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 "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]

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Little devil
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 3 Déc 2008 - 19:39

J'ai lu
L'Herbe bleue

Un livre très dur , très triste , mais très très bien !!! Il m'a beaucoup fait réfléchir ...
Je savais que les drogues sont dangereuses ,mais pas à ce point !

Spoiler:
 
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Aeriale
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 3 Déc 2008 - 19:42

little devil a écrit:
J'ai lu
L'Herbe bleue

Un livre très dur , très triste , mais très très bien !!! Il m'a beaucoup fait réfléchir ...
Je savais que les drogues sont dangereuses ,mais pas à ce point !
Un livre qu'on se rappelle tous avoir lu tellement il n'épargne rien.
Et qu'il faut lire à ton age surtout, Little Devil Wink
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 3 Déc 2008 - 19:43

little devil a écrit:
J'ai lu
L'Herbe bleue

Un livre très dur , très triste , mais très très bien !!! Il m'a beaucoup fait réfléchir ...
Je savais que les drogues sont dangereuses ,mais pas à ce point !

Spoiler:
 

Un livre choc en effet. Mais

Spoiler:
 
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Little devil
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 3 Déc 2008 - 19:54

Nezumi a écrit:

Un livre choc en effet. Mais

Spoiler:
 

Oh mince ! Sad Moi j'étais persuadée que c'était vraiment une ado qui l'avait écrit !!!( Facheuse révélation que tu nous fais là ....)
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 3 Déc 2008 - 20:00

J'ai hésité à te le dire, mais je pense qu'il vaut mieux savoir la vérité quand il s'agit d'un témoignage présenté comme réel. Mais comme je te le dis aussi, ça ne rend pas le livre moins terrible, l'auteur connaissait le sujet et s'est appuyée sur des faits réels.

(J'ai eu la même réaction que toi, encore plus choquée car j'avais cru pendant plus de 20 ans qu'il s'agissait bien d'une ado.)
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Nathria
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Jeu 4 Déc 2008 - 23:53



Heaver B. Terrel:Heather B. Terrell est avocate. Elle travaille depuis plus de dix ans pour de prestigieux cabinets américains. Elle est diplômée de l'université de droit de Boston, mais aussi du Boston Collège avec une spécialisation en histoire et histoire de l'art. Elle vit actuellement à Pittsburgh. La Chrysalide est son premier roman. Source Fleuve Noir.



La Chrysalide:

XVIIème siècle, Hollande : Alors que le protestantisme est de rigueur en Hollande, la mère de Johannes Mireveld l’emmène en grand secret à l’église afin de prouver sa foi dans le catholicisme. Ayant percé le secret, le père de Johannes, fervent calviniste, le sépare de sa mère et l’envoie en apprentissage à l’atelier du peintre réputé : Nicholaes Van Maes. Johannes est très doué et son maître lui confie de plus en plus de tâches. Alors que toute l’équipe de l’atelier se mobilise pour exécuter le portrait de la famille du bourgmestre, le maître tombe malade et Johannes prend la responsabilité de finir le tableau. L’œuvre est merveilleusement bien accueillie et les commandes affluent. Le temps passe… Le maître s’éteint et le travail se raréfie… Jusqu’au jour où le nouveau bourgmestre commande le portrait de sa famille : sa femme et lui, leurs deux fils et… La jeune Amalia, de qui les yeux du jeune peintre ont du mal à se détacher…
Johannes peindra « La chrysalide ».

1943, Berlin : Erich et Cornélia Baum, catholiques hollandais, grands amateurs d’art viennent d’obtenir curieusement un laisser-passer pour l’Italie via Berlin. Ils seront étiquetés juifs, déportés et assassinés à Dachau.

Actuellement à New York : Les marchands d’art Beazlay’s désirent vendre « La Chrysalide » alors qu’Hilda Baum, fille de Erich et Cornélia Baum, demande à la loi de la réhabiliter en tant que propriétaire de l’œuvre. Mara Coyne, jeune avocate est choisie afin de défendre la société Beazlay’s représentée par Michael Roarke, un ancien et séduisant ami de jeunesse.

Un premier roman à l’écriture simple, les trois périodes et lieux se succèdent et sont bien démarqués. Ce récit nous explique les difficultés de prouver l’appartenance d’une œuvre d’art surtout après les périodes de conflits, comme la seconde guerre mondiale où les nazis pillaient les œuvres d’art et échangeaient les « dégénérées » contre les
« reconnues ».

Pour en savoir plus sur l’Art Looking Investigation Unit : A.L.I.U (en anglais)

J’ai eu un peu de mal à suivre Mara au début mais ensuite, je me suis laissée emmener à travers les siècles et ces trois histoires… Et puis, l’odeur de peinture, toujours… content
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Marko
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Sam 20 Déc 2008 - 0:37

J'ai grandi dans des salles obscures de Gauthier Jurgensen



Présentation de l'éditeur
Gauthier Jurgensen est un amoureux du cinéma. Sa passion a parfois tourné à l'obsession: certains films, il les a revus dix, vingt fois ou plus jamais, de peur de gâcher leur souvenir. Sans ces films, qui serait-il devenu? Ils lui ont permis de se découvrir, de regarder le monde à travers les yeux de ses acteurs et réalisateurs fétiches. Qu'aurait-il compris à sa vie sans certaines scènes de Dark City ou de La Haine, du Lauréat ou de La Règle du jeu, de La Guerre des étoiles, d'Ouvre les yeux ou de Ghost Dog? De tous les films qu'il a vus, il a voulu retenir ceux qui ont un sens pour lui et l'aident à apprivoiser le monde. J'ai grandi dans des salles obscures révèle un jeune homme sensible, plein de pudeur et de poésie, aux prises avec les choix prochains d'une vie d'adulte.

J'ai entendu parler de ce livre au masque et la plume où il était conseillé en fin d'émission. Il m'a fait passer un bon moment de détente avec ce portrait autobiographique d'un jeune homme de 24 ans qui fait s'interpénétrer souvenirs de cinéphage et étapes de vie. On apprend peu de choses sur les 40 films, très connus, qui constituent les 40 courts chapitres du livre. Par contre il parvient à dire des choses assez troublantes et qui sonnent juste sur sa propre vie. Il s'identifie à ce qu'il appelle la génération "Trainspotting", son film fétiche, et est assez bluffant notamment quand il raconte une rupture amoureuse sur fond de Règle du Jeu de Renoir. C'est inégal mais l'ensemble est attachant.

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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Queenie
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Sam 20 Déc 2008 - 9:40

T'aurais pas un extrait? Envie de voir comment il imbrique sa propre vie avec les films qui l'investissent.

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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Sam 20 Déc 2008 - 12:34

Queenie a écrit:
T'aurais pas un extrait? Envie de voir comment il imbrique sa propre vie avec les films qui l'investissent.

The Full monty:

A travers les six personnages, on nous propose six réponses différentes et une conclusion: gros ou maigre, moche ou beau, jeune ou vieux, pauvre, snob, homo, hétéro, divorcé, chômeur, à poil vous êtes tous sympas et marrants. Moi, je ne me promène jamais nu chez moi, je suis assez prude. Je n'aime pas les atmosphères de piscine municipale, de douche commune, de plage publique. Mais, depuis que j'ai vu The Full Monty, j'ai admis que je n'avais pas de souci à me faire. A poil, je suis sympa et marrant. C'est tout ce qui importe.

J'aime bien la scène où Dave, complexé par son embonpoint, dit à sa femme "je ne peux pas faire de strip-tease. Qui voudrait voir ça danser?" Elle lui répond tout simplement "moi, Dave, évidemment".
J'ai eu une petite amie qui avait du mal à se trouver belle. Souvent je lui disais "tu es la plus jolie femme du monde". Je le pensais sincèrement. Au lieu de me dire "merci", elle répondait: "N'importe quoi!". Elle aurait dû regarder The Full Monty avec plus d'attention. A poil, elle était sympa et marrante.

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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 21 Déc 2008 - 10:04

Marko a écrit:
Queenie a écrit:
T'aurais pas un extrait? Envie de voir comment il imbrique sa propre vie avec les films qui l'investissent.

The Full monty:

A travers les six personnages, on nous propose six réponses différentes et une conclusion: gros ou maigre, moche ou beau, jeune ou vieux, pauvre, snob, homo, hétéro, divorcé, chômeur, à poil vous êtes tous sympas et marrants. Moi, je ne me promène jamais nu chez moi, je suis assez prude. Je n'aime pas les atmosphères de piscine municipale, de douche commune, de plage publique. Mais, depuis que j'ai vu The Full Monty, j'ai admis que je n'avais pas de souci à me faire. A poil, je suis sympa et marrant. C'est tout ce qui importe.

J'aime bien la scène où Dave, complexé par son embonpoint, dit à sa femme "je ne peux pas faire de strip-tease. Qui voudrait voir ça danser?" Elle lui répond tout simplement "moi, Dave, évidemment".
J'ai eu une petite amie qui avait du mal à se trouver belle. Souvent je lui disais "tu es la plus jolie femme du monde". Je le pensais sincèrement. Au lieu de me dire "merci", elle répondait: "N'importe quoi!". Elle aurait dû regarder The Full Monty avec plus d'attention. A poil, elle était sympa et marrante.

Merci...
ça me dit trop rien là comme ça.

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Marko
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 21 Déc 2008 - 11:13

Queenie a écrit:

Merci...
ça me dit trop rien là comme ça.

Là c'est le côté humour léger. Il y a d'autres passages plus insolites ou recherchés mais on ne peut pas franchement parler de littérature... Juste pour passer 2 heures en se souvenant de quelques films.

Bon allez! Un autre extrait...

La règle du jeu

[...] Dans ce déluge de virtuosité, soudain une scène me parle, une scène me dit autre chose que "je suis la meilleure scène du monde dans le meilleur film du monde". Il s'agit d'une partie de chasse où un petit groupe de bourgeois tire sur des lapins, tout en dicutant. Certains disent "joli coup, mon cher", d'autres "je vise horriblement mal aujourd'hui". Il est clair que cette chasse n'est faite ni pour se nourrir de lapins, ni pour les abattre par cruauté. Mais simplement pour que la bourgeoisie française d'avant guerre continue à vivre en bourgeoisie française et à honorer ses habitudes de bourgeoisie française. Ces petits lapins, que Renoir nous montre avec insistance exécutés en pleine course par des gens du monde, sont le sacrifice le plus modeste exigé pour que la bourgeoisie se pérennise.
J'en parle à ma mère le lendemain avec beaucoup d'émotions. C'est curieux que cette scène m'ait particulièrement touché, dit-elle, car elle en a mieux retenu d'autres passages.
Je n'ai pas su lui répondre sur le moment. MAis quelques jours plus tard, j'ai compris. Mon "ex-petite amie" m'avait dit qu'elle était plus heureuse sans moi. J'ai donc assimilé la scène de la chasse au traumatisme de cette rupture. Sans m'étendre sur des détails qui me chagrinent, j'ai compris que j'avais été sacrifié pour que son bonheur puisse continuer. Même si cette idée n'a pas beaucoup allégé ma peine, j'ai compris pourquoi mon sacrifice avait paru si naturel à mon amie. Rien ne dure sans dommages collatéraux. Dans une rupture on ne cherche pas plus l'accord de l'autre qu'on ne demande aux lapins s'ils veulent participer à une partie de chasse. Rompre, c'est découvrir que l'un peut disposer de l'autre, de ses sentiments, les accepter, les rejeter, en tout ou partie. Une relation, c'est mettre ses sentiments à la disposition de l'autre exactement comme les bourgeois de "La Règle du jeu" disposent des lapins. Ils ne les mangent pas, ils disposent juste de leur vie. Et bien que je ne sois pas un animal et qu'une rupture ne soit pas une balle mortelle, je pense que toute ma vie, en me souvenant de cette relation, je me sentirai comme un des petits lapins de "La Règle du jeu".

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MessageSujet: One shot   Mar 30 Déc 2008 - 18:41

Giorgio Manganelli : Centuries. - C. Bourgois, 1994

On pourrait parler longuement de Centuries, sans etre sur de savoir ce qui est essentiel...
C'est déjà une sorte de prouesse technique consistant à raconter 100 histoires très courtes - une à pages - en éveillant l'interet chaque fois. Un peu comme dans les Mille et une nuits.
Je ne vois qu'une tentative semblable dans ce qu j'ai lu : Tous les Funes
de Eduardo Berti.

Donc, une trame condensée mais qui se suffit à elle-meme.
Des personnages qui ne sont que des silhouettes sans contour.
Mais à qui l'auteur laisse leur chance de se réaliser. En apparence, du moins, parcequ'en fait ce qu'ils entreprennent se termine avant meme d'avoir commencé.
Ce qui semble arranger tout le monde !

Dit comme cela, ça pourrait etre abstrait, gratuit, ennuyeux, mais
Manganelli est un excellent conteur et son style seul permet que tout se tienne.
Manganelli ou l'art du mot et de la phrase indispensables. Qu'on supprime ou qu'on remplace un élément et tout s'écroule.
Un bon magicien Manganelli. Je sais qu'il a écrit un livre sur Pinocchio :
ça ne m'étonne pas.
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Arabella
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Ven 2 Jan 2009 - 19:50

Jean Contrucci / La faute de l'abbé Richaud (Les nouveaux mystères de Marseille).


Marseille à la fin du XIXem siècle. Le pauvre abbé Barral a bien de soucis. Non seulement la république laïque cause bien des soucis à l'église, mais en plus son ambitieux vicaire essaie de prendre sa place et pour cela n'hésite pas à provoquer un miracle fabriqué qui donne lieu à un scadale publique. Puis le curé disparaît, on retrouve son cadavre et le scadaleux vicaire est introuvable. Tout le monde l'accuse du crime, mais personne n'arrive à lui mettre la main dessus. Eugène Baruteau, l'adjoint à la Sûreté enquête, aidé par son neveu, le journaliste Raoul Signoret.

Un polar historique, avec l'accent et le vocabulaire marseillais. C'est fort sympathique, facile à lire, mais en même temps pas vraiement indispensable, tous les ingrédients du genre sont là, mais il manque à mon sens le petit quelque chose en plus, qui ferait ressortir ce livre d'autres du même type. Ou alors je ne suis pas assez sensible au folklore marseillais et à ses concours de pêche.

_________________
La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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Epi
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 4 Jan 2009 - 21:11



Les Mémoires de Giorgione de Claude Chevreuil

Présentation de l'éditeur
En septembre 1510, frappé en pleine gloire par la peste qui ravage Venise, Giorgio de Castelfranco, dit Gorgione, revient mourir dans son village natal.
A son élève préféré, il adresse une longue lettre où il dit tout de sa vie et de son art. Une enfance solitaire, dans la ferme de ses parents ; l'entrée dans l'atelier vénitien de Bellini ; les années d'initiation aux techniques picturales, mais aussi à la musique, aux livres, à l'amour. Et puis c'est l'envol, la création de son propre atelier, l'entrée dans la vie mondaine. Nous croisons Dürer, Léonard, Titien, le futur rival.
Venise, ses splendeurs, ses grandes familles, son peuple, ses courtisanes forment le décor de ces foisonnants Mémoires, qui éclairent de l'intérieur la création artistique, et nous font entrer par de nouvelles voies dans l'une des œuvres les plus mystérieuses de la Renaissance italienne.


Citation :
Claude Chevreuil :
Raconter la vie d’un artiste peut se concevoir sous plusieurs formes, qui oscillent entre deux extrêmes : la confession ayant pour seul objet, notés avec une minutie d’entomologiste, les plus infimes tressaillements de la sensibilité, ou un « portrait en creux » dessiné à partir des rencontres, des amitiés, des amours. Dans le premier cas, le héros existe sans autre référence que lui-même ; dans le second, il n’apparaît que par contraste. Ici, un cri dans le désert ; là, une ombre dans la foule.
En considérant la peinture si mystérieuse de Giorgione et la connaissance si mince que nous avons de son existence, il est tentant pour un romancier de lui prêter ses propres fantasmes. Plus difficile est de les inscrire dans une époque, et de donner un arrière-plan à cette image d’un seul. C’est ce qui a été tenté ici, en réconciliant les deux types de composition évoqués plus haut. Ce livre est à la charnière entre réalité et invention.

Une biographie romancée, parfaitement documentée, du peintre Giorgione, élève de Bellini, condisciple puis maître de Titien. Une belle évocation de Venise et des peintres de cette époque, riche en techniques nouvelles comme l’utilisation de la peinture à l’huile, ou encore le sfumato de Léonard de Vinci. L’évolution de Giorgione qui s’affranchit rapidement de l’influence de Bellini pour voler de ses propres ailes et fonder son atelier avec succès. Sa fréquentation assidue de nobles et riches mécènes, qui lui permettra de développer son art et de parvenir à la reconnaissance tant recherchée. La rivalité avec Titien dont il redoute, tout en l’admirant, le talent. Tout cela dans un style très agréable. Une lecture passionnante pour les amateurs de peinture et les amoureux de Venise.

Pour voir les oeuvres de Giorgione, c'est ici


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kenavo
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 4 Jan 2009 - 22:22

Epi a écrit:
Une lecture passionnante pour les amateurs de peinture et les amoureux de Venise.
tu n'aurais pas pu laisser de côté cette phrase diablotin

Merci.. je note.. mais je ne promets rien.. mais c'est tentant Wink

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   

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