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 Cynthia Ozick

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MessageSujet: Cynthia Ozick   Jeu 27 Mar 2008 - 12:32

Cynthia Ozick



Cynthia Ozick, essayiste, critique et romancière américaine, est née le 17 avril 1928 à New York. Elle est un des auteurs les plus connus de la littérature juive américaine et surtout connue pour ses écrits sur la vie des juifs américains. Elle trouve son inspiration dans ses origines, dans la tradition et dans l'histoire juive.

Bibliographie

• 2007 : Les Papiers de Puttermesser
• 2005 : Un monde vacillant
• 1989 : Le châle
• 1987 : Le messie de Stockholm
• 1983 : La galaxie cannibale
• 1982 : Lévitation
• 1971 : Le rabbi paien
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MessageSujet: Un monde vacillant   Jeu 27 Mar 2008 - 12:35

Un monde vacillant


Quatrième de couverture

Citation :
Rose Meadows a dix-huit ans lorsqu'elle entre au service des Mitwisser, des Juifs berlinois qui ont dû fuir la montée du nazisme et ont échoué dans le Bronx. Dans cette famille sans le sou, irritable à l'excès, chacun semble jouer une partition de soliste incompatible avec celle des autres.

Rudolph Mitwisser, le père, illustre homme de lettres, spécialiste des Karaïtes - une secte juive dissidente du IXe siècle - vit plongé dans ses ivres. Elsa, sa femme, refuse ce nouveau monde et cette nouvelle langue, et semble avoir perdu la raison. Autour d'eux leurs cinq enfants, sous la houlette de l'aînée, l'arrogante et passionnée Anneliese, découvrent l'Amérique, sa brutalité et ses vices.

Nous sommes en 1935, le Bronx n'est alors qu'une vaste étendue sauvage aux confins de la grande ville. Condamnés à vivre en marge du monde et d'eux-mêmes, tous attendent le retour de leur bienfaiteur, James A'Bair. Diable sorti de sa boîte, ce personnage énigmatique et richissime arrive à point pour redistribuer le jeu. Cynthia Ozick raconte le déracinement, l'exil et la folie qui guette, mais aussi le vertige des apparences et la tentation de l'idolâtrie.

Et bien voilà, tout est dit dans le résumé ! En parcourant les avis des lecteurs sur le web, je fus très étonnée de constater que ce roman faisait partout l'unanimité.

Ce fut tout le contraire en ce qui concerne : j'ai dû batailler ferme pour ne pas l'abandonner à multiples reprises tellement je m'y ennuyais. J'avais l'impression que l'auteur nous répétait inlassablement la même chose à chaque page, impression de tourner en rond autour des mêmes sujets, répétitions dans sa manière de les aborder aussi.

Tout n'est pas mauvais, loin s'en faut ! L'auteur arrive à mettre en place un climat sombre, lourd avec des personnages originaux, chacun barricadé derrière leur propre système de défense afin d'essayer de surmonter à leur manière l'angoisse provoquée par l'exil rendu nécessaire suite à la montée de l'antisémitisme sévissant en Allemagne.

Mais c'est justement là que le bât blesse : j'ai eu du mal à y croire vraiment à cette famille. Il y a un je ne sais quoi d'artificiel chez ses membres, tellement typés dans leur folie.

Le fait que l'auteur traite les difficultés du déracinement par l'intermédiaire de personnages aussi torturés et atypiques que Rudolph Mitwisser, Elsa et leurs cinq enfants a desservi en ce qui me concerne le propos du roman.
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Sam 10 Mai 2008 - 17:24

un monde vacillant
de Cynthia Ozick

Broché: 407 pages
Editeur : Editions de l'Olivier (26 août 2005)
Collection : OLIV. LIT.ET ISBN-10: 2879294568



Biographie de l'auteur
Cynthia Ozick est née dans le Bronx en 1928, de parents russes chassés par les pogroms du début du siècle. Fille spirituelle de Franz Kafka et de Henry James, elle a bâti une œuvre qui interroge l'identité juive, ses traditions et son histoire. À ses recueils de nouvelles (Le Rabbi païen, Lévitation) et ses romans (Le Messie de Stockholm, La Galaxie cannibale, Le Châle) viennent s'ajouter des essais sur la littérature anglo-saxonne et quelques incursions vers le théâtre. Lauréate de la fondation Guggenheim, de l'American Academy and National Institute for Arts et du D'Henry Prize, elle collabore régulièrement au New Yorker et au New York Times.

Mon commentaire.
Sous forme de chroniques, Ozick raconte la vie de réfugiés juifs sur le continent américain.
À la manière d'Imre Kertèsz, sa forme d'écriture donne aux parenthèses, le souci du perpétuel retour en arrière, pour tenter de ne rien oublier dans les souvenirs parfois confus qui comblent sa mémoire, de peur qu'ils ne s'éteignent à jamais. Elle témoigne de son temps, elle transmet sa vie étonnante.
Cette façon d'écrire rend ennuyeux le récit constitué d'une suite de faits rébarbatifs qui ont tendance à m'éloigner de ce monde poussiéreux.
Par exemple, la perte d'une enveloppe bleue contenant l'argent gagné par le personnage principal, donne lieu à un chapitre sans intérêt.
Des longueurs, de la monotonie dans le ton définissent sûrement cette vie éprouvante en pays étranger. Un témoignage de plus, permettant de ne pas oublier la folie des hommes.(bertrand-môgendre)
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Jeu 18 Sep 2008 - 12:05

Les papiers de Puttermesser

L’auteure est imprégnée de culture hébraïque, pour ne pas dire obsédée.

L’héroïne du roman, un hybride de Don Quichotte kafkaïen et rothien, est une fonctionnaire américaine qui, pour laver l’humiliation de son licenciement, va créer plus ou moins involontairement un golem, et acquérir la mairie de New York…puis la perdre ; va vivre une passion, fausse copie des 2 George (Eliot et Lewes) et, enfin, accueillir une cousine éloignée de l’ex URSS…

Une écriture difficile à appréhender ainsi que des références littéraires, mystiques, historiques multiples rend le livre assez fastidieux à lire. Souvent, l’auteure semble vouloir nous prouver sa grande culture et la complexité de son personnage principal au lieu de le laisser s’exprimer en actes et paroles. L’idée et le climat du roman sont bons mais les personnages ne sont pas à la hauteur du simple fait qu’Ozick les bride par ses obsessions et par ses peurs.

Un livre intéressant mais pesant dans sa volonté démonstrative.
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krys
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Lun 28 Sep 2009 - 22:41

alors j'ai beaucoup aimé "un monde vacillant", qui m'a rappelé Dickens à cause des personnages excessifs. Je l'ai lu il y a pas mal de temps donc difficile d'en parler davantage...
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Jeu 23 Sep 2010 - 17:31

Je viens de terminer "les papiers de Puttermesser" qui m'a beaucoup plu malgré une abondance de termes hébreux et de références littéraires inconnues de moi ! Le style est toujours plaisant, drôle, les situations rencontrées par la pauvre Rht sont souvent cocasses et on la suit à travers ses déambulations, ses rêves qui prennent parfois corps et son attachement farouche à la littérature.
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mar 17 Avr 2012 - 18:18

Un monde vacillant
Je suis en train de le lire.
Je ne le trouve pas inintéressant mais le style est d'une lourdeur...hippopotamesque.
Cela étant, nous allons tous chercher des tas de choses dans un livre et ici, je veux fixer cette remarque bien tournée, à propos d'un personnage féminin contraint de fuir l'Allemagne nazie et sa passion professionnelle : "...mais la lumière intérieure ne pouvait comprendre les ténèbres extérieures...".
Je reviendrai sur ce livre.
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topocl
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 7:59

Tina, je te hais Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy (je voulais mettre Cynthia Ozick au portail des oubliés et je ne peux plus. Bon alors je remplace par un conseil: il faut lire Le châle)
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 8:54

Ah, je t'ai damé le pion ?

Yes ! joie

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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 9:03

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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 9:38

tina a écrit:
Un monde vacillant
Je suis en train de le lire.
Je ne le trouve pas inintéressant mais le style est d'une lourdeur...hippopotamesque.
Une lourdeur hippopotamesque, cela correspond assez bien au souvenir que j'en ai rire
Même s'il est loin d'être mauvais, mais tu y reviendras.
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 11:02

Avec de la boue, l'hippopotame ?

ça pourrait le faire pour un petit combat entre Tina et Topocl.

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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 12:45

Pas du tout: Je suis plutôt d'accord pour Un monde vacillant
Mais je garde un souvenir émerveillé de Le châle petit roman court et émouvant.
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mer 18 Avr 2012 - 20:31

En tout cas, on peut vous parler des karaïtes.

Vous vous demandez ce que c'est, hein ?

Ben, je vous le dirai pas ! rire

J'aime bien venir ici pour montrer ma science. dentsblanches
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MessageSujet: Re: Cynthia Ozick   Mar 24 Avr 2012 - 14:11

Un monde vacillant

Je pourrais reprendre le commentaire de Sentinelle que je partage (mince, 2 fois dans la même journée ! content ).
J'ai beaucoup aimé ce livre pourtant "ensablant".
Style très lourd, écriture coulée dans du ciment, relecture nécessaire de certains passages pour bien suivre, construction du récit qui n'arrange rien et hyperbolisme mal venu pour certains personnages / certaines situations.

MAIS

Ce livre est celui de l'exil et de sa douleur. Avec notre héroïne embarquée dans une famille traumatisée, dont les personnages m'ont beaucoup touchée. Notamment la figure patriarcale du père, érudit fuyant dans le savoir du passé un présent insoutenable : une brillante épouse qui se meurt, une fille qui fugue, des mioches encombrants...
Ce père qui ne vit que pour ses karaïtes, secte hérétique Juive médiévale. J’ai adoré l’évocation de ses réflexions, de son décor : un bureau avec des montagnes de livres sibyllins. Il y a quelque chose de fascinant chez cet être enfermé dans un idéal inaccessible et solitaire.

Idem avec l’émouvante figure de James, personnage réifié par son père, qui le prend comme modèle de contes pour enfants, détruisant à jamais son identité. C’est irréparable.

Le cousin Bertram, un monstre d’égoïsme, sourd à la détresse de sa cousine, mais toujours prompt à imposer ses problèmes affectifs.

Bref, une galerie de profils qui interpellent, nourrissent, amènent à s’interroger.

C’est tout sauf un livre superficiel. Un solide catalogue d’expériences humaines, poussées à leur limite.

Brillant, exigeant et très « livresque » en lui-même, un ouvrage qui secoue car il sait penser et universaliser le drame du déracinement.

bravo
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