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 Michel Déon

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Michel Déon   Ven 25 Avr 2008 - 7:56


Michel Déon

Romancier
Biographie

Né le 4 août 1919, à Paris. Famille de militaires et de fonctionnaires. Études à Janson de Sailly, aux lycées de Monaco et de Nice. En 1937, faculté de droit de Paris. Mobilisé jusqu’en novembre 1942. Reste en zone sud, secrétaire de rédaction à l’Action française, regagne Paris à l’automne 1944 et travaille dans divers journaux en même temps qu’il prépare son premier roman. Quitte Paris en 1946, correspondant de presse en Suisse et en Italie.
En 1950, part pour les États-Unis grâce à une bourse de l’Institute of International Education, relayée par une bourse de la Fondation Rockefeller, qui lui permet de visiter le Canada français et d’étudier les mœurs et la langue des Acadiens de Louisiane. Au retour, fin 1951, se consacre de nouveau au journalisme et commence de publier régulièrement des romans. En 1956, entre comme conseiller littéraire aux éditions Plon qu’il quitte, en 1958, pour séjourner près d’un an au Portugal, puis dans le Tessin, enfin en Grèce, à Spetsai. À Paris, de nouveau, en 1961, collabore aux éditions de La Table ronde et tient la chronique dramatique des Nouvelles littéraires où il prend la succession de Gabriel Marcel. En 1963, repart pour la Grèce et s’installe pour cinq ans à Spetsai. En 1968, long séjour au Portugal, puis à partir de 1969, partage son année entre l’Irlande, la Grèce et Paris.
Marié, deux enfants. A vu le prix de la ville de Nice couronner Je ne veux jamais l’oublier (1951), le prix des Sept Le Dieu pâle (1954), le prix Kauffmann Le Balcon de Spetsai (1961), le prix Interallié Les Poneys sauvages (1970), le grand prix du roman de l’Académie française Un taxi mauve (1973), le grand prix européen de littérature pour albums d’enfants Thomas et l’infini (1976), le Glenfiddich Award décerné à Dufftown (Écosse) pour les deux volumes du Jeune Homme vert (1977), le prix des Maisons de la presse Je vous écris d’Italie (1984) et le prix Giono pour l’ensemble de son œuvre (1996). Docteur honoris causa des universités d’Irlande. Membre associé de l’Académie des sciences portugaise, section des Lettres.


Élu à l’Académie française, le 8 juin 1978, au fauteuil de Jean Rostand (8e fauteuil).

Œuvres illustrées

À la Librairie Nicaise :
Histoire de Minnie, eaux-fortes.
Balinbadour, eaux-fortes de Willy Mucha.
Le Barbare au Paradis, eaux-fortes.

Aux Éditions Matarasso :

Turbulences, eaux-fortes.
Univers labyrinthique, gravures de B. Dorny.
Hu-Tu-Fu, eaux-fortes.

Aux Éditions Fasquelle :
Fleur de colchique, eaux-fortes de Jean-Paul Vroom.

Aux Éditions La Palatine :

Une jeune Parque, eaux-fortes de Mathieux-Marie.

Aux Éditions Cristiani :
Ouest-Est, eaux-fortes de Jean Cortot.

Chez André Biren :
Lettre ouverte à Zeus, gravures de Fassianos
G., gravures de George Ball.
Les Choses, gravures de Maud Greder.
Avant-jour, eaux-fortes d'Olivier Debré

Aux Éditions La Palinte :

Les Migrateurs du monde, gravures.

Chez Alain Piroir :
Songes, eaux-fortes.

A l’Imprimerie nationale :
Dernières nouvelles de Socrate, eaux-fortes de Jean Cortot.

Aux Éditions Fata Morgana
Jeu de miroirs, graphies de Jean Cortot
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Cavalier, passe ton chemin   Ven 25 Avr 2008 - 8:00

Cavalier, passe ton chemin de Michel Déon

Broché: 203 pages Editeur : Editions Gallimard (13 mai 2005)
ISBN-10: 2070774686 ISBN-13: 978-2070774685

Présentation de l'éditeur
L'Irlande existe peut-être... En vérité, on n'en sait rien. La dire imaginaire n'est pas faux non plus. Elle a trop bien joué de ses légendes et de son héroïque et désastreux passé. Entre les illusions et la réalité, la marge est à peine perceptible. Parce que l'Irlande parle d'abondance, le mieux est de l'écouter. Qui croire? Tout le monde sans doute. C'est bien plus simple. Les temps modernes n'ont pas encore fait taire les conteurs et les rêveurs, mais qu'on ne s'y trompe pas : l'imagination est au pouvoir.

Quand un peuple en est aussi généreusement pourvu, il est assuré de survivre à toutes les tyrannies et un jour, de se retrouver en pleine lumière, au cœur de tous les dangers.M. D. Le " premier essai d'Irlande " de Michel Déon, à Kilcolgan Castle, date de 1969, il y a plus de trente ans. Ces "Pages irlandaises" qu'il nous offre aujourd'hui succèdent aux pages grecques, où il inventait cette manière savante d'entrelacer souvenirs et portraits.
Cavalier, passe ton chemin ! est un livre de connaisseur, d'esthète aussi, où l'observation passionnée d'un pays et de ses habitants approfondit chaque fois un peu plus un sentiment d'affinité jamais démenti.

Mon commentaire :
L'Irlande au centre d'un roman de Déon ne peut être la même Irlande que celle de Chalandon. Nous avons des idées reçues qu'il suffit à l'auteur de confirmer : les habitants sont en majorité roux, les rivières ont la couleur Guinness ou d'infirmer : l'Irlande est le pays de l'arnaque.

Il établit le constat de la décrépitude des aristocrates,
Déon n'a certes pas le talent de du Boucheron pour décrire les chasses à courre, mais il capte l'âme d'un pays comme aucun autre français n'a pu réussir à comprendre.
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Cavalier, passe ton chemin.   Ven 25 Avr 2008 - 8:15

Sur un air de balade irlandaise, l'auteur passe de la nostalgie de ce passé inscrit sur les pierres de ce pays, à une vision réaliste des habitants actuels.
Sa galerie de portraits, accroche ses personnages sur le mur de son histoire : les vieux aristos, Derek et sa femme, lady H, Tim le facteur, Pat-Jo le bâtisseur de murs en pierre, Ulik le ventriloque avocat boxeur, la grande Sarah dernière reine du temps des Gaëls, Ciaron l'évadé, Liam de la communauté des marcheurs de l'invisible lenteur, le marcheur poète qui ne cesse de rassembler ses bouts de morceaux de poèmes de sa vie.

Déon passe un moment sur les pas de Yeats dont une partie de l'épitaphe donne le titre à ce roman.
J'ai appris qu'ils disent d'un disparu “il est passé”, au lieu de dire qu'”il est mort”.
Déon raconte les personnages, leur rencontre, leur disparition.

Déon serait-il vraiment devenu immortel ?
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MessageSujet: Re: Michel Déon   Ven 25 Avr 2008 - 9:40

Bonne idée que de reparler de Michel Déon que j'avais un peu oublié, mais je me souviens maintenant après t'avoir lu, du charme de ses romans et de son écriture. Déjà à l'époque il avait su bien capter l'ambiance de l'Irlande. Je note, je note Bertrand.

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'Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense.' - Haruki Murakami.
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MessageSujet: Je ne veux jamais l'oublier. M Déon   Jeu 28 Aoû 2008 - 14:06

bonjour
Un petit mot sur un écrivain que j'aime beaucoup et dont les livres restent en nous.

Le livre :
Avant d'entrer dans ce qu'il appelle le cercle infernal du travail et des loisirs forcés, Patrice Belmont s'offre le répit d'un séjour à Venise auprès de sa tante, la marquise Bongiovanni, dont les manies et le snobisme l'agacent plus qu'ils ne l'amusent. Pourtant, c'est grâce à elle qu'il rencontre les deux personnes qui vont influer sur le cours de son existence : Jean Lebreuil et Olivia.
A vingt-huit ans, Patrice se sent assez détaché de tout, sauf de la beauté et de l'Italie, et passerait facilement pour cynique et blasé alors qu'il n'est peut-être que blessé par la rupture d'un amour ancien. Son esprit désinvolte séduit le financier Lebreuil qui 'l'engage comme secrétaire à son retour à Paris : offre providentielle pour un garçon qui se soucie peu d'argent mais en ressent la nécessité. En effet, pendant ces vacances italiennes, il s'est lié avec Olivia d'une amitié amoureuse bientôt transformée en passion dont la flambée l'aveugle sur celte enfant gâtée avide de,coûteuses babioles.
La suite, c'est l'histoire d'un amour bref comme un feu de paille mais tout aussi dévastateur.


L'auteur
:
(Outre la présentation faite plus haut, je voudrais apporter une petite précision sur son style)

=> Romancier, dramaturge et essayiste, il est généralement rattaché au mouvement des Hussards (L'expression les Hussards désigne un courant littéraire français qui, dans les années 1950, s'opposa aux existentialistes et à la figure de l'intellectuel engagé qu'incarnait Sartre. Le roman de Roger Nimier Le Hussard bleu donna son nom au mouvement.)
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Hexagone
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MessageSujet: Re: Michel Déon   Sam 23 Oct 2010 - 18:32

J'ai pris " Taxi Mauve" à la biblio, on vera, je ne connais pas du tout cet auteur et il n'évoque rien pour moi. J'espère être agréablement surpris.
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Hexagone
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MessageSujet: Une belle balade irlandaise   Ven 12 Nov 2010 - 10:00

A propos de " Taxi Mauve", J'ignorais tout de cet auteur, le hasard a glissé avec beaucoup de bonheur, cet ouvrage dans mes mains. Des les premières lignes on est emballé par le rythme de la langue, la musicalité qui nous étreint, nous berce, nous dorlotte et nous emmène au coeur de paysages littéraires remarquables. Ce groupe d'êtres humains qui évoluent à la marge des autres, reculés, isolés chacun pour un motif précis et particulier fascine le lecteur. Ce n'est pas étonnant qu'il ait reçu un prix et qu'il fasse parti des classiques. Une littérature de grand style, certains pourraient dire classique dans sa forme. Certe, mais quel régal. Pas étonnant non plus qu'un film en ait été tiré. Croyez moi, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture. Peut être plus en hiver, quand la pluie cingle les volets, que les bourrasques de vent font craquer la charpente, un livre d'athmosphère.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Michel Déon   Ven 25 Mai 2012 - 12:52


Partir …
(textes sélectionnés par Oliver Aubertin)
Citation :
4e de couverture
Ce jeune homme que je connais un peu - et même parfois assez bien - s'arrête dans les musées, les églises, les palais, découvre de nouveaux auteurs, parle, écoute, se tait, vit de ses articles puis de ses premiers livres, flâne ou se dépêche comme pour une course au trésor. Les hasards de la vie le servent avec générosité. C'est le désir un peu fou de partager les bonheurs de ses découvertes qui l'a poussé écrire.
Michel Déon, mars 2012

Treize textes écrits entre 1953 et 1985 qui donnent envie de prendre le large.
Même si parfois seulement en lisant, mais ces voyages donnent autant de plaisir.
Ceci probablement dû au fait que Michel Déon sait raconter et il met ses souvenirs de pays et villes étrangers dans de jolis mots pour emporter son lecteur.

Citation :
On voudra me croire si je l’affirme, bien que des critiques un peu prompts aient fait de moi une sorte d’errant à la valise couverte d’étiquettes. J’aimerais m’expliquer pour une fois là-dessus, et préciser ma notion des voyages. Au fil des années, une morale se forge que l’on n’entrevoyait guère au début. Les kilomètres ne se comptent plus. Ce qui compte, c’est une certaine osmose entre le voyageur et le paysage, la ville, les gens, la culture qu’il a choisi de se révéler. […]
Je n’aurais rien vu de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, si je n’avais pas su y planter ma tente à certaines époques et n’en plus bouger, amarré à un petit village comme Torremolinos, à une forêt comme celle de Sintra, à une colline comme Settignano, à une île comme Spetsai. Ancré là, j’ai laissé passer les jours, et les choses sont venues une à une, diverses, incroyables, touchantes, émouvantes.
Voyager... 1962, Livres de France

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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