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 Orly Castel-Bloom [Israël]

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Fernand Poitevent
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MessageSujet: Orly Castel-Bloom [Israël]   Sam 15 Mar 2008 - 19:44




Née en 1960 à Tel-Aviv, dans une famille d'origine égyptienne, Orly Castel-Bloom est unanimement célébrée en Israël comme la romancière la plus audacieuse de sa génération, repoussant et réinventant constamment les possibles de la langue hébraïque comme de la narration littéraire.

Couverte de prix prestigieux, elle a reçu le prix Sapir (l'équivalent du Goncourt) pour Le Roman égyptien.

Traduite dans quatorze langues, son œuvre est publiée en France par Actes Sud.

Source: Editeur



Une amie m'a prêté un très beau livre : Les Radicaux libres.
Il est écrit par une femme. Je suis enchanté de ces petits textes courts (pour l'instant je n'ai lu que les deux premiers).
Je ne lis pas souvent mais là, c'est facile, si une histoire me plait pas je peux passer à l'autre, en plus j'aime bien comme ça démarre :
"Comme il est beau le monde!"
Et des histoires il y en a 19 comme ça.
Enfin ça me plait, voilà ce que je voulais vous dire.
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Babelle
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Sam 15 Mar 2008 - 20:37

Bonsoir Fernand! Je ne connais pas l'auteur que tu évoques. Je ne sais pas si je dois dire "auteure"?
Moi aussi j'aime bien les nouvelles. Alors, en glanant de ci de là, je viens de trouver un extrait d'un autre titre de cette Orly Castel-Bloom.
Il s'intitule Dolly city et est édité chez Actes Sud.
Je te mets le lien ICI (tu dois juste cliquer)
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Marie
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Dim 16 Mar 2008 - 6:57

Cher Fernand, bonjour! Alors, les abeilles???
D'Orly Castel Bloom, j'ai dans mes rayons Parcelles humaines, le titre me plaisait. Je ne l'ai pas encore lu, mais qui sait? Un jour?
Je vous raconterai.
Si vous croisez Babelle, on ne sait jamais, dites lui que je n'oublie pas Amos Oz! Elle comprendra.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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kathel
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Mer 26 Nov 2008 - 18:02

J'ai lu Textile :
Résumé : Dans la famille Gruber, de Tel-Aviv, la mère, Mandy, est une femme d’affaires d’une cinquantaine d’années dirigeant une entreprise de pyjamas pur coton très prisés des juifs orthodoxes et qui ne trouve le repos que lorsqu’elle est anesthésiée pour une opération de chirurgie plastique. Elle forme un couple mal assorti avec Ira, sorte de savant hurluberlu accaparé par ses recherches autour d’araignées et de fil solide au point d’en faire des vêtements à l’épreuve des attentats. La fille qui vit avec un agriculteur biologique borné de vingt ans son aîné et le fils qui fait son service militaire, sont des sujets d’inquiétudes pour leurs parents.
Le roman débute alors qu’Ira s’envole vers les Etats-Unis pour son projet de recherche et que Mandy entre dans une clinique pour y subir une opération de plus.

Mon avis : Ce portrait de famille d’un humour à la fois mordant et plein d’empathie pour les personnages, est très agréable à lire et propose d’intéressants sujets de réflexion : les relations familiales et conjugales, la transmission parents-enfants, les choix de vie que l’on doit faire à un certain âge.
C’est une suite de portraits, puisque d’autres personnages apparaissant au fil du roman donnent lieu à quelques pages qui nous décrivent comment ils en sont arrivés là, mais ce n’est jamais lourd ou inutile, et on s’attache petit à petit à Ira, Mandy et leurs enfants.
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Milly
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Jeu 27 Nov 2008 - 11:54

Textile est dans ma PAL depuis un bon moment déjà, mais cette dernière est tellement importante, que je crois que je n'aurai jamais assez de temps.

Mais, il n'empêche que j'ai très envie de le lire. Allez peut-être en début d'année !
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Jade
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Ven 28 Nov 2008 - 19:22

Lance toi Malorie, il est court et se lit très vite.

Je l'ai lu il y a déja quelque temps et en y repensant il m'en reste un souvenir agréable avec l'histoire de cette famille juive un peu déjantée, déchirée par des crises identitaires:
le père, savant extrevagant, préoccupé uniquement de sa petite personne
la mère, directrice d'une usine de fabrication de pyjama pour juifs orthodoxes, obsédée par la chirurgie esthétique qui lui permet de surmonter le stress fictif de sa vie
la fille en rupture avec son milieu, qui vit avec un agriculteur bio
le fils qui fait son service militaire, tireur d'élite.
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Babelle
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Sam 17 Juil 2010 - 16:14


DOLLY CITY
Actes Sud

Citation :
“Étudie quelque chose, étudie même la médecine à Katmandou, pourvu que tu étudies !”
C’est le dernier conseil (et peut-être l’unique) que le papa de Dolly, ancien chef de département à l’aéroport Ben-Gourion et atteint d’un cancer en phase terminal, donna à sa fille avant d’expirer. C’était peut-être une blague -il avait peut-être le sens de l’humour- et l’on se demande encore quel regard ce père porta sur Dolly de même qu’on ne saura jamais de quelle enfance elle fut hissée.
Mais Dolly, qui prit fort au pied de la lettre cette recommandation, partit donc étudier sa propre médecinité dans une université de Katmandou.
Revenue quelques années plus tard dans sa ville natale dénommée Dolly City avec son titre de médecin, aucune institution ne voulut s’offrir ses services, d’autant qu’elle ne fut jamais capable de produire son diplôme.
C’est aux alentours de sa trentaine, une trentaine qu’elle vit recluse, phobique et dingue, que l’on fait sa connaissance dans un appart au 400ème étage d’une tour, faisant des expériences trash sur ses lapins et ses chats dans sa salle de bain reconvertie en laboratoire.
Car Dolly fait des expériences. Elle éprouve un besoin irrépressible de dépecer pour voir ce qu’il y a dedans, pour voir comment ça évolue -même si elle prend toujours soin de recoudre ses victimes après exploration.
Elle n’est pas tout à fait gogole puisqu’elle avale souvent des pilules roses pour éloigner ses démons mais, quand même, lorsque son poisson rouge, après avoir flotté ventre en l’air à la surface, ne remonte plus de son fond de bocal, l’œil ouvert, le corps tordu en forme de point d’interrogation, elle le prend par la queue, l’amène en cuisine et le découpe en petites lanières qu’elle avale une par une.
Citation :
« J’ai regretté de ne pas avoir fait de perfusion au poisson mais j’ai aussitôt renoncé à cette idée pour la simple raison qu’il m’a paru impossible de trouver une veine chez un minuscule poisson rouge. »
Il n’en va pas de même lorsque le vieux cocker épagneul montre des signes de fatigue. Les seringues pleuvent -il y a dans l’armoire à pharmacie de nombreuses substances volées dans les placards de l’hôpital de Tel-Aviv. Malgré les soins attentifs et les traitements infligés avec douceur au cocker ce dernier rend l’âme et c’est en suivant dans la nuit un individu incertain chargé d’enterrer les ex compagnons domestiques dans le sable près de la mer contre soixante-dix shekels que Dolly découvre dans un sac plastique… le bébé.
Dolly est mère.
Ramené à la maison, Fils, qui a l’air de se porter plutôt bien, subira les phobies maternelles. Dolly, soucieuse, voudra mettre à vif chaque minuscule particule pouvant ressembler à une plaie, une grosseur, une éruption, un grain de peau, une invisible excroissance, quelque rougeur à venir, une probabilité de rhume ou de varicelle.
Dolly mère, inondée d’un amour mêlé d’angoisse et d’une prudence excessive, se relève la nuit pour ausculter le cœur de bébé, vérifier qu’il respire, et ira Dieu m’en est témoin (c’est le lecteur qui parle) inciser pour vérifier que l’enfant est bien pourvu de deux reins.

La mère de Dolly lui avait pourtant conseillé de passer voir l'oculiste mais Dolly n’en fait qu’à sa tête, qui pèse lourd.
Citation :
« -Dis-moi chérie, et su tu avais simplement besoin de lunettes ? Peut-être qu’après tant d’années ta vue a simplement faibli ?
-Quelle connerie. Tu ne vois pas que les lunettes ne sont pas mon problème ?
Elle a continué à repasser en silence.
-Excuse-moi, Dolly, a repris la vieille avec une prudence extrême, que veux-tu dire par voir rouge, voir noir ?
- ça ressemble plutôt à une tache de rouge, à un souvenir de tache comme si la couleur n’avait pas un temps d’exposition suffisant pour l’œil et que seul le cerveau parvenait à l’enregistrer plus ou moins.
-Regarde-moi, ma fille, a-t-elle dit en se redressant et en posant k fer sur la petite plaque d’amiante. Est-ce que tu vois sur mon visage des taches noires et rouges ?
-Oui. Et j’en vois sur lui aussi Il a une éruption. C’est peut-être une maladie infantile ou bien le début d’une leucémie, la variole. Montre moi ta veine (à l’enfant) »

Parce que ce jour-là il devait manquer un rein à Fils, Dolly empaquette ses instruments chirurgicaux et s’envole vers l’Allemagne en quête d'un nouveau rein. Pourquoi pas l'orphelinat de Düsseldorf? La destination découlait de considérations purement morales puisque les allemands avaient battu tous les record des hommes ayant commis les actes les plus cochons sur cette terre.

Durant ce temps, à Dolly City, entre Tel-Aviv et Ben Gourion, pleuvent : des déchets nucléaires, des injures contre les arabes, des bombes larguées par l’aviation française.

Un jour, Fils, libéré de sa mère envahissante, s’engagera-il dans la marine avec une carte d’Israel aux frontières bibliques mais forcément floues que Dolly lui aura sculptée sur le dos au bistouri?


Dernière édition par Babelle le Sam 17 Juil 2010 - 23:29, édité 1 fois
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Babelle
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MessageSujet: Re: Orly Castel-Bloom [Israël]   Sam 17 Juil 2010 - 16:19

Bibliobs >
Citation :
Dolly City», paru en 1992, a été désigné l'an dernier comme un des dix livres les plus importants publiés en Israël depuis la création de l'Etat.
Dès son premier recueil de nouvelles, elle imposait, un peu comme son ami Etgar Keret, un ton nouveau, d'une modernité radicale.
Celle de Tel-Aviv, cette New York moyen-orientale, avec son activité frénétique, son mélange fascinant de déglingue et de high-tech, de junkies et de golden boys, son vieux centre et ses banlieues Nord qui ressemblent à la Californie, et d'autres si pauvres, et qui toutes sont aussi, dit-elle, «des banlieues de l'âme».
-Longtemps, Orly Castel-Bloom a raconté des histoires très folles, souvent surréalistes, à la frontière de la science-fiction, où le burlesque et le trash faisaient bon ménage, peuplés de personnages déboussolés dans un monde qui n'a plus pour eux aucun sens depuis longtemps (cf. «les Radicaux libres»).
Mais avec lesquelles l'Histoire, ce qu'on appelle là-bas pudiquement «la situation», n'interférait guère.
Tout a changé avec «Parcelles humaines» (2002), où ses personnages, tout aussi perdus, se retrouvaient confrontés à l'horreur des attentats-suicides. Avec «Textile», son nouveau roman, elle persévère dans cette voie, où se mêlent subtilement destins individuels et histoire collective..."
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