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 Eric Emmanuel Schmitt - EES

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eXPie
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 31 Mar 2012 - 8:53

Dom a écrit:
Je viens de terminer M.Ibrahim et les fleurs du Coran. Ah ! Que n’avais-je lu vos commentaires avant l’achat ! À part cet indécent pompage d’Émil Ajar, rien à en tirer.
Moralité : toujours aller sur Parfums avant d’acheter.
(Pour moi qui habite à l’étranger, l’achat de livres en Fr. est toujours une décision dure à prendre : sur Amazon, ou bien profiter d’un voyage-les livres sont lourds et encombrants-) et quand par malheur on se trompe, il ne reste plus qu’à assumer les erreurs et à les ranger sur les étagères !
Le film (de François Dupeyron, 2003, un réalisateur qui a été intéressant) a été nominé comme Meilleur Film Etranger aux Golden Globes, ce qui reste un mystère pour moi (il aurait été nominé catégorie Bons Sentiments, j'aurais compris).
.
Omar Sharif a eu le prix du meilleur acteurs au César, notamment... Mais on prend ce prix plus pour une récompense globale pour sa carrière, je suppose...

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"Si vous mettez une personne dans l'obscurité,
vous la forcez à inventer les couleurs."
- Bo Carpelan, La Cour
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petitepom
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Lun 2 Juil 2012 - 17:12

L'enfant de Noé

j'ai lu plusieurs livres sur la seconde guerre mondiale, mais jamais avec la plume de E.E Schmitt. J'ai retrouvé la sensibilité que j'ai aimé dans "Oscar et la dame en rose", en moins triste quand même.

Cette sensibilité est perçu à travers les yeux d'un enfant juif qui se retrouve dans un orphelinat, obligé de se cacher sans savoir où sont ses parents ; pendant trois ans Joseph va s'attacher à son ami Rudy et au prêtre qui tient cette orphelinat.

J'ai eu souvent la larme à l'oeil, aussi bien quand un officier Allemand ferme les yeux et donne discrètement de l'argent au prêtre pour les enfants, que lors des mensonges du curé qui renie ces principes pour sauver ses enfants.

Ce livre est court et pourtant, si riche.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Lun 2 Juil 2012 - 21:29

Du coup je vois que tu as déjà publié ton commentaire.

Je n'ai pas lu le livre mais comme je l'ai déjà dit sur le fil de nos lectures du mois, nous en avons beaucoup parlé dans mon groupe de lecture de la semaine dernière. Le personnage du père Pons m'a semblé plutôt antipathique et un brin pervers, même s'il se dissimule derrière une revendication de charité. C'est quoi cette histoire de collections ? Suspect Pourquoi interdit-il aux représentant des "minorités" de s'intéresser aux autres cultures, alors que lui ne s'en prive pas ?

Peut-être que si je lisais, je comprendrais mieux, mais j'ai peur d'être submergée par les bons sentiments surpris

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odrey
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Lun 2 Juil 2012 - 21:39

colimasson a écrit:

Peut-être que si je lisais, je comprendrais mieux, mais j'ai peur d'être submergée par les bons sentiments surpris

Tu fais bien. C'est plein de bons sentiments.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Lun 2 Juil 2012 - 21:52

odrey a écrit:
colimasson a écrit:

Peut-être que si je lisais, je comprendrais mieux, mais j'ai peur d'être submergée par les bons sentiments surpris

Tu fais bien. C'est plein de bons sentiments.

En fait, j'aurais du écrire : "bons" sentiments Wink

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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Mar 3 Juil 2012 - 7:17

colimasson a écrit:
Du coup je vois que tu as déjà publié ton commentaire.

Je n'ai pas lu le livre mais comme je l'ai déjà dit sur le fil de nos lectures du mois, nous en avons beaucoup parlé dans mon groupe de lecture de la semaine dernière. Le personnage du père Pons m'a semblé plutôt antipathique et un brin pervers, même s'il se dissimule derrière une revendication de charité. C'est quoi cette histoire de collections ? Suspect Pourquoi interdit-il aux représentant des "minorités" de s'intéresser aux autres cultures, alors que lui ne s'en prive pas ?

Peut-être que si je lisais, je comprendrais mieux, mais j'ai peur d'être submergée par les bons sentiments surpris

je n'ai pas perçu le personnage du père Pons de cette manière, je n'ai vu aucun perversité, et je le trouve symphatique.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 11 Mai 2013 - 14:35

La part de l'autre (2001)




« L’écriture vire à l’hallucination.
Hier, en marchant sur les trottoirs avec mes neveux, j’ai entendu un sifflement et j’ai crié :
- Couchez-vous !
Ils m’ont regardé, interloqués. Un vélo passait.
J’avais cru reconnaître un shrapnell. »



Ah ! quel humour ! et quel don prodigieux de l’exagération ! Ainsi EES revient-il sur le parcours de l’écriture de La part de l’autre dans son Journal du livre –journal qu’il n’a bien sûr pas écrit pour lui-même mais à seule fin d’être inclus en conclusion de La part de l’autre, comme témoignage de la souffrance qu’un auteur s’est infligé pour satisfaire son lectorat trop souvent ingrat. En vérité, ce témoignage vient trop tard. Pour donner le ton exact du livre, il aurait dû être placé en introduction et aurait peut-être dissuadé bien des lecteurs qui n’ont que faire des romans à la gloire de leur auteur.


Exagération, nous disions donc, mais aussi égocentrisme : ESS semble avant tout avoir voulu parler d’Hitler pour faire parler de lui. Avec un temps de retard, il s’imaginait sans doute qu’il suffisait d’évoquer ce nom pour faire trembler la foule, provoquer son enthousiasme ou sa répulsion extrêmes, et s’emparer de la place convoitée de l’écrivain controversé. Mais n’est pas Céline (entre autres et par exemple) qui veut.


« Grande résistance de mon entourage à mon projet. Seul Bruno M. comprend et m’encourage. Les autres, Nathalie B. en tête, m’incitent à renoncer.
- Tu ne peux pas associer ton nom à Hitler !
- Mais parler d’Hitler ne consiste pas à devenir hitlérien.
- Moi je sais que tu n’es pas nazi, mais les autres, les lecteurs pressés, les journalistes… »


ESS, trop innocent pour parler de Hitler ? Véritablement convaincu de l’indigence du thème de la Part de l’autre ? Sans doute pas assez innocent en tout cas pour ne pas sentir qu’il y a là de quoi pavaner et se faire passer pour un écrivain à la fois provocateur, martyr et polémique. C’est sans aucune honte qu’il croit bon d’inclure dans son Journal cette remarque faite par un de ses amis (forcément) :


« - Comment parviens-tu à raconter l’existence d’un raté, toi qui as toujours tout réussi ? me demande Bruno M. »



Un raté, Hitler ? Plutôt un vainqueur, même si ses exploits sont amoraux. Un vainqueur, EES ? En tout cas pas en ce qui concerne la Part de l’autre. L’idée était pourtant prometteuse. Que serait devenu Hitler –et donc le monde- si celui-ci n’avait pas échoué son examen d’admission aux Beaux-Arts ? Cette question, beaucoup se la sont déjà posée. Pour rendre cet exercice plus évocateur, EES ne se contente pas seulement de développer cette hypothèse ; il la fait évoluer parallèlement au « véritable » destin que connut Hitler. Pourquoi ces guillemets ? Parce que même si EES respecte les principaux marqueurs historiques de l’existence du dictateur, il s’autorise beaucoup de spéculation en lui attribuant des angoisses, des névroses et des sentiments qui le transforment moins en homme qu’en stéréotype ambulant –complexe d’Œdipe et de castration en tête.




Si EES semble persuadé de son talent et de son intelligence, aucune de ses remarques ne nous le prouvent. Espère-t-il se montrer fulgurant lorsqu’il écrit par exemple que Hitler n’est pas le seul coupable dans le génocide juif, mais qu’il faut aussi prendre en compte tous ceux qui l’ont aidé et qui ont cru en lui ? ou prend-il seulement son lecteur pour un ignare capable de rivaliser avec son portrait d’Hitler ? Afin de nous montrer que le personnage n’est pas un monstre total et sans vergogne, mais plutôt un triste sire qui ne joue pas assez à touche-pipi, EES abuse de la caricature et utilise des procédés grossiers qui, en tentant de détruire tout manichéisme réducteur, finissent par devenir également simplistes. Et cela commence dès l’enfance. Avant son échec aux Beaux-Arts, Hitler nous est présenté comme un gentil garçon de bonne famille. Absolument pas raciste, pas même antisémite, il passe du bon temps avec ses collègues et voisins étrangers, et pour que l’ouverture d’esprit de Hitler soit suffisamment flagrante, EES nous brosse des portraits qui réduisent l’individu à des clichés nationaux :


« Sans bien discerner pourquoi, il appréciait Guido. L’éternelle joie de l’Italien, son sourire désarmant, ses paupières rieuses, sa poitrine velue qu’il montrant sans gêne aucune, la force virile qui éclatait en lui… »


L’uchronie se met véritablement en place lorsque, dans un des deux univers possibles, Hitler apprend son échec à l’entrée des Beaux-Arts. Commence alors le cheminement que l’on connaît. EES se fait plaisir et introduit dans l’existence du personnage tous les détails graveleux qu’il est possible d’imaginer : complexe de castration, terreur des femmes, vie sexuelle inexistante, arrivisme, égoïsme, inceste limite pédophile… A l’opposé de cette existence qui connaît toutes les déchéances possibles, EES imagine le parcours d’un Hitler qui aurait été admis aux Beaux-Arts. Son énergie aurait alors été dirigée dans la réalisation de son œuvre. Hitler aurait rencontré des gens avec qui il aurait pu élaborer des relations satisfaisantes, et tout s’enchaîne : copains, petite amie, vie sexuelle, travaux réussis, emploi stable, reconnaissance du milieu, famille… Avec EES, la vie se joue à pile ou face : pile, on gagne le jackpot social, professionnel et sexuel ; face, on sombre dans le milieu de la vermine, déshérité et rejeté de tous.




La part de l’autre, outre ses simplifications grossières, commence véritablement à devenir agaçant lorsqu’on comprend que Hitler n’est qu’un prétexte habilement utilisé par EES pour parler de lui –ou de ce qu’il croit être. Son discours à l’égard des deux personnages n’est pas neutre. Hitler l’homme politique a beau avoir réussi à dominer le monde et à le façonner durablement pour des décennies au moins, EES ne peut s’empêcher de le ridiculiser et de le mépriser en exacerbant son inaptitude à la vie sociale. En revanche, Hitler l’artiste est précipité sous une avalanche d’éloges derrière lesquelles se dessine la figure plus générale du créateur –celui qui transcende ses pulsions et instincts néfastes pour les transformer en œuvres. Le contexte historique est à peine évoqué. Quant au monde tel qu’il l’aurait été si Hitler n’avait jamais été au pouvoir, il n’est même pas évoqué. L’histoire se termine sur un air d’inachevé. On croyait lire une uchronie mais La part de l’autre n’est qu’un condensé de la Psychanalyse pour les nuls –à moins qu’il ne soit un manuel de libération sexuelle post-soixante-huitarde dont le credo adressé à Hitler aurait été : « Vide-toi un coup et ça ira mieux ». Le Journal de la Part de l’autre apparaît alors à point voulu. En retraçant sa vie lors de l’écriture de son roman, de nombreuses similitudes se dessinent entre la personnalité d’EES et de Hitler l’artiste. Serait-ce une manière d’insinuer que si l’écrivain n’avait pas réussi à se faire connaître en tant que tel et aurait échoué à vendre ses petits romans, il aurait fini par devenir aussi décrépi que Hitler le dictateur, et aurait risqué de faire connaître au monde entier la virtuosité d’une vengeance sanglante ? EES, futur criminel de guerre ? Voilà qui ferait l’objet d’une uchronie tout aussi sympathique et inutile que cette Part de l’autre !


*peintures de Joseph Steib




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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 11 Mai 2013 - 14:44

Menyne a écrit:

J'ai apprécié la lecture de cette histoire, j'étais ravie de l'avoir lue puis je tombe sur les dernières pages : Journal de 'La part de l'autre' Automne 2000, été 2001 et là débute ma déception.
Je n'aurais pas dû les lire. Selon moi, elles montrent un auteur un peu trop fier qui explique sa démarche comme s'il avait écrit l'oeuvre de sa vie.
Je ne peux pas comparer avec d'autres romans car je n'ai rien lu d'autre de lui. Je ne suis pas non plus une spécialiste de l'Histoire mais je pense et j'espère qu'en l'an 2000, un auteur peut se permettre enfin d'aborder un sujet comme celui d'Hitler. Or la lecture de son journal donne l'impression qu'EES a réalisé quelque chose de grandiose en osant parler d'Hitler de cette manière !

Bien d'accord.

eXistenZ a écrit:
La part de l'autre

J'ai lu ce livre il y'a quelques années et ce fut le premier et le dernier ouvrage que je lus de cet auteur.
Petit résumé : il s'agit de l'entrelacement entre la vraie histoire d'Adolf Hitler et une histoire inventée par l'auteur et qui se veut une perspective uchronique de ce qu'aurait pu être Hitler s'il avait été accepté aux beaux-arts.
Il y'a deux perceptions principales chez cet auteur qui m'ont passablement énervés.
La première est que nous devenons bons ou mauvais selon si les circonstances sont positives ou négatives pour nous. Il semble logiquement impossible qu'en temps dramatique une personne puisse suivre un chemin vertueux, plein d'exemples nous démontrent que cette hypothèse est risible.
La seconde est que le seul échec d'Hitler fut le déclencheur. or les deux faits qui ont marqué profondément Hitler et qui l'ont rendu si haineux sont : la perte de la guerre en premier, et le Traité de Versailles si injuste.
L'échec aux beaux arts n'est qu'un infime évènement. Hitler confessa d'ailleurs à Goebbels qu'il souhaitais par-dessus tout être écrivain.
En plus des faussetés historiques sur pas mal d'évènements Eric Emnanuel Schmitt nous dévoile ses talents de psychologue en voulant analyser la psyché d'Hitler. C'en est presque drôle.

Et bien d'accord aussi. Merci pour les explications supplémentaires que tu fournis. Tu aurais dû en souffler quelques unes à EES...

Une autre horreur de son journal, très éloquente :

Citation :
Je ne supporte plus Hitler.
Non seulement je le hais, comme avant, pour sa politique criminelle, pour ce qu'il est devenu, un barbare messianique persuadé d'avoir toujours raison, mais désormais je le hais aussi pour la vie qu'il m'impose depuis des mois.

J'ai hâte de le faire mourir.

Je dédierai ce livre au premier homme qui a voulu l'abattre, Georg Elser, cet Allemand simple et sans prétention qui avait compris avant tout le monde que le Führer emmenait le monde à sa perte.
Oui, je dédierai mon livre à ce « terroriste ».

Savoureux paradoxe : je rédige quatre cents pages pour faire revivre un homme et je dédie le livre à son assassin.

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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 11 Mai 2013 - 14:50

Il a quand même le talent d'être insupportable à l'écoute mais également à la lecture...
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mimi54
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 11 Mai 2013 - 15:23

Comme un certain nombre, j'ai lu quelques ouvrages ( sans doute trop, au regard de ce que j'en ai retenu), mais le dernier lu m'a définitivement vacciné de toute nouvelle récidive.
Et pourtant j'en connais ( pas ici) qui à chaque fois se disent moyennement convaincue par son dernier opus, et qui replongent au suivant scratch
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Sam 11 Mai 2013 - 23:13

Probable qu'il y a quelques facilités dans ce livre, des procédés grossiers. Mais c'était tout de même le but, d'imaginer qu'un micro évènement peut influer sur toute une vie (parce que ça peut tout de même être le cas, je pense).
Je ne me suis pas tellement attachée à la véracité des dires et des faits de l'histoire, et c'est probablement ce qui m'a aidée à ne pas être agacée.

Je l'ai lu il y a longtemps mais j'en garde un agréable moment de lecture. Et... surtout je ne me rappelle pas du tout cette impression d'auteur prétentieux et tellement omniscient dans le texte.

Après, je comprends totalement que pour des personnes qui s'y connaissent (en histoire, en psycho, socio et tout ce bazar), ça peut sembler surfait, creux, et... vulgaire. Du coup, prétentieux de donneur de leçon qui n'y connait rien.
Pour une pauvre noob comme moi, je prends le simple plaisir d'une histoire qui s'amuse avec des bouts d'une histoire commune qu'on connaît tous vaguement, et la part de monstre en chacun.

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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Dim 12 Mai 2013 - 21:44

Queenie a écrit:


Après, je comprends totalement que pour des personnes qui s'y connaissent (en histoire, en psycho, socio et tout ce bazar), ça peut sembler surfait, creux, et... vulgaire. Du coup, prétentieux de donneur de leçon qui n'y connait rien.
Pour une pauvre noob comme moi, je prends le simple plaisir d'une histoire qui s'amuse avec des bouts d'une histoire commune qu'on connaît tous vaguement, et la part de monstre en chacun.

Ce n'est pas qu'une question de véracité ! Moi aussi je m'en fous de savoir si les faits sont exacts ou non. Si j'ai accepté, au départ, de lire une uchronie, c'est que j'acceptais également une bonne part de fiction. Non, ce qui m'a surtout déplu c'est de lire la façon dont EES se met en scène dans le Journal qui justifie son roman.

Et de manière générale, je n'aime pas ses accumulations de stéréotypes et son assurance (prétentieuse qui ne s'assume pas).

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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Dim 12 Mai 2013 - 21:50

colimasson a écrit:
Queenie a écrit:


Après, je comprends totalement que pour des personnes qui s'y connaissent (en histoire, en psycho, socio et tout ce bazar), ça peut sembler surfait, creux, et... vulgaire. Du coup, prétentieux de donneur de leçon qui n'y connait rien.
Pour une pauvre noob comme moi, je prends le simple plaisir d'une histoire qui s'amuse avec des bouts d'une histoire commune qu'on connaît tous vaguement, et la part de monstre en chacun.

Ce n'est pas qu'une question de véracité ! Moi aussi je m'en fous de savoir si les faits sont exacts ou non. Si j'ai accepté, au départ, de lire une uchronie, c'est que j'acceptais également une bonne part de fiction. Non, ce qui m'a surtout déplu c'est de lire la façon dont EES se met en scène dans le Journal qui justifie son roman.

Et de manière générale, je n'aime pas ses accumulations de stéréotypes et son assurance (prétentieuse qui ne s'assume pas).

Pour faire une bonne uchronie faut un contraste avec les faits véridiques...
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MartineR
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Dim 28 Juil 2013 - 12:22

Je n'avais lu un livre de cet auteur qui m'énerve au plus haut point par l'over-dose de ses passages médiatiques, mais j'ai succombé en passant à la bibliothèque, en prenant:

Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus


Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la
Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius. (4° de couverture)

mais aucun intérêt, ce n'est pas mal écrit mais que dire de plus, j'ai déjà tout oublié...
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Dim 28 Juil 2013 - 12:47

MartineR a écrit:
Je n'avais lu un livre de cet auteur qui m'énerve au plus haut point par l'over-dose de ses passages médiatiques, mais j'ai succombé en passant à la bibliothèque, en prenant:

Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus
ce n'est pas mal écrit mais que dire de plus, j'ai déjà tout oublié...

Même impression que toi après ce que j'ai pu lire d'Eric Emmanuel Schmitt...jypeurien
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MessageSujet: Re: Eric Emmanuel Schmitt - EES   Aujourd'hui à 2:53

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