Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Fabien Marsaud alias Grand Corps malade

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Dim 8 Juin 2008 - 23:47

menine a écrit:
Oh ! Que je suis déçue !
Lui aussi, il a signé pour TF1 et le foot ....Quel désastre! humeur
N'ayant pas la télé, je ne savais pas tout cela !

On va tout de même lui pardonner à Grand Corps Malade...parce qu'on l'aime bien...mais c'est décevant... Rolling Eyes
Qui sait? Cette chanson amènera peut-être les footeux aux paroles de ses autres chansons...

conciliabule Et Manu Chao qui chante Si yo fuera Maradonna!...
clic
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bibliophile
Envolée postale
avatar

Messages : 299
Inscription le : 09/07/2010
Age : 23
Localisation : 76

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Lun 19 Juil 2010 - 21:00

C'est merveilleux que vous en parliez ici. Je l'aime cet homme. C'est magique ce qu'il fait, ça me donne des ailes. aime
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliophile.skyblog.com
Bibliophile
Envolée postale
avatar

Messages : 299
Inscription le : 09/07/2010
Age : 23
Localisation : 76

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Mer 27 Oct 2010 - 13:23

IL A SORTI UN NOUVEL ALBUM joie
"3ème temps"
Voici une de ces chansons: A l'école de la vie

Citation :
J’y suis entré tout petit sans le savoir, comme tout le monde
Derrière ses murs, j’ai grandi et j’ai observé chaque seconde
J’y suis entré naturellement, personne m’a demandé mon avis
J’ai étudié son fonctionnement, ç s’appelle l’école de la vie
Faut savoir qu’ici tout s’apprend, les premières joies et les colères
Et on ne sort jamais vraiment de cet établissement scolaire
A l’école de la vie, y’a des matières obligatoires
Et certains cours sont en option pour te former à ton histoire
La vie démarre souvent avec le prof d’insouciance,
Il est utile, il t’inspire et puis il te met en confiance
Mais juste après vient le cours des responsabilités,
Tu découvres les maux de tête et les premiers contrôles ratés
Le cours de curiosité est un passage important,
En le comprenant assez tôt, j’ai gagné pas mal de temps
Puis j’ai promis que je m’inscrirai dans le cours de promesse…
Mais j’ai parfois été fort dans le cours de faiblesse

A l’école de la vie, tout s’apprend, tout enseigne,
Tout s’entend, on s’entraine, des matières par centaines,
C’est l’école de la vie, j’ai erré dans ses couloirs,
J’ai géré dans ses trous noirs, j’essayerai d’aller tout voir

En cours de grosse galère, j’ai eu quelques très bonnes notes,
C’est ce genre de résultats, qui te fait connaitre tes vrais potes
Ca m’a donné des points d’avance et une sacrée formation
Pour le cours de prise de recul et celui d’adaptation
Je me souviens du cours d’espoir, j’avais des facilités,
A moins que je ne confonde avec le cours de naïveté
Puis il y avait une filière mensonge et une filière vérité ;
J’ai suivi les deux cursus, chacun à son utilité
En cours de solitude, j’avais un bon potentiel,
Se satisfaire de soi même est un atout essentiel
Mais j’aime bien aussi l’ambiance qu’il y avait dans le cours de bordel,
J’ai vite compris que l’existence ce conjugue mieux au pluriel
C’est qu’en cours d’humanité j’ai eu deux très bons professeurs,
On a eu des travaux pratiques tout les jours, moi et ma sœur
J’espère que petit à petit, j’ai bien retenu leurs leçons
Et qu’à l’école d’une autre vie, je transmettrai à ma façon

A l’école de la vie, tout s’apprend, tout enseigne,
Tout s’entend, on s’entraine, des matières par centaines,
C’est l’école de la vie, j’ai erré dans ses couloirs,
J’ai géré dans ses trous noirs, j’essayerai d’aller tout voir

En cours d’histoire d’amour, j’ai longtemps été au fond de la classe,
Le cul contre le radiateur, j’ai bien cru trouver ma place,
Mais en pleine récréation, alors que je n’attendais rien,
J’ai reçu ma plus belle leçon et le prof m’a mis très bien
Au cours de liberté y avait beaucoup d’élèves en transe,
Le cours d’égalité était payant, bravo la France
Pour la fraternité, y’avait aucun cours officiel,
Y’avait que les cours du soir, loin des voies institutionnelles
Alors on saigne, on cicatrise,
On se renseigne, on réalise
Les bons coups et les bêtises
On salit, on se divise
Moi pour comprendre l’existence un peu plus vite ou un peu mieux,
J’ai choisi le cours d’enfance en ville, j’ai même pris l’option banlieue
Reste qu’au cours de bonheur, le prof était souvent malade,
On s’est démerdés tous seuls, on a déchiffrés ses charades
Autodidacte en sentiments, y’aura pas d’envie sans piment
Dans mes cahiers en ciment, moi j’apprends la vie en rimant

A l’école de la vie, tout s’apprend, tout enseigne,
Tout s’entend, on s’entraine, des matières par centaines,
C’est l’école de la vie, j’ai erré dans ses couloirs,
J’ai géré dans ses trous noirs, j’essayerai d’aller tout voir
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliophile.skyblog.com
tom léo
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2698
Inscription le : 06/08/2008
Age : 54
Localisation : Bourgogne

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Ven 5 Juil 2013 - 22:04

Beaucoup ici ont montré pas seulement l'amour pour son art, mais le respect et l'amour pour sa personne. Je partage les deux. Comprenant un peu de sa biographie cela devient franchement extraordinaire comment il exerce sa capacité. Chapeau!

Récemment est paru un livre autobiographique sur son expérience comme grand malade... Je viens juste de l'acheter, mais cela pourrait intéresser d'autres ici:


Un mot de l'auteur
J'ai souhaité raconter mon année en centre de rééducation pour mettre en lumière l'univers très méconnu du handicap lourd.
Comment vit-on au quotidien quand le corps est entièrement paralysé ?
Comment accepte-t-on d'être assisté dans nos gestes les plus intimes ?
Pourquoi, dans ce monde si dur, l'humour et l'autodérision prennent une telle place ?
Ce récit dessine une galerie de personnages, patients ou soignants, et ressemble finalement à l'histoire d'un voyage en train. Avec cette différence : personne ne sait quand finira ce voyage et jusqu'où il va nous mener.
(Source: amazone.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Ven 5 Juil 2013 - 23:01

Je l'ai écouté en parler avec douceur, sans apitoiement sur son sort...avec même de l'humour. Il est vraiment grand ce grand corps malade!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
topocl
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 11706
Inscription le : 12/02/2011

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Ven 4 Sep 2015 - 11:14

On est dans la catégorie poésie, là. Faut-il lui faire un deuxième fil??

Patients

À l'âge de 20 ans, chahutant avec des amis, il plonge dans une piscine peu profonde. La moelle est touchée. Les médecins craignent qu'il ne reste tétraplégique. Grâce à sa volonté de fer, au soins et attentions dont il est entouré, et surtout à la capacité de régénération de ses neurones, il peut, contre toute attente et contrairement à la plupart de ses compagnons d'infortune, récupérer une vie quasi normale. C’est l’ histoire de Grand Corps Malade, qui nous raconte dans ce petit livre son séjour en centre de rééducation.

L'écriture est le plus souvent d'une platitude assez éprouvante et a contribué à me tenir à distance de
cette histoire émouvante, racontée avec distance et humour, ou plutôt cette énumération de faits, de situations, de rencontres. Il y a une volonté déterminée de nommer un chat un chat (enfin les chats dont il parle), d'expliquer le moindre fait médical de façon à le rendre accessible à des lecteurs novices en médecine, comme lui a été un patient novice découvrant tout un monde qu'il ne connaissait pas. Ce que j'ai trouvé de plus intéressant est de montrer que handicapé ou pas, on peut déconner avec des copains.
Pour moi, plutôt une déception, mais je comprends bien que je regarde ce genre de livres avec un regard biaisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://topocleries.wordpress.com/
tom léo
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2698
Inscription le : 06/08/2008
Age : 54
Localisation : Bourgogne

MessageSujet: Patients   Ven 11 Sep 2015 - 7:46

Patients

Les remarques de topocl sur le resssenti concernant la lecture du livre de Fabine Marsaud (= Grand Corps Malade) éveillent en moi d'abord des réflexions d'ordre plus générale, mais qui pourraient expliquer en partie déjà nos diffréents points de vue, ou de jugement sur ce livre.

Je me suis rendu compte – si cela était néccessaire encore – qu'on puisse juger et apprécier des livres pour des raisons très différents. On peut aimer une langue cisélée, précise, envoûtante ; ou une histoire épique, vaste, bref : un narrateur à l'oeuvre ; ou un contenu, une histoire dans des vêtements peut-être plus modestes, mais néanmoins très parlante, touchant notre coeur.

Malgré la maîtrise incroyabe du rythme que montre Grand Corps Malade dans le slam, il me semble qu'ici, dans ce livre précis, il quitte toutes les artigices verbaux dont il serait probablement capable, pour parler d'une période spéciale et d'apprentissage de sa vie.

CONTENU :
A peine âgé de 20 ans, Fabien et ses amis se trouvent dans une piscine. Une chute accidentelle lui fait toucher le fond du bassin. Les médecins sont pessimistes : probablement il sera paralysé à vie. Après un temps aux soins intensifs il sera transferé vers un centre de rééducation. C'est de ce temps là, avant tout, que Fabien va parler dans ce récit : il raconte du lent réapprentissage, de la cohabitation avec ses compagnons de fortune, leurs histoires, du long chemin vers une autonomie à réconquérir…

Un mot de l'auteur :
J'ai souhaité raconter mon année en centre de rééducation pour mettre en lumière l'univers très méconnu du handicap lourd.
Comment vit-on au quotidien quand le corps est entièrement paralysé ?
Comment accepte-t-on d'être assisté dans nos gestes les plus intimes ?
Pourquoi, dans ce monde si dur, l'humour et l'autodérision prennent une telle place ?
Ce récit dessine une galerie de personnages, patients ou soignants, et ressemble finalement à l'histoire d'un voyage en train. Avec cette différence : personne ne sait quand finira ce voyage et jusqu'où il va nous mener.
(Source: amazone.fr)

REMARQUES :
C'est vrai qu'avec le peu que je connaissais de l'art incisif de Grand Corps Malade comme artiste du slam, et des textes très forts, je ne pouvais qu'avoir un préjugé favorable pour lui. Mais je ne savais pas toute l'histoire derrière les bequilles, avec lesquelles on le voyait sur scèe.

Dans ce livre nous en apprenons un peu, sans que Marsaud s'arrête à raconter en longeur l'accident. C'est plutôt la suite, le temps après les sons intensif, qui est ici au centre : Espoir ou desespoir face aux possibilités ou impossibilités d'un avenir indépendant. Perte du rêve de devenir sportif de haut niveau (basketball). Dépendance du bon vouloir du personnel pour des gestes les plus quotidiennes… C'est autour de ces thèmes, et du centre de réhabilitation qu'il raconte. Et là, ce n'est moins la concentration juste sur ses propres misères qu'aussi l'attention aux destins des compagnons de route, de « l'infortune ». Il brosse le portrait de l'un et de l'autre.

C'est un long chemin qui l'attend jusqu'à l'amélioration progressive de ses capacités et possibilités. Il en parle clairement, ce que signifie la dépendance et une perte d'espoir (chez beaucoup), mais sans autoapitoiement, quelques fois même avec une certaine distance. Il faut – pour être un patient dans son étant – apprendre à être patient !

Un livre sérieux et au même moment drôle qu'on puisse lire avec respect, voir de la joie. Ce n'est pas juste comme artiste qu'il nous parle, ce Fabien, mais comme un artiste, comme un homme tout court avec une histoire forte !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
topocl
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 11706
Inscription le : 12/02/2011

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Ven 11 Sep 2015 - 8:35

Merci, Tom Léo.
Je crois que j'ai eu du mal à ne pas le lire comme un "cas clinique" et c'est ce qui a nuit à ma lecture.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://topocleries.wordpress.com/
hardkey
Envolée postale
avatar

Messages : 169
Inscription le : 29/03/2016
Age : 23
Localisation : Toulouse, ville rose de mon coeur

MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   Mar 29 Mar 2016 - 12:38

J'aime beaucoup Grand Corps Malade. Déjà, il m'a fait découvrir le slam, ce qui est une raison presque suffisante. ^^
Mais aussi, je trouve qu'il mêle avec talent la maîtrise littéraire et la simplicité. Il n'a pas besoin de grands mots, de partir en couille, de laisser sa plume s'exciter toute seule sur le dictionnaire. Il se contente d'écrire, de transcrire ce qu'il veut dire et ça suffit. Il fait sa tambouille avec les rimes, les mots d'argot et le reste.

Sinon, J'ai mis des mots est un de ses slams que je préfère. :)
(Je mets le lien, parce qu'il faut absolument l'écouter avec ce thème jazzy derrière !)



Grand Corps Malade a écrit:

J’ai mis des mots sur un cahier
J’ai mis des mots que j’ai triés
J’espérais bien me faire griller
J’ai mis des mots que j’ai criés
J’ai mis des mots dans vos oreilles
Ou des émotions c’est pareil
Dans vos théâtres et vos enceintes
J’ai mis des mots comme une empreinte
J’ai mis des mots un peu partout
Redistribués au coup par coup
Je sais même plus où je les ai mis
J’ai mis des mots j’ai pas gémi
J’ai mis des mots mais jamais trop
Dans un métro dans un micro
J’ai mis des mots j’ai eu les crocs
Des mots nouveaux des mots rétros
J’ai mis des mots pour compenser
J’ai pas le destin qu’on pensait
Mais en passant sur le passé
On peut tracer sans effacer
J’ai mis des mots j’ai pas médit
J’ai mis des do j’émets des mi
Des mots entiers pas des demi
J’ai mis des mots de Saint-Denis
J’ai mis des mots que j’ai couvés
J’ai tenté de les faire groover
Sans entrave et rien à prouver
Sans en baver tout à trouver
Les mots vont vite faut qu’on s’accroche
J’ai pris le tempo à la croche
C’est pas pour me remplir les poches
Car tous ces mots c’est pour mes proches

Et quand la musique accompagne
Les mots pétillent comme du champagne
Et le meilleur ne le nie pas
C’est sur un air d’harmonica

J’ai mis des mots est-ce que t’y crois
La première fois en 2003
J’ai oublié les médisants
J’ai mis des mots c’est mes 10 ans
J’ai mis des mots j’ai des raisons
Coupable de combinaisons
Et je crée sans comparaison
Des horizons à chaque saison
Dans plein de pays j’ai mis des mots
Berlin Québec ou Bamako
J’ai même trouvé des mots en route
J’ai mis des mots jusqu’à Beyrouth
J’ai mis des mots dans tous les sens
À l’envers à l’effervescence
Des mots sympas ou en colère
Des mots bien droits ou en galère
J’ai mis des mots c’est dérisoire
Parfois tranchants c’est des rasoirs
Mais bien placés c’est opportun
J’ai mis des mots c’est important
J’ai trouvé de l’inspiration
Pour inspirer mes directions
Pour continuer sans crispation
Je reprends ma respiration…

Tous ces mots ça fait des rencontres
Je m’en rends compte je suis pas contre
J’ai mis des mots à l’infini
J’ai pas failli c’est pas fini
J’ai mis des mots j’émeus des gens
J’émets des vœux jamais urgents
J’ai mis de moi j’ai mis de vous
Des émois de nos rendez-vous

Et quand la musique accompagne
Les mots pétillent comme du champagne
Et le meilleur ne le nie pas
C’est sur un air d’harmonica

Autre de ses textes que j'adore : Roméo kiffe Juliette. La réécriture est particulièrement bien trouvée, et j'aime beaucoup le changement de la fin. dentsblanches



Grand Corps Malade a écrit:
Roméo habite au rez-de-chaussée du bâtiment trois
Juliette dans l’immeuble d’en face au dernier étage
Ils ont 16 ans tous les deux et chaque jour quand ils se voient
Grandit dans leur regard une envie de partage
C’est au premier rendez-vous qu’ils franchissent le pas
Sous un triste ciel d’automne où il pleut sur leurs corps
Ils s’embrassent comme des fous sans peur du vent et du froid
Car l’amour a ses saisons que la raison ignore

Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo
Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes
Un amour, du courage et deux enfants hors des normes

Juliette et Roméo se voient souvent en cachette
Ce n’est pas qu’autour d’eux les gens pourraient se moquer
C’est que le père de Juliette a une kippa sur la tête
Et celui de Roméo va tous les jours à la mosquée
Alors ils mentent à leurs familles, ils s’organisent comme des pros
S’il n’y a pas de lieux pour leur amour, ils se fabriquent un décor
Ils s’aiment au cinéma, chez des amis, dans le métro
Car l’amour a ses maisons que les darons ignorent

Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo
Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes
Un amour, du courage et deux enfants hors des normes

Le père de Roméo est vénèr, il a des soupçons
La famille de Juliette est juive, tu ne dois pas t’approcher d’elle

Mais Roméo argumente et résiste au coup de pression
On s’en fout papa qu’elle soit juive, regarde comme elle est belle
Alors l’amour reste clandé dès que son père tourne le dos
Il lui fait vivre la grande vie avec les moyens du bord
Pour elle c’est sandwich au grec et cheese au McDo
Car l’amour a ses liaisons que les biftons ignorent

Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo
Un amour dans l’orage, celui des dieux, celui des hommes
Un amour, du courage et deux enfants hors des normes

Mais les choses se compliquent quand le père de Juliette
Tombe sur des messages qu’il n’aurait pas dû lire
Un texto sur l’i-phone et un chat Internet
La sanction est tombée, elle ne peut plus sortir
Roméo galère dans le hall du bâtiment trois
Malgré son pote Mercutio, sa joie s’évapore
Sa princesse est tout prêt mais retenue sous son toit
Car l’amour a ses prisons que la raison déshonore
Mais Juliette et Roméo changent l’histoire et se tirent
A croire qu’ils s’aiment plus à la vie qu’à la mort
Pas de fiole de cyanure, n’en déplaise à Shakespeare
Car l’amour a ses horizons que les poisons ignorent

Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n’est pas clément tant pis pour la météo
Un amour dans un orage réactionnaire et insultant
Un amour et deux enfants en avance sur leur temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Fabien Marsaud alias Grand Corps malade   

Revenir en haut Aller en bas
 
Fabien Marsaud alias Grand Corps malade
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Grand Corps Malade - Je viens de là
» Patients (Grands Corps Malade)
» Grand Corps Malade - le 23 octobre, il nous restera ça (avec renaud)
» Que faire quand l'âme est malade ?
» 12 astuces pour ne jamais tomber malade

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Poésie (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: