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 Donald Westlake

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MessageSujet: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeSam 14 Juin 2008 - 0:16

Donald Westlake Westla10

Donald Westlake

Donald Edwin Westlake est né le 12 juillet 1933 à Brooklyn (New-York).

Auteur ô combien prolifique (une centaine de romans à son actif, des nouvelles, des scénarios pour le cinéma), Westlake peut s'ennorgueillir d'une bilbiographie forcément inégale mais d'où se dégage pas mal de pépites. L'écrivain a aborder divers aspects du polar, qui reste son genre de prédilection même s'il lui est arrivé de tâter d'autres genres comme la SF (Anarchaos, Smoke) ou le fantastique (Trop humains) mais avec moins de réussite. Un polar parfois classique mais le plus souvent fortement teinté d'humour (coloré ou bien noir), de dérision, de cynisme même, genre dans lequel il excelle et dont il est le plus fameux représentant.

Si les romans de ses débuts restent d'une facture très classique, Westlake trouve véritablement sa voie en 1965 avec Le pigeon d'argile, premier roman à mélanger policier et humour.
L'autre caractéristique de l'écrivain est une imagination débordante. Ses romans, par ailleurs habilement construits, regorgent de scènes farfelues, de situations imprévisibles, le tout sur un rythme le plus souvent soutenu.
Dans la galerie de personnages westlakiens, deux d'entre eux se détachent particulièrement, héros récurrents de plusieurs romans et tous deux cambioleurs de leur état.
John Dortmunder, tout d'abord, dans le registre léger et humoristique, est un voleur astucieux mais malchanceux dont les coups, préparés de main de maître, finissent toujours par déboucher sur des situations rocambolesques imprévues.
Le second, Parker, est le personnage de dur à cuire cynique et sans scrupules des romans noirs signés Tucker Coe. Une sorte de version négative de Dortmunder (j'avoue préféré ce dernier).

Ajoutons que l'écrivain possède un nombre incroyable de pseudonymes : Tucker Coe, Edwin West, Aman Marshal, Richard Stark, Timothy J. Culver, Grace Salacious, Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Samuel Holt.

Jean-Patrick Manchette a dit de lui : "Quand l'époque du grand polar classique est passée, et quand cependant on aime le polar et l'on a envie d'en écrire, assurément la solution Westlake est la plus élégante".


Ma première rencontre avec Westlake s'est faite avec un roman qui reste un peu atypique dans sa production : Adios Schéhérazade. On y retrouve bien sûr un humour du meilleur cru mais il ne s'agit pas d'un polar et l'action y est quasiment inexistante. On y suit plutôt les affres d'un écrivain victime du syndrome de la page blanche.
Edwin Topliss, le personnage, écrit des romans pornos depuis des années. Il en a déjà vingt-huit à son actif et se prépare à rédiger le vingt-neuvième avec le même professionalisme indifférent qu'il a mis à écrire les autres. Seulement voilà, la machine bien huilée se grippe. Edwin est à cours d'inspiration, de fantasmes, sans doute à force de saturation.
Si bien qu'au lieu d'écrire son porno du mois, Edwin se met à coucher sur le papier ses pensées, ses souvenirs, ses regrets, le constat lamentable de son existence.
Le roman est drôle, oui, du moins dans les premiers chapitres mais au fur et à mesure que l'on avance dans sa lecture, l'angoisse devient prépondérante et on assiste alors à la descente aux enfers d'un homme qui sombre peu à peu dans la folie. Bref, Adios Schéhérazade est une oeuvre déconcertante, que l'on aborde de manière primesautière pour ensuite devenir le témoin de la déchéance d'un forcat de la machine à écrire et du fiasco de sa vie personnelle.
En somme, un livre qui vire du rose au noir.


Pierre qui brûle (1970, titré aussi Pierre qui roule) est le premier roman a mettre en scène le fameux John Dortmunder.
A peine sorti de prison, Dortmunder retrouve son vieil ami et complice Andy Kelp qui le branche sur un coup fabuleux : le vol d'une émeraude exposée temporairement dans un musée. Comme à son habitude, notre héros planifie tout dans le moindre détail, réunit une équipe (de bras cassés il faut le dire !) et le cambriolage réussi...jusqu'à un certain point. En effet, se sentant menacé par la police, un des complices ne trouve rien de mieux que d'avaler la pierre précieuse avant de se faire arrêter et mettre en prison. Dortmunder n'a pas d'autre choix que d'imaginer un nouveau plan pour le faire évader.
Le roman est drôle, trépidant et inventif ; les dialogues savoureux. Bref, avec ce roman, Westlake a réussi une percée dans le genre et on ne peut s'empêcher de penser qu'encore aujourd'hui, la série des Ocean's lui doit sans doute beaucoup.

Un loup chasse l'autre (1963).
Un des premiers romans de Westlake, signé sous le pseudonyme de Tucker Coe. L'ambiance n'est pas ici à la rigolade, même si on y trouve une ironie bien mordante.
Un étudiant timide et naïf, Paul Standish, effectue un stage au sein d'un syndicat. Accompagné de son mentor Walter Killy, un vieux de la vieille à qui on ne la fait pas, il se rend dans une petite ville pour rencontrer l'employé d'une manufacture de chaussures qui souhaite créer une antenne locale du syndicat. Mais l'homme est retrouvé assassiné le jour même et le pauvre Paul ne tarde pas à être arrêté par les flics du coin. Interrogé, humilié, rudoyé, l'étudiant binoclard fait connaissances avec toutes les vieilles recettes de la maison Poulaga.
Mais l'agneau, à force d'épreuves, va se montrer plus coriace que prévu. Bien décidé à faire toute la lumière sur cette affaire, il se met à enquêter et ses méthodes se révéleront... plutôt percutantes.
Si l'histoire reste assez classique, dans la tradition du roman noir sans chichis, on y trouve un thème que Westlake reprendra souvent par la suite : le personnage naïf qui se retrouve hors de son milieu naturel mais se découvre une capacité d'adaptation insoupçonnée. Dans ce cas-ci, la métamorphose de l'agneau en loup est particulièrement jouissive !

Faites-moi confiance(1998) est une vision loufoque et corrosive sur le milieu de la presse people.
Sara Joslyn, journaliste débutante, est engagée par Galaxy Hebdo, une feuille de chou à scandales. Sur le trajet qui l'emmène vers son nouveau poste, elle tombe sur le cadavre d'un homme. Mais cette découverte indiffère complètement les employés de Galaxy, le mort n'ayant pas la chance d'être célèbre.
La jeune femme fait alors connaissance avec les règles de son nouveau job et l'ambiance surréaliste qui règne dans les bureaux de la rédaction, perdant peu à peu ses illusions et ses ambitions de "vraie" journaliste.
Elle ne tardera d'ailleurs pas à devenir un des meilleurs éléments de ce torchon, une opportuniste avide de scoops bien sordides. Mais si la découverte du cadavre n'est plus qu'un lointain souvenir pour elle, ce n'est pas le cas de l'assassin, qui rôde dans les parages.
Un excellent cru westlakien.
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeMar 6 Jan 2009 - 15:01

Fin de partie pour Westlake, maître du polar américain
Bruno Corty
02/01/2009


Décédé le 31 décembre à Mexico, l'écrivain, âgé de 75 ans, avait créé un nouveau style de polars, tout en humour et dérision.

Au festival Quais du polar de Lyon, en 2006, le romancier Tonino Benacquista, venu spécialement pour saluer le légendaire Donald Westlake, définissait en quelques mots l'originalité de son œuvre : «Le schéma classique du polar, c'est un type terro­risé poursuivi par la mafia. Chez Westlake, c'est un type qui poursuit et terrorise la mafia !» Donald Westlake avait beau, depuis les années 1960, publier plus vite que son ombre (sa bibliographie flirte avec les cent titres déclinés sous différents pseudonymes tels Richard Stark, Tucker Coe, Curt Clark, etc.), il soignait ses histoires. Manchette, qui le traduisit à plusieurs reprises (notamment le sublime Ordo), avait salué son travail sur l'écriture. À coups d'humour et de dérision, d'intrigues virevoltantes, de dialogues coups de poing, ce New-Yorkais de Brooklyn a apporté au roman noir de cette époque (celle des fils des fondateurs du genre, Hammett, Chandler, Burnett) un deuxième souffle.

Adaptation au cinéma
Très touché par cette disparition soudaine, son ami et éditeur François Guérif confirmait : «Westlake a exploré toutes les facettes du genre policier. Il a appris à jouer avec les mythes, à les contourner, à les détourner. Il y a apporté un humour extraordinaire. Il l'a fait avec spontanéité et une absence de prétention remarquable.» Au total, l'éditeur d'Ellroy a publié à ce jour dix-sept titres de Westlake, inédits et retraduits (l'Américain, fatigué de voir ses romans mutilés par la Série noire, en racheta les droits qu'il donna à Rivages), dont Le Couperet, chef-d'œuvre de roman social, où l'on voit un cadre sans emploi se transformer en machine à tuer ; et cinq Richard Stark.

Une quinzaine de romans de Westlake ont été adaptés au cinéma avec plus ou moins de bonheur. Aux États-Unis, The Hot Rock, de Peter Yates, avec Robert Redford, et Le Point de non- retour, de John Boorman, avec Lee Marvin, sont les deux plus belles réussites. Hasard ? Le premier met en scène Dortmunder, voleur lamentable, et le second, Parker, «bandit de hasard» ; deux des personnages fétiches et des plus belles créations de Westlake. En France, on retient surtout l'adaptation du Couperet, signée Costa-Gavras. Westlake est également l'auteur de plusieurs scénarios dont Les Arnaqueurs, formidable adaptation du roman de Jim Thompson pour Stephen Frears.


source: ICI

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Sénèque
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeSam 24 Avr 2010 - 20:31

Le couperet

Citation :
Après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, Burke Devore, cadre supérieur dans une usine de papier, est licencié simplement parce que son entreprise a décidé de procéder à des restructurations. Après deux ans de galère à chercher vainement du boulot par la voie légale, révolté par l’injustice dont il s’estime victime, Devore passe aux grands moyens en reprenant à son compte l’axiome du libéralisme sauvage au nom duquel il a été licencié : “La fin justifie les moyens”. Calmement, avec application, et sans haine, il va éliminer tous ses rivaux potentiels dans la course à l’embauche. Dans l’oeuvre immense de Westlake, dont on ne retient souvent que la veine comique, c’est le chef-d’oeuvre du versant sombre, un portrait terrible et réaliste d’une société où, au nom du profit, le facteur humain est tenu pour quantité négligeable. Le roman a été adapté au cinéma par Costa-Gavras.

J'ai trouvé l'idée de départ excellente et j'ai dévoré ce roman. Tous ceux qui ont cherché du travail sans en trouver se retrouveront un peu, beaucoup dans le personnage de Devore, peut-être dans ses réflexions. Qui n'a pas eu envie de se débarasser de la concurrence ? Lui a mis son plan en action, froidement, brillamment.
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeSam 24 Avr 2010 - 22:36

Oui, Le Couperet est un très bon polar et un reflet aussi de la sale réalité.

Sous la Signature de Westlake ou de Richard Stark a écrit un certain nombre de livres très
distrayants, droles et brillants.
Mais aussi des navets qu' il n' a sans doute pas écrits ni meme lus...
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FrançoisG
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeMer 16 Mai 2012 - 0:56

J'ai visionné le film "Le couperet" avec Jose Garcia et j'ai beaucoup aimé.

bonjour
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeSam 9 Mar 2013 - 19:11

Donald Westlake 97827411

Dégâts des eaux Date de parution: 29/03/2006


Quatrième de couverture

Rentrant chez lui après un cambriolage, Dortmunder découvre avec effroi que son appartement est occupé par un ancien compagnon de cellule dont tout le monde croyait et espérait qu’il resterait derrière les barreaux jusqu’à la fin de ses jours. Quelque temps avant sa détention, le dénommé Tom Jimson ( !) avait réussi un gros coup dont il avait enterré le produit dans la petite ville de Putkin’s Corners.
Hélas, pendant qu’il était nourri et logé aux frais de l’Etat, les autorités en ont lâchement profité pour édifier un barrage et engloutir toute la vallée. Résultat : le butin gît désormais sous vingt mètres d’eau. Mais Tom a un plan, efficace et radical : faire sauter le barrage pour assécher le réservoir et récupérer son magot. Que les populations locales périssent noyées dans l’histoire n’est pour lui qu’un détail. Un détail d’importance majeure, pense Dortmunder qui ne veut pas se faire complice de pareil forfait. Il faut d’urgence détourner Tom Jimson de ses projets…
----------------------------------------------------------------------------------------------------

Dans le mondes des livres policiers, il y a les thrillers psychologiques, les romans noirs, les huis-clos etc ….
Il va falloir rajouter un genre à cette énumération: « le polar jubilatoire ! »
J’en veux pour preuve la lecture que je viens de faire de « Dégâts des eaux ».
Scènes truculentes, personnages émoustillants, dialogues cocasses, tout est réuni pour faire travailler nos zygomatiques.

Au début, j’ai pensé que j’allais vite me lasser de ces « pieds nickelés » accumulant les gaffes, les impasses, les rencontres improbables, les remarques à contre-courant (dans une histoire d’eau, c’est un comble…)
Citation :
« Le problème dans la vraie vie, c’est qu’il n’y a pas de bouton « reset »."
Et puis, je me suis laissée embarquer (que d’eau, que d’eau) et sans ramer une seconde, j’ai lu avec plaisir cet opus.

Le style est drôle, enlevé, on se demande ce qu’ils vont pouvoir inventer pour arriver à leurs fins…

Les protagonistes nous font rire aux larmes… Quelles scènes lorsqu’ils s’entrainent à la plongée !!! Ils se retrouvent ensemble par de bizarres concours de circonstances ou par choix mais leur équipe n’est pas facile à gérer…

On imagine tellement ce qui se passe que ce roman ferait un excellent film.
A lire pour se détendre !!!



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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeMar 3 Déc 2013 - 22:35

et si on se dit "mince en fait les types dans ces films c'est Parker dans des bouquins"... ou qu'on le lit avant de se le dire, des films comme Point Blank (Lee Marvin) ou The Outfit (Robert Duvall) on serait supposé essayer quoi pour se faire une idée ? The Hunter ?

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeMar 24 Déc 2013 - 19:49

Donald Westlake Armore10

A bout de course ! (écrit en Richard Stark)

Histoire de magouille entre truands et de braquage. Parker et quelques associés accumulent les mauvais concours de circonstance et la jouer serrée ne les mettra pas forcément à l'abri. Direction des coins perdu du Massachussets et des allers-retours entre motel pas top et mobile-home avec quelques passages dans le luxe de banquiers de province. Ambiance SUV aseptisée contre batte de baseball au fond du bar.

Style direct, assez efficace, personnages principaux qui restent dans l'ombre, efficaces et attachants sans devenir sympathiques, résolus, indémontables. Ceux qu'ils croisent sont parfois bêtes, parfois moins, généralement la justice est loin derrière l'intérêt, ils ne sont peut-être pas aussi simplement entêtés.

Pour une découverte je partais motivé mais me suis retrouvé assez déçu. ça se lit mais pas de plaisir exceptionnel, même rustique. Trop l'air d'être construit de briques interchangeables préfabriquées. Le final en très courtes séquences qui alternent les centres d'attention n'en devient pas plus intense et c'est ce genre d'impression que ça va me laisser.

Quelque chose de plus consistant ou travaillé ou même nonchalant m'aurait plus convaincu. Bouquin trop TV dinner. J'en attendais plus que l'impression de suivre vaguement une série tv (de nos jours) très moyenne. Et puis l'ambiance je on sort les armes lourdes comme si on boulotait des toasts ça manque de charme !

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeVen 22 Aoû 2014 - 14:34

Les citrons ne mentent jamais
(Ecrit sous le pseudonyme de Richard Stark)

Donald Westlake Index69

Car... oui... K l'a dit, Donald Westlake n'a pas lésiné sur les pseudonymes et a écrit sous les noms les plus divers : Richard Stark,Tucker Coe,Edwin West, Alan Marshal, Timothy J. Culver, Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Grace Salacious, James Blue, Ben Chistopher, John Dexter, Andrew Shaw, John B. Allan, Don Holliday, P.N. Castor, Samuel Holt, Judson Jack Carmichael.

Une petite série noire sortie de derrière les fagots pour éclairer une journée tristounette, et qui a bien rempli son office. Un acteur à la fois scrupuleux et tendre qui participe à des braquages pour faire tourner son théâtre, aux prises avec des malfrats beaucoup moins sympathiques que lui, nous démontre que le hasard, quoi qu'il en soit, obéit à la prédiction des citrons.
On fond littéralement face à ce bandit au grand cœur et aux grand principes, malin mais pas assez, et à l'humour goguenard et résolu de Richard Stark

Un petit exemple pour les amateurs de bagnoles:

Richard Stark a écrit:
La voiture, d'abord. L'American Motors avait contribué à satisfaire l'imagination et les caprices nationaux en sortant une voiture qui ressemblait à un briquet Ronson et qui étaient équipée de plus de gadgets astucieux qu'un couteau de boy-scout, pour plaire aux grands enfants de partout qui aimaient à jouer les James Bond en se rendant à leur travail, mais on n'avait pas mis grand-chose sous le capot. On l'avait baptisée Javeline, peut-être parce qu'on pouvait la lancer à peu près aussi vite qu'on pouvait la conduire. Fred Hughes  avait choisi cette voiture, qui avait quelque chose du charme des bandes dessinées, et il s'en était occupé. Le gros chat qui ronronnait sous le capot ne provenait pas de Kenosha, Wisconsin. En tout cas, pas sans avoir été modifié. Les freins, les amortisseurs, rien dans cette voiture de donnait l'impression de ressembler à une fabrication de série. Elle était devenue souple, puissante, on l'avait parfaitement en main, et Hughes la conduisait comme si elle faisait partie intégrante de lui-même, comme si c'était un système de prothèse attaché au bout de ses doigts. Grofield, qui  l'observait avec une admiration muette, sentait que Hughes était capable de faire rendre ce qu'il voulait à sa voiture, rien qu'en la regardant et en haussant un sourcil.

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Le meilleur chauffeur en toute circonstance - par exemple quand il s'agit de fuir un endroit où on ne tient pas rester - ce n'est pas le type qui traversera un État en écrasant le champignon, le type qui adore la vitesse. Le meilleur chauffeur, c'est celui qui adore les voitures. Il en tire un meilleur parti et vit plus vieux.
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeVen 22 Aoû 2014 - 16:03

Excellente propagande pour Stark/Westlake, Topocl, et qui m' ont nourri de leurs aventures  souvent drolatiques -le coté Westlake- Le meilleur, Le Paquet. Tous les premiers Stark mettant en scène Parker sont excellents. Notamment La Clique...

... Et les grosses voitures américaines !
 
... A propos de voitures, lisez donc Car de Harry Crews.

Ou comment ingérer entièrement une berline à la suite d' un pari aussi stupide que démentiel.
Une sacrée métaphore sur l' Amérique !

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeDim 24 Aoû 2014 - 21:28

il avait l'air mieux le tiens !

je retenterai bien un jour....

question bête, curiosité, dans le bouquin c'est vraiment écrit Javeline ou Javelin ?

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeDim 24 Aoû 2014 - 21:50

Pour l' accro aux bagnoles, Animal, j' ai vérifié, le modèle en question était vendu par AMC et son
nom était Javelin.

Et puis, pour anticiper, la voiture que doit bouffer le parieur fou de Car était une Ford Maverick 1971.
Un beau morceau !

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeDim 24 Aoû 2014 - 21:54

oui, il n'y a pas de "e" mais ce sont des détails que j'apprécie dans les éditions/traductions, sans que ce soit vital, quoique maintenant que c'est très facile de vérifier c'est devenu relativement contrariant (pour les traductions récentes).

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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeLun 25 Aoû 2014 - 8:54

C'est écrit javeline.
Je pense que dans le texte , ça passe mieux de dire qu'il fait foncer sa javeline que son javelin. Il y a une relation particulière de l'homme à sa voiture, non? enfin, c'est peut-être idiot de dire ça (pour plein de raisons liées avec des préjugés)
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MessageSujet: Re: Donald Westlake   Donald Westlake Icon_minitimeLun 25 Aoû 2014 - 12:52

pour éviter un effet prononciation à la française ? ça rejoindrait donc un peu la question du saucisses-haricots qui se transforment en raviolis ?

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