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 Au fil de nos lectures

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Diogène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 27 Avr 2016 - 16:18

" Ce que nous appelons le mal est l'instabilité inhérente à toute l'humanité, qui entraîne l'Homme hors et au-delà de lui-même vers un insondable quelque chose, exactement comme si la Nature avait légué à nos âmes une part indéracinable d'instabilité, puisée dans les réserves de l'ancien chaos". Stefan Zweig
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Exini
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 27 Avr 2016 - 18:45

pia a écrit:
Une conversation monte d'un compartiment:
-Je vous jure, une fois on était pas encore mariés, elle va m'acheter une chemise, mais elle l'achète pas parce qu'elle connaissait pas ma taille. Puis, à la porte du magasin, d'un seul coup ça lui revient et elle crie à travers toute la boutique: "Quand je l'étrangle, j'ai toujours les mains comme ça!"

Les palabreurs de Bohumil Hrabal

Excellent ! Very Happy
Du coup je note "Les palabreurs" dans ma LAL, merci Pia.

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"Depuis des siècles on exhorte à "la grand fraternité humaine" -le dimanche - et au "patriotisme" les jours de la semaine. Mais le patriotisme implique le contraire même de la fraternité humaine." Mark TWAIN, "La place de l'homme dans le monde animal"
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Diogène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Ven 29 Avr 2016 - 12:36

" Tant que le genre humain continuera de répandre plus d'éclat sur ses destructeurs que sur ses bienfaiteurs, la soif de la gloire militaire sera toujours le défaut des caractères les plus élevés." Edwards Gibbon in " Histoire du déclin et de la chute de l'empire de Rome"
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pia
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Sam 30 Avr 2016 - 15:18

Exini a écrit:
pia a écrit:
Une conversation monte d'un compartiment:
-Je vous jure, une fois on était pas encore mariés, elle va m'acheter une chemise, mais elle l'achète pas parce qu'elle connaissait pas ma taille. Puis, à la porte du magasin, d'un seul coup ça lui revient et elle crie à travers toute la boutique: "Quand je l'étrangle, j'ai toujours les mains comme ça!"

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Et bien voilà une Pia contente.

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Diogène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 3 Mai 2016 - 0:12

"Ce que l'on nomme en France le faubourg Saint-Germain n'est, ni un quartier, ni une secte, ni une institution, ni rien qui se puisse nettement exprimer. La place Royale, le faubourg Saint-Honoré, la chaussée d'Antin possèdent également des hôtels où se respire l'air du faubourg Saint-Germain. Ainsi, déjà tout le faubourg n'est pas dans le faubourg. Des personnes nées fort loin de son influence peuvent la ressentir et s'agréger à ce monde, tandis que certaines autres qui y sont nées peuvent en être à jamais bannies." Honoré de Balzac in " La duchesse de Langeais."
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hardkey
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mer 4 Mai 2016 - 16:53

Choses Vues, Victor Hugo a écrit:
ACADÉMIE FRANÇAISE – SÉANCE D’HIER 23 NOVEMBRE 1843


M. NODIER : L'Académie, cédant à l’usage a supprimé universellement la consonne double dans les verbes où cette consonne suppléait euphoniquement le d du radical ad

MOI : J’avoue ma profonde ignorance. Je ne me doutais pas que l’usage eût fait cette suppression et que l’Académie l’eût sanctionnée. Ainsi on ne devrait plus écrire atteindre, approuver, appeler, appréhender,
etc., mais ateindre, aprouver, apeler, apréhender. Si l’Académie et l’usage décrètent une pareille orthographe, je déclare que je n’obéirai ni à l’usage ni à l’Académie.

M. COUSIN : Je ferai observer à M. Hugo que les altérations dont il se plaint viennent du mouvement de la langue, qui n’est autre chose que la décadence.

MOI : M. Cousin m’ayant adressé une observation personnelle, je lui ferai observer à mon tour que son opinion n’est à mes yeux qu’une opinion, et rien de plus. J’ajoute que selon moi, mouvement de la langue et décadence sont deux. Rien de plus distinct que ces deux faits. Le mouvement ne prouve en aucune façon la décadence. La langue depuis le jour de sa première formation est en mouvement ; peut-on dire qu’elle est en décadence ? Le mouvement c’est la vie ; la décadence c’est la mort.

M. COUSIN : La décadence de la langue française a commencé en 1789.

MOI : A quelle heure, s’il vous-plaît?

Quel cabotin ce Victor. laugh
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Exini
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Dim 5 Juin 2016 - 19:42

"Le plus ennuyeux, en matière politique, est que chacun des participants croit qu'il est le seul à avoir lu sun tzu ou machiavel. Résultat, vous y croisez cent mille connards qui nomment "tactique" leur sauvagerie, "influence" le goût des autres pour leur argent, "efficacité" leur absence de vues à long terme, "réalisme" leur manque de convictions et "victoire" les bourdes du camp d'en face. Le pire, c'est que tous ces abrutis osent donner le beau nom de "vie de la cité" à ce qui n'est qu'un sport sanglant"

"Le goût de l'immortalité", Catherine DUFOUR

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Lun 6 Juin 2016 - 6:14

Cette considération est très simpliste, Exini. Il y a des gens qui ont plus ou moins de talent pour la vocation politique. Lire Machiavel ou Sun tzu relève du domaine de l'histoire de la pensée politique. J'ai l'impression que l'extrait est très ramassé dans un ensemble de considérations sur la pensée postmoderniste. Je comprends que la politique n'intéresse pas nécessairement le commun des mortels et qu'on ne veuille pas trop s'y attarder, mais j'aurais sûrement apprécié que Catherine Dufour fasse l'effort d'une véritable réflexion même si je la comprends dans son envie de ricaner et ironiser...

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Exini
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Lun 6 Juin 2016 - 19:13

C'est évidemment lié au contexte de roman, à la narratrice, à son histoire...
Ce n'est pas tant l'idée, la considération qui m'a séduit (quoique,parfois...) que le style.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Lun 6 Juin 2016 - 21:14

Je comprends, Exini. C'est quand on se prête au jeu de citer... continues à partager tes coups de coeur avec nous... :)

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Lun 13 Juin 2016 - 14:50

J'ai croisé Octavio Paz il n'y a pas si longtemps. Dans Lire la rue, marcher le poème de Dominic Marcil et Hector Ruiz, il y a une adaptation libre de ses citations :

Dominic Marcil et Hector Ruiz, Lire la rue, marcher le poème, 2016, Montréal : Noroît, coll. «Essai», p. 84-85. a écrit:
La poésie, dit Octavio Paz, sème des yeux sur la page, à nous de les ouvrir; elle sème des mots dans les yeux, à nous de les entendre. La classe lit la rue, le langage évoque le silence de l'étudiant. On établit une relation qui conteste la langue au pouvoir puisqu'elle révèle l'arrière-plan du matériel avec lequel nous travaillons, la subjectivité de la langue. Nous sommes dans la rue pour entrer dans le poème, pour déplacer la formule usuelle, prolifique, et entendre ce que le corps en déplacement et la ville ont à nous apprendre.

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Diogène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Mar 21 Juin 2016 - 14:47

" Ruser, se borner à ruser, c'est ce que font les femmes plus ou moins ordinaires. Faute d'une vraie intelligence, elles brodent comme une dentelle leur petite existence quotidienne, sans jamais voir se déployer les grandes lignes de la vie, sans jamais savoir vers quel point elles se dirigent et à quel point elles se rejoignent." Ivan Gontcharov in " Oblomov"
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pia
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Sam 23 Juil 2016 - 20:52

Edmonde Charles-Roux arrive à croquer des personnages grâce à Fulco di Verdura....

Bon. La chienne Musetta était laide.
Mais, en dépit de ces désavantages indéniables, elle avait une dignité innée et une réserve aristocratique.
Par la suite, chaque fois que j'ai rencontré une femme qui, en dépit d'origines incertaines et d’un physique ingrat, parvenait à s’imposer, j’ai toujours évoqué le souvenir de Musetta. Il m’est même arrivé de penser à elle lorsque je me trouvais en présence de personnes de grandes naissances, mais sans véritable élégance, ou même un peu négligées. J’ai connu comme ça une duchesse française qui ne réussissait à empêcher ni ses bas de tirebouchonner ni ses jupons de lui tomber des hanches. Malgré cela, son allure était telle qu’à l’instant où elle pénétrait dans une pièce on ne voyait qu’elle.
Et bien Musetta, c’était un peu cela.
Intelligente, mais paresseuse et frivole, affectueuse sans excès, gardant toujours ses distances, craignant le ridicule des épanchements impudiques, très philosophe dans le fond et n’attendant pas grand-chose de l’existence, Musetta était une grande dame du monde canin.

Et puis....

Les grands yeux noirs de Maria Felice, ses cheveux d'ébène, son teint ambré qui s'avivait quand elle rougissait (très rarement) ou qu'elle s'emportait (ce qui lui arrivait souvent), tout cela faisait d'elle une vraie Sicilienne. L'ovale de son visage était parfait. Quand elle souriait, son visage s'illuminait ; mais qu’on lui ait causé quelque désagrément, alors de sombres nuages s’accumulaient sur son front et l’on voyait se préparer de terribles orages. Elle n’avait de goût réel que pour le plein air et son intrépidité était grande. L’étrange, chez elle, était que tant de vivacité et d’espièglerie n’aient en rien diminué ses qualités de sensibilité. Notre amazone, manifestait la plus sincère compassion face au malheur des hommes…ou des bêtes.


Une enfance Sicilienne




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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Dim 24 Juil 2016 - 8:05

merci Pia !

c'est avec plaisir que je me souviens du livre ! sourire

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MessageSujet: Re: Au fil de nos lectures   Dim 24 Juil 2016 - 15:51

Edmonde Charles Roux a traduit et adpaté le livre de Fulco di Verdura. C' est déjà beaucoup !
Nous ne le connaitrions sans doute pas sans elle.
Mais elle n' en est pas l' auteur.

En tout cas c' est un livre enchanteur. Voir le fil  Fulco di Verdura.

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