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 Romain Gary

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grain de sel
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MessageSujet: Romain Gary   Mar 18 Mar 2008 - 22:42



Arrivé en France à l'âge de treize ans, Romain Gary, décoré à plusieurs reprises, se distingue pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fait ensuite carrière dans la diplomatie. Il écrit de nombreux romans, dont 'Les Racines du ciel', qui obtient le prix Goncourt en 1958. Romain Gary est d'ailleurs l'auteur de quatre ouvrages sous le pseudonyme d'Emile Ajar. A cette époque c'est son cousin, Paul Paulovitch, qui incarne son pseudonyme. Il reçoit un second prix Goncourt pour 'La Vie devant soi' en 1975. Il réalise également deux films : 'Les Oiseaux vont mourir au Pérou' (1968) et 'Kill' (1972).

Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

Sous le nom de Romain Kacew
1935 : L'Orage (publié le 15 février 1935 dans Gringoire)
1935 : Une petite femme (publié le 24 mai 1935 dans Gringoire)
1937 : Le Vin des morts

Sous le nom de Romain Gary
1945 : Éducation européenne, Page 1
1946 : Tulipe
1949 : Le Grand Vestiaire
1952 : Les Couleurs du jour
1956 : Les Racines du ciel (prix Goncourt)
1960 : La Promesse de l'aube, Pages 2, 3, 4, 5, 6
1961 : Johnnie Cœur (théâtre)
1962 : Gloire à nos illustres pionniers (nouvelles)
1963 : Lady L.
1965 : Adieu Gary Cooper (The Ski Bum)
1965 : Pour Sganarelle (Frère Océan 1) (essai)
1966 : Les Mangeurs d'étoiles (La Comédie américaine 1)
1967 : La Danse de Gengis Cohn (Frère Océan 2)
1968 : La Tête coupable (Frère Océan 3)
1969 : Adieu Gary Cooper (La Comédie américaine 2)
1970 : Chien blanc, Pages 1, 2, 5, 6
1971 : Les Trésors de la mer Rouge
1972 : Europa
1973 : Les Enchanteurs
1974 : La nuit sera calme (entretien fictif)
1975 : Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable, Pages 1, 5
1977 : Clair de femme
1977 : Charge d'âme
1979 : La Bonne Moitié (théâtre)
1979 : Les Clowns lyriques
1980 : Les Cerfs-volants, Page 1
1981 : Vie et mort d'Émile Ajar (posthume)
1984 : L’Homme à la colombe (version posthume définitive)

Sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi
1958 : L’Homme à la colombe

Sous le pseudonyme de Shatan Bogat
1974 : Les Têtes de Stéphanie

Sous le pseudonyme d’Émile Ajar
1974 : Gros-Câlin
1975 : La Vie devant soi (prix Goncourt), Pages 1, 2, 4, 5
1976 : Pseudo
1979 : L’Angoisse du roi Salomon, Page 2


Biographie

Nancy Huston, Le tombeau de Romain Gary Page 2

Citation :
mise à jour le 31/12/2012 page 7
La vie devant soi

Dans La Vie devant soi Gary/Ajar invente un style neuf, dans le genre parlé, familier. C'est Momo un gamin de 10 ans ou plus qui parle, nous parle, nous raconte comment il vit ou survit avec, chez et grâce à Madame Rosa, une vieille Juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois, il y a bien longtemps, " se défendait " rue Blondel.
Momo fait l'expérience de la vie à travers le délabrement de madame Rosa qui n'a qu'une angoisse c'est de mourir dans les conditions auxquelles elle a échappé à Auschwitz, d'être obligée de vivre de force, à l'hôpital, transformée en légume. C'est terrible et très émouvant et éprouvant à la lecture.
Les personnages qui entoure Momo et Rosa sont riches (au sens figuré) et colorés (dans tous les sens du terme).
Un livre à lire absolument.
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Sieglinde
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Mer 19 Mar 2008 - 16:26

Ca a l'air très émouvant en effet. Surtout connaissant le style de Romain Gary... Je vais l'ajouter à ma liste :)

Je n'ai lu que La promesse de l'aube, son autobiographie romancée. Une histoire qui nous emmène de la Pologne à Nice, avant et pendant la seconde Guerre Mondiale. Le récit est surtout basé sur la relation intense nouée par Gary et sa mère qui ne vivent que l'un pour l'autre, étant parfaitement seuls au monde. Absolument magnifique de bout en bout. Il se dégage de ce livre tant de tristesse et de nostalgie que je n'ai pas pu retenir mes larmes à sa lecture.
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Dolce.vita
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Mer 19 Mar 2008 - 20:07

C'est effectivement un livre à lire.
J'avais peut-etre ton age, Sieglinde, quand je l'ai lu, et là, je me rends compte que c'est un des romans que je souhaiterais relire.
Rien à redire sur le commentaire de Grain de Sel.
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grain de sel
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 20 Mar 2008 - 10:33

il est clair pour moi que ce livre m'a donné l'envie d'en lire d'autres de cet auteur content
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Queenie
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 20 Mar 2008 - 10:38

j'en ai lu deux de lui : un qui m'avait bien emballée

Chien blanc :



A travers ce roman autobiographique l'auteur nous fait découvrir une période de troubles aux Etats-Unis.

Alors en couple avec l'actrice Jean Seberg, militante engagée pour la cause noire, il " adopte " un chien qu'il découvrira dressé pour attaquer les noirs : ces chiens d'attaque dressé par la police anti-émeute étaient alors appelés " chien blanc ". Romain Gary décide de " guérir " son chien : pour cela il va le confier à un homme noir qui ne semble pas très clair dans ses intentions vis à vis de l'animal…

Gary disseque les mécanismes de la lutte contre (ou pour) le racisme. On découvre ainsi la culpabilité de l'actrice riche, blanche et belle. La cupidité des militants qui profitent de cette culpabilité tout en la méprisant.

L'écriture de Gary dépeint avec une justesse dérangeante les attitudes, la psychologie des hommes de chaque camp. Il parvient, tout en ayant un fort parti pris, à établir un constat impartial de la stupidité des deux " camps ". A travers ce roman, la citation " l'homme est un loup pour l'homme " prend tout son sens.

Le chien (un chien loup) se transforme alors en métaphore : sa " guérison " devient un chemin de croix, si on parvient à lui faire oublier sa haine, alors il y a un espoir pour l'humanité. Mais les choses ne sont malheureusement pas si simples…

Ce roman est encore d'actualité : par les reflexions de Gary sur la société de consommation, sur les actes terroristes… on ne peut s'empêcher de penser à la Corse aujourd'hui, à l'antisémitisme toujours présent, aux actes de violence gratuite…

et un autre, carrément moins :


Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable :



Un homme d'affaires de 60ans, Jacques Rainier, vit une passion amoureuse avec une jeune brésilienne d'une vingtaine d'années. Tout semble aller assez bien jusqu'à ce que Jacques discute avec Jim Dooley. Cet homme riche et puissant, séducteur reconnu questionne Jacques sur ses facultés sexuelles. Dooley sent qu'il arrive au bout,qu'il n'y arrive plus... et Jacques ?
A partir de ce moment là, Jacques Rainier semble prendre réellement conscience de son corps. Pour satisfaire sa jeune compagne, il souffre le martyre, jusqu'à avoir de fortes douleurs. Refusant de constater son déclin, il refuse la médicamentation et les conseils des médecins : il veut continuer à être l'amant vaillant que Laura connaît.

Romain Gary décrit dans ce roman les doutes et les angoisses d'un homme dans le déclin. Menteur par fierté, lâche par orgueil, ce personnage est d'un pathétique déconcertant. La jeune femme brésilienne frôle carrément la caricature, et passe sans arrêt de l'état pleurnicherie à celui de grande amoureuse romantique pré-pubère !

La réflexion sur le rapport de l'homme avec son sexe, et notamment ses érections est bien exposé. Le désarroi de cet homme qui ne peut plus jouir, qui « tire à blanc », qui souffre mille douleurs pour tenter de combler sa compagne est tantôt émouvant tantôt rageant.
Le point de vue est extrèmement masculin, et profondément ancré dans des valeurs hétérosexuelles basiques légèrement dépassées (du moins je l'espère...) : on a parfois l'impression que le narrateur est trop réactionnaire (pourtant les années 75 se situent après la révolution sexuelle), ses idées sont dépassées (il pense au suicide afin de ne pas tomber dans le déclin total...), et en même temps, on a la vague sensation que l'homme n'a peut-être pas tellement évolué que cela...

Romain Gary a une plume, c'est certain, son écriture va au coeur des choses en peu de phrases. Les sentiments sont à fleur de mots. Il ose dire ce que beaucoup ose à peine penser. Mais le livre en tant que tel, les personnages me semblent quelque peu caricaturaux... Ou peut-être faut-il être dans la peau d'un homme de 60ans pour réellement comprendre cet ouvrage...

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sousmarin
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 20 Mar 2008 - 12:00

En tant que futur homme de 60 ans (je l’espère tout du moins), je tiens à dire que le sexe n’a pas d’importance Shocked …je veux dire féminin ou masculin, pas l’activité hein innocent …certaines femmes refusent les rides ou des seins qui tombent, certains hommes de bander moins…comme si l’acte se résumait à une peau douce ou à un organe droit…ces choses sont importantes mais pas essentiels et surtout, le plus souvent, refuser l’inéluctable revient souvent à le provoquer plus rapidement.

Concernant Romain Gary, il a certaines qualités d’auteur (La vie devant soi est un excellent livre, de loin son meilleur) mais aussi une vision manichéenne, voire binaire, des humains (hommes, femmes – bons, méchants…) qui desserre fortement ses ouvrages.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 20 Mar 2008 - 12:06

sousmarin a écrit:
En tant que futur homme de 60 ans (je l’espère tout du moins), je tiens à dire que le sexe n’a pas d’importance Shocked …je veux dire féminin ou masculin, pas l’activité hein innocent …certaines femmes refusent les rides ou des seins qui tombent, certains hommes de bander moins…comme si l’acte se résumait à une peau douce ou à un organe droit…ces choses sont importantes mais pas essentiels et surtout, le plus souvent, refuser l’inéluctable revient souvent à le provoquer plus rapidement.

je ne sais pas comment dire, mais on en avait parlé dans un autre fil "l'oeuvre a-t-elle un sexe?", pour ce livre de gary, moi je dirais oui. Je l'ai vraiment sentie très très éloignée de moi, très masculin macho viril dépassé. mais bon... à voir, y'a t-il des gens qui l'ont lu Au-delà de cette limite ?

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sousmarin
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 20 Mar 2008 - 12:21

Queenie a écrit:
je ne sais pas comment dire, mais on en avait parlé dans un autre fil "l'oeuvre a-t-elle un sexe?", pour ce livre de gary, moi je dirais oui. Je l'ai vraiment sentie très très éloignée de moi, très masculin macho viril dépassé. mais bon...
L’œuvre n’a pas de sexe mais certains individus sont englués dans le leur, Romain Gary fait parti de ceux-là… jypeurien
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Sieglinde
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Dim 23 Mar 2008 - 9:48

J'ai lu hier La vie devant soi. Un livre assez court, dont le style parlé peut, je pense, toucher un large public. Enfin il faut aimer, c'est sûr.
Dans cette façon singulière que le narrateur a de s'adresser au lecteur, comme si il était en pleine conversation avec lui, en mélangeant un peu les évènements et les dates, avec pleins de fautes de français, le style du livre m'a fait penser au fameux Attrape coeur de Salinger... Tout à fait le même esprit vif, authentique et malgré tout plein de poésie. Un style qui reproduit à merveille la vision naïve que les enfants peuvent avoir de la vie, et qui du coup touche encore plus, par la vérité brute et sans fioriture qui se dégage des propos tenus.

Un livre qui m'a beaucoup touchée. Et que j'ai lu d'un trait, sans cesse entre le rire et les larmes.

La relation entretenue par Momo et Madame Rosa m'a très souvent rappelé celle de Gary et sa mère dans La promesse de l'aube. Une relation faite de beaucoup d'amour et d'un grand désarroi.

Je pense que cette fois, je ne peux pas ne pas avoir envie de lire d'autres romans de cet auteur, après deux tels succès content
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kenavo
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Lun 28 Juil 2008 - 16:43


Les cerfs-volants

Citation :
Description
Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit " le facteur timbré " parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire " historique " de tous les siens, fidèle aux valeurs de " l'enseignement public obligatoire ", le petit Normand n'oubliera jamais Lila. Il essaie de s'en rendre digne, étudie, souffre de jalousie à cause du bel Allemand Hans von Schwede, devient le secrétaire du comte Bronicki avant le départ de la famille en Pologne, où il les rejoint au mois de juin 1939, juste avant l'explosion de la Seconde Guerre mondiale qui l'oblige à rentrer en France. Alors la séparation commence pour les très jeunes amants... Pour traverser les épreuves, défendre son pays et les valeurs humaines, pour retrouver son amour, Ludo sera toujours soutenu par l'image des grands cerfs-volants, leur symbole d'audace, de poésie et de liberté inscrit dans le ciel.

J’espère donner envie de lire ce livre à quelqu’un qui est plus doué pour écrire des aperçus de lecture, parce que cet auteur méritait un fil plus alimenté – et surtout ses cerfs-volants sont trop méconnus !

On accompagne Ludo et les habitants de son village normand dès 1930 jusqu’au moment où les troupes alliées débarquent en Normandie.
Naturellement il y a cet amour pour Lila qui occupe ses premières années, mais à partir de 1939 il y a d’autres soucis qui font que ce livre devient plus qu’une simple histoire d’amour.

Surtout la France sous l’occupation est pour moi le moment fort de ce livre. Cette réalité ne se fait pas bruyant au premier plan du livre, mais donne quand même le son et la couleur à ce roman.

Ludo, son oncle, les habitants du village et le destin de Lila sont surtout dans l’œil du lecteur – mais sur un fond historique qui ne ressort pas comme simple rajout.

Et Romain Gary fait lui-même dans plusieurs passages l’allusion qu’en fait l’amour que Ludo éprouve pour Lila n’est en fait rien d’autre que l’amour qu’on peut avoir pour sa patrie, et donc on peut même se demander si cette histoire d’amour n’est pas tout simplement qu’une et une seule allégorie de Gary pour donner un visage de son estime pour la France.

Dame, mon gars. Tu l’as trop inventée. Quatre ans d’absence, ça laisse une part trop belle à l’imagination. Le rêve a touché terre et ça fait toujours des dégâts. Même les idées cessent de se ressembler quand elles prennent corps. Lorsque la France reviendra, tu verras la gueule qu’on va faire ! On dira : c’est pas la vraie, c’est une autre ! Les Allemands nous ont donné beaucoup d’imagination. Quand ils seront partis, les retrouvailles seront cruelles.


Et presque vers la fin du roman:

La seule question était de savoir si, après tout ce que j’avais vu et vécu, je n’allais pas manquer d’inspiration. Le cerf-volant demande beaucoup d’innocence.


Cette ‘perte d’innocence’ de Ludo – on la parcourt pendant ce roman.. qui m’a ému, fait rire, fait pleurer.. et qui m’a donné des moments forts... difficiles d’entamer une autre lecture après ce roman !



Et ma signature pour le moment vient aussi de ce livre :

C'est que le monde est allé d'un côté et moi de l'autre, et ce n'est pas à moi de décider lequel des deux s'est trompé de chemin


coup de coeur 5 étoiles Like a Star

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MessageSujet: Re: Romain Gary   Lun 28 Juil 2008 - 20:01

kenavo a écrit:
coup de coeur 5 étoiles Like a Star

Ouh...c'est du sérieux!... Very Happy
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MessageSujet: Re: Romain Gary   Mer 30 Juil 2008 - 19:37

Vous me connaissez des à présent assez pour savoir - si je suis "saisie" c'est normalement grave.. et avec Romain Gary cela semble devenir plus que grave Wink

Tout d'abord je voudrais ajouter une biographie un peu plus détaillée qui donne déjà envie de découvrir ce personnage Very Happy

Citation :
Né le 8 mai 1914 à Vilnius (Lituanie), venu en France à l'âge de quatorze ans, Romain Gary a fait ses études secondaires à Nice et son droit à Paris.

Engagé dans l'aviation en 1938, il est instructeur de tir à l'Ecole de l'air de Salon. En juin 1940, il rejoint la France libre. Capitaine à l'escadrille Lorraine, il prend part à la bataille d'Angleterre et aux campagnes d'Afrique, d'Abyssinie, de Libye et de Normandie de 1940 à 1944. Il sera fait commandeur de la Légion d'honneur et Compagnon de la Libération. Il entre au ministère des Affaires étrangères en 1945 comme secrétaire et conseiller d'ambassade à Sofia, à Berne, puis à la Direction d'Europe au Quai d'Orsay. Porte-parole à l'O.N.U. de 1952 à 1956, il est ensuite nommé chargé d'affaires en Bolivie et consul général à Los Angeles. Quittant la carrière diplomatique en 1961, il parcourt le monde pendant dix ans pour les publications américaines et tourne comme auteur-réalisateur deux films. Les oiseaux vont mourir au Pérou (1968) et Kill (1972). Il a été marié à la comédienne Jean Seberg de 1962 à 1970.

Dès l'adolescence, la littérature va toujours tenir la première place dans la vie de Romain Gary. Pendant la guerre, entre deux missions, il écrivait Education européenne qui fut traduit en vingt-sept langues et obtint le prix des Critiques en 1945. Les racines du ciel reçoit le prix Goncourt en 1956. Son oeuvre compte une trentaine de romans, essais et souvenirs.

Romain Gary s'est donné la mort le 2 décembre 1980. Quelques mois plus tard, on a révélé que Gary était aussi l'auteur des quatre romans signés Emile Ajar

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MessageSujet: Re: Romain Gary   Mer 30 Juil 2008 - 19:37

En concernant sa bibliographie - j'ai trouvé un site très bien alimenté et vais plutôt vous donner le lien au lieu de tous les titres:
ICI

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MessageSujet: Re: Romain Gary   Mer 30 Juil 2008 - 19:38

Pour l'instant je suis en train de lire 2 livres de lui en 'même temps':
Education Européenne qui date de 1945 (son premier roman) et L'Angoisse du roi Salomon de 1979 (un de ses derniers romans).

Et j'ai hâte de découvrir Racines du ciel et Chien blanc (un roman qu'il a écrit quand il était marié avec Jean Seberg - le deuxième mari écrivain dont je lis un livre Wink Carlos Fuentes a consacré un livre à Jean Seberg et leur séjour au Mexique)

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MessageSujet: Re: Romain Gary   Jeu 31 Juil 2008 - 13:45



Education européenne

Citation :
Résumé
Le maquis polonais en 1942. Janek, jeune garçon mêlé aux combattants clandestins, connait le froid et la faim, la trahison, la lutte et la mort. Mais la haine n'envahira pas son coeur : à travers Zosia, il apprendra l'amour, l'étudiant Dobranski lui inculquera le culte de la liberté, la grandeur de l'homme lui apparaîtra à travers la simplicité de ses compagnons. Enfin grâce à Augustus Schröder, l'officier allemand, il saura ce qui, au delà des dissensions, doit unir les peuples ennemis. (4è de couverture d'une édition Poche de 1962)

Le premier roman de Romain Gary. Tout à fait autre chose que celui que je viens de lire – même si on se retrouve –encore une fois- au moment de la deuxième guerre mondiale.
Mais cette fois-ci il a situé son histoire en Pologne, on est dans la forêt avec les partisans polonais qui essaient de tenir jusqu’à la fin ‘proche’ de la guerre qu’ils espèrent.. on est en 1942….

L’écriture n’es pas aussi ‘développé’ que dans Les Cerfs-Volants, les faits qu’il décrit sont plus crus, plus brutal – mais c’est la réalité de la guerre et si on regarde la bibliographie de cet auteur – il y en a encore d’autres sur la IIe guerre mondiale – du coup il pensait qu’il avait des choses à dire là-dessus.

Espérant avec les hommes dans leurs trous pour voir la fin de la bataille de Stalingrad et voulant qu’ils ont tous la chance de survivre.. Gary arrive à donner de la chair et des contours à ses personnages qu’on n’a plus envie de les délaisser.


Extrait
En Europe on a les plus vieilles cathédrales, les plus vieilles et les plus célèbres Universités, les plus grandes librairies et c’est là qu’on reçoit la meilleure éducation – de tous les coins du monde, il paraît, on vient en Europe pour s’instruire. Mais à la fin, tout ce que cette fameuse éducation européenne vous apprend, c’est comment trouver le courage et de bonnes raisons, bien valables, bien propres, pour tuer un homme qui ne vous a rien fait, et qui est assis là, sur la glace, avec ses patins, en baissant la tête, et en attendant que ça vienne.


Extrait
Combien de nouvelles cathédrales vont-elles bâtir pour adorer le Dieu qui leur donna des reins aussi frêles et une charge aussi lourde ? A quoi sert-il de lutter et de prier, d’espérer et de croire ? Le monde où souffrent et meurent les hommes est le même que celui où souffrent et meurent les fourmis : un monde cruel et incompréhensible, où la seule chose qui compte est de porter toujours plus loin une brindille absurde, un fétu de paille, toujours plus loin, à la sueur de son front et au prix de ses larmes de sang, toujours plus loin ! sans jamais s’arrêter pour souffler ou pour demander pourquoi…

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