Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
AccueilRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Murakami Haruki

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 25 ... 49  Suivant
AuteurMessage
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Dim 25 Fév 2007 - 1:02

chroniques de l'oiseau à ressort

c'est un des premiers que j'ai lus mais je ne l'avais pas chroniqué à l'époque...et il m'a été difficile de le faire longtemps après...
Je préfère écrire mes impressions à chaud...
Je l'avais aimé...comme les autres...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chatperlipopette
Zen littéraire
avatar

Messages : 7679
Inscription le : 24/02/2007
Age : 53
Localisation : Bretagne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Dim 25 Fév 2007 - 10:30

Je l'ai lu il y a 2/3 ans...comme j'avais laissé un commentaire sur zazieweb, commentaire copié/collé sur mon blog...je n'ai eu qu'à récidiver :)
Bien entendu, les commentaires récents et à chaud sont bien plus intéressants pour tout le monde.
Du coup, j'en ai à ratrapper des lectures de cet auteur...je n'aurai jamais assez d'une vie scratch
@ bientôt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chatperlipopette.blogspot.com
Aeriale
Léoparde domestiquée
avatar

Messages : 18120
Inscription le : 01/02/2007

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Jeu 1 Mar 2007 - 19:20

-Kafka au bord du rivage -

Alors , voilà ..Je suis de retour chez les mortels ,revenue de cet étrange , surprenant , labyrinthique ( les adjectifs ne manquent pas !) voyage au pays des délires où Haruki Murakami m'a encore embarquée..
Je me suis encore laissée guider par sa plume envoûtante en prenant soin de laisser toute logique habituelle derrière moi ,prête à le suivre au bout de ses fantasmes ..

J'ai bien sûr encore adoré cette balade entre le réel le plus basique ( descriptions du quotidien des personnages très précises par ex) et l'absurde le plus fou , et ai abandonné toutes références logiques..tentant aussi de ne pas me laisser happer par les hypothèses qu'il nous suggère ( sans jamais les certifier vraiment ...)
Prête à naviguer allégrement entre les deux récits ,celui du vieux sage Nakata , simplet drolissime ,et celui du jeune Kafka , brillant et torturé ,passant de l'un à l'autre avec bonheur .Soufflée bien sûr par la coordination de l'ensemble , sans cesse avide d'en connaître plus...

Murakami est vraiment un magicien des idées et des mots car pouvoir faire se cotoyer , s'interférer ces 2 mondes , onirisme / réalisme , avec cette grâce toute poétique et aborder des thèmes aussi lourds (Oedipe ,la psychanalyse ,la mythologie etc..) sans jamais tomber dans la démonstration emphatique m'a impressionnée !

Mais cette incursion dans ces différents univers , même si elle est parfaitement maîtrisée , provoque forcément une attente à la mesure de l'ampleur du sujet ..
J'ai eu parfois l'impression qu'il rajoutait un peu trop de ces références et qu'il aurait pû alléger son récit (.surtout dans les derniers chapitres lors de la rencontre avec sa mère dans le " village" ) ,d'où mon léger agacement ,et ma presque déception , au final ..

Ceci dit mon impatience de la chute est bien peu de chose en rapport à ce fabuleux voyage au pays des poissons volants et des chats parlants où peu de monde s'aventure aussi bien ...Encore une fois chapeau à Mr Murakami !:farao:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Jeu 1 Mar 2007 - 19:57

aérial a écrit:
-Kafka au bord du rivage -

J'ai eu parfois l'impression qu'il rajoutait un peu trop de ces références et qu'il aurait pû alléger son récit (.surtout dans les derniers chapitres lors de la rencontre avec sa mère dans le " village" ) ,d'où mon léger agacement ,et ma presque déception , au final ..


Un peu d'accord avec toi sur cette longueur à la fin de l'ouvrage...Mais elle ne m'a pas gâché l'impression que j'ai eue sur ce livre...


Dernière édition par le Ven 2 Mar 2007 - 11:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie
Zen littéraire
avatar

Messages : 9564
Inscription le : 26/02/2007
Localisation : Moorea

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Ven 2 Mar 2007 - 1:52

J'ai découvert Murakami par ses nouvelles ( "Après le tremblement de terre"), et ai enchainé avec "Kafka sur le rivage" .
J'avais écrit ailleurs quelques notes de lecture, je les rapatrie ici:

Haruki Murakami est donc né au Japon il y a 57 ans . Son grand père paternel était un prêtre bouddhiste. Qui aimait trop le saké. Une nuit lors de laquelle il avait un peu abusé , il s'est couché en travers d'une voie de tramway, et il a été coupé en deux. Moralité , la sérénité bouddhique n'est pas toujours à la hauteur de sa réputation. Non, je plaisante, en fait les admirateurs et critiques de Murakami se demandent si c'est pour cela que ses héros sont toujours à la recherche de leur moitié manquante......C'était le fils unique d'un enseignant de littérature japonaise à Kobe. Enfant solitaire,dit il: " Je m'étais créé un monde à part avec plein de livres, de musique et de conversations avec mes chats".
Donc, un jeune Japonais un peu atypique, qui a fait au départ des études de cinéma et de dramaturgie grecque. Puis a tenu un café boîte de jazz. Et finalement a décidé d'écrire des histoires ....
Le cinéma constitue toujours sa principale source d'inspiration, et particulièrement le cinéma français des années 60, Godard et surtout François Truffaut, le Truffaut des 400 coups et d'Antoine Doisnel . Il compare le jeune Kafka de ce roman à Antoine Doisnel, justement. " Comme Truffaut, j'ai tout de suite senti que la fiction était plus belle que la vie."
Haruki Murakami a quitté le Japon dans les années 80, parce qu'il trouvait ce pays " trop riche, trop puissant, et trop arrogant". Il y est retourné après le tremblement de terre .
C'est toujours un solitaire, et un homme qui dit pleurer beaucoup , et écrire quand il est trop plein de larmes: " ...C'est mathématique. J'ai un seau à l'intérieur de moi. Goutte après goutte, il se remplit. Quand il est à ras bord, je me mets à écrire. Aujourd'hui, je sais qu'il est plein à 80%. D'après mes calculs, l'inondation sera pour l'automne prochain." ( propos recueuillis par Marine Landrot)

Alors, Kafka sur le rivage.......très difficile à raconter.
Kafka ( c'est le nom qu'il s'est lui-même donné) est un jeune homme de 15 ans qui se croit damné, tel un héros grec. Abandonné par sa mère partie avec sa jeune soeur dans sa petite enfance, il vit seul avec son père, un sculpteur très trouble, tueur de chats ( pour faire des flûtes avec leurs âmes...) . Et c'est ce père qui a prononcé la prophétie oedipienne: un jour, Kafka tuera son père et couchera avec sa mère. Alors, il fuit, et se réfugie dans une mystérieuse bibliothèque , dans laquelle il fera bien sûr des rencontres qui lui donneront un autre approche de la vie. Découverte de l'amitié avec le magnifique personnage d'Oshima , de l'amour avec la bibliothécaire ( mais peut être est ce sa mère.....).
Parallèlement au trajet de Kafka, en miroir, dans des chapitres alternés, on suit l'histoire d'un homme, Nakata, son double mythique. Celui ci, à la suite d'un évènement mystérieux survenu dans l'enfance , semble privé de certaines facultés intellectuelles, mais par contre, connait le langage des chats et a de passionnantes discussions avec eux. Son mode de survie est d'ailleurs la recherche des chats perdus pour les rendre à leurs propriétaires. C'est ainsi qu'il se retrouvera en face du père de Kafka....
Les destins de ces deux personnages ( et de bien d'autres) se croisent, sans jamais vraiment se rencontrer. Et pourtant, ils sont essentiels l'un a l'autre, l'un mourra en sauvant l'autre.......
On entre sans aucun problème dans ce roman dans lequel le fantastique n'est que dans les détails des chats qui parlent et des poissons qui tombent du ciel. Car la trame romanesque n'appartient pas au fantastique, mais bien à l'humain, c'est un univers lourd, grave et même tragique,très poétique aussi, parsemé de lueurs apportées par certains personnages dont la bonté illumine .
Je vais laisse parler l'un d'entre eux, Oshima, dans deux extraits, l'un qui nous parle de son personnage,une présentation en quelque sorte, l'autre qui est une de ses réponses à Kafka qui l'a pris comme mentor:

" Tel que tu me vois, j'ai été victime de discriminations diverses dans ma vie, poursuit-il, seuls ceux qui en ont subi eux-même savent à quel point cela peut blesser.
Chacun souffre à sa façon, et ses cicatrices lui sont personnelles. Je pense que j'ai soif d'égalité et de justice autant que n'importe qui. Mais je déteste par dessus tout les gens qui manquent d'imagination. Ceux que T.S Eliot appelait "les hommes vides".
Ils bouchent leur vide avec des grains de paille qu'ils ne sentent pas, et ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. Et avec leurs mots creux, ils essaient d'imposer leur propre insensibilité aux autres. Des esprits étroits, sans aucune imagination et très intolérants. Les thèses déconnectées de la réalité, les termes isolés de leur sens, les idéaux usurpés, les systèmes rigides. Voilà ce qui me fait vraiment peur. Je crains toutes ces choses et les excècre du fond du coeur. Qu'est ce qui est juste? Bien sûr, c'est important de savoir ce qui est juste et injuste. Mais, la plupart du temps, les erreurs de jugement peuvent être rectifiées. Quand on a le courage de reconnaitre ses erreurs, on peut les réparer. Or, l'étroitesse d'esprit et l'intolérance sont des parasites qui changent d'hôte et de forme et continuent éternellement à prospérer, je sais que c'est une cause perdue........"


" ......
Ce qui vient de se passer n'est pas de ta faute, dit il. Ni la mienne. Ni la faute d'une prédiction ou d'une malédiction. Ni de l'ADN, ni de l'absurdité du monde, ni du structuralisme, ni de la troisième révolution industrielle. Si nous mourons et disparaissons, c'est parce que le monde repose sur un mécanisme d'anéantissement et de perte. Nos existences ne sont rien d'autre que des ombres projetées par ce principe. Le vent souffle. Mais- tempête déchaînée ou brise douce-il finit par décroître et disparaitre. Le vent n'est pas un corps matériel. C'est juste un terme général pour désigner les déplacements d'air. Tends l'oreille et tu comprendras cette métaphore."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aeriale
Léoparde domestiquée
avatar

Messages : 18120
Inscription le : 01/02/2007

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Ven 2 Mar 2007 - 7:48

Citation :
Alors, Kafka sur le rivage.......très difficile à raconter.

Bien d'accord ,Marie!...Mais je trouve néanmoins que vous vous en êtes bien sorties , Coline et toi !:)

J'ai pu apprendre grâce à ton petit topo sur la vie de Murakami d'où lui venaient toutes ses inspirations (j'avais survolé sa bio , ne l'ayant découvert que depuis peu .. )
Citation :

Donc, un jeune Japonais un peu atypique, qui a fait au départ des études de cinéma et de dramaturgie grecque. Puis a tenu un café boîte de jazz. Et finalement a décidé d'écrire des histoires ....
Le cinéma constitue toujours sa principale source d'inspiration, et particulièrement le cinéma français des années 60, Godard et surtout François Truffaut, le Truffaut des 400 coups et d'Antoine Doisnel

C'est manifeste dans Kafka sur le rivage , mais aussi clairement explicité dans Le passage de la nuit où il cite Godard ...

J'ai noté de même qu'il devait être un adepte de Peter .T. Anderson dont le film Magnolia (film de 1999 , que je vous conseille ...pas loin de David Lynch ) a dû influencer HM pour les passages de pluie de sangsues par exemple ( de crapauds dans ce cas.. ) et où les destinées se croisent et se décroisent à l'infini .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Ven 2 Mar 2007 - 11:22

Marie a écrit:
Haruki Murakami est trop plein de larmes: " ...C'est mathématique. J'ai un seau à l'intérieur de moi. Goutte après goutte, il se remplit. Quand il est à ras bord, je me mets à écrire. Aujourd'hui, je sais qu'il est plein à 80%. " ( propos recueuillis par Marine Landrot)

Mais ça ne me surprend pas du tout!...
Je viens peut-être même de trouver ici une des raisons pour lesquelles j'aime tant ses livres...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Ven 30 Mar 2007 - 19:09

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Queenie
...
avatar

Messages : 22888
Inscription le : 02/02/2007
Age : 38
Localisation : Un peu plus loin.

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Dim 1 Avr 2007 - 14:18

j'ai donc enfin lu un livre de Haruki Murakami. Il était temps.

Les amants du Spoutnik.

L'histoire de 3 personnes se tournant les uns autour des autres comme des satellites en orbite autour d'un même désir : rompre leur solitude, trouver l'amour, l'affection, l'âme soeur.

un thème assez banal. Et pourtant un livre que j'ai lu pratiquement d'une traite. ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu aussi vite un roman. C'est à la fois un gage de qualité et une source de frustration : lu vite parce que très fluide, très simple à lire, mais avec tout de même des petites phrases très poétiques disséminées de-ci de-là. Comme si dans la réalité se cachait parfois, quand on sait la regarder, une pointe d'onirisme.
J'ai été particulièrement touchée par les trois personnages. Sumire, la jeune femme qui rêve de devenir écrivain mais qui n'arrive jamais rien à terminer parce que finalement elle n'a peut-être pas encore assez eu d'expériences (en tout cas elle n'a jamais aimé).
Elle est pétillante, rafraîchissante, un peu lunaire, très spontanée. Une belle énergie émane de l'écriture et du portrait qu'en dessine Murakami.

ce livre m'a plu, mais j'ai peur que comme Sumire, il s'efface comme un nuage de fumée... lu trop vite, des sensations très belles et très douces, un peu un oasis, un moment de tendresse.
Je vais certainement renouveler l'expérience pour voir si ces sensations sont propres à ce roman ou si je vais avoir les même en lisant d'autres romans de Murakami.

un très beau roman, une très belle histoire, une belle écriture, de beaux personnages. Un peu de "fantastique", d'incroyable, d'étranges et de mystérieux. Murakami ne donne pas de solutions et laisse au lecteur le soin de se créer sa propre histoire, ses propres réponses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Dim 1 Avr 2007 - 14:24

Queenie a écrit:

un très beau roman, une très belle histoire, une belle écriture, de beaux personnages. Un peu de "fantastique", d'incroyable, d'étranges et de mystérieux. Murakami ne donne pas de solutions et laisse au lecteur le soin de se créer sa propre histoire, ses propres réponses.

Queenie...apparemment conquise...:)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chatperlipopette
Zen littéraire
avatar

Messages : 7679
Inscription le : 24/02/2007
Age : 53
Localisation : Bretagne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Dim 1 Avr 2007 - 16:51

Comment ne peut-on pas l'être? Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chatperlipopette.blogspot.com
bertrand-môgendre
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1299
Inscription le : 03/02/2007
Age : 63
Localisation : ici et là

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Sam 21 Avr 2007 - 16:42

bonjour le club des inconditionnels (-les) de ce japonais d'écrivain.
Suite à une de vos recommandation, j'ai mis un pied dans l'univers Murakamièsque, en parcourant le passage de la nuit (même passage nocturne, qui pour moi, demeure difficile à négocier). En voici mes impressions.

le passage de la nuit de Haruki Murakami

A Tokyo, une nuit entière à rester éveillée, à vivre, devient gageure pour une étudiante de dix neuf ans, besogneuse comme Mari, studieuse dans son quotidien ordinaire, une nuit longue et distendue.
C’est pourtant, trop peu de temps pour effacer de sa conscience ce qu’elle pense être, à savoir, quelconque, grise ; trop peu de temps pour apprécier les diverses rencontres nocturnes.
Takahashi, l’homme vapeur, furtif, habitué des ambiances tardives sera le catalyseur de cet événement entre parenthèses.

Mari vit dans l’ombre de sa sœur, la belle, la lumineuse Eri.
La philosophie de la nuit est portée par la gérante du love-hotel avec les filles qui attendent.
Tout ce petit monde, parle, parle et reparle encore et raconte des histoires à ne plus finir, des histoires à dormir debout, des histoires tristes à mourir, des histoires que seule, Mari, peut absorber, telle l’éponge proche de petite mère profonde.

Confier son mal être devient ridicule face à la misère des vies rencontrées. Est elle à plaindre finalement devant tant d’injustice, d’insécurité ? Les relations tendues avec sa sœur Eri sont elles importantes ?
Les questions ainsi posées, Haruki donne à chaque personnage son temps de parole, de doute-réflexion et de projet pour mieux s’en sortir. Eri dort, alors Mari veut vivre intensément, rester éveillée jusqu’au petit jour, en s’ouvrant pour la première fois au monde extérieur. Une fleur qui nait à l'aube, c'est l'appel de l'amour qui sourit dans les yeux de ceux qui se rencontrent.

Haruki Murakami est un cinéaste de talent, aussi bien dans l’écriture du scénario, la prise de vue, la bande son, ou dans le montage en post-production, jusqu’à l’étalonnage méticuleux donnant à l’ambiance des lieux, les couleurs criardes stimulées par les néons, les vides soulignées d'ombres noires.
Le tout agrémenté de musique jazzique langoureuse pour mieux approfondir le clair-obscur de l’atmosphère hivernale.

Haruki Murakami taille sur mesure les dialogues bercés d’insignifiances, comme ceux ennuyeux échangés dans le bureau des banalyses (voir Yves Elias https://www.youtube.com/watch?v=OucM7xUgqNA),

Haruki Murakami raccommode les propos des uns avec la confidentialité de l’entre-deux-monde.

Haruki Murakami rapièce les cœurs par une couture sur fil de trame bordé de somnolence murmurée.

Haruki Murakami écrit ? Sa superficialité traduit le passage des ombres dans leur plus simple appareil.(bertrand-môgendre)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Sam 21 Avr 2007 - 19:36

bertrand-môgendre a écrit:
.

Haruki Murakami taille sur mesure les dialogues bercés d’insignifiances, comme ceux ennuyeux échangés dans le bureau des banalyses (voir Yves Elias https://www.youtube.com/watch?v=OucM7xUgqNA),


Un peu pénible (ch..nt?) à écouter Yves Elias à propos de la Banalyse!...
Je ne me suis pas ennuyée aux dialogues du Passage de la nuit. :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque
avatar

Messages : 29369
Inscription le : 01/02/2007
Localisation : Moulins- Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Sam 21 Avr 2007 - 19:38

bertrand-môgendre a écrit:
Haruki Murakami est un cinéaste de talent, aussi bien dans l’écriture du scénario, la prise de vue, la bande son, ou dans le montage en post-production, jusqu’à l’étalonnage méticuleux donnant à l’ambiance des lieux, les couleurs criardes stimulées par les néons, les vides soulignées d'ombres noires.
Le tout agrémenté de musique jazzique langoureuse pour mieux approfondir le clair-obscur de l’atmosphère hivernale.


C'est une caractéristique en effet très évidente de son écriture...
On a vraiment le son et les images! :)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bertrand-môgendre
Sage de la littérature
avatar

Messages : 1299
Inscription le : 03/02/2007
Age : 63
Localisation : ici et là

MessageSujet: Re: Murakami Haruki   Sam 21 Avr 2007 - 20:51

coline déçue
Citation :
Un peu pénible (ch..nt?) à écouter Yves Elias à propos de la Banalyse
Tu as bien cerné l'homme, qui travailla autrefois (quand il était jeune), sur les banalités du quotidien. Ce qu'il y a de banal dans la vie de tous les jours, ce sont les petits échanges impromptus, que Haruki Murakami cerne très bien lors des premières rencontres. Il n'y a rien d'ennuyeux, car il donne le ton juste des conversations du commun des mortel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Murakami Haruki   

Revenir en haut Aller en bas
 
Murakami Haruki
Revenir en haut 
Page 2 sur 49Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 25 ... 49  Suivant
 Sujets similaires
-
» Takashi Murakami
» TOP 10 ART CONTEMPORAIN

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature asiatique (par auteur ou fils spécifiques) :: Littérature japonaise-
Sauter vers: