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 John Berendt

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Sophie
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MessageSujet: John Berendt   Mar 15 Avr 2008 - 6:15



John Berendt est né en 1939; il est journaliste et écrivain et est devenu célèbre, notamment suite à l'adaptation au cinéma, par Clint Eastwood, de son livre Minuit, dans le jardin du bien et du mal.

Il est né à Syracuse (NY), de parents écrivains.

Je crois m'être trompée de rubrique car John Berendt n'a aps écrit de romans mais des documents, histoires vraies. C'était mon avis à un gentil modérateur.
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Sophie
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MessageSujet: Re: John Berendt   Mar 15 Avr 2008 - 6:41

LA CITE DES ANGES DECHUS

Le 29 janvier 1996, un incendie détruit la Fenice, le plus célèbre opéra de la Cité des Doges. Trois jours plus tard, Berendt arrive sur les lieux du drame pour se muer en un détective au fur et à mesure qu'il se fond dans l'intimité de Venise et de ses habitants. Au cours de son enquête, Berendt rencontre un poète vénitien qui se suicide mystérieusement, la première famille d'origine américaine à devenir propriétaire d'un palazzo, les membres d'une fondation privée américaine très élitiste, un peintre provocateur et extravagant... Une fable sur le crime, la corruption, mais aussi sur l'enchantement propre à cette remarquable ville-musée.

Les premières lignes (merci Alapage):
Prologue : L'effet Venise - À Venise, tout le monde joue un rôle, m'explique le comte Girolamo Marcello. Et ce rôle change sans cesse. La clé pour comprendre les Vénitiens, c'est le rythme. Le rythme de la lagune, le rythme de l'eau, des marées, des vagues... Je marchais le long de la Calle della Mandola quand je suis tombé sur le comte Marcello. Membre d'une vénérable famille vénitienne, il est considéré comme un spécialiste de l'histoire, des structures sociales et des subtilités de Venise. Comme nous allons tous les deux dans la même direction, nous repartons ensemble. - Le rythme de Venise est comme la respiration. Marée haute, haute pression : tension. Marée basse, basse pression : détente. Les Vénitiens ne sont pas du tout réceptifs au rythme de la roue. Ce rythme est réservé à d'autres endroits, des endroits où il y a des automobiles. Notre rythme à nous, c'est celui de l'Adriatique. Celui de la mer. À Venise, le rythme bat en même temps que la marée, et la marée change toutes les six heures. Le comte Marcello inspire profondément. - Comment percevez-vous un pont ? - Je vous demande pardon ? Un pont ? - Le percevez-vous comme un obstacle ou juste comme une autre série de marches à monter pour passer de l'autre côté d'un canal ? Nous autres, Vénitiens, ne voyons pas les ponts comme des obstacles. Pour nous, les ponts sont des transitions. Nous les traversons très lentement. Ils font partie du rythme. Ils sont comme une passerelle entre deux salles d'un théâtre, comme un changement de décor, comme le passage de l'acte I à l'acte II dans une pièce. Notre rôle change chaque fois que nous traversons un pont. Nous passons d'une réalité... à une autre réalité. D'une rue... à une autre rue. D'un décor... à un autre décor. Nous approchons d'un pont enjambant le Rio di San Luca et donnant sur le Campo Manin. - Un tableau en trompe-l'oeil, reprend le comte, est un tableau qui paraît tellement réel qu'il ne ressemble pas à un tableau. Il ressemble à la vraie vie, alors qu'évidemment il n'en est rien. C'est la réalité volée une fois. Mais alors, qu'est-ce qu'un trompe-l'oeil se reflétant dans un miroir ? La réalité volée deux fois ? Un rayon de soleil se reflète sur le canal, puis à travers une fenêtre sur un plafond, puis du plafond vers un vase et du vase sur un verre ou sur une coupe en argent. Quel est le véritable rayon de soleil ? Quel est le véritable reflet ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui ne l'est pas ? La réponse à cette question n'est pas simple, parce que la vérité peut changer. Je peux changer. Vous pouvez changer. C'est l'effet Venise. Nous descendons du pont et arrivons sur le Campo Manin. Hormis d'être passé de l'obscurité profonde de la Calle délia Mandola au soleil qui baigne la place, je ne me sens pas différent. Mon rôle, quel qu'il soit, est resté celui que je jouais avant de traverser le pont. Bien sûr, je n'en dis rien au comte Marcello. Mais je le regarde en me demandant s'il admettrait n'avoir subi lui-même aucune transformation. Tandis que nous avançons sur le Campo Manin, il respire à nouveau profondément puis, d'un ton définitif, déclare : - Nous autres, Vénitiens, ne disons jamais la vérité. Il faut toujours comprendre le contraire de nos paroles.


Mon avis: j'ai adoré ce livre qui est à la fois une étude sociale sur les habitants de Venise (les vrais et les autres, essentiellement des Américains), une enquête sur qui a mis le feu à la Fenice, un catalogue détaillé des oeuvres architecturales de Venise, une découverte de ses traditions, notamment des maîtres-verriers.
Bref, c'est extrêmement intéressant, passionnant, d'autant que Berendt écrit bien.
Certes, mieux vaut aimer l'art ou connaître Venise; c'est presque un cop de coeur pour moi et j'ai de plus en plus envie de découvrir Venise.
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MessageSujet: Re: John Berendt   Mar 15 Avr 2008 - 10:54

Merci pour ce fil, Sophie.
J'adore cet auteur que j'ai découvert seulement après avoir vu le film de Clint Eastwood.
Minuit, dans le jardin du bien et du mal est un livre qui bouillonne - plein d'humour, plein de jeux de mots, plein de ce rythme de vie qu'on ne trouve que dans le sud de l'Amérique. L'histoire se joue à Savannah et le mélange de mode de vie, gens du sud, mentalité du sud et policier est une combinaison sublime pour passer un bon moment de lecture.

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Sophie
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MessageSujet: Re: John Berendt   Mar 15 Avr 2008 - 10:58

J'ai tellement aimé La cité des anges déchus, que je pense me procurer Minuit...

Et je viens de lire qu'apparemment, tu aimes Venise, ce qui est un deuxième bon argument pour que tu lises ce livre. Wink
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MessageSujet: Re: John Berendt   Mar 15 Avr 2008 - 11:05

Sophie a écrit:
J'ai tellement aimé La cité des anges déchus, que je pense me procurer Minuit...

Et je viens de lire qu'apparemment, tu aimes Venise, ce qui est un deuxième bon argument pour que tu lises ce livre. Wink
Je ne l'ai pas mentionnée - mais j'ai lu son livre sur Venise - en l'original la semaine quand le livre était sortie Wink - c'était seulement quelques semaines après la lecture de Minuit donc je me suis 'jetée' là-dessus Very Happy
Tu devrais aussi aimer Minuit - est surtout regarder par après le film - parce que un des personnages qu'il décrit joue soi-même dans le film (le roman est basé sur des faits réels) et la Lady Chablis.. il faut la voir pour le croire Wink

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