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 Ôé Kenzaburô

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeLun 2 Sep 2013 - 22:59

Petit événement en octobre, la parution de "Adieu, mon livre !" (さようなら、私の本よ!, 2005), un roman de 480 pages, l'une des dernières oeuvres de l'auteur.
Il n'y avait eu aucun "nouveau" Oé depuis 8 ans, sauf erreur de ma part. Il s'agit du premier livre de l'auteur publié chez Picquier (jusqu'à présent, c'était chez Gallimard... Picquier, dans une interview, avait dit qu'il était très désireux de publier Oé... et peut-être n'était-ce plus le cas chez Gallimard ?)
Ôé Kenzaburô - Page 5 Oa10


Citation :
L’un de ses romans les plus récents (Adieu, mon livre !, à paraître chez Picquier) nous le montre, sous les traits de l’un de ces doubles dont il est friand, prêter son concours à une entreprise terroriste visant à le détruire, sinon physiquement, du moins médiatiquement, et dont l’objectif paradoxal est de faire reprendre conscience aux Japonais de la vulnérabilité de l’humain.
(source : ici)
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Arabella
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 8 Déc 2013 - 19:46

Gibier d'élevage

Pendant la seconde guerre un aviateur américain tombe entre les mains d'un village japonais, qui doit le garder le temps que les autorités militaires, fort occupées, prennent la relève. Or l'homme est noir, le premier que voient les villageois. Le récit est fait par un enfant, qui donne sa vision d'enfant de ces événements.

Récit cruel, sur l'altérité, sur le regard porté sur l'autre, la violence qui couve. D'autant plus fort que raconté par un enfant qui dit les choses telles qu'il le vit dans l'instant, sans censure, sans forcément tout comprendre, et donc très descriptif. La violence de la guerre qui s'exerce sur tous et qui lui paraît évidente car il ne se souvient pas tellement d'autre chose. Le comportement qui peut changer en un seul instant sans véritable raison. Les rapports de force, les hiérarchies sociales. Et tout cela sans l'air de rien, et surtout sans faire de morale.

C'est époustouflant, et déprimant à la fois.

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 8 Déc 2013 - 20:30

question à la marge par curiosité (pas simple les recherches sur le web sur ces sujets pourtant assez documentés)... le rôle de cet américain est il évoqué (pilote, autre en transit, ...) ?

c'est terrrrriblement rare que les soldats afro-américains soient de la partie, j'avais cherché d'abord après le film de Eastwood sur les américains dans le Pacifique (dont ils sont absents aussi il me semble).

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 8 Déc 2013 - 20:35

C'est raconté du point de vue de l'enfant. Donc le rôle du soldat n'est pas évoqué du tout, cela ne fait pas sens pour le gamin. D'autant plus que lorsqu'il est identifié comme Noir, il n 'est plus vraiment un être humain, et donc plus possible de lui attribuer un rôle d'être humain comme pilote ou autre.

Je ne suis pas une spécialiste, je ne peux pas te dire la probabilité d'avoir un soldat noir dans un avion américain, mais j'imagine qu'il devait en avoir, rien que pour montrer que cela existe.

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 8 Déc 2013 - 21:07

Arabella a écrit:
Je ne suis pas une spécialiste, je ne peux pas te dire la probabilité d'avoir un soldat noir dans un avion américain, mais j'imagine qu'il devait  en avoir, rien que pour montrer que cela existe.
Si c'était une mission risquée, je dirais comme ça (à tort ?) que la probabilité qu'il y ait un Noir affectée à la mission en question devait être plus élevée que dans une mission classique...

Les Japonais semblent avoir été très impressionnés par les GI's Noirs. Et, dans l'après-guerre - où, parmi les forces d'occupation, il y avait un certain nombre de GI's Noirs : on peut notamment en trouver un dans Amère volupté de Yamada Eimi - , allant ainsi à l'encontre de toute leur tradition, ça a été "cool" pour les jeunes Japonais de se faire foncer la peau (cette mode n'a pas duré très longtemps, je crois bien).

C'est une très bonne nouvelle, oui, très forte. Et le fait d'avoir "fait" le soldat Noir rajoute une dimension, et Oé le fait sans tomber dans la facilité d'une quelconque démonstration facile.


Méfions-nous des films d'Eastwood et des films américains en général pour leur fidélité à la réalité... (dans Invictus - par exemple - , il n'a pas montré les tricheries des Sud-Africains, sans vouloir être rabat-joie...)
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeVen 26 Sep 2014 - 8:11

Pour les amateurs de cet auteur, parution fin octobre chez Picquier de Oé par lui-même - Entretiens avec Ozaki Mariko (voir le fil de Ozaki Mariko, ici).
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeSam 27 Sep 2014 - 0:00

Merci eXPie pour cette information. content

Ce n'est pas mal de publier ce livre en français. Je l'ai lu un peu rapidement il y a à peu près un an. Il n'y avait pas beaucoup de nouveaux éléments pour moi. Mais les lecteurs français pourront enfin imaginer la totalité de son travail.

Mais je pense plutôt qu'il est dommage que ses romans importants ne soient pas encore tout traduits, par exemple, "Le Déluge atteint mon âme" (1973), "Le Jeu contemporain"(1979), "L'arbre vert s'enflamme"(1993-95), "Le Saut périlleux" (1999).
A mon avis il faudra au moins traduire un ou deux parmi ces quatre.


Dernière édition par Ariane SHOYUSKI le Sam 27 Sep 2014 - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeSam 27 Sep 2014 - 16:38

L' homme m' a vraiment interessé quand il s' est dressé après Fukushima pour exprimer son indignation
contre le gouvernement Japonais et la société exploitante Tepco, qui était censée gérer la centrale
nucléaire..
Mais la révolte de Kenzaburo Oé était beaucoup plus anciennne et remontait à Hiroshima et puis, il y avait ce fils, victime innocente comme des milliers d' autres japonais de la meme génération.
Au lieu de cacher ce fils, Oé l' intégra à son oeuvre d' une façon ou d' une autre.
Sans ce fait,  son oeuvre aurait été différente.

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 23 Nov 2014 - 22:59

Ôé Kenzaburô - Page 5 Oe-bou10
Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants (Memushiri kouchi, 芽むしり仔撃ち, 1958), traduit par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty. 234 pages. L'Imaginaire Gallimard.
Nous sommes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les enfants - tous des garçons - d'une maison de correction sont envoyés dans un village de montagne. Parmi eux, on trouve le narrateur et son petit frère.
Ils marchent.
Le roman commence de façon abrupte :
Citation :
"Tard dans la nuit, deux d'entre nous ont pris la fuite, ce qui, l'aube venue, nous a empêchés de partir. [...]
La pluie torrentielle de la veille avait provoqué des craquelures sur la route goudronnée et une eau limpide coulait dans ces entailles aiguës, tandis que la pluie, la neige fondue et la rupture d'un barrage avaient fait monter le niveau de la rivière, qui s'était enflée avec fracas emportant à une vitesse extraordinaire des cadavres de chiens, de chats et de rats.
Puis, des enfants et des femmes du village se sont rassemblés sur la route, en nous lançant des regards empreints de curiosité, de gêne, de désinvolture hébétée ; échangeant des propos susurrés et fébriles et laissant échapper de brusques éclats de rires, pour notre plus grande indignation. À leurs yeux, nous étions de parfaits étrangers. Certains d'entre nous s'avancèrent jusqu'à la haie et exhibèrent fièrement, devant les villageois, leurs petits sexes immatures, rougeâtres comme des abricots." (page 9).
Le voyage touche à sa fin. Ils arrivent en vue d'un attroupement de jeune en uniformes et de cadets, ainsi que de membres de la police militaire qui sont à la recherche d'un cadet qui a déserté.
Citation :
"- Ecoute, tu sais, me dit Minami en approchant ses lèvres de mon oreille, au point de la toucher presque, avec ces gars-là, je pourrais coucher n'importe quand, et je me fiche que mes hémorroïdes se déchirent et s'enflent. Il suffira juste d'une biscotte.
De la salive parut aux commissures de ses lèvres relevées, et il fixa son regard brillant de sensualité sur les fesse vigoureuses, charnues et légèrement détendues des soldats, tout en poussant des soupirs. " (page 23).

Les enfants vont se retrouver dans un village de montagne particulièrement isolé.
Citation :
"- Je confie maintenant votre sort à Monsieur le Maire, annonça l'éducateur. Je reprends la route dans le camion de l'armée pour aller chercher le deuxième groupe. Je vous demande d'agit avec responsabilité. Compris ?
Nous avons tous acquiescé ensemble. La voix du maire s'interposa :
- Si vous vous comportez mal, nous saurons agir en conséquence." (pages 33-34).
Bien sûr, tout ne va pas se passer pour le mieux. Les enfants sont vus par les villageois comme des voyous.


Un roman prenant, âpre et très sombre. Il y a une certaine parenté avec la nouvelle Gibier d'élevage, publiée la même année : la guerre, les enfants, un village, mais aussi l'enfermement, et le thème de l'humanité qui tend vers l'animalité (jusqu'à la rejoindre dans la mort, d'ailleurs).
Comme toujours, il faut éviter de lire la quatrième de couverture, qui résume tout le livre.

Oé ne semble pas en penser beaucoup de bien, mais il ne faut pas toujours faire confiance aux écrivains lorsqu'ils portent rétrospectivement un jugement sur certaines de leurs oeuvres (Simon Leys en parle dans son essai Belgitude de Michaux, que l'on peut trouver dans Le Studio de l'Inutilité - voir le fil http://parfumdelivres.niceboard.com/t4722-simon-leys-belgique ) :

"Ozaki Mariko : Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants a beaucoup de lecteurs qui en apprécient particulièrement l'écriture.
« Tel un interminable déluge, la guerre inondait les plis des sentiments humains, les moindres recoins des corps, les forêts, le ciel, d'une folie collective. »
Les descriptions noires se succèdent et malgré tout il y a de la clarté dans ce texte. Comme un rebond aussi. Derrière cela, il me semble que se trouve une certaine témérité de l'auteur lui-même, mais aussi de l'époque ; j'ai l'impression que cette écriture était possible à cause d'une sorte de terrible vivacité de la jeunesse.

Ôé Kenzaburô : Quand je relis maintenant ce que j'écrivais jusque-là, il y a certains textes que je trouve assez intéressants mais je pense que les romans écrits dans les deux ou trois années qui ont suivi ne sont pas bons.
" (Oé Kenzaburô, l'écrivain par lui-même. Entretiens avec Ozaki Mariko, page 50 ; Editions Philippe Picquier)
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 13:30

Une existence tranquille

Mâ est la fille de la famille. Depuis toujours elle se sent une responsabilité envers son frêre, faible mentalement, et dont elle comprend les spécificités et qu’elle refuse que l’on stigmatise. Le père est écrivain et est souvent pris de crises existentielles auxquelles ils s’adonnent avec égocentrisme, et qui ont des conséquences sur la vie de famille qu’il n’a pas l’air de considérer comme étant de son fait. Une existence tranquille, oui c’est bien le cas. Il y a quelques drames, mais cette famille, malgré le fait qu’elle tourne autour du père et du frère, va parler et s’auto-analyser pour essayer de comprendre et de trouver un sens au choses qui lui arrive. Comprendre leur dynamique familiale et les problèmes qui en découlent. Des personnages vont se greffer et aider à cette auto critique. Des auteurs lu servent de matériel à réflexion.

Tout se passe tranquillement puisque cela passe par le biais de l’intellect. C’est un grand déballage introspectif mais qui n’ennuie pas.

J’ai beaucoup aimé son écriture. Comment la décrire ? Je sèche désolée. Mais je suis contente encore une fois d’avoir lu un auteur Japonais. Cela me rapproche peu à peu de l’essence de la culture Japonaise dont je commence à entre apercevoir quelques spécificités. Maintenant que je viens de dire ça, je ne peux plus reculer, je suis obligée de faire part de mes réflexions. La cordialité tout d’abord. Obligé ou pas, elle est assez répandu dans les livres et films Japonais que j’ai lu et vu. On ne reste pas individuellement dans son coin. On va parler avec les personnes qui nous entourent. Aux bains, avec ses voisins, au restaurant, à la piscine…


(J’ai enfin lu les scènes qui se passaient à la piscine, j’ai pu faire la connaissance avec le musc lé Monsieur Arai. Et en parlant de piscine il y a des points communs avec les nôtres, mais aussi des points qui diffèrent. Je pense à la salle de séchage dont Ôé parle dans son livre. Une sorte de salle pour se sécher après avoir nagé et pris un bain (pas de douche), et salle de sauna. Est-ce que toutes les piscines au Japon ont ce genre de salle ? Ou seulement certaines ?)

Mais cela ne se remarquait guère dans la nouvelle atmosphère qui régnait dans la salle de séchage, désormais pleine. Au milieu de la pièce se trouvait un tube métallique rempli de pierres noires dégageant de la chaleur (c’était la source calorique nécessaire à l’effet sauna) et entre la barrière de bois qui l’entourait et les banquettes où nous étions assis, il y avait un étroit espace.


Et autre chose que j'ai remarqué, l’ouverture sur la culture Française (et Russe et Polonaise dans ce livre). Il semble y avoir un lien que les Japonais cultivent avec la France.


J’ai beaucoup aimé. Et en lisant vos commentaires j’ai compris que Ôé se raconte dans ce livre. Et il n’hésite pas à donner une image de lui peu flatteuse.

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Fausse piscine au musée d'Art moderne de Kanazawa


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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 14:47

Bonne pioche, je l' avais déjà noté !

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 17:48

jusqu'à présent je n'ai pas eu d'affinité avec les auteurs Japonais que j'ai lus (c'est vrai très peu)

je tenterai donc dans quelque temps cet auteur. merci Pia pour ton commentaire.

par contre à ma médiathèque il est répertorié comme "récit", quelle différence avec roman ?

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 18:06

Bédoulène a écrit:

par contre à ma médiathèque il est répertorié comme "récit", quelle différence avec roman ?

Je me trompe peut-être mais je me demande si ça n'a pas avoir avec le fait que ce soit un peu autobiographique. Il parait, à en croire les commentaires, que c'est un auteur qui peut créer un monde différent à chaque livre qu'il écrit. Je n'ai lu que celui-là donc je ne le connais pas bien, mais je crois qu'il a tout de même pas mal écrit sur le fait que son fils soit mentalement faible. Moi j'ai bien aimé ce livre, mais d'autres pensait que sur le même sujet, Une affaire personnelle était encore meilleur.

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 18:35

merci pour ta réponse Pia

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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitimeDim 4 Jan 2015 - 18:49

pia a écrit:
Bédoulène a écrit:

par contre à ma médiathèque il est répertorié comme "récit", quelle différence avec roman ?

Je me trompe peut-être mais je me demande si ça n'a pas avoir avec le fait que ce soit un peu autobiographique. Il parait, à en croire les commentaires, que c'est un auteur qui peut créer un monde différent à chaque livre qu'il écrit. Je n'ai lu que celui-là donc je ne le connais pas bien, mais je crois qu'il a tout de même pas mal écrit sur le fait que son fils soit mentalement faible. Moi j'ai bien aimé ce livre, mais d'autres pensait que sur le même sujet, Une affaire personnelle était encore meilleur.
Je crois qu'on peut avoir de longs débats quant à savoir ce qu'est exactement un récit. Comme toi, je dirais que ce qu'on appelle couramment récit (à tort ou à raison) comporte du vrai dedans. Mais il semble que, ces dernières années, certains éditeurs aient appelé "récit" un peu tout et n'importe quoi (je me souviens l'avoir entendu dans Le Masque).

Définition du roman sur le site de Larousse : http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/roman/88882
"Œuvre d'imagination constituée par un récit en prose d'une certaine longueur [...]"

On est bien avancé.  dentsblanches

Concernant le Oé, l'appellation "récit" vient très probablement de ce qu'il comporte beaucoup d'éléments autobiographiques. Mais c'était aussi le cas d'Une Affaire personnelle, que les éditions Stock avait appelé "roman"...

Ceci dit, Oé a parlé de l'influence de la réalité sur son oeuvre... et celle de son oeuvre sur la réalité. L'influence n'est pas univoque, explique-t-il.
"Je vous avoue qu'encore aujourd'hui il m'arrive de me réveiller en pleine nuit et, en repensant à mon passé, de ne plus pouvoir faire la différence entre ce que j'ai écrit dans un roman et la réalité." (Oé Kenzaburô, l'Ecrivain par lui-même, entretiens avec Ozaki Mariko, Editions Philippe Picquier, page 260).
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MessageSujet: Re: Ôé Kenzaburô   Ôé Kenzaburô - Page 5 Icon_minitime

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