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 William Trevor

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Marie
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MessageSujet: William Trevor   Jeu 1 Mar 2007 - 1:13

Né en Irlande, William Trevor affectionne, semble-t-il la fiction brève.

Nouvelles, bien sûr, mais aussi courts romans, dans lesquels beaucoup de choses sont éludées, varient en fonction de la mémoire de chaque personnage et en fonction de l'époque. L'écriture est lisse, l'analyse souvent très fine-c'est court, mais il vaut mieux ne pas sauter une phrase, il n'y en aura pas d'autre pour vous expliquer plus avant- comme dans la vie des personnages qui n'ont jamais droit à une séance de rattrapage
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Marie
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MessageSujet: Re: William Trevor   Jeu 1 Mar 2007 - 1:29

J'ai réussi à mettre une photo :)

Lucy
traduit de l'anglais (Irlande) par Katia Holmes
Ed Phébus

Une famille, un couple et leur fille. Les parents décident de s'exiler, la petite s'enfuit et on la croit morte. Les parents quittent l'Irlande, Lucy revient dans la maison familiale où sont restés les domestiques et y passera sa vie. Le père, veuf et très âgé, entreprendra seul le chemin du retour.
Il règne dans les romans et les nouvelles de Trevor une atmosphère brumeuse et désespérée. Les détails n'abondent pas, il faut deviner, essayer d'entrevoir la lumière. Même au sujet du contexte historique, car, après tout, pourquoi fuient-ils, ces parents ? On ne le comprend qu'au début de la deuxième partie.

Nous sommes en Irlande au début du XXème siècle, l'Irlande de la guerre civile qui ensanglante le nouvel Etat libre. Et pourquoi Lucy s'enferme t'elle comme en attente ? Par choix, sentiment de culpabilité, inaptitude à la vie ? On n'en sait rien, elle non plus, c'est le récit de vies gâchées, de vies de malheur, de soumission à un destin, d'incapacité d'action et de révolte, un récit qui transpire la mélancolie et le désespoir, chuchoté par des petites phrases bien concises.
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Marie
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MessageSujet: Re: William Trevor   Jeu 1 Mar 2007 - 1:42

En lisant Tourgueniev
Autre époque en Irlande, les années 50. Ce n'est guère mieux, surtout pour les femmes...Les hommes partent en Angleterre travailler, il ne reste plus grand choix pour réaliser le but évident de toute existence féminine qui se justifie, le mariage.Et avec un individu de la même religion, je n'ose relater les commentaires provoqués dans la bourgade par le mariage de la soeur de Marie Louise, de famille protestante, avec un catholique. Marie Louise a pu éviter cette mésalliance. Elle a plu à un marchand de tissus de sa religion. 20 ans de plus, deux redoutables soeurs, oui, mais détails que tout cela. Détails qui provoqueront encore le gâchis d'une existence. Le mari se réfugie dans le whisky, Marie Louise dans la folie. A l'asile, elle est en sécurité , et peut lire et relire Tourgueniev......

Pas vraiment gais, les romans de William Trevor, mais merveilleusement écrits.
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Sahkti
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MessageSujet: Re: William Trevor   Jeu 29 Nov 2007 - 19:59

Hôtel de la lune oisive

William Trevor excelle dans la nouvelle. Il le prouve une fois de plus avec ces dix histoires d'une égale qualité. Des récits qui font parfois pénétrer le lecteur dans l'intimité des personnages, dans les bassesses de la société, mais qu'à cela ne tienne, le monde est ainsi fait et il faut bien le contempler tel qu'il est… pas toujours joli!
Trevor est irlandais, il aime son pays et y plante souvent le décor de ses récits mais le cadre de chaque nouvelle dépasse largement celui de cette terre sublime pour s'universaliser et s'appliquer à quasi chaque endroit du globe. Comme par exemple dans la nouvelle intitulée "C'est arrivé à Drimaghleen", tournant autour de journalistes véreux n'hésitant pas à travestir les infos et se servir de la misère humaine pour nourrir les rapaces et les avides de scoop en tout genre. Ou la nouvelle qui parle d'un couple soi-disant tombé en panne de voiture et qui profite honteusement d'une hospitalité spontanément offerte.

Je ne vous résumerai pas chaque nouvelle car ce serait dès lors les déflorer un peu et leur faire perdre de leur charme, je vous laisse les découvrir.
Des textes pas toujours gais, souvent durs, voire glauques.
Trevor se détourne volontiers des sentiers battus pour s'enfoncer sur des chemins que d'autres éviteraient. Il y a beaucoup de souffrance et de désarroi dans les destins de ces êtres qu'il couche sur papier, des gens que l'on observe avec effroi ou pitié et peu à peu, on se rend compte que de tels êtres, il y en a partout, depuis toujours, et que ça pourrait être notre voisin ou, pire, nous-mêmes.
Trevor semble aimer les êtres abjects et hypocrites, il jongle avec la perversité comme d'autres alignent les sentiments à l'eau de rose. J'aime ça, beaucoup. Cette façon de dépeindre son prochain, sans concession, avec énormément de justesse et une lucidité à faire peur. Rien n'est caricatural ou surréaliste, tout sent le vrai et le vécu. De quoi en frissonner par moments!
Dix nouvelles, dix moments de plaisir à savourer longuement, ça en vaut la peine. L'écriture est toujours aussi belle, le rythme balancé et ces introspections de l'âme me paraissent de plus en plus abouties. Bravo Monsieur Trevor!
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Sahkti
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MessageSujet: Re: William Trevor   Jeu 29 Nov 2007 - 20:00

Les anges dînent au Ritz

Les traductions françaises des livres de William Trevor sont parfois à la limite du médiocre. Heureusement Phébus a décidé de remédier à cela en confiant le travail de ce recueil à Katia Holmes qui s’en sort très bien.
D’autant plus que les nouvelles de Trevor sont beaucoup plus intéressantes que ses ouvrages romanesques (ceux-ci étant tout de même de bonne qualité, précision utile). Il est d’ailleurs dommage que les éditeurs aient préféré faire connaître au grand public francophone "Ma Maison en Ombrie" avant "Mauvaises nouvelles" et "Très mauvaises nouvelles", chef d’œuvre de cet écrivain irlandais installé en Grande-Bretagne.

"Les anges dînent au Ritz" est un recueil de nouvelles féroces sous des apparences d’eau dormante. C'est que chaque nouvelle est entamée dans un climat serein, une tasse de thé, un joli paysage, la vue d’un presbytère, des politesses d’usage… bref, cela fait immanquablement penser à la campagne anglaise et ses traditions figées de politiquement correct. En apparence toutefois, car dès que l’on se plonge dans le récit, on se rend compte que tout cela n’est que façade et tromperie. Chaque situation banale se transforme en cauchemar. De passage en passage, de silences de plus en plus assourdissants en non-dits révoltants, William Trevor nous conduit vers une chute inattendue et brutale. La fin n’a plus rien à voir avec la douceur du début ! Chaque détail de l’histoire (de ces histoires faudrait-il dire) révèle un mensonge, une horreur, une vilaine facette de l’âme et du monde. Ainsi le récit de cette petite fille adoptée par un couple de terroristes, ceux-là même qui sont responsables de la mort de ses parents, est terrifiant de perversité humaine. Certaines victimes sont capables de tout et d’autres n’hésitent pas à se mentir et inventer des histoires dans le seul but de se prouver qu’ils sont encore en vie.
L'âme humaine serait-elle noire ? Non, simplement manipulatrice !
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Sahkti
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MessageSujet: Re: William Trevor   Jeu 29 Nov 2007 - 20:01

Lucy

Comme dans les récits de Joseph O’Connor, c’est toute la détresse irlandaise que j’ai retrouvée dans ce "Lucy" de William Trevor. L’Irlande est une terre qui a payé un lourd tribut à l’exil et à la misère.

C’est encore de ces départs forcés dont on parle dans ce livre. Everard Gault vit à Lahardane, avec sa femme Héloïse et sa fille Lucy. Un soir, on le cambriole, c’est la goutte qui fait déborder le vase de l’amertume, il décide de quitter le pays et d’émigrer avec comme premier objectif l’Angleterre. Lucy refuse de toutes ses forces de partir. Sa terre, elle s’y accroche autant qu’elle le peut (quelle détermination chez cette gamine !). Elle s’enfuit, ses parents l’imaginent noyée et s’en vont sans elle. Trevor nous fait vivre ici un grand moment d’émotion en partageant avec le lecteur le chagrin qui ronge ces parents abandonnant leur fille aux flots tumultueux. Mais Lucy n’est pas morte, elle s’était cachée et regagne la demeure familiale après le départ de ses parents. Solitaire, l’enfant cohabitera avec des domestiques, espérant chaque heure le retour de ses parents, qui n’intervient que lorsque sa maman décède. Lucy a développé un énorme sentiment de culpabilité, son père de vulnérabilité. Ces deux êtres entiers se heurtent lors de ces retrouvailles pourtant attendues. Le deuil avait été fait d’un côté, difficile de revenir en arrière.

Intense lecture qui fait passer incessamment de Lucy à Everard, partageant leurs douleurs et leurs silences. Les deux versions humaines intérieures offertes au lecteur avec tout le talent qu’on connaît de William Trevor.
Difficile de choisir, on compatit avec les deux personnages, on comprend chacun d’eux. Au final, ça rend un peu triste toute cette peine.
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Marie
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MessageSujet: Re: William Trevor   Lun 8 Déc 2008 - 19:55

Hôtel de la Lune oisive
Nouvelles- traduites de l'anglais par Katia Holmes
Editions Phébus

La couverture de ce recueil de nouvelles est illustrée par A Corner of the Artist's Room in Paris by Gwen John (1876-1939)



Sahkti en avait déjà fort bien parlé lus haut. Je ne fais que rejoindre son avis, c'est merveilleusement bien écrit.
Ma préférée est sans doute la nouvelle intitulée Choisir entre deux bouchers, dans laquelle un enfant découvre que la force et l'autorité n'appartiennent pas toujours à ceux qui la méritent le plus.




Citation :
Trevor est irlandais, il aime son pays et y plante souvent le décor de ses récits mais le cadre de chaque nouvelle dépasse largement celui de cette terre sublime pour s'universaliser et s'appliquer à quasi chaque endroit du globe.
Bien sûr, mais on retrouve ça et là, très rapidement- mais efficacement évoqué- des allusions plus caractéristiques d'une histoire, comme ici:

Quatorze ans plus tôt, la femme de Blakely et sa fille avaient été tuées par erreur: une bombe posée sur leur voiture qui était de même marque et de même couleur que celle de la victime visée, avec une plaque d'immatriculation semblable. A un chiffre près. Très vite, il avait reçu des excuses, un coup de téléphone de commisération qui semblait sincère. Deux gerbes avaient été envoyées.

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kenavo
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MessageSujet: Re: William Trevor   Mar 9 Déc 2008 - 10:34

Marie a écrit:
La couverture de ce recueil de nouvelles est illustrée par A Corner of the Artist's Room in Paris by Gwen John (1876-1939)

ce tableau est le 'héros' d'un roman de Margaret Forster Keeping the world - malheureusement jusqu'ici pas traduit en français..

et je suis contente que l'écriture de Trevor te plait.. concernant nouvelles.. je pense qu'il se range parmi un des meilleurs Very Happy

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kenavo
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MessageSujet: Re: William Trevor   Ven 14 Aoû 2009 - 13:41


Ma maison en Ombrie
Citation :
Editeur
Emily Delahunty, la cinquantaine apparemment rangée (ce qui, on le découvrira, ne fut pas trop le cas de ses jeunes années, pour le moins volages), jouit d'une aimable retraite dans sa villa au nord de Rome. L'argent arrive facilement (elle écrit des romans sentimentaux qui ont du succès), et le pays qui l'entoure a le même charme paisible, la même lumière qu'au temps de François d'Assise. Mais un beau matin, elle se réveille sur un lit d'hôpital, et on lui explique qu'elle vient de réchapper à un attentat terroriste particulièrement meurtrier. De retour chez elle, elle recueillera les trois autres « miraculés » de cette sanglante affaire, qui ont tous plus ou moins perdu leurs proches dans le drame et ne savent trop où aller : trois personnages dont la vie a pris soudain un goût de mort. Placée par le hasard à la croisée de ces destins, Emily en vient à suspecter le hasard même… et se lance — en romancière plutôt qu'en détective — dans une enquête qui la conduira sur d'étranges chemins…

Il y a un bon moment que j’ai vu ce film



sans savoir que William Trevor a écrit le livre. Lors de quelques recherches récemment je l’ai vu – et j’étais intéressée de voir si le livre est meilleur que le film, parce que le film ne m’a pas trop convaincu.
J’ai constaté que le film suit assez fidèlement le livre (à part la fin, c’est impressionnant cet envie de l’industrie du film de tourner tout en happy end, n’importe l’original qu’on prend pour faire un film), mais dans le livre on a plus de réflexions de la part d’Emily, il y a plus d’explications sur son passé et elle éclaire mieux quelques moments de questionnement lors du film.

J’aime mieux William Trevor dans ses nouvelles, mais c’était une très agréable lecture.. et je vais revoir le film aussi, pour voir si avec les connaissances du livre il va s’en sortir mieux.
Very Happy

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MessageSujet: Re: William Trevor   Sam 27 Nov 2010 - 21:31

Lucy
The Story of Lucy Gault
William Trevor


Nous sommes en Irlande dans les années 20, années troublées et dangereuses, juste avant l’indépendance. Dans le petit village de Lahardane, le capitaine Gault a épousé une femme anglaise ce qui attire sur lui la vindicte des milices partisanes. Un soir en voulant effrayer les visiteurs importuns d’une de ces milices qui voulaient mettre le feu à sa demeure, il blesse l’un d’entre eux d’un coup de fusil. Les représailles sont certaines, alors pour préserver sa famille, il décide de quitter le pays. Sa petite fille Lucy, de 9 ans qui ne connaît que ce pays et n’aime que lui est épouvantée à l’idée de partir. La veille du départ elle s’enfuit et malgré les recherches on ne peut la retrouver. Ses affaires sont trouvées sur la plage et tous pensent qu’elle s’est noyée. Ses parents sont dévastés par le chagrin et décident de fuir leur douleur en voyageant en Europe sans laisser à quiconque le moyen des les joindre. Quelques semaines plus tard la petite fille est retrouvée à moitié morte de faim, mais vivante. Elle rentre seule dans la grande maison de ses parents où des serviteurs dévoués prendront soin d’elle jusqu’à .…jusqu’à quand au juste…? Car ce sont sur ses bases que Lucy devra se construire et devenir adulte, mais comment vivre avec cette terrible culpabilité ? Le plus difficile sera sans doute de pardonner.

Voilà une très belle histoire dont les remous n’en finissent pas de nous étonner, de nous émouvoir et de nous questionner. Les personnages sont très délicatement analysés, avec une perception aiguë de ce qui les agite, même les personnages secondaires sont magnifiques, rien n’est laissé au hasard et pourtant ce livre est de taille raisonnable.

Comme j’aime William Trevor, son écriture précise, parcimonieuse, économe, un peu elliptique, celle qui suggère plutôt qu’elle ne dit. J’aime sa façon de reconstruire le temps, sans apparente linéarité et de bâtir ses personnages, à petits coups de brosse comme s’il ne faisait que les effleurer alors qu’il va profondément dans les âmes visiter leur douleur avec art et précision. Quelle élégance ! Ne passez pas à côté de ce grand monsieur.

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MessageSujet: Re: William Trevor   Sam 27 Nov 2010 - 22:08

Vous êtes diaboliques. Je l'ai noté jemetate

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La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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MessageSujet: Re: William Trevor   Sam 27 Nov 2010 - 22:37

Arabella a écrit:
Vous êtes diaboliques. Je l'ai noté jemetate

Tu as raison, c'est un bon auteur, j'avais lu aussi Mourir l'Ete qui était un très bon roman, envoûtant, troublant...j'avais trouvé Ma Maison En Ombrie plus léger, mais agréable.

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MessageSujet: Re: William Trevor   Mar 22 Mai 2012 - 23:08

Lucy

Une découverte et l'impression d'avoir rencontré un écrivain essentiel. Lucy est une oeuvre d'une tristesse souvent bouleversante, mais exprime une beauté simple, discrète, incandescente, qui éblouit page après page par sa justesse et son évidence. Si le récit dévoile la trace d'une fatalité dans la révélation d'une tragédie familiale, l'écriture de William Trevor saisit une fidélité absolue des personnages à ceux qu'ils aiment. Il esquisse ainsi la parabole autour d'une Irlande déchirée, alors que la vie transcende une douleur au-delà des regrets et de la solitude.
Des émotions naissent d'un partage, d'une intimité fragile...et l'éclat des paysages scelle à la fois une perte et une réconciliation.
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Marko
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MessageSujet: Re: William Trevor   Mer 23 Mai 2012 - 0:37

Voilà qui donne une terrible envie de lecture.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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Avadoro
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MessageSujet: Re: William Trevor   Mer 23 Mai 2012 - 21:27

Et je vais d'ailleurs poursuivre avec Cet été-là, qui vient de sortir par chez nous. Very Happy
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