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 "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]

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simla
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MessageSujet: one shot   Mar 30 Aoû 2016 - 22:42

Bons baisers de Mesménie de Fabienne Betting, éditions Autrement.2016.

Un journal hebdo "satirique" en disait du bien, je l'ai donc pris à la biblio. Pas mal, amusant, sujet original, un jeune homme, Thomas, serveur au Mac Do, lassé de ce travail peu valorisant,  répond à une annonce demandant un traducteur du mesmène vers le français.

Bien qu'il en ait une connaissance imparfaite ( études pendant deux ans à la fac, mais surtout prof de mesmène, Mali, craquante et pour laquelle il a d'ailleurs craqué.... en vain.......), il entreprend ce travail et, évidemment, tout ne se passe pas pour le mieux, sa vie sentimentale connaît aussi quelques problèmes,
il vit en couple avec Sandrine qui lui met un peu la pression pour qu'il s'investisse dans un vrai travail....
s'ensuit un voyage en Mesménie....etc....

Bref, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable mais plaisant à lire...sourire
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Arabella
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 16 Oct 2016 - 20:05

Miss Peregrine et les enfants particuliers / Ransom Riggs

Ayant vu la bande annonce du prochain Tim Burton, j'ai vu que son film était tiré d'un livre qui semble avoir eu un grand succès. Alors je l'ai réservé en bibliothèque pour le lire avant d'aller voir le film.

Un adolescent a un grand-père qui raconte d'étranges histoires sur le temps qu'il a passé dans un orphelinat singulier, peuplé d'enfants pourvus de dons étranges pendant la seconde guerre mondial. Fasciné dans son enfance, Jacob avec les années venues, a fini par penser que son grand-père fabulait. Mais d'étranges et inquiétants événements se produisent, son grand-père est tué par une sorte de monstre, et Jacob veut en avoir le coeur net sur ce qui est arrivé. Il se rend donc dans l'île dans laquelle était le fameux orphelinat, pour en savoir un peu plus.

C'est une lecture idéale à 8-10 ans. Le livre propose un univers étrange, des aventures, parle d'un adolescent qui a du mal à s'intégrer avec les jeunes de sont âge. Pour un adulte, cela peut être une lecture détente plaisante, même si parfois j'ai trouvé que cela traînait un peu, et que ce n'était pas très bien écrit. L'univers proposé manque aussi un peu de complexité et d'épaisseur, l'auteur nous propose plutôt quelques images éparses, plus qu'un monde très structuré. Cela peut peut être venir dans les volumes suivants, mais je ne pense pas m'y risquer.

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topocl
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mar 18 Oct 2016 - 18:55

Les corps fragiles d'Isabelle Kauffmann



Isabelle Kauffmann, ancienne médecin lyonnaise qui a abandonné son métier pour se consacrer à l'art (pictural ou littéraire) propose dans ce quatrième roman. la biographie romancé de Marie-Antoinette, qui devint après la guerre la première infirmière libérale à Lyon.

Cette Marie-Antoinette devait être une sacrée bonne femme, parcourant ses tournées à pied sur parfois 40 kms quotidiens, aidant à droite, soulageant à gauche, ouverte à tous et surtout aux plus fragiles,, attentive à toutes les souffrances. C'est un peu dommage que le livre soit plutôt nunuche, la rende discrètement insipide, accumulant dans un style inexistant des anecdotes édifiantes et des pensées banales . Elle aurait sans doute mérité mieux que ça.
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simla
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MessageSujet: Francesca d'aloja   Sam 22 Oct 2016 - 7:11

Francesca d'Aloja

Le mauvais rêve

Premier roman de cette jeune comédienne et réalisatrice italienne paru en 2008 en France.

Pénélope, principal personnage du livre, est une jeune femme issue de la bourgeoisie romaine, ancienne héroïnomane qui a décroché, au passé familial douloureux et qui vit à présent avec Edoardo, une vie tranquille à Rome, ville omniprésente dans le roman.

Elle veut absolument retrouver son amie de jeunesse, Margherita, qui a disparu brutalement et qui était membre d'une organisation terroriste, comme il y en avait dans les années 80  en Italie.

Pour ce faire, elle va, sous le prétexte d'écrire un livre sur l'univers carcéral, rendre visite à des détenus et surtout à l'un d'entre eux, Riccardo Serventi, ancien chef de l'organisation dont son amie a fait partie, pendant plusieurs mois, au cours desquels des liens très forts s'établissent entre eux deux  ....Riccardo a un frère jumeau, également terroriste, Emmanuele, amant de Margherita,  qui l'a trahi pour sauver sa peau....et Pénélope va également partir à sa recherche....

Le roman s'établit en deux parties, la première à la troisième personne du singulier où Pénélope subit sa vie plus qu'elle ne la dirige et la seconde à la première personne où elle décide d'agir.

C'est un bon roman, Francesca d'Aloja y dresse le bilan sans indulgence des années du terrorisme en Italie et de toutes ces jeunes vies gâchées.

On a droit en plus à la recette d'un poulet au curry, de pâtes, et j'ai par ailleurs découvert le sens d'un mot inconnu à mon répertoire : apotropaïque , tiré du grec, : qui sert à détourner les maléfices... sourire
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Sam 22 Oct 2016 - 8:51

merci pour le commentaire Simla (et du coup pour moi un nouveau mot qui ..............peut servir dentsblanches )

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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Lun 31 Oct 2016 - 13:49

Allez, one shot.

Tania de Montaigne

Portail de France inter, où elle officie
Citation :
Née le 24 décembre 1971, Tania de Montaigne n’a pas un parcours ordinaire. Elevée par sa mère dans un milieu défavorisé elle se retrouve dans un lycée du centre-ville parisien grâce à une erreur administrative. A 23 ans, alors diplômée de l’Ecole des Hautes études politiques et sociales, elle tente, sous le conseil d’une amie, un casting pour la chaîne de télévision Canal J. Engagée, elle y présente une émission pour enfant durant un an. Ensuite c’est la chaîne Canal + qui la sollicite pour l’émission Nulle Part Ailleurs . Par ailleurs, Tania de Montaigne travaille dans le centre social de Darveil (91) pour de l’accompagnement scolaire. Mal à l’aise dans le monde la télévision elle décide de se consacrer pleinement aux jeunes de Darveil et de commencer à écrire (des romans et des scénarios). C’est en 2001 que paraît son premier roman Patch , suivrons La quart d’heure islandais (2002), Geneviève et la théorie du cinq (2004), Tokyo c’est loin (2006) et Les caractères sexuels secondaires (2009). Son dernier roman Toutes les familles ont un secret est__ paru en janvier 2014. En parallèle de l’écriture littéraire, suite à une rencontre avec Benjamin Biolay, Tania de Montaigne compose et chante ses textes. Sa musique est teintée de jazz, de soul et de folk. Elle passe de la télévision à la radio en présentant avec Alexandre Héraud l’émission Ouvert la Nuit sur France Inter en 2012 et en participant à l’émission Le fou du roi .




"les caractères sexuels secondaires" roman
Citation :
lui : Comment ça va bien ?
Moi : Bien
Moi : Vous avez l'heure?
Lui : Oui mais attention j'vous la donne pas, j'vous la prête !

Tout ça n'est pas grâve, tout ça fait passer le temps. On dirait d'autres mots, le résultat changerait-il ? Un peu ? Beaucoup ?

Lui : Fissure ?
Moi : Menton
Moi : Calcium ?
Lui : Pied de porc !

Tout ça n'a pas d'importance, tout ça remplit le vide, tout ça fait oublier l'heure, trompe son monde, c'est l'intention qui compte. ça ou autre chose, serait-ce différent ?

Lui : Francis Farsin ?
Moi : Hilegonde Gronsac.
Moi : Piraflore Lunard ?
Lui : Anne-Dominique Dastouet !

ça ou autre chose, du pareil au même ?

Lui : 36 ?
Moi : 44 racine de 6 au carré
Moi : 22 ôté de 5 ?
Lui : Cosinus de 7 !

Dans le même : a écrit:
Que fais-tu dans la vie ? Rarement Matt répond : Tu sais Debra c'est tellement long et vaste la vie, il faudrait des questions plus précises. Rarement Matt répond : je me ronge les ongles de pied ou je m'épile la face externe de la cheville ou je tue des femmes dans ton genre, Debbie, je les tue à mains nues après les voir enduites d'adoucissant à ph neutre.

Une jolie fantaisie, pleine d'émotion sous sa scansion "chicken litterature".

Tania de Montaigne a aussi écrit Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, que je lirais bien. Ducoup.
bonjour[/quote]
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Exini
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Lun 31 Oct 2016 - 14:06

Je ne connaissais pas sa bio, ni qu'elle chantait. En revanche, je croyais qu'elle était aussi auteur et dessinatrice de BD.

Le livre à l'air drôle en lisant tes extraits, et je viens d'apprendre ce qu'était la "chick lit" !

_________________
"Depuis des siècles on exhorte à "la grand fraternité humaine" -le dimanche - et au "patriotisme" les jours de la semaine. Mais le patriotisme implique le contraire même de la fraternité humaine." Mark TWAIN, "La place de l'homme dans le monde animal"
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 13:01

Anne Serre

Née en 1960, écrivain française.

Publications

Romans

Les Gouvernantes, Champ Vallon, 1992
Eva Lone, Champ Vallon, 1993
Un Voyage en ballon, Champ Vallon, 1993
La Petite épée du cœur, Le Temps qu'il fait, 1995
Film, Le Temps qu'il fait, 1998
Au Secours, Champ Vallon, 1998
Le Cheval blanc d’Uffington, Le Mercure de France, 2002
Le Narrateur, Le Mercure de France, 2004
Le.Mat, Verdier, 2005
Un Chapeau léopard, Le Mercure de France, 2008
Les Débutants, Le Mercure de France, 2011, (folio 5556)
Petite table, sois mise !, Verdier, 2012
Dialogue d’été, Le Mercure de France, 2014

Nouvelles et autres textes

« Le Regard », L'Alphée, no 3, 1980
« La Marche des vieillards », Obsidiane, no 10, 1980
« Les Conjurés de Belle », in Chroniques fantastiques, éd. Encre, 1980. Nouvelles sélectionnées par France Culture.
« La Mort d’un père », L'Alphée, no 7, 1982
« L'Exode », Obsidiane, no 18, 1982
« Retour au pays natal », La Nouvelle Revue française, octobre 1988
« Un Voyage en ballon », La Nouvelle Revue française, janvier 1990
« Ceci n’est pas un rêve », La Revue des deux Mondes, février 1990
« Le Dernier jour de leur amour », La Nouvelle Revue française, décembre 1990
« Les Gouvernantes », Recueil, no 17, 1991
« Pourquoi vivez-vous à Madrid ? », La Nouvelle Revue française, octobre 1992
« Une grande jupe d’un certain rouge », L'Express, 3/9 septembre 1998
« Jean-Jacques Rousseau dans mes prés », L'Infini, hiver 1998
« Laissez-moi, je n’ai pas peur », Le Nouveau Recueil, mars/mai 1999
« Votre désir d’amour », L'Infini, printemps 2000
« Pavillon 61 », Le Nouveau Recueil, mars/mai 2001
« Une excitation », Histoires de lecture, CNL, Lire en fête, octobre 2002
« Fumer fait vivre », Libération, 13 septembre 2003
« Notes sur la guerre. Une lecture de L'Iliade », Le Nouveau Recueil, septembre 2003
« Curriculum vitæ », Brèves, no 78, 2006
« Voyage dans l'Europe de Montaigne », La Nouvelle Revue française, juin 2007
« Le nez de Simenon», Le Magazine littéraire, septembre 2009
« Les Deux Sœurs », In Le petit pan de mur jaune. 22 écrivains du côté du Louvre, collectif, Skira/Flammarion, 2010
« À la manière de Gertrude Stein », Le Magazine littéraire, no 493, 2010
"L'enfance de Bouvard et Pécuchet ", Le Magazine littéraire, no 496, 2010
« Une question terrible à l’heure du thé » (sur Theodore Francis Powys (en)), Marianne/Le Magazine littéraire, Hors-série juillet-août 2012
Carnets (extraits), Neuvième Secousse (revue en ligne), mars 2013
Carnets (extraits), Les Moments littéraires, no 31, 2014
La haine du narrateur,  Seizième Secousse (revue en ligne), 2015
« Qu'est-ce qu'une femme?», Emoticourt, éditions en ligne, janvier 2016.
Carnets (extraits), La Nouvelle Revue française, mars, 2016
« Comment j'écris mes livres», revue Etudes, mai 2016.

Distinctions

2003 : Prix Charles Oulmont pour Le Cheval blanc d’Uffington (Mercure de France)
2008 : Prix de La Fondation Del Duca pour Un chapeau léopard (Mercure de France)
2009 : Prix des Étudiants du Sud, à Aix en Provence, pour l’ensemble de son œuvre.



Dernière édition par Nadine le Dim 6 Nov 2016 - 15:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 13:45

(Finalement, fil créé ICI, merci Topocl pour la suggestion ! )



Dialogue d'été

Emprunté absolument avec hasard, ce roman annonce en 4eme de couverture parler de l'écriture en marche.
Et c'est ça en effet.
Une femme ecrivain dialogue avec une proche, sur la création en marche, sur l'univers que convoque l'écriture.

Le ton "blanc" (ne me demandez pas pourquoi j'appelle ça blanc, c'est un côté ton-calme ) des dialogues est trompeur : jusqu'au bout du livre on apprend réellement du regard singulier, de l'orchestration fictive.  On n'est pas , comme chez Duras (que j'aime beaucoup d'ailleurs) dans un sidéré d'un tableau, ici pas de sidération, les images sont réitérées, reprises, développées, mais le fil et le ton simples, directs, ne désincarnent pas les à côté du discours. On ne cristallise pas des images mentales, on est plutôt dans la prise d'exemple, et son déroulé.

J'ai trouvé le contenu discursif honnête, accueillant, et exigeant. C'est un style introspectif, on pourrait donc avoir le sentiment d'un égotisme en oeuvre, mais en fait non, il me semble que vraiment elle n'est pas là dessus.
On cherche le perceptif, on le trouve à ses côtés.

En regardant, après quelques pages, sur le net, qui était l'auteur de ce livre, j'ai découvert qu'elle avait écrit un livre relativement controversé, un roman ayant pour objet une famille, aux rapports incestueux, apparemment traité sans prisme moral, d'où la polémique.Enfin en fait pas tres polémique, je projette mon sentiment  : les deux ou trois critiques survolées chantent la sensualité l'erotisme etc du livre, sa joie. Comme souvent lorsque des tabous entrent en littérature.

A lire ce livre-ci, et à la lumière des bribes apprises ci dessus, des fils de fond m'ont semblé pourtant ressortir, comme au passage, presque par inadvertance : La narratrice qui insiste sur son choix de ne pas avoir d'enfant, d'être en sorte de célibat, à l'occasion, en répondant à son interlocutrice qui la ramène à son propre archétype, hors ses personnages intérieurs, sur son retrait du champ du désir physique, sur des troubles, effleurés, dans son rapport à autrui. Sur l'éden, enfin, que constitue, en fait, son entrée en littérature.

J'ai visionné deux interviews d'elle, sur Dialogue d'été, et ce précédent, elle est très claire sur ses objectifs et récuse que ce soit un roman érotique. Ce Dialogue d'été semble alors nous ouvrir la fabrique des histoires. Et sa palette de passeurs.
Pour moi c'était interpelant car j'ai justement lu il y a peu "La fabrique des pervers" de S. Chauveau.
J'ai du coup traversé la proposition d'écriture aussi comme un état des lieux de sa résilience. A tord ou à raison. Car nous sommes dans des romans. Elle le souligne assez en interviews.

Toutes choses qui jettent peut-être un singulier éclairage, qui récuseraient, en fait, tout simplement,
l'idée que le précédent roman, sur la bombance de chair intra-familiale, devrait être prit au pied de la lettre.

L'auteur expose d'ailleurs assez clairement l'existence d'une dialectique du ton, de l'être dans son agir et hors lui.

Je me suis attachée à cette narratrice, j'ai aimé qu'elle explique, je conseille, et la suivrai. je crois que j'ai surtout hâte de lire le prochain. pas forcément ce qu'elle aura écrit avant ce Dialogue d'été.

Anne Serre, Dialogue d'été page 106 a écrit:
-Va pour la mère de famille. J'aimerais bien te voir dans ce rôle qui te ressemble si peu, me semble-t'il...
-J'ai cinq enfants, je suis pauvre, je vis dans un roman anglais du dix-neuvième siècle...

- Non, non, je voudrais une mère de famille contemporaine.
- J'ai trois enfants, je vis à Paris et je travaille, mes journées entre mon entreprise et ma vie de famille sont exclusivement consacrées aux questions pratiques. Il faut que j'organise et calcule en permanence, pour la maison, les repas, les vêtements des uns et des autres, les activités de chacun, les vacances, le week-end prochain, l'avenir. Non, en mère de famille contemporaine je ne peux rien faire d'autre, je ne peux pas passer mon temps à scruter des scènes imaginaires et à les décrire parce que je n'ai pas le temps d'imaginer quoi que ce soit. D'ailleurs je ne rêve quasiment pas. Le réveil sonne bruyamment à sept heures et coupe mes rêves, il faut aussi que je sois belle et jeune tout le temps, que j'ai une vie intéressante et riche, donc je vais voir les films, les expositions, les pièces de théâtre, et je lis parfois. Non, je n'ai pas le temps d'imaginer. On laisse tomber la mère de famille.

-Cele du dix-neuvième a plus de chance ?
- Elle est pauvre, les enfants se nourrissent d'un quignon de pain et de pommes, ils ne vont pas à l'école, elle fait la route, elle est à chaque instant en contact avec la vérité des êtres, se fiche d'être belle et jeune, elle cherche juste à survivre. Oui, elle, elle a de l'imagination. Pendant qu'elle marche elle s'interrooge sur l'expression de visage de tel homme, elle note de quelle manière on la reçoit pour lui offrir quelque chose. Elle n'a pas d'amours, pas d'amis, son coeur est libre comme un arbre. Elle ne pense pas à l'avenir, elle ne pense qu'au présent. Il faut juste ne pas mourir, ne pas défaillir, c'est tout. Elle ne voit aucune exposition, aucun film, et parfois elle lit le livre qui est là, dans la pièce, si on lui a laissé une pièce pour dormir. Comme elle ne lit qu'un livre, il fait son chemin en elle. Elle y repense tandis qu'elle mendie ou qu'elle est seule avec les enfants comme elle l'est le plus souvent. ce livre crèe des allées dans son esprit. Pour tenir le coup elle vit de temps en temps dans ces allées. Oui, elle, elle peut voir.

-C'est une vision assez romanesque de la pauvreté, non ?
-Je ne crois pas. les gens qui n'ont plus aucun loisir de tricher avec les autres voient en général assez clairement ce qui se passe autour d'eux. Ils ne vous parleront pas de leur imagination parce qu'elle leur semble un secret à garder, une dignité à préserver, mais ils sauront entrer dans celle des autres avec une liberté déconcertante."


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topocl
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 14:45

Et pourquoi tu lui ouvres pas un fil, puisque de toue façon, tu t'est tapé tout le boulot Very Happy ?
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 15:01

Bon bah ce qui serait bien c'est si on pouvait transferer ces posts dans un fil.
En effet pourquoi pas un fil propre.
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topocl
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 15:09

Et bien il va sans doute y avoir un modo qui va s'activer albino !
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 15:48

Ou je copie colle.
Allez.
(Finalement, fil créé ICI, merci Topocl pour la suggestion ! )
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topocl
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Dim 6 Nov 2016 - 16:48

Ben oui, surtout que tu dis que tu as envie de lire le prochain, c'est mieux Very Happy !
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   Mer 30 Nov 2016 - 16:00

Notes Inutiles : Virgilio Giotti. - Editions de la Revue Conférence

Père de deux fils, Giotti les perd tous deux, morts sur le Front Russe en 1945. Les notes qu' il consigne pour exprimer sa douleur
sont brèves, pudiques, d' autant plus émouvantes. Y apparaissent aussi la tentation de la mort et, paradoxalement, le désir charnel
comme réaction aux habitudes mortifères de la vie. Bref les contradictions apparentes d' un humain trop lucide.
Giotti était un poéte de Trieste, comme Saba, Bazlen, Quaranttoti Gambini, Stuparich... Admiré par eux et par Pasolini ou Montale.
Le fait de s' exprimer dans le dialecte de Trieste a certainement joué contre lui, que ce soit en Italie ou ailleurs.


Ombres de mes fils, avant
que je disparaisse aussi
restons là un peu ensemble
encore une fois ensemble
bavardons et rions.

(Extraits du poème "A mes fils morts")


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L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
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MessageSujet: Re: "One shot": Un auteur/un livre... [INDEX 1ER MESSAGE]   

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