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 E-M Cioran [Philosophie]

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Cachemire
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MessageSujet: E-M Cioran [Philosophie]   Lun 28 Avr 2008 - 22:30



Emil-Michel Cioran était un auteur exilé. Né en 1911 en Roumanie, il est mort en 1995  à Paris où il résidait depuis 1939. Son premier livre en français a paru chez Gallimard en 1949 : « Précis de décomposition ». Il a écrit la quasi-totalité de son oeuvre en français, langue étrangère pour lui que comme Beckett il maîtrisait à la perfection.

Cioran n'est pas à proprement parlé un écrivain, mais plutôt un penseur, un philosophe pessimiste pour les uns, un écrivain moraliste et cynique pour les autres. Pour moi, il est avant tout un maître de l'aphorisme et du style, un joaillier de la langue français qu'il a su  admirablement maîtriser.

Quelques oeuvres importantes :
Sur les cimes du desespoir (1937)
Précis de décomposition (1949)
Syllogismes de l'amertume (1952)
Histoire et Utopie (1960)
La chute dans le temps (1964)
Le mauvais démiurge (1969)
Ecartelement (1979)
L'élan vers le pire (1988)
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Cachemire
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Lun 28 Avr 2008 - 22:36

Syllogismes de l'amertume

On aime ou on déteste Cioran. Pour savoir, il faut avant tout le lire. Voici une séléction d'aphorismes d'un de ses meilleurs livres, Syllogismes de l'amertume, l'un des plus accessibles à mon avis. Un livre que je recommande pour commencer à lire ce Diogène des temps modernes...

Extraits :

Citation :
Atrophie du verbe

Seuls les esprits superficiels abordent une idée avec délicatesse.

Mystère, - mot dont nous nous servons pour tromper les autres, pour leur faire croire que nous sommes plus profonds qu'eux.

Etre moderne, c'est bricoler dans l'Incurable.

L'escroc du Gouffre

Pour punir les autres d'être plus heureux que nous, nous leur inoculons - faute de mieux - nos angoisses. Car nos douleurs, hélas ! ne sont pas contagieuses.

Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes.

La pâleur nous montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme.

On se ruine d'autant plus à une passion que l'objet en est plus diffus ; la mienne fut l'Ennui : j'ai succombé à son imprécision.

Temps et anémie

Je prends une résolution débout : je m'allonge - et l'annule.

Entre l'Ennui et l'Extase se déroule toute notre expérience du temps. .

Occident

C'est en vain que l'Occident se cherche une forme d'agonie digne de son passé.

Le cirque de la solitude

Interdisez le juron. Vous comprendrez alors ses vertus libératrices, sa fonction thérapeutique, la supériorité de sa méthode sur celle de la psychanalyse, des gymnastiques orientales ou de l'Eglise, vous comprendrez surtout que c'est grâce à ses merveilles, à son assistance de chaque instant que la plupart de nous doivent de n'être criminels ni fous.

Pourquoi nous retirer et abandonner la partie, quand il nous reste tant d'êtres à décevoir ?

On ne découvre une saveur aux jours que lorsqu'on se dérobe à l'obligation d'avoir un destin.

Passé la trentaine, on ne devrait pas plus s'intéresser aux événements qu'un astronome aux potins.

Vitalité de l'amour

L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone.

Je rêve parfois d'un amour lointain et vaporeux comme la schizophrénie d'un parfum...

Nous aimons toujours... quand même ; et ce "quand même" couvre un infini.

Vertige de l'histoire

La liberté est le bien suprême pour ceux-là seuls qu'anime la volonté d'être hérétiques.

Ne nous parlez plus des peuples asservis, ni de leur goût pour la liberté ; les tyrans sont assassinés trop tard ; c'est là leur grande excuse.

L'homme sécrète du désastre.


Dernière édition par Cachemire le Lun 28 Avr 2008 - 22:48, édité 1 fois
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Arabella
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Lun 28 Avr 2008 - 22:43

Cioran fait partie de ces auteurs que je me promets de lire depuis des années et pour une raison ou une autre cela ne se fait pas (j'aurais besoin de quelques nains lecteurs moi aussi).
Merci de ce fil Cachemire, j'espère que cela me décidera enfin.

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Marie
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Mar 29 Avr 2008 - 1:18

Merci Cachemire!
J'ai eu une grande période Cioran... allant même jusqu'à lire ses Cahiers , plus de 900 pages d'un optimisme délirant.. Mais tellement finement écrits. C'est sûr qu'assez souvent j'avais envie de jeter le bouquin , avec l'éternelle question , Emil, pourquoi ne t'es tu pas suicidé , comme tant d'autres? Hélas, la réponse, il l'a donnée dans un de ses aphorismes les plus connus, on se suicide toujours trop tard
Cool
Il parait que dans la vie, il était plutôt bon vivant, d'ailleurs...
Cioran,il me fait penser à ces personnages qui ne peuvent garder pour eux ce qu'ils ont sur le coeur, et s'en défoulent sur vous. Après, eux vont beaucoup mieux. Vous, un peu moins.

Le premier livre lu de Cioran a été Des larmes et des saints, le seul dont j'ai gardé des phrases que je recopie pour contribuer à ce fil, et parce que Emil m'a finalement beaucoup aidée..

Lorsque le commencement d'une vie a été dominé par le sentiment de mort, le passage du temps finit par ressembler à une régression vers la naissance, à une reconquête des étapes de l'existence.

Un philosophe n'échappe à la médiocrité que par le scepticisme ou la mystique, ces deux formes de désespoir face à la connaissance. La mystique est une évasion hors de la connaissance, le scepticisme une connaissance sans espoir. Deux manières de dire que le monde n'est pas une solution.

Ce qui m'intéresse dans la sainteté, ce pourrait bien être le délire de grandeur qu'elle dissimule derrière ses suavités, les appétits énormes masqués par l'humilité, l'inapaisement recouvert par la charité.
St François d'Assise: perfection sans faille. Mais aveugle à la fin de sa vie, les médecins avaient attribué son mal à une seule cause, l'excès de larmes.

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Marie
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Mar 29 Avr 2008 - 1:34

Suite..

Je méprise le chrétien parce qu'il est capable d'aimer ses semblables de près. Pour redécouvrir l'homme, il me faudrait le Sahara..

Tout souvenir est un symptome maladif. La vie comme état pur, comme phénomène non altéré est actualité absolue. La mémoire est une négation de l'instinct et son hypertrophie une maladie incurable.

Le stoïcisme comme justification pratique et théorique de la sagesse est tout ce qu'on peut imaginer de plus plat et de plus commode. Y a-t-il un vice de l'esprit plus grand que la résignation?


De tous les hommes, le héros est celui qui pense le moins à la mort. Pourtant nul n'y aspire, d'une façon inconsciente il est vrai, autant que lui. Ce paradoxe définit sacondition: volupté de mourir, sans le sentiment de la mort.

Il se pourrait que la mélancolie fût réfractaire à l'absolu. Entre l'Espagne et la Hollande, il y a l'incommensurable distance entre le désespoir et la mélancolie.

Le tragique est le stade ultime de l'ironie.

Avoir toujours aimé les larmes, l'innocence et le nihilisme. Les êtres qui savent tout et eux qui ne savent rien. Les ratés et les enfants.

" La souffrance est l'unique cause de la conscience" Dostoievski. Les hommes se partagent en deux catégories: ceux qui ont compris cela et les autres.


La fréquentation des mortels est un supplice pour un esprit lucide, une saignée sans fin. Si après avoir vécu les yeux ouverts parmi vos semblables,vous gardez encore du sang en réserve pour d'autres plaies, c'est que vous n'avez rien compris à notre désastre à tous.

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sousmarin
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Mar 29 Avr 2008 - 1:57

Pessimiste me semble un euphémisme mais s’il prône le suicide « par l’écrit », il ne le fait jamais rentrer dans le réel…

Fortement influencé par la philosophie nihiliste, il est dans sa jeunesse tenté par l’extrême droite ; il écrit même : « Le Juif n’est pas notre semblable, notre prochain, et, quelle que soit l’intimité entretenue avec lui, un gouffre nous sépare ».

En France sous l’occupation, il se désintéresse alors de toute idéologie et, refusant de travailler, il vivra en ascète toute sa vie au quartier latin et pas particulièrement malheureux d’après lui-même (le bonheur n’est pas fait pour les livres dira t-il pour justifier la noirceur de ses écrits) ; il gardera sa nationalité roumaine et, comme petite anecdote, il vécut comme un choc son exclusion du restaurant universitaire…à l’âge de 40 ans…

Ces ouvrages reprennent, dans l’ensemble, les idées nietzschéennes en les illustrant.
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Cachemire
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Mar 29 Avr 2008 - 12:42

sousmarin a écrit:
Pessimiste me semble un euphémisme mais s’il prône le suicide « par l’écrit », il ne le fait jamais rentrer dans le réel…

Ces ouvrages reprennent, dans l’ensemble, les idées nietzschéennes en les illustrant.

Il a dit du suicide lors d'un entretien qu'il avait passé sa vie à le recommander à l'écrit et à le déconseiller à l'oral, parce que le suicide était pour lui un concept intellectuel, une idée que l'on pouvait détacher de la vie réelle et affective !

C'est vrai qu'il n'a pas développé de pensée propre (ce n'est donc pas un philosophe...), mais il éclaire certaines idées de Nietzsche, de Schopenhauer ou même des Stoïciens d'une très élégante manière.
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K
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 1 Mai 2008 - 15:54

Cette idée du suicide comme "concept intellectuel...détaché de la vie réelle" m'a toujours un peu gêné. Peut-être que j'y vois une sorte d'hypocrisie, une manière de disserter sur le sujet en continuant à se donner toutes les (mauvaises ?) raisons de vivre.
C'est vrai que je me suis toujours (gentiment) moqué de Cioran. Pensez : un type qui parle du suicide toute sa vie dans ses livres et...décède à un âge avancé, proche de la sénilité (si je me souviens bien) !
Je pense aussi au mythe de Sispyhe de Camus, qui, sur le sujet du suicide, ne m'a guère convaincu dans ses arguments, s'en sortant par une pirouette rhétorique du style "c'est justement parce que la vie est absurde qu'il faut continuer à vivre" (soupir !). De plus, si Camus a pris la peine d'écrire son livre, c'est bien que, dés le départ, il s'était trouvé lui aussi toutes les raisons de répondre non à sa question de départ : "doit-on se suicider ?", même s'il feint de se la poser.
J'en ai conclu que les philosophes n'étaient pas les mieux placés pour parler du suicide (ils aiment trop penser pour cela), à part comme "concept intellectuel" sauf que, pour moi, le suicide ne s'intellectualise pas, voilà le problème.
D'ailleurs, les gens se tuent (très) rarement pour des raisons philosophiques. Le suicide est davantage du domaine du viscéral. On ne peut l'aborder de manière rationnel comme le font les philosophes.
Et puis, comme on le dit à propos du sexe : il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font.
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Marie
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 1 Mai 2008 - 22:00

Citation :
il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font.
En connaissance de cause, je te répondrais que ce n'est pas faux- statistiquement en tout cas- mais ce n'est pas tout à fait vrai..L'instant du passage à l'acte ne s'intellectualise pas effectivement, mais il y a presque toujours avant une expression du désir de mort. Sous une forme ou une autre. Après, c'est entendu ou non, et le geste suit ou non..

Le désir de mourir fut mon seul et unique souci; je lui ai tout sacrifié, même la mort.
Syllogismes de l'amertume

J'aime bien , au sujet de Bach:
Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le néant péremptoire.
S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu;
"

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MessageSujet: E M Cioran   Jeu 1 Mai 2008 - 22:08

Michel Polac qui connaisssait bien Cioran, affirme qu'exprimer son pessimisme par l'écriture permettait à Cioran de transcender l'idée de la mort
et du suicide... Et meme d'en rire parfois.
Il ne faut pas toujours prendre les écrivains au pied de la lettre !

Celui qui était obnubilé par la mort, absolument terrifié, c'était Ionesco
à la fin de sa vie surtout...
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 2 Mai 2008 - 14:43

Marie a écrit:

J'aime bien , au sujet de Bach:
Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le néant péremptoire.
S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu;
"

Cioran adorait la musique, il était en particulier très amateur de Bach, il a qualifié les « Variations Golberg » de musique « super-essentielle ». Il aimait aussi Chopin dont il a dit qu'il avait « promu le piano au rang de la phtisie » (Aveux et Anathèmes). Comme la vie elle-même, la musique est pour lui douleur : « Toute vraie musique est issue des pleurs parce qu'étant né du regret du Paradis. » (Des Larmes et des Saints)

« La musique, folie du silence » (Précis de décomposition) drunken
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Cachemire
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Sam 3 Mai 2008 - 11:40

K a écrit:
Cette idée du suicide comme "concept intellectuel...détaché de la vie réelle" m'a toujours un peu gêné. Peut-être que j'y vois une sorte d'hypocrisie, une manière de disserter sur le sujet en continuant à se donner toutes les (mauvaises ?) raisons de vivre.
C'est vrai que je me suis toujours (gentiment) moqué de Cioran. Pensez : un type qui parle du suicide toute sa vie dans ses livres et...décède à un âge avancé, proche de la sénilité (si je me souviens bien) !.

Si Cioran était il y a vingt ans la « nouvelle idole de la jeunesse intellectuelle », comme l'écrivait le Magazine Littéraire en 1988, son magnétisme moral est encore fort aujourd'hui, malgré ses contradictions (comm tu le soulignes très justement) et sa pensée « découpée ».
« J'écris de aphorismes par paresse et parce qu'on a l'impression en faisant très court de dire quelque chose de plus profond. » Voilà ironiquement comment il s'explique sur l'aphorisme dans Des Larmes et des Saints. Une des preuves qu'il n'arrivait pas à se prendre au sérieux !
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bix229
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Dim 14 Nov 2010 - 23:05

Une pensée consolante pour la nuit :

L' espoir est la forme normale du délire. - Ecartèlements Cool
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Harelde
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Lun 15 Nov 2010 - 9:39

J'ai un peu touché à Cioran, à travers Ebauche de Vertiges et Syllogismes de l'amertume que j'ai pas mal feuilleté.
C'est sympa, très noir évidemment, mais parfois croustillant quand c'est pris au second degré.



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Etre un écrivain, c'est braver l'observation de Darwin voulant que, plus une espèce se spécialise, plus elle risque de disparaître.
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 10 Mar 2011 - 10:39

parution le 17/03



Oeuvres

Citation :
Présentation de l'éditeur
Sur les cimes du désespoir Le Livre des leurres - Des larmes et des saints Le Crépuscule des pensées Bréviaire des vaincus - Précis de décomposition Syllogismes de l’amertume La Tentation d’exister - Histoire et utopie La Chute dans le temps - Le Mauvais Démiurge De l’inconvénient d’être né Ecartèlement - Exercices d’admiration Aveux et anathèmes Mon idée, quand j’écris un livre, est déveiller quelqu’un, de le fustiger. Etant donné que les livres que j’ai écrits ont surgi de mes malaises, pour ne pas dire de mes souffrances, c’est cela même qu’ils doivent transmettre en quelque sorte au lecteur. Un livre doit tout bouleverser, tout remettre en question. Cioran



_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   

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