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 Au fil de nos lectures

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Marie
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Dim 23 Mar 2008 - 23:30

...
Suis-je fou de me croire une grosse déception pour mes parents morts?
Ces questions-là, Ben n'essayait même pas d'y répondre. Depuis quelque temps, il avait centré sa vie sur le peu qui lui restait: son boulot pitoyable, sa soeur jumelle, l'appartement presque complètement vidé par son ex-femme, et la pile de livres pour enfants illustrés par sa mère. A ce peu s'ajoutait désormais un tableau de Chagall d'un million de dollars volé la veille au soir Shocked

Le monde à venir
Dara Horn p11

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Marie
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Dim 23 Mar 2008 - 23:45

Don Giovanni: débuts à Vienne en décembre 1956

....C'est ainsi que, encore vêtu de mon pantalon crotté et d'une chemise sale, je me suis retrouvé immergé dans mon "élément natif" ,la musique de Mozart, admirablement servie par Paul Schöffler, Erich Kunz, Anton Dermota, Ludwig Weber, Sena Jurinac, Hilde Güden, qui sont entrés dans la légende. J'ai puisé toutes les énergies dans cet évènement exceptionnel, qui s'inscrivait pourtant tout naturellement dans le prolongement de mes préoccupations intellectuelles et ravivait mes désirs les plus chers. C'est là que je décidai que, tout en affrontant la perte de mon statut social, alors que je frappais à la porte du monde occidental, je ne renoncerais pas un seul instant à mon état de bourgeois d'Europe centrale, certes bourré de complexes mais bien élevé, non pas cultivé mais disposé au beau et qui s'entretiendrait avec ses interlocuteurs en différentes langues pour renouer avec les traditions du cosmos politique d'avant-guerre. Je ne suis devenu ni hautain, ni prétentieux, simplement fier de mon bagage budapestois. Je n'avais rien- j'ai tout perdu- et mon trousseau n'était constitué que d'un costume, quelques chemises et une paire de chaussures. J'ignorai volontairement ma misère, rejetai tout sentiment d'infériorité, et me considérai l'égal de mes concitoyens européens. Ce fut mon " grand jeu", le début d'une danse sur la corde avec la culture pour balancier, qui m'a donné confiance en l'avenir.

Le Perroquet de Budapest
André Lorant p 251 252

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Lun 24 Mar 2008 - 8:27

(après avoir entendu une émission culturelle à la radio)


Qu'allait devenir la langue française? Qu'allait-elle devenir, face à ces hordes de cancres hurleurs ?
[...]
Au lieu de quoi j'ai eu envie de prendre le meneur de jeu dans mes bras et de le rassurer. Là, là, calme-toi, tu sais le pauvre parle fort, c'est une de ses caractéristiques, un invariant historique et géographique, il parle fort depuis toujours et dans le monde entier, il parle d'autant plus fort qu'il est entouré de pauvres, le pauvre, et qui parlent fort eux aussi, pour se faire entendre, comprends-tu ? Le pauvre a la cloison mince. Et il jure beaucoup, c'est vrai, mais sans penser à mal, rassure-toi, et plus la pauvreté descend vers le sud plus le pauvre jure sexuel, voire religieux, voire les deux ensemble, mais naturellement pour ainsi dire, parce q'il ne t'a pas rencontré sur sa route pour lui faire observer que c'est mal, tiens, rien que dans mon enfance, "Pute vierge!" disaient les pauvres de mon village, ils n'arrêtaient pas de dire "Pute vierge!", "porca madonna", des pauvres venus du grand sud Italien, et pourtant ils n'en voulaient ni à la pute du samedi soir, ni à la vierge Marie du dimanche matin, c'était une façon de parler quand ils se donnaient un coup de marteau sur les doigts, voilà tout !
[...]
Le sabir du pauvre d'aujourd'hui, c'est l'argot du pauvre d'hier, ni plus, ni moins. Depuis toujours le pauvre parle argot.
[...]
Un dernier mot pour te rassurer pleinement : va à la poste, ouvre la porte de ta mairie, prends le métro, entre dans un musée ou dans un bureau de la Sécurité sociale, et tu verras, tu verras, ce seront la mère, le père, le frère ou la soeur ainés de ces jeunes gens au langage déplorable qui t'accueilleront, assis derrière le guichet. Ou fais comme moi, tombe malade, réveille-toi à l'hôpital, et tu reconnaîtras l'accent du jeune infirmier qui poussera ton chariot vers le bloc opératoire :
- Pas d'panique, mon frère, ils vont t'refaire à neuf !

Chagrin d'Ecole de Daniel Pennac
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Marie
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 25 Mar 2008 - 2:44

Der Nister savait que le petit creux sous le nez de l'enfant à naître, c'est une main familière qui l'imprime. La même main qui, la veille de la naissance, saisit l'enfant et l'emmène, en douze heures d'horloge, faire la tournées des lieux qu'il fréquentera au cours de sa vie. Tous les lieux: celui où il naîtra, celui où il vivra, et même ceux qu'il se contentera de traverser. A la fin de cette longue journée, quand viendra le crépuscule aux doigts gantés de noir, on lui montrera celui où il mourra. Le propriétaire de la main rappelle à l'enfant qu'il fut conçu malgré lui, qu'il naîtra malgré lui, qu'il vivra bon gré mal gré, qu'il mourra contre son gré, et, contre son gré, devra rendre des comptes sur sa gestion du capital dont on l'aura doté malgré lui. Et l'enfant a peur- non de mourir mais de vivre. Il a tellement peur qu'il refuse de naître, il crache sur la main qui l'entraîne, il est rétif au point que celle-ci, d'une chiquenaude, lui ôte ses souvenirs avant de le jeter dehors. C'est pourquoi tant de gens errent de par le monde, ils ont oublié d'où ils viennent et où ils vont. C'est pourquoi Chagall quitta définitivement l'Union soviétique alors que Der Nister et tous les autres écrivains yiddish dont le peintre avait illustré les oeuvres, la quittèrent quelques années, mais revinrent.

Le monde à venir
Dara Horn p 175-176


Der Nister




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kenavo
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 25 Mar 2008 - 21:20

Et tandis qu’en cette matinée de février, le vapeur quitte Marseille pour l’île de Beauté, il oublie vertiges, mal au dos, épuisement, jambes bloquées, douleurs à répétition. Tout recommence avec le bruit de la mer. Dans le bruit de la mer. Avec la stridence inouïe des goélands. Les rugueuses bouffées de mistral. Avec l’eau épaisse le long des quais. Les effluves de chanvre et de vieux bois, de rinçures de tonneaux, de poisson et d’ail. Et flanc contre flanc, tous les navires de la planète. Avec, derrière le vacarme du port, l’attroupement des immeubles. Les pentes raides. Les ruelles étroites et sombres. Les escaliers rompus. Les odeurs de caniveaux. Les petits hôtels, sans étoile. Les bars à foison. L’orgue de barbarie. Le piano mécanique. Le va-et-vient des omnibus. La grande parade de la foule sur la Canebière. Le Prado à l’heure des élégants. Tous les motifs de la littérature, tous les synopsis du cinéma. Avec embarquements et débarquements. Avec attentes et séparations. Faste et misère. Si son nom dès lors va s’écrire sur l’eau, s’il sait tout aujourd’hui des grandes coques de bois qui glissent durant des mois, de mer en mer, de race en race, il n’ignore plus, en revanche, que ce sont des grands môles-là que partaient alors les navires-nations . Épopée de la « Grande France » quand Marseille, très tôt, est en connexion avec le temps colonial. Très tôt aussi, avec celui des flux migratoires. Ce port, ce havre n’est pas encore une ville-monde où personne ne serait de trop.

Maddalena Rodriguez-Antoniotti
Bleu Conrad

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 25 Mar 2008 - 22:25

Huummm ça donne envie drunken
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 25 Mar 2008 - 22:28

Chatperlipopette a écrit:
Huummm ça donne envie drunken
des 45 pages que j'ai lu jusqu'à présent, je voudrais en copier 44 Very Happy

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 5:18

A l'Eternel
( Que Ton nom soit éternellement béni.)
Excuse-moi d'interrompre un travail divin d'une telle importance. J'espère que tu auras la bonté de me consacrer un peu de ton attention en ces Temps troublés de notre Histoire. J'imagine, en toute humilité ,que tu es en train ( que Ta volonté soit faite) d'échafauder pour nous des projets splendidement créatifs. Nous aurons probablement le privilège d'admirer bientôt Ton oeuvre- dans un proche avenir , veux-je dire ,et non dans l'autre monde.
Pourquoi me permets-je de mettre ainsi les points sur les i? Parce que autrement je ne comprendrais pas pourquoi Tu Te détournes de Ton peuple comme Tu le fais.

Si je T'écris, c'est que je viens de récemment recevoir une lettre qui a mis plusieurs mois à me parvenir. Elle venait de Leningrad, cette ville terrestre en état de siège, cette cité en ruine dont plusieurs milliers d'habitants sont déjà morts de faim. Enfants, adultes, personne n'a plus rien à se mettre sous la dent hormis les ordures du caniveau, les insectes et même la chair humaine. Celui qui m'a raconté cela avait le regret de m'informer que ma fille unique, ma chère Hodélé, était au nombre des morts.

Je suis très conscient, cher Dieu Plein de Ventres ( comme dirait mon ami Chagall) que je ne suis pas le seul à Te solliciter: des millions d'autres, osant encore croire que Tu les entends, Te demandent pourquoi Tu leur fais ça à eux. Quand il y a tant d'enfants sur terre, pourquoi tuer les miens? Que veux-Tu de plus de moi, d'elle, de nous? A-t-elle mérité Ta colère, cette jeune âme de vingt-neuf années? Ou voulais -Tu simplement m la voler, comme un homme vole vulgairement la femme d'un autre? avais-Tu un besoin désespéré de ses dons exceptionnels pour achever quelque oeuvre salvatrice? Pourquoi MON enfant? ( Tu vois, je sais ce que les autres parents te demandent.)

Et bien non: moi, je ne Te demande pas " pourquoi". La seule question que je souhaite Te poser est "quoi?": que représentait ma fille à Tes yeux pour que Tu l'aies choisie?

Avec mes sentiments les plus respectueux



Celui qui se cache


Le monde à venir
Dara Horn P270-271

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 12:51

"Il y a environ huit cent quatre-vingt-trois pas entre ces marches et mon épicerie. Une distance que je peux couvrir en un sprint de moins de dix secondes, ou en moins d'une minute si je marche. Ce sont toujours les premier et dernier pas les plus durs. Nous nous éloignons et tentons de ne pas regarder en arrière, ou bien nous restons de l'autre côté des portes, terrifiés de découvrir ce qui nous attend, maintenant que nous sommes revenus. Entre-temps, nous titubons à l'aveuglette d'un endroit et d'une vie à l'autre. Nous essayons de faire de notre mieux. Il y a des moments comme ça, cependant, où nous ne bougeons pas et où tout ce que nous avons à faire est de regarder en arrière vers la vie que nous avons menée. Pour l'heure, je suis persuadé que ma boutique a l'air plus idéale que jamais. je la vois exactement comme j'ai toujours voulu la voir. A travers le feuillage des arbres qui longent l'allée coupant la place, il y a une boutique, ni délabrée ni idéale, une boutique que, en dépit de tout, je suis heureux de dire mienne."

"Les belles choses que porte le ciel"
de Dinaw Mengestu

( conciliabule j'espère qu'aériale ne zappera pas les italiques )
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 15:47

Chatperlipopette a écrit:
( conciliabule j'espère qu'aériale ne zappera pas les italiques )
Razz

conciliabule Et moi que Chap' ne zappera pas les posts-cerclage
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 16:38

rire cette fois j'ai bien tout lu Very Happy
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MessageSujet: au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 17:26

"La souffrance ne nous rend ni meilleurs ni héroiques. la souffrance comme tout ce qui est humain corrompt, et la souffrance exhibée en public
corrompt irrémédiablement..."

Norman Manea Le retour du hooligan (Le Seuil, 2OO6)

Norman Manea, juif de Bucovine, en Roumanie, a été envoyé dans un camp de concentration avec ses parents par les fascistes roumains. Il avait 5 ans. le meme itinéraire que cet autre écrivain juif de Bucovine, Aharon Appelfeld. Il avait 1O ans lui, je crois, lorsqu'il fut interné avec son père.
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 19:43

J'avais beaucoup aimé, Le retour du hooligan, Bix!
Le fil est

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 26 Mar 2008 - 20:27

Il pleut et je reviens tout seul de voir le tableau de Paris voilé de brume. Je hante la bibliothèque. J'y admire les merveilles du monde et la mesure sublime de ce que les hommes pourraient faire s'ils ne devenaient pas des grandes personnes.
C'est Chamfort qui mettra la dernière main à cette lettre en disant pour nous: " Il y a des redites pour l'oreille et pour l'esprit; il n'y en a pas pour le coeur."

Lettres à Toussenot
Georges Brassens p 81

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Jeu 27 Mar 2008 - 20:25

Ca y est, j'existe! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce d'à côté du vestibule. La pendule a appartenu autrefois à mon arrière-grand-mère ( une femme nommée Alice) et c'est sa sonnerie fatiguée qui salue mon entrée dans le monde. Ma fabrication commence au premier coup de minuit et s'achève au dernier, au moment où mon père se retire de sur ma mère, roule de côté et se retrouve soudainement plongé dans un sommeil sans rêve grâce aux cinq pintes de bière John Smith qu'il a bues au Bol-de Punch, avec ses amis Walter et Bernard Belling. Lorsque j'ai été arrachée au néant, ma mère faisait semblant de dormir- comme elle le fait souvent en ces circonstances. Mais mon père a de la santé et il ne se laisse pas décourager pour autant...

Dans les coulisses du musée
Kate Atkinson p11

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