quelque chose » …
Les forêts sont le royaume de Nehi, une créature mystérieuse qui parcourt parfois les rues du village le soir, aussi chaque famille ferme très tôt ses fenêtres, ses volets.




Je me laisserais séduire par un bouquin comme celui-là
le mystère qui plane, j'aime bien.

p.s. j'ai regardé un film il y a quelques années dont le titre m'échappe
il y avait une certaine similitude.
le suspence avait duré tout le long du film.
et c'étais agréable.
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coline
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MessageSujet: Re: Amos Oz [Israël]   Mer 2 Avr 2008 - 22:44

Vie et mort en quatre rimes

Il me semble que j’ai lu presque tout le roman avec un sourire sur les lèvres… content
Etonnant ! Avec son nouveau roman, mi-récit mi-farce, Amos Oz surprend.

Un écrivain connu ( cet écrivain n'a pas de nom et vit à Tel-Aviv : un double Amos Oz ?) doit participer à une table ronde dans un centre culturel, un débat à propos de son dernier ouvrage.
Il est un peu en avance, il l’a fait exprès pour pouvoir envisager les réponses aux questions qu’on va lui poser. Il s’installe dans un café…Il regarde la serveuse :
«L’élastique de son slip transparaît à travers la jupe. Fasciné, l’écrivain ne peut détacher les yeux des courbes qu’il devine: une légère asymétrie de la hanche gauche affriolante.» La fille: «C’est fini, oui? »

Au fond, l'écrivain le sait bien, ce sont toujours les mêmes questions :
« Pour quelle raison écrivez-vous ? Et pourquoi de cette manière ? Cherchez-vous à influencer vos lecteurs, et si oui, dans quel sens ? Quel rôle vos récits jouent-ils ? Biffez-vous, modifiez-vous constamment ou écrivez-vous d’un seul jet sous le coup de l’inspiration ? Quel effet cela vous fait-il d’être célèbre ? Et quelles sont les incidences sur votre famille ? Pourquoi n’exposez-vous que les côtés négatifs ? Que pensez-vous de vos confrères écrivains ? Qui vous a marqué et qui exécrez-vous ? À ce propos, quelle définition donneriez-vous de vous-même ? Combien vous rapporte grosso modo chacun de vos bouquins ? Et que pense votre ex-femme des personnages féminins de vos romans ?»

Alors l’écrivain laisse son imagination vagabonder et commence à inventer la vie de la jolie serveuse, Riki. Et celle de son ex, Charlie, gardien de but maintenant fabriquant de chauffe-eau solaires. Et aussi de Lucie, une des ex de Charlie, la dauphine de Miss Plage…
Lors de la réunion, l’écrivain continue, invente l’existence de ceux qu’il distingue dans l’assemblée, de ceux qui prennent la parole …Parmi lesquels Rochale Reznik, une timide comédienne qui lit à haute voix des extraits de son roman…
En sortant de la rencontre, il insiste pour la raccompagner chez elle…

Amos Oz dresse une critique caustique et désopilante du monde des lettres. Du barnum organisé autour de la sortie d’un ouvrage …Mais il pratique carrément l’autodérision avec cet auteur sans nom qui lui ressemble.
« Il porte une chemise d’été, un pantalon kaki et des sandales: il a davantage l’air d’un kibboutznik venu en ville préparer une manifestation pour la paix, ou d’un officier de réserve en civil, que d’un artiste. On dit que, dans sa vie privée, c’est un homme simple, humainement parlant, quelqu’un d’ordinaire comme vous et moi, et voyez les histoires alambiquées qu’il invente».

Amos Oz nous montre aussi le travail d’un écrivain. Et comment naissent les histoires dans sa tête …A partir de rêveries… ici peu convenables!... content

Le titre du roman, très poétique, fait allusion aux vers d’un (soi-disant) poète oublié, Tsefania Beit Ha’lachmi , auteur de la formule: "Point d’époux sans marié , ni de pour sans parlers".
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