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 E-M Cioran [Philosophie]

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Cachemire
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 29 Avr 2011 - 18:48

Edition en Allemagne des écrits de Cioran jeune pour un journal roumain ou il décrivait dans de nombreux articles la situation politique et la montée d'Hitler au pouvoir. Il y dit ses sympathies fascistes qui ont toujours terni son image et outre Rhin considérablement affaibli sa crédibilité. Les journalistes d'aujourd'hui l'assassinent consciencieusement dans leur commentaire de l'ouvrage, c'est plus facile maintenant qu'il n'est plus là pour se défendre.
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bix229
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 29 Avr 2011 - 18:58

Ionesco, Eliade et Cioran, tous excelents écrivains, ont été compromis à un moment de leur vie avec le régime fasciste roumain et leur âssé a été oculté par la guerre.
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Cachemire
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Sam 30 Avr 2011 - 10:07

bix229 a écrit:
Ionesco, Eliade et Cioran, tous excelents écrivains, ont été compromis à un moment de leur vie avec le régime fasciste roumain et leur âssé a été oculté par la guerre.

Oui? Je ne me souvenais pas que c'était aussi le cas d'Eugène Ionesco. Merci pour cette info.
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Roderick Usher
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Sam 30 Avr 2011 - 13:57

Précisons que Ionesco était d'origine juive et certainement pas fasciste, et c'est probablement par peur qu'il a accepté d'être conseillé culturel auprès du régime de Vichy, on peut lui reprocher son silence mais certainement pas d'avoir adhérer franchement a l'idéologie fasciste.
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bix229
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Sam 30 Avr 2011 - 16:04

Victor Hugo a écrit:
Précisons que Ionesco était d'origine juive et certainement pas fasciste, et c'est probablement par peur qu'il a accepté d'être conseillé culturel auprès du régime de Vichy, on peut lui reprocher son silence mais certainement pas d'avoir adhérer franchement a l'idéologie fasciste.

Oui, c' est exact. Il a gardé le silence et il a il ne s' est pas désolidarisé de Cioran ni d' Eliade.
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Constance
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Sam 14 Jan 2012 - 12:02

D'une triste évidence : jypeurien


Citation :
Sur le peuple :


Nations et Empires se forment par sa complaisance aux iniquités dont il est l’objet. Point de chef d’état ni de conquérant qui ne le méprise ; Mais il accepte ce mépris et il en vit.

Cesserait-il d’être veule ou victime, faillirait-il à ses destinées, que la société s’évanouirait et avec elle l’histoire tout court.

Ne soyons pas trop optimiste : rien ne permet d’envisager une telle éventualité. Tel qu’il est il représente une invitation au despotisme. Il supporte ses épreuves, parfois il les sollicite, et ne se révolte contre elles que pour courir vers de nouvelles plus atroces que les anciennes.

La révolution étant son seul luxe, il s’y précipite, non pas tant pour en retirer quelques bénéfices ou améliorer son sort, que pour acquérir, lui aussi, le droit d’être insolent à son tour, avantage qui le console de ses déconvenues habituelles, mais qu’il perd aussitôt qu’on abolit les privilèges du désordre.

Aucun régime n’assurant son salut, il s’accommode de tous et d’aucun. Et depuis le déluge jusqu’au jugement, tout ce à quoi il peut prétendre c’est de remplir honnêtement sa mission de vaincu.

(Histoire et utopie/ Folio : essais)



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colimasson
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Mer 21 Mar 2012 - 21:59

Un article est consacré à Cioran dans le dernier Books. J'ai relevé quelques extraits de ses livres qui me donnent furieusement envie de le lire :
Citation :

« Comment pourrait-on s’adonner à la philosophie abstraite dès lors qu’on sent en soi le déroulement d’un drame complexe où se mêlent un pressentiment érotique avec une inquiétude métaphysique torturante, la peur de la mort avec une aspiration à la naïveté, la renonciation totale avec un héroïsme paradoxal, le désespoir avec l’orgueil, le pressentiment de la folie avec le désir d’anonymat, le cri avec le silence, et l’enthousiasme avec le néant ? »

Citation :

« J’aime la pensée qui garde une saveur de sang et de chair, et je préfère mille fois à l’abstraction vide une réflexion issue d’un transport sensuel ou d’un effondrement nerveux. Les hommes n’ont pas encore compris que le temps des engouements superficiels est révolu, et qu’un cri de désespoir est bien plus révélateur que la plus subtile des arguties. »

Citation :

« C’est par peur de la solitude que Dieu a créé le monde, telle est l’unique explication de la Création. Notre raison d’être à nous créatures n’est autre que de distraire le Créateur. Pauvres bouffons, nous oublions que nous vivons des drames pour divertir un spectateur dont personne sur terre n’a encore entendu les applaudissements. Et si Dieu a inventé les saints –comme des prétextes de dialogue- c’est pour alléger encore le poids de son isolement. »

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 22 Mar 2012 - 8:03

Cioran est un de mes élus en philosophie. Je ne l'ai pas tellement lu, mais sa philosophie rejoint ce qui fait moderne. La pensée et l'écriture le rendent abordable par la lorgnette de la littérature. Faut quand même avoir une idée du background qu'il nous propose dans sa vision des abîmes et du désespoir...
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bix229
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Lun 23 Avr 2012 - 21:45

Un peu de patience, et le moment viendra où plus rien ne sera encore possible, où l' humanité, acculée à elle-meme, ne pourra dans aucune direction exécuter un seul pas de plus.

Si on parvient à se représenter en gros ce spectacle sans précédent, on voudrait quand meme savoir les détails... Et on a peur malgré tout de manquer la fete, de n' etre plus assez jeune pour avoir la chance d' y assister.

CIORAN : La Tentation d' exister
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colimasson
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 29 Nov 2012 - 18:28

De l'Inconvénient d'être né (1973)




Si le titre plaît, alors, le reste de l’ouvrage plaira. Il faut déjà se sentir profondément contradictoire pour se reconnaître dans la dénomination de ce recueil d’aphorismes, publié par Emil Cioran en 1973 à l’âge déjà bien avancé de 62 ans. Aura-t-il eu l’intuition sur le tard que sa naissance représentait un inconvénient majeur ? Ou possédait-il déjà cette intuition depuis longtemps, sans réussir à résoudre le paradoxe apparent qui découlait malgré tout de la poursuite de la vie ?


Pour peu que l’on se reconnaisse dans cette pensée, on sera gré à Emil Cioran d’avoir supporté l’inconvénient d’être né et d’avoir pris le temps d’affirmer la possibilité de vivre dans cette contradiction : être dégoûté d’une existence désavantageuse en tout point, mais ne pas trouver la motivation nécessaire pour l’interrompre. C’est dans la continuité du mouvement absurde qu’Emil Cioran s’affirme -non pas en mettant en scène des personnages livrés à leurs contradictions, comme le firent les dramaturges du théâtre de l’absurde, Ionesco et Beckett en tête- mais en se mettant en scène lui-même et en livrant l’intégralité de ses pensées sous forme d’aphorismes. On croirait presque un journal intime délivré sous une forme laconique et qui résumerait l’écoulement d’une journée à une sensation –souvent liée au dégoût, au désespoir ou à l’ironie- sans justification de fait.


« Le même sentiment d’inappartenance, de jeu inutile, où que j’aille : je feins de m’intéresser à ce qui ne m’importe guère, je me trémousse par automatisme ou par charité, sans jamais être dans le coup, sans jamais être quelque part. Ce qui m’attire est ailleurs, et cet ailleurs je ne sais ce qu’il est. »



Emil Cioran se crée donc un personnage et s’incarne dans le prototype de l’homme absurde qui a conscience de la vacuité de son existence. Hélas pour lui, malgré toute sa lucidité, malgré le malheur que lui inflige cette position ambivalente, l’homme absurde est un homme faible, au moins aussi ridiculement insignifiant que son existence, et pour cette raison même il n’arrive pas à quitter cette vie qu’il traîne comme un fardeau. Pire : le Cioran-absurde semble presque finir par tirer un plaisir indubitable de cette situation tragique, et il se livre à l’ultime paradoxe en écrivant ! L’homme persuadé de l’absurdité de tout acte ne trouve rien de mieux à faire, pour conjurer le mauvais sort, que de se livrer à l’acte le plus infécond qui soit : écrire ! Et ça le fait rire…


Ainsi, il est quand même une preuve qu’Emil Cioran a su tirer profit de sa conviction qu’il ne lui sert à rien de vivre : son détachement total vis-à-vis du sérieux qu’exigeraient habituellement les évènements fondateurs de l’existence. Puisqu’il sait qu’il n’est rien, Emil Cioran ne cherche pas à valoriser l’image qu’il renvoit à son lecteur. Il n’avance aucune certitude, préfère se laisser couler doucement dans un amalgame brouillon de sensations et de pensées qui interfèrent sans cesse pour se contredire. A l’égard d’un Nietzsche, il semblerait que la pensée d’Emil Cioran soit le résultat d’une mise à l’écoute d’un corps en souffrance –et donc d’une symbiose du physique et du psychique. Quoiqu’il en soit, le recul d’Emil Cioran se traduit par un rejet de la conception d’identité qui s’exprime sous la forme d’une ironie –cruelle en première apparence, en réalité salvatrice pour l’individu qui ne jure plus de rien. A condition d’accepter cette position et d’admettre que nous-mêmes, à l’égard de l’auteur, ne constituons pas des sujets dignes d’être pris au sérieux, les salves incessantes vouées à l’autodestruction prendrons la forme d’invitation à se livrer à une orgie de suicides organisés.


« Plus on vit, moins il semble utile d’avoir vécu. »



Au-delà même de l’individu qui, pris à part, ne rime à rien, Emil Cioran n’oublie pas de s’attaquer également à la civilisation. Revenant sur les débuts de l’Histoire, sur les courants philosophiques et religieux qui l’ont traversée, il s’acharne également à démontrer le vide qui sous-tend toute conception et met à jour la superficialité et la bassesse latentes de systèmes qui ont voulu se donner de grands noms.


Il serait dommage qu’en raison de la virulence d’Emil Cioran, on se détourne radicalement de L’inconvénient d’être né. Un homme qui s’amuse à tout détruire parce qu’il a conscience de représenter le néant doit-il être pris au sérieux ? Emil Cioran indique entre les lignes qu’il ne le croit pas, et s’il s’investit autant dans la cruauté, c’est pour donner une ultime leçon à ceux qui auraient encore pu être persuadés de l’importance de leur existence sur Terre. Lui-même ne croit sans doute qu’à moitié à ses admonestations au suicide et à l’autodestruction, mais il croit intégralement à la sensation de plaisir qui accompagne l’écriture de ces salves virulentes. Je pense qu’il faut lire Emil Cioran au second degré et s’amuser avec lui des idées perverses et dégénérées qui naissent dans l’esprit de l’homme-absurde. Peut-être, Emil Cioran s’exprimera-t-il véritablement en son nom –et non plus au nom de son « personnage » destiné à la provocation- dans l’avant-dernier aphorisme qui clôt son ouvrage :


« Nul plus que moi n’a aimé ce monde, et cependant me l’aurait-on offert sur un plateau, même enfant je me serais écrié : « Trop tard, trop tard ! » »



On suppose ainsi l’intentionnalité véritable d’un homme –déçu peut-être par les apprentissages qu’il aura tirés de l’existence ?- et qui n’aura su exprimer son attachement à la vie autrement qu’en la rejetant violemment.


Il faudrait citer tout le livre... Mais un florilège des pensées les plus absurdes -et les plus pertinentes !

Citation :

Depuis des années, sans café, sans alcool, sans tabac ! Par bonheur, l’anxiété est là, qui remplace utilement les excitants les plus forts.

Citation :
J’ai tous les défauts des autres et cependant tout ce qu’ils font me paraît inconcevable.

Citation :
Si l’on pouvait se voir avec les yeux des autres, on disparaîtrait sur-le-champ.


Sur l'influence du physique sur la pensée de Cioran, ces phrases ont attiré mon attention :

Citation :
La santé est un bien assurément ; mais à ceux qui la possèdent a été refusée la chance de s’en apercevoir, une santé consciente d’elle-même étant une santé compromise ou sur le point de l’être. Comme nul ne jouit de son absence d’infirmités, on peut parler sans exagération aucune d’une punition juste des bien-portants.

Citation :
« Il a souffert, donc il a compris. » C’est tout ce qu’on peut dire d’une victime de la maladie, de l’injustice ou de n’importe quelle variété d’infortune. La souffrance n’améliore personne (sauf ceux qui étaient déjà bons), elle est oubliée comme sont oubliées toutes choses, elle n’entre pas dans le « patrimoine de l’humanité », ni ne se conserve d’aucune manière, mais se perd comme tout se perd. Encore une fois, elle ne sert qu’à ouvrir les yeux.

Citation :
La conscience aiguë d’avoir un corps, c’est cela l’absence de santé.


Des ressemblances frappantes avec le théâtre de l'absurde :

Citation :
Nous n’avions rien à nous dire, et, tandis que je proférais des paroles oiseuses, je sentais que la terre coulait dans l’espace et que je dégringolais avec elle à une vitesse qui me donnait le tournis.

Citation :
Quand on revoit quelqu’un après de longues années, il faudrait s’asseoir l’un en face de l’autre et ne rien dire pendant des heures, afin qu’à la faveur du silence la consternation puisse se savourer d’elle-même.


« Ma vision de l’avenir est si précise que, si j’avais des enfants, je les étranglerais sur l’heure. »

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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Jeu 29 Nov 2012 - 18:32

La limite entre le désespoir et la provocation?
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 30 Nov 2012 - 10:34

topocl a écrit:
La limite entre le désespoir et la provocation?
Je trouve que tu résumes bien ce dont je connais de Cioran : sur le fil, entre désespoir et provocation.
oui

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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 30 Nov 2012 - 15:06

Cioran se nourrissait de son pessimisme. A le lire, on pourrait penser le contraire. Mais en l' extériorisant et en l' écrivant, il le tenait à distance. Il le conjurait. Suffisamment en tout cas pour vivre correctement. On peut dire que son pessimisme était dynamique plutot que stagnant ou corrosif. Corrosif... En tout cas, il l' était pour ses lecteurs, car il se débrouillait toujours pour ne laiiser aucune échappatoire.
Du genre : L' espoir est le forme la plus radicale de délire.
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Ven 30 Nov 2012 - 22:11

C'est un peu contradictoire... il se nourrit de son pessimisme, pour le tenir à l'écart... donc, finalement, il ne tenait pas tant que ça à le voir, toujours présent à ses côtés. Ça signifie bien qu'il avait une force en lui pour le mettre à distance. Ce qui se traduit par son humour et son cynisme à toutes épreuves...

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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   Dim 2 Déc 2012 - 15:12

colimasson a écrit:
C'est un peu contradictoire... il se nourrit de son pessimisme, pour le tenir à l'écart... donc, finalement, il ne tenait pas tant que ça à le voir, toujours présent à ses côtés. Ça signifie bien qu'il avait une force en lui pour le mettre à distance. Ce qui se traduit par son humour et son cynisme à toutes épreuves...

Contradictoire ? Pas forcément. Son pessimisme alimentait ses écrits. Autrement dit, il transformait son pessimisme en autre chose, la matière meme de son oeuvre. Une forme de sublimation qui l' empechait peut etre de mettre en pratique la logique de ses écrits : le suicide.
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MessageSujet: Re: E-M Cioran [Philosophie]   

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